Pour sa 11e édition, le Forum MUTEK s’installe du 20 au 22 août au Monument National avec un programme articulé autour du thème des « Rituels Radicaux ». Dans un monde en évolution rapide, les rituels deviennent des points d’ancrage essentiels pour les individus et les communautés. MUTEK nous invite à penser le rituel radical comme un outil de résistance face à un contexte sociopolitique particulièrement instable.
Cette année, les trois jours de conférences et d’activités se structurent autour de trois actes (un par jour) : storytelling et narration avec le Fonds des médias du Canada, technologie avec l’École de technologie supérieure (ÉTS) et pratiques d’avenir éthiques. Sarah McKenzie, directrice générale du Forum, a ouvert cette édition en soulignant l’importance des partenariats, notamment avec le Bureau de l’écran autochtone (BEA) pour la deuxième année consécutive.
Lab des écologies de l’IA : quand durabilité rime avec créativité
L’une des initiatives marquantes de cette édition réside dans le Lab des écologies de l’IA, dont les résultats ont été présentés aujourd’hui. Cette année, 6 projets ont été accueillis en résidence à Société des arts technologiques (SAT), chacun ayant pour objectif de penser, réfléchir, questionner et proposer des IA durables. Les projets sont présentés sous forme d’exposition qui témoignent d’une approche critique et créative des technologies émergentes.
Parmi les projets présentés, Wattsup de Lionel Ringenbach se démarque comme un outil de mesure de la consommation énergétique de l’IA, répondant à une préoccupation croissante sur l’empreinte carbone de ces technologies. CITYChat, développé par Femke Kocken, Ivonna Bossert, Connor Cook et Sura Hanna, propose quant à lui un processus pour transformer les données en chatbot durable, privé et auto-hébergé – ce qui signifie avec un impact écologique moindre.
Ces initiatives s’inscrivent dans une démarche plus large de réflexion critique sur l’impact environnemental et social des technologies, un thème récurrent dans l’ADN du Forum MUTEK.























