Mercredi, l’Ensemble Éclat présentait son programme Broken Space, au Wilder dans le cadre de la semaine du neuf. Ce concert, qui était à la fois continu et immersif, mélangeait la musique mixte et électronique, tout cela avec des visuels numériques créés pour le concert.
Si le concert comporte plusieurs moments forts, la première pièce Gone du compositeur Jérôme Combier, quoique bien exécutée par les cinq musiciens sur scène, s’étira pendant plus de 20 minutes, laissant place à plusieurs longueurs. La force de la pièce réside, tout comme le reste du concert, dans l’électronique, qui ajoute parfois une dimension supplémentaire au dialogue entre les musiciens.
Le concert s’enchaîne immédiatement avec Interpolation de Audréanne Fillion, une des deux pièces purement acousmatiques présentées lors du concert. Les deux pièces sont sans aucun doute pour moi le point fort de ce concert. Se voulant des transitions entre les tableaux instrumentaux, les deux pièces ont su par les visuels et les effets sonores instaurés une rupture claire face au trois pièces instrumentales présenté à l’Espace Orange mercredi.
Ephphata du compositeur Quentin Lauvray fut interprété en solo par la violoniste de l’ensemble Jeanne-Sophie Baron. C’est avec une grande assurance que celle-ci va assurer la pièce comportant des effets autant avec le violon qu’avec son propre souffle.
La deuxième pièce acoustique du concert et mon coup de cœur personnel de la soirée nous provient du compositeur Philippe Macnab-Séguin. Il présentait des extraits de sa pièce Gone For Eggs. Les visuels mis sur pied par Myriam Bleau pour l’occasion nous ont permis une immersion immédiate dans l’univers du compositeur et enrichissant grandement l’expérience d’écoute.
Le concert se termine sur Plier l’horizon sur son milieu d’Omer Barash, une proposition forte qui permettra à l’ensemble de briller une dernière fois lors de ce concert somme toute réussi pour l’Ensemble Éclat.
Crédit photo: Philippe Latour























