Voilà un exemple très juste de la synergie entre l’humain et la machine, le trio K-Phi-A plie, tord, réinvente les limites entre l’organique et le virtuel et nous emmène dans ce portail – un voyage extatique d’exaltation sensorielle pure… et un festin pour le corps-machine.
Revival envahit non seulement la scène, mais aussi toute la pièce et l’intérieur de notre corps dans un mouvement et une collision perpétuel, se multipliant, s’étendant, mutant. Cette expérience en est une de renouvellement continu, qui pourrait faire référence à son titre. On y transmet une réalité dans laquelle nous vivons aujourd’hui, où l’information et même le temps voyagent à des vitesses qui dépassent notre compréhension rationnelle, tandis que nous en avons le souffle coupé – ce qui pourrait, là encore, faire référence à son titre ?
K-Phi-A explore et dissèque le potentiel de la relation créative entre l’intelligence humaine et l’intelligence artificielle dans un espace d’une spontanéité ultime. Ainsi, Revival est le résultat d’une composition audiovisuelle en temps réel et d’un dialogue dynamique avec des systèmes d’IA conçus pour que l’image réponde au son, pour que la machine réponde à l’humain et l’humain à la machine. Il s’agit là d’un écosystème très vivant, qui traverse les deux dimensions, à l’intérieur et à l’extérieur, et franchit les barrières – un mur devient alors une membrane extrêmement élastique.
K-Phi-A est composé de Keon Ju Maverick Lee, batteur électronique qui conçoit et improvise avec des systèmes d’IA ; Philippe Pasquier alias Monobor, chercheur et compositeur, se produit en live-électronique ; VJ Amagi conçoit et exploite des systèmes audio-réactifs et l’agent IA Autolume.
Photo : Vivien Gaumand























