garage-rock / indie rock / post-punk

FME 2026 I Iguana Death Cult convertit les non-croyants

par Stephan Boissonneault

Il n’y a vraiment rien de tel qu’un concert de garage rock endiablé et plein d’énergie, surtout à 1 h 15 du matin dans l’extrême Nord du Québec. Iguana Death Cult, un groupe originaire de Rotterdam, en Hollande méridionale, a clairement mis le feu lors de son concert matinal. Dès les premières notes d’un riff aux accents blues, le chanteur Jeroen Reek, qui ressemble à un Stone Cold Steve Austin en plus convivial, s’est déchaîné au micro. Sa voix puissante résonnait fort sur le plafond et les murs du bar Pazzo.

Sur le papier, la musique d’Iguana Death Cult est en réalité assez simple : quelques riffs punk garage par-ci, une basse tonitruante par-là, des roulements de batterie complètement déjantés… Mais c’est par leur ténacité et leur énergie implacable qu’ils brillent. Le groupe n’est pas tant un groupe qu’un rêve fiévreux doté d’une section rythmique chaotique — un peu comme Parquet Courts avec une touche de Viagra Boys et de The Damned.

Les morceaux de leur dernier album, Guns Out, s’enchaînent sans interruption après que Reek a craché un jet de bière dans les airs. Je te jure qu’ils ont enchaîné une vingtaine de morceaux en 40 minutes, ce qui est tout simplement du jamais vu. Les gars d’IDC ont également fait participer le public avec des « call-and-response » pendant I Like It, It’s Nice.

Au moment où ils se sont lancés dans Supreme Leader, Reek avait abandonné toute prétention de rester immobile, son pied de micro penché et auquel il s’accrochait désespérément comme à un arbre abattu, tandis que le bassiste Justin Boer était plongé dans un groove si déjanté qu’il aurait dû être accompagné d’un panneau « Attention ».

La foule, serrée comme des sardines et en manque de sommeil, se moquait bien que l’heure fût largement dépassée : elle se déchaînait comme si le soleil n’allait jamais se lever.À la fin du concert, la salle était trempée, assourdie et rayonnante.

Le plafond du Pazzo ne se remettra peut-être jamais complètement de l’écho d’Iguana Death Cult, mais il en va de même pour tous ceux qui se trouvaient dessous.

indie

FME 2026 | Samedi 5 septembre

par Rédaction PAN M 360

Programmation

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Spectacles

12h00

Photo spectacle

SPECTACLE FAMILLE LE LAIT (GRATUIT) – Odie Harr / Le Winston Band

13h00

Photo spectacle

APRÈS-MIDI TÉLÉ-QUÉBEC (GRATUIT) – passion_partage / Rizomagic / Regularfantasy

17h00

Photo spectacle

APÉRO AIR CANADA (GRATUIT) – Mantisse

17h00

Photo spectacle

APÉRO AIR CANADA (GRATUIT) – Xela Edna

17h30

Photo spectacle

APÉRO AIR CANADA (GRATUIT ) – Barre à clou

17h30

Photo spectacle

APÉRO AIR CANADA (GRATUIT) – Marie Céleste

18h00

Photo spectacle

APÉRO AIR CANADA (GRATUIT) – Le Belladone

18h30

Photo spectacle

APÉRO AIR CANADA (GRATUIT) – Truck Violence

19h00

Photo spectacle

ÉVÉNEMENT SIRIUSXM – NOUVELLES ONDES: HAWA B / N NAO / Grand Eugène / Lou-Adriane Cassidy

20h00

Photo spectacle

Mykalle / Aysanabee

21h00

Photo spectacle

Charlotte Cornfield / Philippe B

22h00

Photo spectacle

SOIRÉE ÉLECTRO – 30E SAT – Hologramme / Martyn Bootyspoon / TDJ

23h30

Photo spectacle

Aizysse Baga (GRATUIT)

23h30

Photo spectacle

FIN DE SOIRÉE – SUUNS / Camilla Sparksss

23h59

Photo spectacle

FIN DE SOIRÉE – Thee Soreheads / Dogo Suicide

1h30

Photo spectacle
alt-folk / indie pop / pop-rock

FME 2026 : Vincent Khouni au QG Salle de spectacles

par Rédaction PAN M 360

Leader du groupe rock garage montréalais Double Date with Death (DDWD), Vincent Khouni a pris le large en solo, tel un message confié aux vagues, pour explorer un univers plus intime. Avec le multi-instrumentiste Emmanuel Alias (ALIAS) à la batterie et à la réalisation, il compose une musique située quelque part entre la chaleur analogique de la fin des années 60 et l’expérimentation contemporaine. Artiste visuel à temps perdu (collage, peinture), Khouni aime jouer avec les images, les mots et leurs résonances. Après des expositions à Montréal et en Europe, ainsi que des collaborations avec divers magazines, il transpose son sens du collage à la chanson, traitant chaque morceau comme une toile à peindre. Autant à l’aise en français qu’en anglais, Khouni enrichit sans cesse sa palette sonore, façonnant des chansons où la texture et l’atmosphère priment autant que la mélodie. En septembre 2023, il dévoile 8:12pm, un premier album salué par Le Devoir comme « une dose de réconfort ». Sur scène, il partage son univers lors de concerts marquants (Coup de cœur francophone, Les Francouvertes, premières parties de Bon Enfant, Alex Burger, Bibi Club, Alphonse Bisaillon, LARAW, Yuma Abe). En 2026, Vincent revient avec Accident, un EP de quatre titres façonnés avec Emmanuel Alias. Plus sombre, ce projet navigue entre pop alternative et électro planante, teintée de touches post-rock. Des rythmiques électroniques se mêlent à des synthés “dreamy” et à des guitares texturées. Inspirés de ses contemporains comme Flavien Berger James Blake ou d’autres Bon Iver, l’auteur-compositeur poursuit son odyssée musicale. Avec Accident, Khouni une ligne claire entre poésie et modernité, là où les émotions se fondent dans la matière sonore.

Leader of the Montreal garage rock band Double Date with Death (DDWD), Vincent Khouni took off on his own, like a message entrusted to the waves, to explore a more intimate universe. With the multi-instrumentalist Emmanuel Alias (ALIAS) on drums and at the direction, he composes a music somewhere between the analog warmth of the late 60s and contemporary experimentation. A visual artist in his lost time (collage, painting), Khouni likes to play with images, words and their resonances. After exhibitions in Montreal and Europe, as well as collaborations with various magazines, he transposes his sense of collage to the song, treating each piece like a canvas to paint. Equally at ease in French and English, Khouni constantly enriches his sound palette, shaping songs where texture and atmosphere are as much a priority as melody. In September 2023, he unveiled 8:12pm, a first album hailed by Le Devoir as « a dose of comfort ». On stage, he shares his universe during memorable concerts (Coup de coeur francophone, Les Francouvertes, opening acts of Bon Enfant, Alex Burger, Bibi Club, Alphonse Bisaillon, LARAW, Yuma Abe). In 2026, Vincent returns with Accident, an EP of four tracks crafted with Emmanuel Alias. Darker, this project navigates between alternative pop and soaring electro, tinged with post-rock touches. Electronic rhythms mix with « dreamy » synths and textured guitars. Inspired by his contemporaries such as Flavien Berger, James Blake or other Bon Iver, the songwriter continues his musical odyssey. With Accident, Khouni draws a clear line between poetry and modernity, where emotions merge into sound material.

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

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électro-rock / pop-rock

FME 2026 I Max Baby est un elfe indie… quelque peu louche

par Charly Blais

Je suppose que quand on naît avec un nom comme Max Baby, on est en quelque sorte destiné à devenir un showman. Avec ses oreilles pointues qui pointaient entre ses mèches sombres et hirsutes, Baby a livré son rock électronique explosif au Petit Théâtre de Rouyn-Noranda, tel un lutin de Noël indie… un peu louche.

Alternant entre des moments où il arpentait la scène d’un pas traînant et d’autres où il trébuchait, ponctués de solos aériens à la limite du précipice, ce spectacle était un régal du début à la fin. Le son rappelait un Phoenix plus sombre, et le talentueux bassiste de tournée Félix Ramaën assurait la cohésion et le rythme, tandis que le son de guitare saturé de Baby ressemblait presque à celui d’un clavier.

Par moments, Baby semblait un peu déçu par ce qu’il percevait comme un manque d’enthousiasme verbal de la part du public, mais cela ne l’a pas empêché de laisser sa guitare de côté pour se jeter dans la foule et exiger une réaction, chantant avec passion tout en se frayant un chemin à travers les corps pour se propulser depuis une table au fond de la salle. Comme il le répète dans une chanson entraînante, Max Baby a clairement fait savoir qu’il croyait pouvoir « tout faire » et qu’il allait sacrément bien essayer.

garage-punk / grunge

FME 2026 I Birds of Prrrey’s , chant des sirènes d’un autre type

par Saleh Balfaqih

« Je sais que tu penses à moi quand tu arrives en deuxième base », a lancé avec humour Clarence Tremblay, chanteuse du trio montréalais de soft grunge Birds of Prrrey, alors que le groupe ouvrait le bal sur la scène principale du FME cette année.

Ce n’est pas une mauvaise façon de se présenter, et ça a assurément attiré mon attention. Basé à Montréal, Birds of Prrrey est un pilier de la scène locale depuis quelques années, mais je n’avais pour une raison ou une autre jamais pris le temps d’aller les voir en concert. Le groupe a récemment sorti son premier album, Peace Love Homicide. C’est un album de soft grunge envoûtant et percutant, mêlant des éléments punk et Riot Grrrl (deux genres et sonorités qui ont été fondamentaux dans la construction de leur identité). Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai raté quelque chose.


Je l’avoue, j’ai toujours eu un faible pour les groupes de trois musiciens. Il y a quelque chose qui me plaît beaucoup dans le fait qu’un trio puisse tirer autant de tout si peu. Et ils ont vraiment assuré. Ils ont produit un mur de son qui a envahi la scène principale. Noelle Inniss, penchée sur sa batterie, a apporté une intensité et une énergie qui ont porté l’ensemble. Grace Spitzley, à la basse, avait ce côté hypnotique dans ses riffs. Mais pour moi, c’est Tremblay qui a vraiment élevé la prestation du groupe à un autre niveau. Sa voix était d’une beauté envoûtante. Ses gémissements ont fait naître en moi un sentiment de nostalgie et de mélancolie qui m’a fait repenser à tous mes échecs amoureux passés. C’est une tâche difficile et ingrate que d’ouvrir la scène principale d’un festival. Le public est clairsemé, l’ambiance n’est pas encore vraiment au rendez-vous, et la pression est forte pour donner le ton. C’est exactement ce qu’ont fait Birds of Prrrey : leur set a agi comme le chant d’une sirène, attirant lentement les gens vers la scène.

disco funk / italo-disco / jazz-funk / post-punk

FME 2026 I Choses Sauvages, où se trouve l’indomptable

par Lyle Hendriks

Alliant le glam italien des années 80 à un machisme primitif et assumé venu du futur, Choses Sauvages ne manque jamais d’électriser le public. Mené par le toujours très animal Félix Bélisle (qui arborait son plus beau look à la Freddy Mercury pour la soirée du jeudi organisée par FME), ce supergroupe funk-punk de Saint-Eustache et Montréal prend un malin plaisir à mettre le feu à la piste de danse, exigeant mouvement et chaos à chaque morceau long et aux multiples facettes.

Chaque morceau de Choses Sauvages est une trappe discrète menant à un nouveau royaume souterrain merveilleux de sensations pures. Ce qui commence par un rythme funky « four-on-the-floor » se transforme sous nos yeux, zigzaguant entre des moments de screamo, de hard rock, d’hymnes de séduction à la Prince, pour revenir à ce son funk irrésistible qui en est le cœur. Impossible de suivre le fil : on a moins l’impression d’assister à une setlist qu’à un mur de téléviseurs réglés sur des fréquences discordantes mais étrangement en résonance.

À l’ambiance frénétique aux accents québécois qui fait la renommée de Choses Sauvages s’ajoute la participation exceptionnelle d’Alix Fernz, guitariste post-punk montréalais. Son style habituel, anguleux et contrasté, s’adoucit légèrement ici, s’orientant vers la soul et l’émotion dans un jeu symbiotique de va-et-vient avec Marc-Antoine Barbier, membre permanent du groupe. Charles Primeau assure le rythme à la basse tout au long du morceau, chaque petit riff mordant poussant un peu plus, encore et toujours, la foule en pleine effervescence.

Bélisle lui-même ne déçoit jamais au chant, faisant preuve d’une puissance brute et d’une endurance à toute épreuve, tant dans ses aigus à vous donner la chair de poule que dans ses passages féroces et gutturaux. À l’instar du reste des morceaux, sa cadence et son interprétation peuvent changer en un clin d’œil, s’étirant et se tendant jusqu’à ce qu’elles cèdent comme un élastique fragile, propulsant l’ensemble du groupe vers un autre break instrumental qui donne envie de danser pour nous ramener à la maison. Au FME 2026, Choses Sauvages nous a montré la puissance et la grâce de célébrer la musique, et pas seulement de la jouer.

bruitiste / expérimental / noise-pop

FME 2026 I Camilla Sparksss nous apporte le bruit sur un plateau d’argent

par Stephan Boissonneault

En général, l’artiste de musique expérimentale est programmé un peu plus tard dans la programmation du FME, ce qui nous laisse à tous un moment de répit pour vraiment s’imprégner de l’énergie magique et abstraite qui se dégage d’un endroit comme Rouyn-Noranda. Mais les programmateurs du FME et Mothland ont vraiment mis le paquet dès le début avec Camilla Sparksss.

En entrant dans le Petit Théâtre, je me suis senti légèrement ivre, non pas à cause des quatre ou cinq bières que j’avais bues auparavant, mais à cause de la boucle électronique aux accents de M.C. Escher que Camilla Sparksss faisait résonner à plein volume. Le riff synthétisé semblait se cannibaliser en temps réel et me faire perdre mes repères. J’ai entendu quelqu’un dire : « Je déteste ça », tandis qu’un autre s’exclamait : « C’est tout à fait mon truc. » Quoi qu’il en soit, c’était un peu déconcertant et difficile à assimiler, et j’avais l’impression de monter un escalier déroutant à l’envers.

Camilla Sparksss est une artiste noise suisse-canadienne qui balance des beats puissants, des lignes de synthé perçantes et des voix acérées sur l’amour ivre, la haine et l’apathie. Par moments, son set avait un air très « club berlinois », tandis qu’à d’autres, il ressemblait davantage à un concert de shoegaze. Elle ne cessait de bouger, comme si quatre bras jaillissaient de sa robe noire, sautillant entre les deux platines, les deux échantillonneurs et une tonne d’effets. À un moment donné, la toile de fond de Camilla s’est mise à bouger comme en rotoscopie tandis qu’elle hurlait « I Like the Noise ». Son univers m’a également rappelé les punks noise torontois SLASH/NEED — eux aussi vétérans du FME.

Ce sont ce genre de concerts bruyants qui à la fois rassemblent et divisent le public d’un festival. Je suis sûr que la plupart des gens n’ont aucune idée de qui est Camilla Sparksss ni de ce qu’elle représente, mais ceux qui ont eu la chance de la voir s’en souviendront tous.

Publicité panam

Festival de Musique Émergente à Rouyn-Noranda : JEUDI

par Rédaction PAN M 360

9h45

Photo spectacle

SPECTACLE DES TOUT-PETITS (GRATUIT) – Jérôme Charlebois & Annie Roy

17h00

Photo spectacle

5@7 D’OUVERTURE SIRIUSXM – DJ RAVEN

19h00

Photo spectacle

ÉVÉNEMENT SIRIUSXM / SHOW DE LA RENTRÉE – Birds of Prrrey / Malaimé Soleil / Bon Enfant / Les Louanges

20h30

Photo spectacle

Max Baby / Camilia Sparksss / Choses Sauvages

23h30

Photo spectacle

FIN DE SOIRÉE – That Static / Alix Fernz

23h30

Photo spectacle

Public Appeal (GRATUIT)

1h30

Photo spectacle

SHOW DE NUIT – VMO AKA Violent Magic Orchestra


5@7 D’OUVERTURE SIRIUSXM – DJ RAVEN

Scène principale – 7e rue

17h00

DJ – Punk – Ro

garage punk / noise-rock / punk rock

FME 2026 : FIN DE SOIRÉE – Thee Soreheads et Dogo Suicide à l’Agora des Arts

par Rédaction PAN M 360

Dogo Suicide (1h)

Dans l’esprit que chaque concert pourrait être le dernier – un groupe nommé Dogo Suicide a toutes les raisons du monde de mourir prématurément – le trio noise rock de Québec s’est rapidement fait remarquer autant pour ses prestations déchainées que pour l’odeur de plastique brûlé qui empeste les salles à leur sortie de scène ; la légende veut que les amplis de basse seraient allergiques aux malveillants powerchords de leur bassiste. Tout en étant inspiré par l’ambiance des tavernes mal famées de la basse-ville de Québec, le trio se plaît à naviguer parmi les influences multiples de ses membres tout en jouant avec les codes du punk avec désinvolture et impétuosité. Les chroniqueurs, journalistes et podcasteurs ont toujours éprouvé une certaine difficulté à qualifier le genre musical de Dogo Suicide. Voici enfin une réponse éclairée : post-toute mais assez punk dans l’ensemble. Mention honorable à la bienveillante chroniqueuse qui a un jour dit que « les restreindre à un groupe de punk serait l’équivalent d’affirmer que les Mr.Puffs ne sont qu’un dessert.» Même s’il n’a pas encore fait paraître son premier album, Dogo Suicide embrasse sa tendance hyperactive depuis la sortie de son premier EP « Sexe pour les yeux » en septembre 2021. En effet, le jeune trio s’est depuis présenté sur scène près de 100 fois et a fait paraître plusieurs EPs qui furent tous nominés au Gala alternatif de la Musique indépendante Québécoise.

In the spirit that every concert could be the last – a band named Dogo Suicide has all the reasons in the world to die prematurely – The noise rock trio from Quebec was quickly noticed as much for their wild performances as for the smell of burnt plastic that fills the halls when they leave the stage; legend has it that bass amps are allergic to their bassist’s malicious powerchords. While being inspired by the atmosphere of the unfamous taverns of Lower Town, the trio likes to navigate among the multiple influences of its members while playing with punk codes with casualness and impetuosity. Chroniclers, journalists and podcasters have always found it difficult to describe the musical genre of Dogo Suicide. Here is finally an enlightened answer: post-all but quite punk overall. Honorable mention to the benevolent columnist who once said that « restricting them to a punk band would be the equivalent of saying that Mr.Puffs are just a dessert. » Even though he has not yet released his first album, Dogo Suicide embraces his hyperactive trend since the release of his first EP « Sex for the eyes » in September 2021. Indeed, the young trio has since appeared on stage nearly 100 times and released several EPs that were all nominated at the Gala alternatif de la Musique indépendante Québécoise.

Thee Soreheads (00h)

Formé à Montréal en 2023, Thee Soreheads est un groupe punk à front féminin construit autour de guitares bruyantes, de hooks accrocheurs et d’une tolérance zéro pour les conneries. Chantant en anglais, et en espagnol, le groupe écrit des chansons rapides et bruyantes sur la masculinité toxique, le sexisme, la frustration et le chaos général de la vie. Inspiré par l’énergie brute de Bikini Kill, Thee Headcoats et le swagger complètement déjanté de Amyl and the Sniffers, Thee Soreheads amène intensité, humour et un vrai esprit DIY à chaque show. 2025 a marqué une grosse année pour le groupe avec la sortie de leur premier EP, I’m Not Your Fucking Sex Doll, ainsi qu’une première partie pour GrimSkunk lors d’un spectacle à guichets fermés au MTELUS. Depuis, ça ne fait que monter. En 2026, le groupe a joué au Taverne Tour, remporté le Prix du Public au Cabaret Festif!, donné un show à guichets fermés aux Foufounes Électriques diffusé en direct sur Radio-Canada, et brassé la cage au Sled Island à Calgary. Avec plusieurs festivals au Québec et en Ontario déjà derrière elles et encore beaucoup de bruit à faire, Thee Soreheads ne font que commencer.

Formed in Montreal in 2023, Thee Soreheads is a women’s-front punk band built around loud guitars, catchy hooks, and zero tolerance for bullshit. Singing in both English and Spanish, the band writes fast and loud songs about toxic masculinity, sexism, frustration and the general chaos of life. Inspired by the raw energy of Bikini Kill, Thee Headcoats and the completely crazy swagger of Amyl and the Sniffers, Thee Soreheads brings intensity, humor and a real DIY spirit to each show. 2025 marked a big year for the band with the release of their debut EP, I’m Not Your Fucking Sex Doll, as well as an opening act for GrimSkunk during a sold-out show at MTELUS. Since then, it’s only been getting better. In 2026, the group played at the Taverne Tour and won the Audience Award at the Cabaret Festif! , gave a sold-out show to Les Foufounes Électriques broadcast live on Radio-Canada, and brewed the cage at Sled Island in Calgary. With several festivals in Quebec and Ontario already behind them and still a lot of noise to make, Thee Soreheads have only just begun.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue et est adapté par PAN M 360

acadie / folk / pop-rock

FME 2026 : Écarlate à Les Mooses

par Rédaction PAN M 360

Écarlate est un trio de Moncton formé de Clémence Langlois, Daphnée McIntyre et Samuel LeBlanc. Récompensés à Accros de la chanson, au Gala de la chanson de Caraquet, et remarqués comme demi-finalistes du Festival international de la chanson de Granby, ils séduisent par une musique à la fois lumineuse, poétique et percutante. Leur premier EP Fleur de peau (2023), réalisé par Benoit Morier (Lisa LeBlanc), leur vaut le prix « Enregistrement de l’année » au Prix Musique NB. Avec leur album Coup de soleil (2025), réalisé par Katrine Noël et Mico Roy (Les Hay Babies, Les Hôtesses d’Hilaire), Écarlate affirme une signature sonore où se mêlent harmonies vocales, folk moderne et sensibilité pop.

Écarlate is a trio from Moncton formed by Clémence Langlois, Daphnée McIntyre and Samuel LeBlanc. Awarded at Accros de la chanson, at the Gala de la chanson de Caraquet, and noted as semi-finalists of the Festival international de la chanson de Granby, they seduce with a music that is both bright, poetic and impactful. Their first EP Fleur de peau (2023), produced by Benoit Morier (Lisa LeBlanc), earned them the « Recording of the Year » award at the Prix Musique NB. With their album Coup de soleil (2025), produced by Katrine Noël and Mico Roy (Les Hay Babies, Les Hôtesses d’Hilaire), Écarlate asserts a sound signature where mix vocal harmonies, modern folk and pop sensibility.

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chanson keb franco / indie pop / indie rock

FME 2026 : Erika Hagen au Café-bar L’Abstracto

par Rédaction PAN M 360

Erika Hagen, alias musical de l’artiste multidisciplinaire Érika Hagen-Veilleux, est un projet intime et fougueux, qui s’inscrit dans la grande famille du indie-rock-folk garage. Inspirée de poètes comme Patrice Desbiens, du courant des Riot Grrrls ainsi que d’artistes comme Courtney Barnett, Adrianne Lenker et Avec pas d’casque, ses chansons sont à la fois irrévérencieuses et tendres. Récemment récipiendaire de la troisième bourse Karim-Ouellet, elle porte son projet sur scène, en quatuor, dans de nombreuses salles et festivals, notamment au Festival St-Roch XP, au Festival OFF de Québec, à Pop Montréal, au Taverne Tour, au Festival de la chanson de Tadoussac, au Festival Le Phoque OFF, ainsi qu’aux Francouvertes 2025. Érika Hagen-Veilleux est une artiste plurielle de la ville de Québec. Diplômée de l’École de cirque de Québec en 2017, sa pratique kaléidoscopique cherche à établir des dialogues entre le corps, la musique et la poésie quotidienne. Principalement mobilisée par la musique depuis 2024, son projet Erika Hagen fait paraître son premier album, Pouvoirs magiques, réalisé par Dany Placard, au printemps 2025.

Erika Hagen, musical alias of the multidisciplinary artist Érika Hagen-Veilleux, is an intimate and fiery project, which fits into the big family of indie-rock-folk garage. Inspired by poets such as Patrice Desbiens, the Riot Grrrls and artists like Courtney Barnett, Adrianne Lenker and Avec pas d’casque, his songs are both irreverent and tender. Recently recipient of the third Karim-Ouellet scholarship, she has been performing her project on stage, as a quartet, in numerous venues and festivals, including the St-Roch XP Festival, the OFF Festival of Quebec, Pop Montreal, the Taverne Tour, the Festival de la chanson de Tadoussac, at the Le Phoque OFF Festival, as well as at the 2025 Francouvertes. Érika Hagen-Veilleux is a plural artist from Quebec City. A graduate of the École de cirque de Québec in 2017, her kaleidoscopic practice seeks to establish dialogues between the body, music and everyday poetry. Mainly mobilized by music since 2024, her project Erika Hagen releases her first album, Pouvoirs magiques, produced by Dany Placard, in spring 2025.

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chanson keb franco / folk

FME 2026 : Charlotte Cornfield et Philippe B au Paramount

par Rédaction PAN M 360

Philippe B (22h)

Entre la chanson sophistiquée de Cohen, Jacques Brel et Félix Leclerc, le folk rustique de Dylan, Neil Young et Richard Desjardins, la pop acoustique de Simon & Garfunkel et la mélancolie fantomatique de Nick Drake et Elliott Smith, il y a Philippe B, qui nous rappelle toute la profondeur de ce qu’on peut transmettre avec rien de plus qu’une guitare et quelques mots. C’est sur Cigale, septième album paru le 13 mars 2026, qu’on le retrouve à son plus brut et personnel; inspiré par sa jeunesse, Philippe y illustre la réalité d’un musicien en début de carrière qui tente tant bien que mal de gagner sa vie. Ça fait maintenant plus de 20 ans que Philippe B nourrit le Québec de ses précieuses chansons. Reconnu comme l’un de nos plus brillants auteurs-compositeurs-interprètes, l’artiste originaire de Rouyn-Noranda touche par la beauté de ses mélodies, la finesse de ses arrangements et l’intimité désarmante de ses textes. S’il est passé maître dans l’art de l’autofiction, Philippe B n’est pas pour autant un poète hermétique; la simplicité et la précision avec laquelle il réussit à nous faire voir l’universel au travers d’expériences pourtant spécifiques transforme ses chansons en miroirs, au travers desquels on finit toujours par apercevoir une partie de soi. Qu’il soit question de relations amoureuses, du passage du temps ou de son Abitibi natale, le sujet est toujours porté par une plume émouvante et imagée. Suite à deux premiers albums sur lesquels il développe son identité d’auteur-compositeur-interprète au cours des années 2000, sa carrière solo atteint un niveau supérieur avec la sortie de Variations fantômes en 2011. Ce troisième opus est immédiatement acclamé par la critique comme le public, entre autres pour sa réinterprétation de grandes œuvres du répertoire classique, soigneusement échantillonnées pour habiller chaque morceau de sublimes arrangements orchestraux. Variations fantômes s’est retrouvé sur plusieurs listes de fin d’année de médias réputés (Le Devoir, La Presse), en plus d’être listé dans le top 25 des meilleurs albums québécois parus depuis 1990 par le Journal de Montréal et d’être nommé meilleur album de la décennie 2010 par CISM. Ses albums suivants obtiennent aussi une reconnaissance considérable : Ornithologie, la nuit (2014), La grande nuit vidéo (2017) et Nouvelle administration (2023) lui méritent des nominations aux Galas de l’ADISQ (dont une victoire pour le Félix de l’auteur ou compositeur de l’année en 2014), aux JUNOS et sur la longue liste du prix Polaris. Même s’ils suivent tous une recette similaire, chacun de ses albums est habité d’une personnalité qui lui est propre. C’est exactement pour cette familière simplicité que chaque nouvelle sortie de Philippe B est accueillie aussi chaudement : on ne sait jamais exactement sous quel angle il présentera ses histoires, mais on sait qu’on va vivre quelque chose de puissant. Au cours de sa carrière, Philippe B a accumulé les collaborations avec plusieurs artistes talentueux de la scène québécoise, notamment sur les plans de l’écriture (Safia Nolin, Vincent Vallières, Pierre Lapointe, Salomé Leclerc, entre autres) et de la réalisation (Les soeurs Boulay, Émile Bilodeau, Isabelle Boulay), sans oublier son rôle de guitariste auprès de Pierre Lapointe pendant les années 2000. Il se dévoile également dans le domaine du cinéma, en composant la trame sonore de deux films d’Éric Morin, Chasse au Godard d’Abbittibbi (2013) et Nous sommes Gold (2019), ainsi que du documentaire de Dominic Leclerc, Les chiens-loups (2019).

Between the sophisticated song of Cohen, Jacques Brel and Félix Leclerc, the rustic folk of Dylan, Neil Young and Richard Desjardins, the acoustic pop of Simon & Garfunkel and the ghostly melancholy of Nick Drake and Elliott Smith, there is Philippe B, who reminds us of the depth of what can be transmitted with nothing more than a guitar and a few words. It is on Cigale, the seventh album released on March 13, 2026, that we find him at his most raw and personal; inspired by his youth, Philippe illustrates the reality of a musician in the beginning of his career who tries as best he can to earn a living. It’s been more than 20 years now that Philippe B feeds Quebec with his precious songs. Recognized as one of our most brilliant singer-songwriters, the artist from Rouyn-Noranda touches by the beauty of his melodies, the finesse of his arrangements and the disarming intimacy of his texts. If he is a master in the art of autofiction, Philippe B is not for all that an hermetic poet; the simplicity and precision with which he manages to make us see the universal through specific experiences transforms his songs into mirrors, through which one always ends up perceiving a part of oneself. Whether it is a question of romantic relationships, the passage of time or his native Abitibi, the subject is always carried by a moving and pictorial pen. Following the first two albums on which he developed his identity as a singer-songwriter during the 2000s, his solo career reached a higher level with the release of Variations fantômes in 2011.This third opus is immediately acclaimed by critics and the public, among others for its reinterpretation of great works from the classical repertoire, carefully sampled to dress each piece with sublime orchestral arrangements. Variations fantômes has been on several year-end lists of renowned media (Le Devoir, La Presse), in addition to being listed in the top 25 of the best Quebec albums published since 1990 by the Journal de Montréal and being named best album of the decade 2010 by CISM. His following albums also get considerable recognition: Ornithologie, la nuit (2014), La grande nuit vidéo (2017) and Nouvelle administration (2023) earned him nominations at ADISQ galas (including a win for the Félix of the author or composer of the year in 2014), at JUNOS and on the long list of the Polaris Prize. Even if they all follow a similar recipe, each of his albums has its own personality. It’s exactly for this familiar simplicity that every new release of Philippe B is so warmly welcomed: you never know exactly in which angle he will present his stories, but you know you’re going to experience something powerful. During his career, Philippe B has accumulated collaborations with several talented artists from the Quebec scene, notably in terms of writing (Safia Nolin, Vincent Vallières, Pierre Lapointe, Salomé Leclerc, among others) and directing (Les sœurs Boulay, Émile Bilodeau, Isabelle Boulay), not to mention his role as guitarist with Pierre Lapointe during the 2000s. He also reveals himself in the field of cinema, composing the soundtrack of two films by Éric Morin, Chasse au Godard d’Abbittibbi (2013) and Nous sommes Gold (2019), as well as the documentary by Dominic Leclerc, Les chiens-loups (2019). This third opus is immediately acclaimed by critics and the public, among others for its reinterpretation of great works from the classical repertoire, carefully sampled to dress each piece with sublime orchestral arrangements. Variations fantômes has been on several year-end lists of renowned media (Le Devoir, La Presse), in addition to being listed in the top 25 of the best Quebec albums published since 1990 by the Journal de Montréal and being named best album of the decade 2010 by CISM. His following albums also get considerable recognition: Ornithologie, la nuit (2014), La grande nuit vidéo (2017) and Nouvelle administration (2023) earned him nominations at ADISQ galas (including a win for the Félix of the author or composer of the year in 2014), at JUNOS and on the long list of the Polaris Prize. Even if they all follow a similar recipe, each of his albums has its own personality. It’s exactly for this familiar simplicity that every new release of Philippe B is so warmly welcomed: you never know exactly in which angle he will present his stories, but you know you’re going to experience something powerful. During his career, Philippe B has accumulated collaborations with several talented artists from the Quebec scene, notably in terms of writing (Safia Nolin, Vincent Vallières, Pierre Lapointe, Salomé Leclerc, among others) and directing (Les sœurs Boulay, Émile Bilodeau, Isabelle Boulay), not to mention his role as guitarist with Pierre Lapointe during the 2000s. He also reveals himself in the field of cinema, composing the soundtrack of two films by Éric Morin, Chasse au Godard d’Abbittibbi (2013) and Nous sommes Gold (2019), as well as the documentary by Dominic Leclerc, Les chiens-loups (2019).

Charlotte Cornfield (21h)

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Ce contenu provient du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue et est adapté par PAN M 360

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