Ce samedi, à l’Hémisphère Gauche, Andy Boay a captivé le public et retenu toute notre attention. C’était comme plonger dans le souvenir fané de quelqu’un d’autre du Montréal de 2012, familier, mais légèrement déformé. Le mot qui décrit le mieux sa performance est « envoûtant ». Membre du groupe Tonstartssbandht, le guitariste et chanteur s’est arrêté à Montréal lors de sa tournée nord-américaine pour promouvoir son nouvel album You Took That Walk For The Two Of Us.
Tout au long du concert, ses longues chansons fluides vous permettent de marcher avec lui et d’oublier que vous êtes à un concert avec d’autres personnes. Le soin apporté à la spatialisation contribue sans aucun doute à rendre sa performance si immersive. Des panoramiques dynamiques et pulsés interviennent au bon moment, permettant aux longues chansons de vous entraîner vers l’avant.
Sur le plan sonore, le set combinait des paroles rappelant les morceaux beachy des années 80 et le traitement sonore et les effets électroniques de l’électro-pop moderne et rêveuse comme ML Buch ou Laurel Halo, créant une expérience inattendue mais cohérente. Chaque chanson avait un rythme indéniable qui faisait bouger et hypnotisait le public. L’utilisation de boucles de batterie était parfaitement intégrée au spectacle, ce qui lui conférait une sensation très vivante. Cela était renforcé par l’utilisation simple par Boay de filtres passe-haut et passe-bas pour passer d’une partie à l’autre.
L’expérience sonore était à la hauteur de la présence scénique de Boay ; il sait comment mettre en scène un spectacle avec des moments de chorégraphie à la David Byrne et des images projetées sur le mur du fond. Les projections étaient en partie des fractales microscopiques en noir et blanc ressemblant à des cellules, en partie des écrans d’ordinateur psychédéliques. Le passage entre les images en couleur et en noir et blanc reflétait l’expérience austère et la nostalgie qui ont caractérisé toute la soirée.
Dans l’ensemble, j’espère que la deuxième partie de sa tournée se déroulera aussi bien. Andy Boay offre un excellent spectacle en solo.























