Le groupe de Floride ajoute deux concerts à une série entamée en octobre 2020. Ainsi, après les trois prestations consacrées aux albums Slowly We Rot (1989), Cause of Death (1990) et à des chansons rares, Obituary propose deux nouvelles séances en temps réel. Le samedi 27 mars, le quintette jouera ses chansons favorites et le samedi 3 avril, il reprendra intégralement le classique The End Complete, paru en 1992. Dans le communiqué émis par leur label Relapse Records, les musiciens d’Obituary racontent s’être enfermés pendant sept semaines dans leur local de répétition pour réapprendre The End Complete et leurs morceaux préférés afin de nous en mettre plein les oreilles.
Il ne faut pas confondre le Steve Lacy du groupe The Internet et celui dont il est ici question. Feu Steve Lacy fut un clarinettiste et saxophoniste ayant convaincu John Coltrane de se mettre au soprano. Cela n’est qu’un détail anecdotique en ce qui concerne ce grand musicien américain qui passa une bonne partie de sa carrière en Europe, avant de revenir s’installer à Boston et succomber à un cancer du foie en 2004, alors âgé de 69 ans. Marqué par la littérature et les artis visuels, il composait souvent pour son ensemble en s’inspirant des textes d’auteurs ou de tableaux – Apollinaire, Chaissac, Cendrars, Braque, Giacometti et autres textes anciens. Sa compagne Irène Aebi, violoncelliste et chanteuse, faisait partie de sa formation régulière et interprétait les textes choisis ou adaptés, conférant à ce jazz contemporain une grande singularité. Voilà une excellente occasion de redécouvrir cette oeuvre à travers le flûtiste/saxophoniste Jean Derome et ses collègues dont la chanteuse Karen Young, excellent choix artistique dans le contexte.
Oeuvre baroque archi-connue, Les Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi a été réaménagée en profondeur par par le post-minimaliste Max Richter, voilà le plat principal de ce programme mis de l’avant par le Trio Fibonacci. Outre le compositeur allemand, les musiciens montréalais ont choisi deux autres pointures de la même mouvance esthétique, Philip Glass et Ludovico Einaudi.
Ludovico Einaudi | Life Philip Glass | Façades Ludovico Einaudi | Experience Chanson traditionnelle norvégienne | Soyez les bienvenus Max Richter | Les Quatre Saisons de Vivaldi recomposées
Sous la direction de Mathieu Lussier, Arion Orchestre Baroque se consacre à des oeuvres du compositeur germanique naturalisé anglais au 18e siècle: George Frideric Handel (1685-1759), à qui l’on doit non seulement le Messie mais encore un corpus considérable d’oeuvres marquantes de l’époque baroque. D’où la pertinence de ce concert en ligne exécuté par l’ensemble montréalais, enregistré le 5 mars dernier à la Salle Bourgie.
Astor Piazzolla aurait eu 100 ans le 11 mars dernier. Le bandonéoniste et compositeur, grand réformateur du tango après avoir étudié la musique contemporaine et le jazz moderne, avait triomphé à Montréal au milieu des années 80. Inutile de rappeler que sa mort prématurée en juillet 1992 (il avait 71 ans) avait créé une onde de choc auprès des mélomanes. Ce centenaire justifie amplement un programme spécial mis en oeuvre par l’orchestre de chambre I Musici. Pour l’occasion, le jeune chef québécois Nicolas Ellis dirige l’ensemble de 15 interprètes et accueille (évidemment ) un soliste au bandonéon: Jonathan Goldman, professeur titulaire en musicologie à la Faculté de musique de l’Université de Montréal, de surcroît bandonéoniste de très bon niveau. Goldman est aussi membre du groupe Quartango, lauréat d’un Prix Juno et d’un Prix Opus en 2015. Le programme a cela d’intéressant qu’il ne se limite pas aux grands succès de Piazzolla; sauf Adios Noninos, les oeuvres mises de l’avant creusent dans le répertoire du grand compositeur argentin et nourriront l’âme des mélomanes.
Consacré chef émérite de l’Orchestre symphonique de Montréal, son ex-chef principal et directeur musical est de retour à Montréal dans le contexte de 3 concerts consécutifs . Question de boucler la boucle avec Kent Nagano, l’OSM propose un florilèges d’oeuvres choisies pour cette circonstance très spéciale en fin de pandémie.
PAN M 360 vous suggère au demeurant l’interview-bilan du maestro, réalisée cet hiver.
Primo, l’exécution de Kammermusik no1 de Hindemith accueille douze solistes, rien de moins. Secundo, l’organiste en résidence de l’OSM Jean‑Willy Kunz exécute le brillant Concerto de Francis Poulenc. L’OSM et Maestro Nagano concluent ce programme le concert avec la Symphonie no 2 de Beethoven.
Kent Nagano, chef d’orchestre Jean-Willy Kunz, orgue
Hindemith,Kammermusik no1 [Musique de chambre no 1], op. 24, no 1 (15 min)
Poulenc, Concerto pour orgue en sol mineur, FP 93 (23 min)
Beethoven, Symphonie no 2 en ré majeur, op. 36 (33 min)
Le supravirtuose québécois Marc-André Hamelin joue le Concerto pour piano de Stravinsky, voilà de prommetteuses retrouvailles avec l’OSM et Nagano. Fidèle à lui-même, le chef émérite de l’OSM mène l’orchestre montréalais à exécuter cette mémorable réorchestration de Mahler de La jeune fille et la mort de Franz Schubert.
Orchestre symphonique de Montréal
Kent Nagano, chef d’orchestre Marc-André Hamelin, piano
Stravinsky, Concerto pour piano et instruments à vent (21 min)
Schubert/Mahler, Quatuor à cordes no 14 en ré mineur, D. 810, « La jeune fille et la mort », arrangement pour orchestre à cordes de Mahler (40 min)
Cette Symphonie Les adieux de Haydn n’a pas été choisie par hasard, c’est idem pour la Symphonie Jupiter composée par Mozart à son apogée. Voilà la boucle bouclée avec Maestro Nagano qui reviendra assurément nous rendre visite par la suite.
Orchestre symphonique de Montréal
Kent Nagano, chef d’orchestre
Haydn, Symphonie no 45 en fa dièse mineur, Hob.I:45, « Les adieux » (30 min)
Mozart, Symphonie no 41 en do majeur, K. 551, « Jupiter » (39 min)
De Wolfgang Amadeus Mozart, le Concerto pour violon n° 5 met a ici pour objet de mettre en lumière le jeu du très doué Blake Pouliot, soliste canadien en résidence à l’Orchestre métropolitain. Sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, ce programme virtuel comprend l’immense la Symphonie n°1 de Johannes Brahms, phase cruciale pour le compositeur romantique car il ose s’affranchir du maître Beethoven dont il est tributaire de l’esthétique au début de sa carrière. L’esprit de Beethove plane aussi sur le compositeur afro-américain Carlos Simon, ici inspiré par le deuxième mouvement de la célébrissime Symphonie n°7 dans le contexte de Fate Now Conquers, ouverture de concert créée en 2020.
CE PROGRAMME EST PRÉSENTÉ EN WEBDIFFUSION DU 12 AU 20 MARS
Kleztory célèbre 20 ans d’activités à l’occasion d’un spectacle-lancement. La matière d’un sixième album Momentum sous étiquette Chandos Records (monde) et Amérix Artists (Canada). Kleztory est en soi une mosaïque de cultures dont plusieurs ont bourgeonné au terminus de l’Occident au fil des des siècles derniers, le tout imprégné de jazz et de musique classique modernes.
L’album Momentum présente oeuvres parmi les préférées du public de Kleztory, assorties de compositions plus récentes. . Airat Ichmouratov, Elvira Misbakhova, Dany Nicolas, Mélanie Bergeron et Mark Peetsma, soit les 5 membres de Kleztory sont ici entourés d’un quatuor à cordes (Veronika Cherniak, Anastasia Virlan, Cynthia Blanchon, Jean-Christophe Lizotte), du pianiste David Ryshpan et du percussionniste Bertil Schulrabe.
Musiciens de Kleztory:
Airat Ichmouratov, (prix Charles-Biddle 2020) Direction, clarinette, clarinette basse et duclar Elvira Misbakhova, Violon et alto Dany Nicolas, Guitare Mélanie Bergeron, Accordéon Mark Peetsma, Contrebasse
Musiciens invités:
David Ryshpan, piano Bertil Schulrabe, percussions Veronika Cherniak, violon Anastasia Virlan, violon Cynthia Blanchon, alto Jean-Christophe Lizotte, violoncelle
Octaèdre: Jean-Nicolas Trottier dirige l’ONJ et le soliste Yannick Rieu
par Rédaction PAN M 360
Présentée en direct de la Cinquième Salle de la Place des Art, la Série Solistes de l’Orchestre national de jazz accueille le saxophoniste Yannick Rieu, soliste invité dans le contexte d‘Octaèdre, œuvre composée et arrangée par chef d’orchestre et tromboniste Jean-Nicolas Trottier. Pour l’occasion, l’ONJ transforme son instrumentation big band et devient un orchestre à cordes avec harpe et section rythmique ! La voix de l’énigmatique Edgar Bori sera mise au service des textes de Yannick Rieu et les sons de Jean-Nicolas Trottier.
Le groupe rock américain Sevendust jouera en entier la matière des albums Seasons et Home, matière répartie sur deux concerts en webdiffusion. Le groupe avait fait l’exercice il y a quelques mois avec le répertoire d’Animosity, album considéré comme le plus populaire du groupe.
Au cours des dernières années, le trompettiste Jacques Kuba Séguin a composé une symphonie jazzistique, ainsi que des pièces en sextuor pour le projet MiGRATIONS, primé d’u Félix et d’un Juno. Le voilà plongé dans une nouvelle phase de création. Accompagné du bassiste/contrebassiste Rémi-Jean Leblanc et du batteur Kevin Warren, Kuba Séguin a composé récemment une série de courtes pièces, » petites nouvelles musicales du quotidien ». On se doute bien que ce projet de confinement fait écho à l’étrange année 2020. Le trompettiste et ses collègues y explorent les espaces habités par les humains, « ceux que nous cachons comme ceux que nous avons redécouvert ». Voilà du coup une occasion d’explorer l’intériorité de l’humain après plus d’une année de réclusion. Présentée dans le contexte du festival virtuel Jazz en rafale, cette nouvelle exécution est prévue ce samedi 13 mars en direct, mais les jazzophiles peuvent y accéder par la suite.