Osheaga, jour 3: Kendrick Lamar, Fred Again.., Milk & Bone, Julia Jacklin, Beabadoobee, Preston Pablo, Central Cee, Japanese Breakfast, FOALS, Tom Odell, Saint Levant

par Rédaction PAN M 360

Il y avait peut-être plus de 92 spectacles différents à Osheaga cette année, mais nos rédacteurs ont sauté d’un spectacle à l’autre pour donner un compte rendu concis et créatif de notre expérience. Sans plus tarder, voici ce que nous avons vu et entendu lors de la dernière journée d’Osheaga…

En prime, nous vous suggérons 3 perceptions du spectacle de Kendrick Lamar par nos 3 rédacteurs issus de 3 générations distinctes.

Kendrick Lamar: grande autorité et… quelques réserves

Est-ce possible d’obtenir mieux qu’un des artisans les plus populaires de la scène hip-hop au cours de la dernière décennie pour clôturer l’édition 2023 d’Osheaga? Je crois fermement que non. 

Juste après Fred Again.., le moment tant attendu est arrivé et Kendrick Lamar a fait son entrée sur la scène principale sur les premières notes de N95, un des excellents titres de son plus récent album, Mr. Morale & The Big Steppers. Après son premier morceau, le rappeur californien se tenait debout en silence tel un roi sous les imposants « Olé!, Olé!, Olé! » de la foule. Derrière lui se dévoile une toile d’art sur rideau qui sera remplacée à trois reprises lors de sa prestation. Pendant son concert, il était seulement accompagné de danseurs qui s’ajoutent au fil du concert. Sur scène, Kendrick Lamar n’est pas le plus énergique, mais ses habiletés et sa prestance font de lui un artiste captivant.

Pendant son passage d’environ une heure et quart, le MC de Compton a livré une sélection de plusieurs pièces de son dernier projet ainsi que ses plus grands succès de sa discographie, remontant même en 2011 pour A.D.H.D et en 2012 pour certains titres de good kid, m.A.A.d city. L’un des plus beaux moments de la soirée a été lorsque l’artiste de 36 ans a demandé aux festivaliers d’ouvrir leur lampe de poche pour LOVE. Pour presque tous les morceaux, la foule répondait présente et accompagnait le rappeur. À mes côtés, on retrouve des personnes de tout âge, preuve que K.Dot fait l’unanimité à travers les différentes générations. 

« Vous auriez pu choisir d’être à n’importe quel endroit ce soir, mais vous avez décidé d’être ici, merci », a soutenu le vétéran du rap à la fin de son concert. Les gens présents au festival ont eu droit à un moment d’anthologie et une offre quasi parfaite de Mr. Duckworth pour conclure le festival. 

– Jacob Langlois-Pelletier

Photo by Tim Snow

Comme beaucoup dans la foule, c’était la première fois que je voyais le dieu du rap californien, Kendrick Lamar, alors c’est sûr que juste après que Fred Again… ait terminé son set à côté, l’attente était réelle. Le piano instrumental et la guitare funk ont occupé la scène jusqu’à ce que Kendrick sorte de l’obscurité, plongeant dans N95 puis ELEMENT. Il portait des lunettes de soleil, un pantalon de survêtement rose et un sweat à capuche noir, derrière une toile de fond peinte qui se déplaçait entre les morceaux. Nous avons également eu droit à quelques anciens titres comme A.D.H.D et à l’un des préférés du public, King Kunta, tiré de l’excellent To Pimp A Butterfly.

Le flow de Kendrick est inégalable, mais la foule près de moi a tenté de rapper chaque ligne pendant une chanson comme Swimming Pool (Drank). Un autre moment marquant est celui où il freestyle pendant quelques minutes avant de tromper la foule et de se lancer dans Money Trees, suivi de Bitch, Don’t Kill My Vibe. Kendrick a un charisme général sur scène, mais il a semblé un peu moins énergique que ce à quoi je m’attendais. Cependant, ses choristes, qui avaient une présence menaçante, ont ajouté à l’histoire narrative du spectacle. Kendrick a également décidé de terminer son set 15 minutes plus tôt, avec Savior, mais je veux dire, c’est Kendrick goddamn Lamar, alors il peut faire ce qu’il veut.

– Stephan Boissonneault

Photo : Tim Snow

Dans sa réflexion critique et autocritique, dans sa forme poétique, dans la teneur de son message brillant et subtil, aux antipodes du manichéisme, Kendrick Lamar a voulu élever sur scène sa proposition récente, incarnée par le récent album Mr Morale & the Big Stepper

Littérairement plus dense et magnifié par son flow exemplaire, Kendrick Lamar a poussé plus loin cet état de création en choisissant un minimalisme scénique pour ainsi présenter un spectacle de clôture trop bref, conclu près d’un quart d’heure avant le couvre-feu.

Cette fin de programme à Osheaga s’avère certes valable artistiquement mais peu appropriée pour un événement de masse où les propositions  trop conceptuelles atteignent rapidement les limites d’un spectacle de masse. 

Certains y verront un coup de génie, brillante contre-proposition pour l’ultime tête d’affiche d’un festival de cette taille. Dimanche soir au Parc Jean-Drapeau devant une foule immense. Le rappeur visionnaire de Compton, le plus marquant de la dernière décennie, n’a donc pas fait l’unanimité cette fois, même s’il a possiblement ravi la majorité.

Voyons voir : 

Chacune des pièces au programme était entrecoupée de pauses étonnamment longues, comme si on présentait les tableaux d’un opéra total, mis en scène à l’ère romantique, avant la modernité. D’immenses fresques peintes sur tissu occupaient le fond de la scène, évoquant les thèmes soulevés dans cette performance – retours sur la trajectoire de l’artiste, réflexions sur son milieu d’origine, sur sa famille, son quartier violent, sur l’état de son identité, sur l’avenir de cette identité, sur ses inquiétudes existentielles malgré la gloire acquise.

Une troupe de danseurs mâles avec barbes et verres fumés à l’instar de leur employeur, vêtus de bleus de travail et de tabliers d’ateliers stylisés (Louis Vuitton, sors de ce corps), chorégraphiaient les états poétiques du maître  Kendrick, lui-même affublé de chaussures Nike, d’un ample pantalon 3/4 de couleur rose, d’un blouson de tissu noir, d’une casquette des Dodgers de LA et d’un foulard lui ceinturant le crâne sauf le visage. 

Les écrans géants latéraux témoignaient exclusivement de l’activité sur scène, soit le rappeur lui-même et le mouvement de ses danseurs circulant autour d’objets scéniques.  

L’interprétation de classiques tirés de ses albums précédents au dernier ont certes fait plaisir à tout le monde, les nouveaux titres n’ont certes pas déçu, et les reprises furent pertinentes (Nosetalgia de Pusha T, Sidewalks de The Weeknd, Never Catch Me de Flying Lotus). En tout, 21 titres inspirés pour la plupart et…

Musicalement, on a préféré de nouveau activer des séquences préenregistrées et moduler le tout en temps réel.  Un choix défendable, il faut dire, à la manière des plus éminents producteurs électroniques de ce monde. Mais… une performance instrumentale en temps réel peut aussi faire partie de l’expérience en 2023, le choix de son retrait doit alors être compensé par une immersion de taille. Ce qui ne fut peut-être pas le cas à Osheaga.

Ce choix artistique peut certes séduire totalement dans un amphithéâtre propice à ce type d’immersion, on imagine des perceptions fort différentes de la version complète de ce Big Steppers Tour mais… dehors, devant une mer de fans? C’est autre chose. Sans effets spéciaux en 3D, sans éclairages nouveau genre, sans projections multimédias, une telle frugalité esthétique dans un tel contexte festivalier, aussi brillante soit-elle,  peut décevoir les attentes de plusieurs. 

Ce qui fut  le cas, force est d’observer. Au bout de 60 minutes, on a vu pas mal de monde se déplacer vers d’autres scènes en action sur le site d’Osheaga. Majoritaires, les fans sont restés sur place, plusieurs d’entre eux ont quitté songeurs même si tous ont célébré chaudement les grands crus hip hop d’un Kendrick Lamar en verve, en pleine possession de ses moyens, impérial malgré nos réserves.

– Alain Brunet

Le prodige électro Fred Again… un véritable aimant

Photo : Tim Snow

Au cours des dernières années, le nom de Fred Again.. a été sur toutes les lèvres des adeptes de musique électro. Avant son concert à Osheaga dimanche soir, je me considérais indifférent face à son art, peinant parfois à comprendre l’engouement monstre l’entourant. Ainsi, je me suis dirigé près de la scène d’une oreille curieuse, et force est d’admettre que j’en suis reparti franchement épaté par le génie du producteur, DJ et auteur-compositeur-interprète londonien.

Tout au long, Frederick John Philip Gibson alterne entre son clavier et son MPC. La base de sa musique est de courts échantillons sonores provenant de chansons ou de dialogues d’artistes ou de personnes totalement inconnues avec lesquels il crée des loops. D’ailleurs, les vidéos des extraits utilisés sont diffusées sur les écrans géants pendant le concert. Ensuite, le Britannique y ajoute sa propre voix ainsi que de nombreuses couches et textures à l’aide de ses différents instruments. Ainsi, la majorité des titres qu’ils jouent en concert sont générés en temps réel et le public assiste à leur création. Les avenues de Fred Again..sont multiples et sa musique explore la house, le garage, la pop et même le R&B. 

Sur scène, l’artiste de 30 ans donne tout et se retrouve complètement en sueur. Du début à la fin, la foule s’est montrée extrêmement bruyante et captivée par les faits et gestes de la vedette. Les festivaliers ont été régalés par les meilleures compositions de l’artiste comme Delilah (pull me out of this) et Angie (I’ve Been Lost). À Osheaga dimanche, Fred Again.. a transformé le Parc Jean-Drapeau en véritable piste de danse et a réussi à créer un moment inoubliable. 

– Jacob Langlois-Pelletier

Central Cee, star britannique en développement

Photo : Tim Snow

Vers 18h20, c’était au tour de la jeune vedette britannique Central Cee de prendre d’assaut la Scène de la Montagne. Au cours de la dernière année, le rappeur a connu une ascension sans précédent et est maintenant une des étoiles de la montée en popularité de la UK drill à l’international. À en juger par l’imposante masse de festivaliers agglutinés pour sa prestation, son arrivée était très attendue. 

Avant sa montée, un DJ s’est occupé de réchauffer le tout avec de nombreux succès hip-hop. Une quinzaine de minutes plus tard et après la présentation d’une vidéo de présentation, le Londonien afait son entrée sous les cris et les applaudissements de la foule. Vêtu d’un habit bourgogne et chaîne en diamant au cou, l’artiste de 25 ans a débuté avec Loading. Sur scène, Central Cee déploie une assurance déstabilisante, découpe habilement chacun de ses mots et enchaîne de longs couplets avec un rythme effréné. Nul besoin de piste vocale pour le soutenir, le Britannique enfile les différents morceaux et ça semble si facile. Dans le dernier droit, la jeune vedette a offert ses meilleurs morceaux tels Sprinter et Doja, sans oublier sa version de LET HER GO de Passenger. 

Les gens présents connaissaient les titres de l’artiste par cœur et s’époumonaient sur ses différents titres. Nul doute, il s’agissait probablement de l’une des meilleures foules du festival. 

– Jacob Langlois-Pelletier

Le culte de Beabadoobee

Photo by Tim Snow

Beabadoobee, une jeune superstar de la pop indie alternative, a finalement eu la chance de jouer sur la scène principale d’Osheaga, puisqu’elle a annulé sa date à la dernière minute pour Osheaga 2022. Cette année, les fans avaient envie d’ancien et de nouveau, et nous avons été accueillis principalement par des chansons de son album 2022, Beatopia. La musique de Bebadoobee est plutôt poppy, mais il y a quelques touches de grunge et de shoegaze dans sa musique, et sa voix est aussi apaisante que le miel lors d’une chaude journée d’été.

La chaleur était un peu insupportable, car de nombreux fans et moi-même essayions de nous abriter, et Beabadoobee elle-même a mentionné le soleil étouffant une ou deux fois. Tous les couples présents dans la foule se sont serrés l’un contre l’autre pendant la chanson The perfect pair et ont chanté à l’unisson avec Beabadoobee, de son vrai nom Beatrice Kristi Ilejay Laus. Deux fans ont demandé Bea en mariage sur leur téléphone, alors que la caméra tournait entre eux, mais Beabadoobee a balayé l’idée en riant : « C’est tout à fait cool, mais non »

– Stephan Boissonneault

FOALS, pas si typique après tout…

D’Oxford, Angleterre, là même où l’on élève les têtes de radio, FOALS est un groupe de culture rock et électro, typique de sa génération. Yannis Philippakis, son frontman, est un chanteur de qualité, ce quartette offre des accroches mélodiques inspirées, des arrangements imaginatifs et des passages multi-référentiels témoignant d’un goût certain. Les récentes expériences en studio de FOALS intègrent les basses synthétiques et autres éléments stylistiques de type dub et house, sans pour autant dénaturer la proposition originelle, plus proche de la pop/rock indie. Rien de mémorable sur la scène de la Vallée, néanmoins un groupe de belle tenue. – Alain Brunet

Japanese Breakfast: cette femme qui vous aime

Photo : Frédérique Ménard-Aubin

Je dois admettre que Soft Sounds From Another Planet, paru en 2017, est le dernier album de Japanese Breakfast que j’ai écouté en entier, mais après avoir assisté à la moitié de son set à Osheaga, je sais maintenant qu’il faut que j’écoute le dernier, Jubilee. La chanteuse Michelle Zauner s’est présentée dans une jupe et un haut rose vif à l’effigie de Barbie avant de frapper le gong de la scène pour signaler le début du spectacle d’indie pop psychédélique. Ce n’est pas la seule fois qu’elle a frappé le gong, en fait, elle l’a fait plusieurs fois entre les chansons pour plus d’ambiance.

La présence de Zauner sur scène a quelque chose d’hypnotique. Elle entre presque en transe, hypnotisant le public, mais s’interrompt de temps à autre pour faire preuve d’un peu de légèreté. C’est au début de son set qu’elle a fait preuve de la plus grande énergie en interprétant deux anciens succès, The Woman That Loves You et In Heaven, tirés de son premier album, Psychopomp, qui l’a fait connaître sur la scène indie.

– Stephan Boissonneault

Preston Pablo, un vent d’air frais sur la scène pop/R&B canadienne

Photo: Benoit Rousseau

Vous êtes-vous déjà demandé qui était la voix derrière le succès Flowers Need Rain? Si oui, vous n’êtes assurément pas seul, car le titre de Preston Pablo a atteint en 2022 le premier rang des chansons les plus cherchées au Canada sur la plateforme Shazam. En pleine ascension sur la scène pop et R&B, le canadien avait la tâche de donner le coup d’envoi de la dernière journée de concert sur la Scène Verte. 

Supporté vocalement par ses propres pistes, l’auteur-compositeur-interprète était débordant d’énergie et a livré du soleil aux festivaliers présents. Les pistes romantiques et chaleureuses de Preston Pablo ont été très bien accueillies par la foule. L’artiste de 21 a offert ses meilleurs morceaux tels que For Keeps ainsi qu’une reprise de Sorry de Justin Bieber. « Montréal, je t’aime! », a-t-il lancé à plusieurs reprises, sourire aux lèvres. 

Après un peu plus d’une trentaine de minutes sur scène, Preston Pablo a voulu conclure sa prestation en beauté avec sa chanson la plus populaire à ce jour, Flowers Need Rain. En raison d’un problème avec le système de son, le jeune homme demanda dans un premier temps au public de chanter avec lui avant de proposer une version acoustique du morceau. Lorsque l’ennui technique a été réglé, il a pu refaire son titre adéquatement. Ainsi, les gens présents ont eu droit à trois versions différentes de son plus grand succès, et personne n’a semblé s’en plaindre!

– Jacob Langlois-Pelletier

Tom Odell: pure réincarnation du pur romantisme

Le chanteur hypersensible au piano, le mélodiste doué de formation classique, l’interprète vulnérable et passionné… voilà un profil connu depuis un demi-siècle au moins: Nina Simone, Barbara, Elton John, Billie Joel, Carole King, Tori Amos, Fiona Apple, Patrick Watson… Il y en a tant et en voilà un autre sur la scène de la Rivière, relativement peu connu en Amérique du Nord quoique… en fin PM dimanche, il s’en trouvait plusieurs centaines à connaître par coeur les chansons de l’Anglais Tom Odell, pure réincarnation du romantisme extrême mais comportant des signes actualisés de la pop culture. Cet auteur, compositeur et interprète contre-ténor de 32 ans frappe pour son magnétisme et son expressivité. Il a tôt fait rapidement oublier son usage de tous les clichés compositionnels de la chanson avec piano et groupe pop, clichés qu’il enrobe d’un lustre créatif qui le distingue très clairement. Moins banal qu’il n’y paraît!

– Alain Brunet

Julia Jacklin n’ignore pas la tendresse

Photo by Frédérique Ménard-Aubin

Juste après un set électrique du duo de rap fraternel Armani White, la Green Stage a accueilli la présence de l’Australienne Julia Jacklin, un show que je m’attendais à voir plein, mais qui a été gracieusement surpris par l’espace vide sur les planchers herbeux. Peut-être est-ce dû au fait qu’une grande partie du public d’Armani White recherchait quelque chose de plus dansant (ce que les programmateurs auraient pu anticiper) et n’était pas préparée au rock indé mélancolique de Jacklin. Néanmoins, ceux d’entre nous qui sont restés et qui sont arrivés lentement ont eu droit à un plaisir magnifique, mais triste.

La plupart des chansons de Julia parlent d’amour perdu ou d’angoisse existentielle, ce qui est très différent de ce que l’on peut attendre d’un festival où la plupart des gens ont le moral dans les chaussettes. Il était difficile de ne pas se sentir brisé lorsque sa voix puissante chantonnait pendant la chanson Pool Party ou même Lydia Wears a Cross. J’étais malheureusement seule et j’avais l’impression d’avoir besoin d’un câlin d’une amie lointaine. Il est bon, mais rare, de ressentir quelque chose de réel lors d’un spectacle et le set de Julia Jacklin, bien que court, était entièrement consacré aux sentiments réels qui nous rendent humains.

– Stephan Boissonneault

Milk & Bone maîtrisent leur artisanat à Osheaga

Photo : Benoit Rousseau

Après que le rappeur canadien TOBi ait quitté la scène voisine pendant que la foule scandait son nom, la barre était haute pour Milk & Bone. Disons tout simplement que le duo électro-pop a relevé le défi avec brio! 

Les deux autrices-compositrices-interprètes font leur arrivée sur scène pour leur troisième présence en carrière à Osheaga (déjà!). Laurence Lafond-Beaulne est complètement vêtue de blanc alors que Camille Poliquin, elle, est en noir. À plusieurs moments durant le concert, elles se retrouvent face à face et se regardent tout en interprètant leurs morceaux. Pendant que l’une chantait, l’autre ajoutait différents sons et textures à l’aide d’une boîte à rythmes. La chimie entre les deux femmes est réelle et splendide sur scène. 

Dimanche, la foule a pu danser sur de nombreux extraits issus de Chrysalism, le dernier opus du duo paru l’an dernier. Milk & Bone a aussi fait plaisir à ses fans avec leurs plus grands succès. C’est d’ailleurs lors de Daydream que la foule s’est faite la plus bruyante. Le duo a offert une excellente prestation et les festivaliers ont semblé obtenir tout ce qu’ils attendaient de lui. – Jacob Langlois Pelletier

Saint Levant: le pouvoir attractif du Levant… et aussi de l’Occident

Photo: Frédérique Ménard-Aubin

Marwan Abdelhamid alias Saint Levant est le fils d’une Franco-Algérienne et d’un Serbo-Palestinien. Natif de Jérusalem, il vit aux US, ayant complété bachelor en relations internationales de l’université de Californie à Santa Barbara. Le chanteur et rappeur parle couramment l’arabe, l’anglais et le français, son pouvoir attractif apparaît évident dès les premières mesures. Sa proposition inclut le violon oriental (avec quarts de ton) la derbouka et le saxophone, ses chants d’inspiration arabe intègrent aussi des saveurs occidentales, soit soul-pop, hip-hop et EDM. À la fois engagé, divertissant et sensuel, Saint Levant s’est rapidement imposé sur les médias sociaux, au point d’obtenir une affiche importante dans les festivals internationaux, scène Verte d’Osheaga dans le cas qui nous occupe. Quelques milliers de fans récemment conquis, très majoritairement issus de la communauté arabo-maghrébine, étaient là pour l’acclamer et aussi applaudir l’invitée Zeina qui a grandi à Montréal et dont la carrière décolle également.

– Alain Brunet

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