Parmi cette programmation dense, un de mes coups de cœur de la soirée revient sans conteste à Kali Horse, le duo torontois formé par Sam Maloney et Desiree Das Gupta. Deuxièmes à fouler les planches juste avant Miro Chino, iels ont immédiatement capté l’attention de la foule rassemblée dans la petite salle arrière du lieu.
21h, vendredi soir. À peine franchi le seuil de l’arrière salle de la Casa del Popolo, un son assourdissant m’oblige à m’extirper en urgence à la recherche de bouchons d’oreilles.
Petit problème technique ? Mal gestion du son ? Ou… Son poussé à plein volume de façon complètement délibérée ? En tout cas, la soirée commence “fort” en musique, à Casa – cette véritable institution du boulevard Saint-Laurent reconnue pour propulser la scène émergente locale et internationale. Dans le cadre de la vingt-cinquième édition de POP Montréal, ce sont quatre artistes aux univers bien différents qui ont occupé la scène en ce 25 septembre 2026.
Accompagné.es sur scène par un batteur et un bassiste, Sam et Desiree ont investi l’avant-scène, avec confiance et assurance scénique. Actif depuis quelques années sur la scène ontarienne, le projet navigue avec aisance entre rock psychédélique, art-rock expérimental et alt-rock. Leurs compositions font constamment dialoguer l’acoustique et l’électronique : des percussions numériques et acoustiques qui s’imbriquent sous des harmonies vocales, elles-mêmes portées par des lignes de guitare électrique enveloppées d’échantillons sonores, le tout imprégné d’une énergie un peu “crasseuse” (ou grunge…) très années 90.
En les voyant performer, plusieurs figures féminines emblématiques sont venues se manifester dans mon esprit. Que ce soit de l’expérimentation de Björk aux visions futuristes de Grimes, en passant par les célèbres The Cranberries. Kali Horse déploie une énergie à la fois grunge et dystopique, créant une atmosphère enveloppante où les instruments traditionnels se fondent dans la synthèse numérique.
Si le concert a offert de beaux moments un peu éthérés, le duo n’a pas hésité à casser le rythme: la guitare se met à hurler, la tension monte, et on a presque envie de déclencher un mosh pit.
Pour clore leur prestation, le groupe a opéré un virage vers la musique club et hard-techno. Une conclusion révélatrice d’un projet qui, bien que ancré dans l’esthétique alternative des années 90, s’inscrit pleinement dans les convergences sonores des années 2000 et d’aujourd’hui. Personnellement, je suis conquise, et je vais suivre leur avancée de très près !
Photo de mgmphotoco / page FB du groupe























