Thom Yorke manifeste un grand intérêt pour le sommeil et l’univers qu’il nous permet d’investir. De plus, il s’intéresse aussi à un concept de Carl Jung : l’anima et l’animus représenteraient l’un des carburants du pouvoir créateur se manifestant dans les rêves et résultant d’interactions oniriques entre hommes et femmes. Empreint des états psychologiques vécus à la suite d’une rupture amoureuse, l’anima de Thom Yorke s’exprime à travers cet album, son meilleur en solo jusqu’à ce jour. Construit à partir d’enregistrements de concerts en solo et de séances de travail en studio, Anima résulte de collages, filtrages, transformations, recompositions inspirées de différents sous-genres électros (tech-house, techno, post-dubstep, etc.) et, d’abord et avant tout, de la manière Thom Yorke. Un fabuleux spectacle multimédia s’ensuivit, est-il besoin de le souligner.
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