Le 27 février, un récital solo de la célèbre pianiste Janina Fialkowska a eu lieu à la Salle Bourgie. Le programme, qui comprenait Grieg, Schumann, Ravel et Chopin, a transporté le public dans un univers de lyrisme et de poésie et a été accueilli avec beaucoup d’éloges du public.
Le concert s’ouvrit sur une sélection des Pièces lyriques d’Edvard Grieg, interprétées avec un excellent contrôle sonore : la première pièce, Der var engang, était une déclaration de tout ce qui suivit : une soirée d’atmosphères poétiques et d’élégance mesurée. Le dernier, Hjemad, avec un ton plus patriotique et naturaliste, a conduit le public vers le Fantasiestucke op. 12 de Schumann. Et ici Fialkowska s’est affirmée comme une grande dame du piano, capable de passer du sentiment nostalgique à la verve militaire, dans un contraste entre Florestan et Eusèbe typique de la poétique du compositeur allemand.
Après l’entracte, les Valses nobles et sentimentales de Ravel nous ont à nouveau montré les qualités cristallines et narratives du jeu pianistique de Janina Fialkowska, qui a clôturé le programme avec deux Mazurkas, en la mineur, et le Scherzo en si mineur de Chopin, toutes magistralement interprétées.
Il est rare d’écouter une artiste qui sait incarner la musique d’un compositeur comme dans ce cas, où le drame et le son créent une expression musicale du plus haut niveau. Le concert s’est terminé avec Ich liebe dich, un encore qui a démontré que pour Janina Fialkowska, jouer du piano est un acte d’amour envers la musique et le public. Qui l’a saluée par plusieurs ovations, bien méritées.























