Originaire d’Alberta, je ne savais pas qui était Aut’Chose avant ce spectacle hommage présenté le dernier jour du FME, mais je me souvenais avoir entendu ce nom lors d’une conversation avec Félix B. Desfossés, historien du rock et du métal, il y a quelques années. Il les mentionne également à plusieurs reprises dans son livre publié en 2014, L’évolution du métal : No Speed Limit 1964-1989.
Le chanteur et poète Lucien Francoeur et le guitariste Jacques Racine du band Aut’Chose, tous deux décédés l’année dernière, ont été des figures légendaires de la scène hard rock québécoise, avec trois albums sortis au milieu des années 1970. Les Freaks de Montréal, le groupe hommage à Aut’Chose, ont réuni de jeunes artistes tels que Rose Cormier de Mulch, Alix Fernz, N Nao, Pierre-Luc Gratton de Population II, et d’autres, qui ont pris le relais au chant et rendu hommage à Francoeur entre les chansons. On se trouvait devant un super groupe : à la batterie, Michel « Away » Langevin (Voïvod) et aux guitares et synthés, des membres de GrimSkunk, Groovy Aardvark et Tricky Woo.
Je n’avais jamais entendu les chansons d’Aut’Chose avant ce concert, mais j’ai trouvé qu’elles rappelaient le meilleur de RUSH, ZZ Top, Black Sabbath, avec une touche de Lou Reed dans le chant. Il y avait des moments de hard rock pur et des moments de prog étrange et flou. C’était captivant d’entendre et de voir chaque chanteur sous un jour différent : N Nao qui criait, Alix Fernz sans beaucoup d’effets vocaux, avec une voix plus claire que jamais, et Pierre-Luc Gratton chantant debout, alors qu’on le voit habituellement assis sur son trône dans Population II. Un autre moment marquant a été le jeu de la double basse lorsque Population II est remonté sur scène pour la deuxième fois.





























