Samedi soir à la SAT, le Dômesicle vibrait aux couleurs de La Rama Records. Le label et disquaire montréalais (véritable pilier de la scène locale) co-présentait une soirée aux accents house, électro, techno et rave, réunissant un line-up qui faisait franchement sens : Luca Lozano & Mr. Ho, cofondateurs du label culte Klasse Wrecks, entourés des DJs locales badgalquirit et donotstealmyname en b2b.
Étrangement, la foule n’était pas aussi dense que prévu sous le dôme. Peut-être la faute aux températures polaires de ces derniers jours : à -25°C, certains ont sans doute préféré rester emmitouflés chez eux. De mon côté, pas vraiment le choix, il fallait couvrir l’événement. Et puis, honnêtement, La Rama et ce casting-là, ça ne se manque pas.
Si je suis arrivée avec un léger retard (classique discussion qui s’éternise sur un canapé), le froid s’est vite fait oublier une fois sur le dancefloor. À l’intérieur, l’atmosphère était déjà bien installée. Le b2b de badgalquirit et donotstealmyname ouvrait la soirée avec un set énergique, naviguant entre techno, house et touches trance. Parfois un peu sauvage dans les transitions, mais toujours dans le bon sens
: punchy, bouncy, vivant.
Puis est venu le moment que j’attendais vraiment : Luca Lozano & Mr. Ho. Un duo culte livrant un set aussi récréatif que imprévisible. House, breakbeat, techno décalée, influences rave 90s… Tout y passait, avec cette impression délicieuse de retour aux sources. Voir deux CDJ accompagnés de deux platines, les DJs fouiller dans leurs bacs de vinyles, entourés de petites boîtes empilées derrière eux, avait quelque chose de vraiment agréable à voir, et à vivre. Un vrai rappel que la club culture se vit de différentes manières, et que parfois, un petit retour aux sources, ça fait vraiment du bien.
Le dancefloor répondait présent. Beaucoup de classiques, des moments un peu plus hard, des breaks bien sentis. On dansait, on se regardait en souriant, en se disant que oui, la musique était vraiment bonne ce soir-là. À l’avant de la scène, pas mal de visages familiers : des OG de la scène montréalaise, donnant à la soirée un petit goût de réunion de famille underground.
Seul léger bémol : les projections 360° signées D4000 et Melesul3, parfois un peu trop lumineuses, captant peut-être trop l’attention au détriment de la musique.
Certaines parties de leurs visuels projetés étaient très agréables, d’autres peut-être moins. Mais rien qui n’ait réellement freiné l’énergie du public.
Bref, une soirée solide, cohérente, portée par une institution montréalaise qui continue de faire les choses avec justesse.
Et même si je suis arrivée avec un peu de retard, certes, je faisais clairement partie des dernières à quitter la piste. Et ça, c’est toujours bon signe.

Crédit photos: Olympia Dairaine Grimaux























