Il y a un buzz justifié à l’endroit de Mode, 3e album de Patche, ça fait un moment que les échos rebondissent sur PAN M 360. Tant et si bien que M pour Montréal, soit le 21 novembre dernier au Ausgang, était l’occasion de se faire une tête et aussi se refaire un plexus.
Ainsi, on a pu apprécier ces excellents grooves signés Eliott Durocher Bundock, JB Pinard, Lévy Bourbonnais, Étienne Dupré, Mandela Coupal Dalgleish, musiciens éminemment actifs sur la scène keb et qui peaufinent ce projet signature lorsque l’occasion le leur permet.
Le communiqué promotionnel de Patche dissèque l’opus Mode en « grooves dissidents, structures élastiques, réverbérations caverneuses, rythmes labyrinthiques, intensité enthousiasmante, fébrilité collective et visées cosmiques ». Bon, bon…
Pour ma part, Patche est constitué d’une très solide section rythmique basse/batterie et d’un trio de synthés modulaires (d’où patche, on imagine) / effets / harmonica chromatique qui génèrent les flux texturaux et riffs harmoniques pas piqués des vers. Les beats sont très clairement inspirés de l’électro, jungle, drum&bass, jazz-fusion, jazz électro, mathrock, bass music, tech-house mais joués par des mains et des pieds, le tout complété par une lutherie surtout électronique.
Depuis l’époque de Squarepusher, soit deux décennies plus tôt, des sections rythmiques en chair et en os assurent le groove de plusieurs projets électroniques jadis qualifiés de IDM… À Montréal, voilà un autre exemple probant de cette croissance et de cette maturation, soit cette fusion de plus en plus fluide d’instrumentistes éduqués et de férus d’électro. Tant pour les beats que pour les enrobages, on se régale au buffet de Patche.























