Seule en scène entourée de quatre musicien.nes, Laetitia Isambert nous plonge dans l’univers créatif et foisonnant de Renée Claude à travers des archives et des textes inédits. La comédienne et chanteuse nous révèle ainsi une inventivité entravée par une époque qui tenait les femmes à l’écart de la création. Renée Claude a été une transmetteuse de chansons puissantes, qui disaient l’intime, le politique et le collectif. Mais à la fin de sa vie, la maladie d’Alzheimer lui a volé ses souvenirs, brouillant sa mémoire : une tragédie intime, mais aussi symbolique, celle d’une société qui oublie parfois les voix de ses pionnières. Bien que sa carrière ait pris son envol en plein cœur des années 70, décennie des possibles, la liberté de Renée se limitait à son rôle d’interprète. Elle chantait l’émancipation féminine, alors même que cet affranchissement ait été écrit par des hommes.
Singing solo, surrounded by four musicians, Laetitia Isambert immerses us in the creative and abundant universe of Renée Claude through archives and unpublished texts. The actress and singer thereby brings to light an inventiveness hampered by an era that kept women away from the creative process. Renée Claude was a powerful storyteller, whose songs spoke of intimacy, politics, and community. However, at the end of her life, Alzheimer’s disease robbed her of her memories, clouding her mind: a personal tragedy, but also a symbolic one, reflective of a society that sometimes forgets the voices of its pioneering women. Although her career took off in the heart of the 1970s – a decade filled with possibilities – Renée’s freedom was limited to her role as a performer. She sang about women’s emancipation, yet the lyrics about this liberation were written by men.
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