électronique

Palomosa | After à la SAT, closing de FCUCKERS en dj set sous le dôme.

par Léa Dieghi

Vendredi  soir, la Satosphère a vibré sous les pulsations de FCUCKERS, venus livrer un DJ set de deux heures après s’être produits au parc Jean-Drapeau en formule band. La house s’y est déployée dans une myriade de couleurs sonores. Entre projections abstraites de la part des VJ de la SAT et les montées sonores imprévisibles du duo, l’after Palomosa nous a offert une expérience digne d’un grand club house new-yorkais.  

Dès les premières minutes, les quatre mains activées sur les C’DJ, le ton est posé: Ce soir, ce sera de la house, dansante et joyeuse. Accompagné des projections qui se métamorphosent tantôt en nuées mauves et tantôt en textures abstraites, le DJ set glissait du housy le plus moite à des éclats plus tech house, jusqu’à frôler la frénésie de la drum’n’bass.

La salle entière semblait se mouler dans leur progression : corps en sueur, rythmes qui nous collent littéralement à la peau, respiration qui s’accélère au gré des breaks. Par moments, la moiteur devenait presque -trop- tangible, notamment quand ce spectateur/danseur frôla mon corps par accident, et que sa sueur atterrit sur mon bras: un détail inconfortable mais révélateur de l’intensité d’un espace où les frontières personnelles s’effacent.

« Le son à la SAT, c’est autre chose », glissait dans le creux de mon oreille mon ami, pas mal conquis par la performance. Effectivement, une des grandes qualités du Dôme, avec les bons artistes, c’est de nous offrir une spatialité unique avec des basses enveloppantes, des aigus limpides, et un environnement visuel qui amplifie chaque sonorités. 

Remixant des classiques de la House musique pendant deux heures, tels que Basement Jaxx, Fatima Yamaha (What’s a girl to do), pour finir par le célèbre morceau de Orbital “Halcyon and on and on”, la fin eut un goût doux-amer: Un sentiment partagée entre l’appréciation du DJ set qu’ils nous ont offert, et la déception que ce n’est duré -que- deux heures. On aurait continué toute la nuit, jusqu’à ce que l’aube du matin pointe le bout de son nez. 

Entre leurs quatre mains, ils semblent avoir transformé la house en matière vivante:  À l’image d’une onde moite et violette qui continue de vibrer longtemps après la dernière note. C’était FCUCKERS en dj set, et c’était une nuit remplie de danse, de sourires et de beaux souvenirs. 

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