Pour son retour à Montréal dans le cadre de Making Time XXV, l’Américaine James K a dévoilé samedi soir à la Société des Arts Technologiques un concert immersif où downtempo, dream pop et expérimentations électroniques se sont entrelacés avec une intensité hypnotique.
Succédant au set de Dave P, James K — que l’on avait vu dernièrement à MUTEK en 2024 — est montée sur scène à 23h, accompagnée d’un bassiste et d’un guitariste. Le concert a surtout été l’occasion de plonger dans Friends, son nouvel album paru le 5 septembre, sans doute son disque le plus abouti à ce jour.
La performance s’est ouverte sur Days Go By, dont les rythmes downtempo et la voix chuchotée, presque spectrale, ont planté le décor d’un univers sonore mouvant et vaporeux. Puis Doom Bikini, irrésistible morceau de dream pop porté par une ligne de synthé évoquant le G-Funk, a envoûté la foule. Avec Idea.1, hommage évident à Boards of Canada et à l’ère Warp Records, James K a glissé vers une ambiance plus indietronica et ambient pop, avant d’embrayer sur le trip hop réverbéré de Blinkmoth (July Mix), riche en détails sonores et textures.
À mi-parcours, la musicienne a troqué les nappes électroniques pour une Telecaster, offrant un moment suspendu de dream pop où guitares, basses et voix baignaient dans une brume d’effets, comme une ballade méditative transcendant corps et esprit. Enfin, Peel et surtout Play, hybride lumineux d’alt-pop et de drum and bass atmosphérique, ont clos le concert sur une note d’énergie éclatante.
En un peu moins d’une heure, James K a confirmé qu’elle est une figure à part dans le paysage musical actuel : une artiste inclassable, capable de faire dialoguer vulnérabilité et audace sonore avec une rare justesse.























