Une fenêtre sur le sublime – Andrew Wan et Luc Beauséjour à l’église St.-George – FBM

par Rédaction PAN M 360

Ce n’est pas tous les jours que l’on a la chance de voir réunis sur scène deux interprètes aussi importants pour leurs instruments respectifs au sein du monde culturel montréalais. Avec Andrew Wan au violon et Luc Beauséjour au clavecin, le public réuni à l’église St.-George vendredi soir était préparé à une soirée magique et virtuose.

Et il n’a pas été déçu! Le programme, certes long, était parfaitement adapté à la sensibilité particulière des musiciens. La beauté sublime et pure de la musique de Bach était mise en évidence dans les Six sonates pour violon et clavecin. D’une construction assez constante et normée, on peut voir des idées merveilleuses se développer au fur et à mesure qu’on avance dans la partition. L’esthétique est définitivement baroque, mais on entrevoit à plusieurs reprises des motifs qui laissent présager les époques futures, notamment classique et même romantique. Les rythmes dansants et enleveurs de nombreux mouvements sont spécialement délicieux.

Les deux interprètes étaient dans un dialogue intime qui témoignait de leur respect mutuel et de leurs qualités respectives. Wan est un excellent premier violon à l’orchestre, mais excelle tout autant, voir plus, dans ces contextes de récital. Sa finesse et sa technique irréprochable font de lui un maître de presque tous les répertoires. Sa présence sur scène vendredi était puissante, touchante et adroite. Le son de son violon, datant du 18e siècle, a rempli la salle et les oreilles du public, qui a été marqué. 

Luc Beauséjour a quant à lui été simplement parfait. Les déluges de notes de la partition (rappelons que Bach était un virtuose du clavier) ne semblaient jamais ébranler sa prestance et sa rigueur des rythmes et des notes. On sentait toute sa maîtrise du répertoire et de son clavecin (issu de sa collection personnelle). La clarté des voix est remarquable, surtout avec un instrument aussi neutre sur le plan des intonations. 

On aurait beaucoup aimé entendre plus fort l’instrument, surtout avec le volume du violon assez élevé.

On se demande pourquoi le Festival Bach Montréal, présentateur et producteur du concert, n’a pas amplifié, juste un peu, le clavecin. À l’entracte, on entendait partout les regrets de ne pas l’entendre adéquatement. Le choix de la salle était également en cause, étant donné le plafond assez haut et les façades de bois qui absorbaient le son. C’est un détail, mais cela a affecté la réception de nombreux spectateurs, surtout à l’arrière. Le Festival se contentera d’une salle pleine cependant, malgré la déception de certains amateurs de clavecin et de Beauséjour.

Andrew Wan et Luc Beauséjour ont captivé, ému rejoint l’ensemble du public. Leur musique a fait réfléchir et rêver. On espère retrouver ce duo sur scène dans le futur, pour qu’on se sente encore une fois inspirés par le souffle enchanteur de leur musique.

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