Alors que le soleil teintait le ciel d’une couleur orange vif au-dessus du parc Jean-Drapeau, Misstress Barbara est montée sur la scène principale du Piknic Électronique pour un délicieux set au coucher du soleil. Prenant le contrôle de l’énorme système de son, la légende locale a livré un set hard house et techno percutant qui a duré quatre heures. Dès les premières notes, les percussions roulantes, les scratches et les 808 percutants annonçaient la frénésie à venir.
N’hésitant pas à laisser l’énergie de la piste de danse monter, elle a patiemment fait croître la tension, provoquant des ruptures et des arrêts soudains avant de revenir à un rythme régulier et retentissant. Des voix minimalistes de deep house ont ponctué son set, tandis que l’accent restait fermement mis sur le rythme. Des percussions profondes et des rythmes de samba, ponctués de sifflets et d’intermèdes acid-techo, ont maintenu la musique vivante alors que l’ambiance s’assombrissait avec le coucher du soleil.
Ses gestes chaleureux envers la foule compacte baignée de lumières rouges et bleues témoignaient de son dévouement à ses fans. Fidèle à ses racines, elle a livré toute sa performance sur vinyle, passant d’un morceau à l’autre à un rythme effréné, sans jamais perdre de vue l’ensemble. Le mélange de jeunes ravers et de clubbers expérimentés se reflétait dans sa sélection : une techno audacieuse, équilibrée par des clins d’œil aux sons emblématiques.
Au point culminant de la soirée, Misstress a livré une reprise audacieuse de l’iconique You Spin Me Round de Dead or Alive, soufflant des bisous à la foule qui reprenait les paroles en chœur. Alors que le set touchait à sa fin, elle a continué à mettre le feu : les lumières de la scène scintillaient sur une finale riche en basses acid house.
Misstress Barbara n’a pas seulement tenu ses promesses : elle a rappelé au public pourquoi elle demeure un pilier de la scène dance montréalaise, réunissant les générations sur la piste grâce à sa maîtrise du mixage au vinyle, son énergie débordante et sa présence scénique chaleureuse et désarmante
Photo: Emmanuelle Laurin























