En attendant que Sister Nancy monte sur scène, je me suis retrouvée dans le sous-sol du Rialto pour aller voir Honeydrip, un nom marquant de la scène électronique underground montréalaise. En arrivant, cette DJ, qui compte une dizaine d’années dans le métier, mixait sur du dub et du reggae avec les basses qui explosaient nos tympans. Et plus ça allait, plus le rythme s’accélérait pour donner de plus en plus de place à de l’électro, tout en gardant l’aspect planant et atmosphérique du reggae. Très concentrée sur ses pitons, elle n’interagissait pas beaucoup avec son public qui semblait séduit et qui dansait tout le long du set.
Honeydrip est également productrice de bass music et bâtisseuse de haut-parleurs respectée, en plus de poursuivre sa carrière de DJ au niveau national et international. Elle a parcouru l’Europe, l’Amérique du Sud et le Canada et fait parler d’elle de plus en plus.
Elle a terminé son set avec du dancehall et elle a choisi le morceau Nobody moves, Nobody gets hurt au grand plaisir des spectateurs qui se sont mis à applaudir.
Lorsque Honeydrip n’est pas derrière des platines, elle anime des ateliers adressés aux femmes et à la communité LGBTQ+ afin de les outiller et les inclure dans la culture sound system. Elle est avant-gardiste dans ses choix de labels et a déjà publié sur des labels tels que Banofee Pies Records entre autres et continue de contribuer au développement de la culture du sound-system à Montréal. Un nom à retenir !























