Le groupe doyen du post-rock canadien a bouclé la boucle de Pop Montréal 2025, clou de la soirée dominicale au Rialto. Pas moins de 3 décennies d’existence, signature chez Constellation en 1998, 7 albums, 2 Eps, et un long hiatus entre 2017 et 2025. Nous y voilà. Il faut se le redire, Do Make Say Think, de Toronto, jouit d’une plus grande réputation au Canada anglais, le collectif n’a jamais eu l’impact international et l’aura d’un Godspeed You! Black Emperor.
Vieux motard que jamais, un puissant combo vibrait sur scène dimanche soir pour ainsi remettre les pendules à l’heure.
L’orchestre est théoriquement composé de d’Ohad Benchetrit (guitare, guitare basse, saxophone, flûte), David Mitchell (batterie), James Payment (batterie), Justin Small (guitare, basse, claviers), Charles Spearin (basse, guitare,trompette, cornet), Julie Penner (violon, trompette), Michael Barth (trompette), Adam Marv ( trompette). Sur place, on a aussi observé une saxophoniste alto et deux violonistes supplémentaires.
Au programme, une heure et demie de post-rock mâtiné de minimalisme américain, de jazz de chambre, de noise ou de prog nous ont rappelé la vastitude de ce monde instrumental qui, visiblement, a passé l’épreuve du temps – vu la grande affluence et l’enthousiasme ressenti au Rialto.
Voilà d’abord un travail collectif, très ouvert d’esprit, et regroupant des instrumentistes de différents niveaux de virtuosité. Ces musiques mettent en relief des sections de l’orchestre, des individus, ou encore l’orchestre entier et servent des compositions construites sur des motifs variés, qu’il s’agisse de trilles de guitares électriques en dialogue avec les cordes ou encore avec les cuivres/anches, qu’il s’agisse d’un discours fondé sur la basse et les mesures composées des deux batteries autour desquelles tous les instruments sont mis à contribution, qu’il s’agisse d’une séquence rock hardcore servie à la manière d’une citation, cette musique sans paroles s’avère de facture accessible vu ses origines rock et ses allégeances post-rock.
On écoute plus attentivement et on se rend compte de la relative simplicité architecturale. Il en est de même, vous me direz, avec la plupart des formations pop-rock archi connues (Godspeed, Tortoise, etc.), mais la diversité des stratégies compositionnelles chez Do May Say Think ne laisse pas la même impression d’une identité claire et massive comme on peut le noter chez d’autres formations de même cousinage.
Nevertheless nourishing, and perfectly suited for a highlight of POP MTL.
Néanmoins nourrissant, et tout à fait convenu pour un point culminant de POP MTL.























