Dans le cadre de la Semaine du Neuf, Megumi Masaki présentait lundi soir au Wilder son projet multidisciplinaire Hearing Ice, programme teinté d’activisme climatique, porteur d’espoir et de changement.
Le concert débute avec la pièce Melt composée par Keith Hamel. Cette pièce instaure la vision de ce concert avec justesse : l’importance de la glace dans nos vies. Au cours de la pièce, nous suivons un immense glacier qui, peu à peu, se liquéfie.
Affichée à l’écran, les paroles de la célébrissime militante Greta Thunberg nous rappellent l’importance cruciale de notre environnement, mais aussi l’aspect revendicateur du concert qui vient tout juste de commencer. Tout en douceur, Megumi Masaki nous transporte pianistiquement dans son univers où la glace est magnifiée.
Le concert s’enchaîne avec Frozen Roads d’Ian Cusson, une ode à ces routes de glace qui relient certaines communautés isolées à la terre ferme dans la Baie Géorgienne du Lac Huron en Ontario. Une vidéo décrivant ces réalités est alors projetée pendant que Masaki enrichit une vidéo de Brendan Briceland, avec une musique composée par Ian Cusson. Ces deux pièces auront mis le ton pour le reste de la soirée en nous présentant le projet Hearing Ice sous ses différentes facettes.
S’ensuit Piano Games de Keith Hamel, certainement intéressante. La pianiste doit jouer sa partie tout en prenant part à un jeu vidéo qui évolue selon les sons du piano et les mouvements effectués par son interprète. Cela dit, la pièce détonne un peu dans le programme, étant donné un manque de lien évident avec la proposition musicale de Megumi Masaki.
D’Ollie Hawker, And bleak blew the easterly wind constitue un moment presque méditatif où la vidéo et le piano sont en parfaite symbiose. Le visuel étant un peu plus minimaliste que d’autres pièces au programme, cela permet néanmoins à l’auditoire de se concentrer sur le jeu du piano, nous permettant de digérer les informations reçues pendant le concert jusqu’à présent.
Le concert se termine donc sur See the Freeze, Hear the Thaw, un film de Caroline Cox et Benjamin McGregor auquel la musique de Carmen Braden est liée. Nous sommes transportés dans la communauté de Yellowknife où nous rencontrons tous ces gens pour qui l’hiver et la glace ne font pas juste partie de leur quotidien, mais constituent aussi un fondement de leur culture. Entre musique et dialogue, ces humains nous expriment leurs peurs liées aux changements climatiques, tout en nous rappelant que chaque petit geste compte pour sauver la planète.























