Des centaines de personnes se sont rassemblées sous le pont du Mario Park pour fêter les 25 ans de Pop Montréal. Ribbon Skirt, le groupe local de rock post-indie, se trouvait juste sous le pont (la voie surélevée qui relie la rue Van Horne et le Boulevard Rosemont), sur une scène improvisée, et encourageait la foule à se rapprocher entre chaque morceau. L’ambiance rappelait beaucoup celle du Marché des Possibles – qui se tenait autrefois près des voies ferrées –, mais l’événement avait un peu plus d’envergure puisqu’il s’agissait d’un showcase officiel de Pop Montréal et du coup d’envoi de l’ensemble du festival.
Tandis que les spectateurs dégustaient des brochettes de viande et buvaient quelques bières sous un vrai soleil d’automne, Ribbon Skirt a interprété des morceaux tirés de son album Bite Down, sélectionné l’année dernière pour le prix Polaris. Le groupe a également proposé quelques titres plus punk issus de l’EP brut Pensacola.
J’aurais vraiment aimé qu’il y ait une enceinte supplémentaire placée à l’écart de la scène, car le post-punk éthéré de Ribbon Skirt était en quelque sorte étouffé par la structure brutaliste en béton sous laquelle ils jouaient.
Ils semblaient d’ailleurs un peu déstabilisés — j’ai eu l’impression que la chanteuse et guitariste rythmique, Tashiina Buswa, n’entendait pas sa voix sur certains morceaux comme Off Rez. Le guitariste soliste, Billy Riley, vêtu de touches sporadiques de violet et d’une jupe, semblait lui aussi moins remuant que lors d’autres concerts auxquels j’ai assisté, mais peut-être que le groupe était simplement hyper concentré sur son set.


Plus on s’éloignait de la scène, plus le son s’atténuait, d’autant plus que la foule ne cessait de grossir, rassemblant le gratin des anciens de la scène musicale montréalaise.
Les problèmes de son lors des concerts DIY en extérieur sont bien connus, mais je sais de source sûre que d’autres concerts DIY ont pris le risque et atteint des niveaux sonores plus élevés dans ce même lieu. Et on parle ici de Pop Montréal. Le groupe, surtout celui-là, aurait dû être entendu où que l’on se trouve.
Photos by Stephan Boissonneault























