Tachie Menson est une inconnue en voie d’être illustre. Songwriter émergente, ellle serait originaire de Londres, elle aurait grandi à New York, elle vit désormais à Montréal où elle poursuit des études de maîtrise en enregistrement audio.
Tachie Menson est douée, elle respire l’intelligence. Observées vendredi à L’Esco, ses exécutions ne sont jamais laborieuses, ses goûts classiques en matière de création chansonnière.
Non sans rappelerJoan Armartrading, son superbe afro contraste avec sa petite cravate et sa tenue néo-hippie. Les apparences sont ici androgynes, peu sexuées, et c’est parfait comme ça.
On a tôt fait de reconnaître son talent: très belle voix de mezzo/contralto, très jolies grattes folk à la guitare, jazzy folk, R&B, sympathique trio derrière elle puisant dans les années 70, 80 et 90, et ne puisant à peu près rien dans les décennies subséquentes.
Guitariste autodidacte, Tachie Menson se contente de jouer (fort bien) les accords soigneusement construits de ses chansons et d’en extirper quelques suaves effets de sa Gibson Les Paul.
Elle n’a à peu près rien enregistré jusqu’à maintenant, mais il est aisé de constater sa facilité déconcertante à s’exprimer et à proposer un corpus à la fois classique (d’entrée de jeu) et singulier (de sortie de jeu).
Tachie Menson fera son chemin, je vous dis. Tiens, ça faisait un bail que je n’avais pas écrit « je vous dis ».
C’est sorti tout seul!























