noise-rock / post-punk / post-rock

Taverne Tour : Protomartyr + Yoo Doo Right + Hot Garbage + Alix Fernz au Belmont

par Rédaction PAN M 360

Alix Fernz (20h)

Rugueuses, contrastées et labyrinthiques, les pièces d’Alix Fernz s’engagent dans l’enclave scalène du post-punk tout en flirtant avec la pop hypnagogique, créant un hybride lo-fi entre synthwave et rock alternatif, sur lequel se greffent des mélodies accrocheuses mais dénaturées. « Manœuvrant des riffs saturés et la quête assumée d’un son brut, Alix Fernz crée une musique imprégnée d’un esprit DIY résolument marginal. » (The Line of Best Fit)

Scratchy, contrasting and labyrinthine, songs from Alix Fernz venture deep into post-punk’s scalene enclave, also flirting with hypnagogic pop, resulting in a lo-fi hybrid between synthwave and alternative rock, topped with catchy yet kooky melodies. “Trading in fuzzed-out riffs and the unapologetic pursuit of raw sound, Alix Fernz is making music shot through with a DIY outsider spirit.” (The Line of Best Fit)

Hot Garbage (21h)

Hot Garbage se fond dans un amalgame d’éléments sonores hautement volatil, mais indéniablement accessible. Puisant dans les rythmes moteurs du post-punk sombre et du krautrock motorik, la formation torontoise intègre avec fluidité des mélodies lumineuses et des textures tourbillonnantes à des arrangements délibérés et introspectifs. Depuis sa formation en 2015, le quatuor a largement tourné à travers le Canada, les États-Unis, l’Europe et le Royaume-Uni, présentant ses performances live intenses dans des festivals tels que Levitation, Freakout Fest, Treefort, SXSW, Sled Island, FME, M pour Montréal et Pop Montréal, et partageant la scène avec des artistes notables comme Osees, Ty Segall, L.A. Witch, Frankie and the Witch Fingers, JJUUJJUU, Mdou Moctar, Wand et Kikagaku Moyo. Le groupe est récemment revenu avec Precious Dream (paru le 19 janvier 2024 via Mothland et Exag’ Records), une vaste collection de chansons écrites en isolement et rassemblées aux côtés du producteur visionnaire Graham Walsh (METZ, Preoccupations, Holy Fuck, !!!), offrant un souffle nouveau et exaltant au post-punk et à la psychédélie moderne, une expérience d’écoute à la fois cathartique et introspective.

Hot Garbage melt into a heavily volatile yet undeniably palatable amalgamation of sonic elements. Calling on the driving rhythms of dark post-punk and motorik krautrock, the Toronto-based outfit seamlessly works shining melodies and swirling textures into deliberate, brooding arrangements. Since forming in 2015, the four-piece have toured extensively throughout Canada, the United States, Europe and the United Kingdom, bringing their intense live sets to festivals such as Levitation, Freakout Fest, Treefort, SXSW, Sled Island, FME, M for Montreal and Pop Montreal, and sharing the stage with notable acts such as Osees, Ty Segall, L.A. Witch, Frankie and the Witch Fingers, JJUUJJUU, Mdou Moctar, Wand and Kikagaku Moyo. The quartet recently returned with Precious Dream (January 19, 2024 via Mothland & Exag’ Records), a sprawling collection of songs written in isolation and brought together alongside visionary producer Graham Walsh (METZ, Preoccupations, Holy Fuck, !!!), offering an exhilarating new breath into the world of post-punk and modern psychedelia, a listening experience that is equally cathartic and introspective.

Yoo Doo Right (22h)

La formation de rock expérimental Yoo Doo Right (Montréal, CA) marie guitares mélodiques et bruyantes, trames de synthétiseurs trafiqués, lignes de basse étoffées et déchaînements percussifs calculés, rendant des pièces tentaculaires et cathartiques. Puisant inspiration non seulement du post-rock, du krautrock et du shoegaze, de la musique classique et concrète, comme de l’électroacoustique, elle crée un son unique dévoilant « des gigantesques monoliths de riffs rugissants qui se brisent contre des essaims de rythmes turbulents » (PopMatters).

Experimental rock outfit Yoo Doo Right (Montréal, CA) wed noisy, melodic guitar parts, effects-laden synthesizer soundscapes, deep bass grooves and patented percussive furies into sprawling, cathartic musical pieces. Drawing inspiration from post-rock, krautrock, shoegaze, classical music, electroacoustics, and musique concrète, they create a unique sound where “towering monoliths of roaring riffs crash against swarms of restless rhythms” (Pop Matters).

Protomartyr (23h)

Depuis leurs débuts en 2012 avec No Passion All Technique, le groupe post-punk de Detroit Protomartyr a maîtrisé l’art d’évoquer un lieu : l’humilité abrasive du Midwest propre à leur ville natale, ainsi que la lecture radiographiée de l’Amérique qu’offre leur point de vue. Protomartyr — Joe Casey au chant, Greg Ahee à la guitare, Alex Leonard à la batterie et Scott Davidson à la basse — est devenu synonyme d’assemblages caustiques et impressionnistes où se mêlent politique et poésie, le littéral et l’oblique.

Since their 2012 debut No Passion All Technique, the Detroit post-punk band Protomartyr have mastered the art of evoking place: the grinding Midwest humility of their hometown, as well as the x-rayed elucidation of America that comes with their vantage. Protomartyr—vocalist Joe Casey, guitarist Greg Ahee, drummer Alex Leonard, and bassist Scott Davidson—have become synonymous with caustic, impressionistic assemblages of politics and poetry, the literal and oblique.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient du Taverne Tour et est adapté par PAN M 360

jazz-rock / rock alternatif / synth-pop

Taverne Tour : Klaus + Fleur de peau au Chez Baptiste

par Rédaction PAN M 360

Fleur de peau (22h)

Fleur de Peau est un duo synth-pop né en 2023, formé de Louis Fernandez et Élie Dubois-Sénéchal. Leur musique, influencée par les années 80, mêle mélancolie, urgence de vivre et engagement queer et féministe. En 2024, ils sortent un premier album aux sonorités électro, punk, dreampop et indie rock, à la fois percutant et poétique.

Fleur de Peau is a synth-pop duo formed in 2023, composed of Louis Fernandez and Élie Dubois-Sénéchal. Their music, influenced by the 1980s, blends melancholy, a sense of urgency, and queer and feminist activism. In 2024, they released a debut album with electro, punk, dreampop, and indie rock influences—both powerful and poetic.

Klaus (23h)

Derrière le visage de Klaus, buriné par l’âpreté du chemin parcouru, les têtes et les cœurs de François Lafontaine (Karkwa, Marie-Pierre Arthur, Galaxie) et Joe Grass (Patrick Watson, Elisapie, The Barr Brothers, Lhasa) ont reconnu l’ampleur des saccades l’ayant mené au bord du ravin. Est-ce que, tout ce temps-là, c’était eux le monstre? Ou avaient-ils simplement œuvrés à le nourrir chaque matin? Dans chaque petit geste, chaque décision plus facile à prendre que la précédente, ils parviennent, avec l’album II, à faire taire le bruit ambiant, la réverbération et l’écho inutile des faits marquants du jour pour offrir la splendeur d’un rush de sucre et l’amplitude d’une vague. C’est Joe Grass et François Lafontaine — deux mules prêtes à porter sur leurs épaules une entité plus grande qu’eux. C’est Frankenstein sur un buzz de Smarties. C’est Klaus.

Behind Klaus’s face, weathered by the harshness of the road traveled, the minds and hearts of François Lafontaine (Karkwa, Marie-Pierre Arthur, Galaxie) and Joe Grass (Patrick Watson, Elisapie, The Barr Brothers, Lhasa) recognized the magnitude of the jolts that had driven it to the edge of the ravine. All that time, were they the monster? Or had they simply been feeding it every morning? In every small gesture, every decision easier to make than the last, they manage, with the album II, to silence the surrounding noise, the reverberation and the useless echo of the day’s headlines, in order to offer the splendor of a sugar rush and the sweep of a wave. It is Joe Grass and François Lafontaine — two pack mules ready to carry on their shoulders an entity larger than themselves. It is Frankenstein on a Smarties buzz. It is Klaus.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient du Taverne Tour et est adapté par PAN M 360

alt-folk / indie pop / soul/R&B

Taverne Tour : Hanorah + Makenzie au Verre Bouteille

par Rédaction PAN M 360

Makenzie (21h)

À travers des arrangements et des textes qui bousculent les codes de la pop et de la chanson, Makenzie déploie un univers à la fois sensible et électrisant. Mariant habilement folk, rock et pop baroque, sa musique s’ancre dans une réminiscence des années 60-70 et se porte d’une énergie résolument féministe. Entourée de musicien·ne·s audacieux·ses sur scène, l’ensemble cohésif livre un spectacle incarné et touchant.

Through arrangements and lyrics that challenge the conventions of pop and chanson, Makenzie unfolds a universe that is at once sensitive and electrifying. Skillfully blending folk, rock, and baroque pop, her music draws on the echoes of the 1960s and 70s while carrying a resolutely feminist energy. Surrounded on stage by bold and daring musicians, the cohesive ensemble delivers a performance that is immersive, heartfelt, and powerful.

Hanorah (22h)

La recherche est au cœur de la nouvelle collection de chansons live de Hanorah. Après une récente séparation collaborative, elle a accueilli un mélange de musiciens virtuoses issus de genres tels que le RnB, le rock et le shoegaze, pour accompagner sa prouesse vocale alors qu’elle navigue à travers des ballades harmoniques douces et des morceaux plus lourds. Peu importe le tempo, son spectacle dégage chaleur, humour et vulnérabilité.

Searching is at the core of Hanorah’s new collection of live songs. After a recent collaborative split, she welcomed a blend of virtuosic musicians from genres such as RnB, rock, and shoegaze, to backdrop her vocal prowess as she weaves through soft harmonic ballads and heavy jams. Regardless of the tempo, her show exudes warmth, humor, and vulnerability.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient du Taverne Tour et est adapté par PAN M 360

classique / période romantique / saxophone

OSM : López, Childs et Mahler – l’espoir au cœur de l’exil

par Rédaction PAN M 360

Bien que contrastées, les trois œuvres présentées au programme s’harmonisent autour d’une réflexion sur l’espoir face à la souffrance. López et Childs plongent au cœur de la douleur du déracinement et de la séparation, tandis que Mahler, en quête d’un Paradis unificateur, nous transporte vers une vision lumineuse des joies célestes de l’enfance. Un programme fascinant qui vous invite à réfléchir sur l’humanité, l’aspiration spirituelle et la beauté de la vie à travers la musique classique.

This program brings together three contrasting works, each exploring the theme of hope in the face of hardship. López and Childs delve into the pain of displacement and loss, while Mahler, in his quest for a transcendent refuge, paints a luminous picture of the heavenly joys of childhood. A compelling program that uses the power of classical music to inspire reflection on humanity, spiritual yearning, and the beauty of life.

Programme

Jimmy López, Perú Negro (17 min)
Billy Childs, Diaspora, Concerto pour saxophone et orchestre (23 min)
Gustav Mahler, Symphonie no 4 (54 min)

Program

Jimmy López, Perú Negro (17 min)
Billy Childs, Diaspora, Concerto for Saxophone and Orchestra (23 min)
Gustav Mahler, Symphony No. 4 (54 min)

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

rock alternatif / stoner-rock

Francos de Montréal : FUUDGE – Lancement d’album au Cabaret Foufounes Électriques

par Rédaction PAN M 360

À la fois psych, stoner et grunge, Fuudge à la finesse de varger avec mélodie, subtilité et pertinence. Tout en conservant une désinvolture juvénile invitante, David Bujold et ses acolytes expérimentés ont rapidement su élever leur groupe au rang d’incontournable de la scène rock québécoise actuelle.

Both psych, stoner, and grunge, Fuudge strike with melodic force, subtlety, and purpose. While maintaining an inviting youthful nonchalance, David Bujold and his seasoned bandmates have quickly elevated the group to must-see status on today’s Québec rock scene.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient des Francos de Montréal et est adapté par PAN M 360

cirque / classique / musique de film

OSM : Stellaire – l’orgue fait son cirque

par Rédaction PAN M 360

En route pour un voyage au milieu des étoiles où les arts du cirque jonglent habilement avec la multitude de sonorités du Grand Orgue Pierre-Béique. Découvrez ce spectacle inédit au son des musiques de Philip Glass et de la spectaculaire Suite Interstellar de Hans Zimmer. Ouvrez grand vos yeux et vos oreilles!

Embark on a journey to the stars in this unique concert where the circus arts seamlessly blend with the majestic sounds of the Grand Orgue Pierre-Béique. Immerse yourself in this extraordinary spectacle, accompanied by the music of Philip Glass and Hans Zimmer’s awe-inspiring Interstellar Suite. A true feast for the eyes and the ears!

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Montréal et est adapté par PAN M 360

baroque / classique

Rameau : Pièces de clavecin en concerts à la salle Bourgie

par Rédaction PAN M 360

Composées en 1741, les irrésistibles Pièces de clavecin en concerts constituent les seules œuvres de musique de chambre écrites par Rameau. Le claveciniste de renommée internationale Bruno Procopio nous en révèle toute l’élégance et la finesse en compagnie d’artistes montréalais de premier plan.

Rameau’s only chamber music collection, the 1741 Pièces de clavecin en concerts, offers an irresistible taste of French Baroque elegance. Internationally renowned harpsichordist Bruno Procopio reveals all the finesse of these masterpieces alongside leading Montréal artists.

Programme/program

RAMEAU Pièces de clavecin en concerts, RCT 7 à/to 11

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de la salle Bourgie et est adapté par PAN M 360

expérimental / musique contemporaine

Chants libres : Laboratoire Lyrik 04 – Projet Ténèbres à l’Église Sacré-Cœur-de-Jésus

par Rédaction PAN M 360

Pour cette 4e édition de Laboratoire Lyrik, Chants Libres invite la soprano Catherine St-Arnaud. Initiés par la directrice artistique Marie-Annick Béliveau, les laboratoires lyrik sont des résidences d’expérimentation qui réunissent des artistes de différentes disciplines pour explorer de nouveaux processus de création en art lyrique.

For this 4th edition of Laboratoire Lyrik, Chants Libres welcomes soprano Catherine St-Arnaud. Led by artistic director Marie-Annick Béliveau, the Lyrik laboratories are experimental residencies that bring together artists from different disciplines to explore new creative processes in lyrical art.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de Chants libres et est adapté par PAN M 360

deep techno / DJ set / spoken words

Dômesicle — Wata Igarashi (JP/NL) • Marie Davidson (DJ set) • Asha à la SAT

par Rédaction PAN M 360

Une nuit pour plonger dans les profondeurs hypnotiques de la techno avec Wata Igarashi, figure clée de la scène japonaise, Marie Davidson, icône d’ici dont la réputation n’est plus à faire, et Asha, du collectif montréalais Ether. Producteur le jour et maître des atmosphères psychédéliques la nuit, Wata Igarashi signera un set techno autant trippy que raffiné et d’une précision méticuleuse. Marie Davidson nous offrira son électro brute et élégante à l’énergie post-punk et où le dancefloor devient son exutoire – pour le plus grand plaisir de tous.tes. La cofondatrice du collectif Ether, Asha, s’imposera elle aussi avec ses sonorités bass, percussives et polyrythmiques. Êtes-vous prêt.e.s pour cette soirée surréelle?

Get ready for raw rave energy in the dome. Featuring: Dr. Rubinstein, Berlin’s underground icon who will unleash her acid house and techno; Safia Nihil, Chez.Kito.Kat Records co-founders’ new project, and Montreal duo AGUMA. Punchy basslines. Hypnotic synths. Solid grooves. Dr. Rubinstein will deliver her rave techno, blending acid basslines, eclectic selections, and non-stop energy. She’s joined by two Montreal duos: Safia Nihil—the project of DBY and Shadya from Chez.Kito.Kat Records—who will take you on a journey through downtempo lo-fi, modal jazz, acid, and North African-inspired sounds; and AGUMA, who will offer a live performance with immersive, polyrhythmic textures spanning dub, jazz, and fourth world. A night to get lost in sound, between sonic experimentation and moments of collective trance.

Wata Igarashi

Wata Igarashi s’est rapidement imposé comme l’un des DJ et producteurs les plus en vue du Japon. Il explore le côté le plus profond de la techno à travers des EPs acclamés sur Midgar, The Bunker NY et le label Bitta de DJ Nobu, ainsi que des morceaux marquants sur des compilations de Semantica et Time to Express. Le jour, Igarashi travaille comme producteur sonore, et les compétences qu’il a développées à travers ce métier se reflètent dans ses productions, reconnues pour leur subtilité et leur finition soignée. Igarashi poursuit un son similaire dans ses sets DJ, développant une approche distinctive de la techno plus psychédélique et trippy pour laquelle le Japon est désormais réputé.

Wata Igarashi has quickly emerged as one of Japan’s leading DJs and producers. He has been exploring the deeper side of techno through well-received EPs on Midgar, The Bunker NY, and DJ Nobu’s Bitta label, as well as standout tracks on compilations on Semantica and Time to Express. By day, Igarashi works as a sound producer and the skills he has developed through his work are reflected in his productions, which are distinguished by their subtle and carefully polished feel. Igarashi pursues a similar sound in his DJ sets, developing a distinctive take on the more trippy and psychedelic brand of techno Japan has become known for.

Marie Davidson

Marie Davidson est une force audacieuse de la musique électronique, mêlant techno, spoken-word et pop expérimentale pour créer un son unique. La productrice montréalaise s’est fait remarquer avec Perte d’identité et Working Class Woman (nommé au Polaris), explorant avec humour et intensité les dualités de la vie nocturne. En 2020, elle a élargi son univers avec Renegade Breakdown, pour des chansons pop expérimentales où elle chante pour la première fois. Son sixième album, City of Clowns, marque un retour audacieux à la scène club avec un son hybride mêlant techno, spoken-word et pop mélodique, reflétant ses racines pré-pandémie tout en évoluant vers de nouveaux thèmes, dont un regard critique sur les géants du numérique.

Marie Davidson is a fearless force in electronic music, blending techno, spoken-word, and experimental pop into a signature sound. The French-Canadian producer first gained attention with Perte d’identité and the Polaris-nominated Working Class Woman, exploring the dualities of nightlife with wit and intensity. In 2020, she expanded her sound on Renegade Breakdown, collaborating with Pierre Guerineau and Asaël Robitaille to craft experimental pop songs where she sang for the first time. Her sixth album, City of Clowns, marks a bold return to the club scene with a hybrid sound merging techno, spoken-word, and melodic pop, reflecting both pre-pandemic roots and an evolution shaped by new themes, including a critical take on Big Tech.

Asha

Asha est une force montante de la scène électronique montréalaise. Originaire de Toronto et profondément enracinée dans la culture caribéenne, elle puise dans son riche héritage musical pour créer des sets où se mêlent des sonorités lourdes en basses, percussives et polyrythmiques qui franchissent les frontières et les genres. Que ce soit en solo ou au sein du duo Runa and Asha, elle a forgé une identité sonore singulière, naviguant entre techno, bass, électro, breaks et plus encore. En dehors des platines, Asha est une organisatrice engagée et cofondatrice d’Ether, un collectif dédié à la mise en lumière des expressions contemporaines et diasporiques au sein de la musique bass.

Asha is a rising force in Montreal’s electronic music scene. Originally from Toronto but with deep Caribbean roots, her sets are a reflection of her rich musical upbringing—seamlessly fusing bass-heavy, percussion-driven, polyrhythmic sounds that transcend borders and genres. Whether solo or as one half of the DJ duo Runa and Asha, she’s carved out a distinct sound that moves fluidly between techno, bass, electro, breaks, and more. Beyond the booth, Asha is a dedicated organizer and co-founder of Ether, a collective committed to spotlighting contemporary and diasporic expressions within bass music.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de la SAT et est adapté par PAN M 360

classique occidental / musique contemporaine / période classique

Daniel Bartholomew-Poyser chez Obiora : charisme et clarté

par Frédéric Cardin

Un concert de l’Ensemble Obiora a de quoi rendre heureux n’importe qui. Un, l’orchestre est bon, deux, l’ambiance est souriante et familiale (il y a des jeunes partout!) et trois, on y fait souvent de belles découvertes musicales, côtoyant quelques bons piliers du répertoire. 

Hier soir à la salle Pierre-Mercure à Montréal, on a eu droit à tout cela. En plus, il s’agissait aussi du premier concert de Daniel Bartholomew-Poyser en tant que Chef invité principal. L’homme a du charisme. Il s’exprime dans un un bon français et bien sûr en anglais, dans un échange spontané entre les deux langues, ‘’Montreal style’’. Il a de l’humour et trahit sympathiquement sa passion du classique. On peut dire que, en termes d’image et de marketing, Obiora semble avoir fait un bon choix. 

LISEZ L’ENTREVUE AVEC LA DIRECTRICE GÉNÉRALE ET CO-FONDATRICE DE L’ENSEMBLE OBIORA, ALLISON MIGEON, QUI PARLE DE DANIEL BARTHOLOMEW-POYSER

Côté musical, on découvre également un artiste qui aime beaucoup construire son ensemble selon des critères de clarté et de précision très appuyés. L’homme est un affineur de détails. 

Le berceau de la symphonie classique

Une évidence en entrée de jeu, alors qu’on a joué la rarement entendue première symphonie de Haydn. Comme l’a dit Bartholomew-Poyser de façon rigolote, pas de no 104, ou 103, ou 88, ou aucune autre sans la no 1! Le chef a immédiatement installé sa vision d’une musique hyper découpée, portée par des rythmes ciselés. Une jolie introduction, nonobstant le fait que ça reste du Haydn pas encore totalement au sommet de son art de la concision : le deuxième mouvement est trop long. 

Afin de donner l’occasion à la section des vents de resplendir, le chef a choisi d’enchaîner avec les délicates et néo-classiques Trois Pièces Brèves pour quintette à vent, de Jacques Ibert. Un univers résolument français, fait d’élégance et de pureté instrumentale, fort bien interprété par les premières chaises de flûte, hautbois, clarinette, basson et cor de l’ensemble. 

Une tornade en Première mondiale

Then the sky was amber, un concerto pour alto au caractère de poème symphonique suivait, en première mondiale. La nouvelle création de l’Irano-canadien (de Toronto) Saman Shahi évoque, dans un langage oscillant entre atonalité contemporaine et chromatisme cinématographique, la construction d’une tempête.

D’abord éloignée, puis se rapprochant et enveloppant tout, pour se résorber et laisser derrière elle un paysage dévasté mais coiffé par la beauté évanescente d’un ciel ambré (d’où le titre de l’oeuvre). La soliste Sharon Wei a navigué à travers les rafales de la musique très expressive de Shahi, alliant virtuosité et puissance sonore. Tour à tour résistant vaillamment à la tourmente et commentant pensivement un décor laissé exsangue, l’alto de Mme Wei a résonné avec force. 

Attrayante modernité de Caroline Shaw

J’aime énormément la musique de la compositrice qui suivait dans le programme : Caroline Shaw. L’États-Unienne sait très habilement mêler les techniques de l’avant-garde moderne avec l’écriture néo-tonale accessible. Ses idées sont souvent simples mais construites avec beaucoup d’efficacité. La pièce choisie par Bartholomew-Poyser, Entr’acte, est un hommage en forme de déconstruction du langage classique (clin d’œil à Haydn), tant harmonique que rythmique. Comme dans une pulsation organisée par des inspiration-expirations, une mélodie simple et élégante est régulièrement triturée, désarticulée, avant de revenir à son état d’origine. C’est une musique fine, agréable à découvrir et stimulante. On attend avec plaisir la prochaine itération ‘’destructive’’ afin de voir quelle tactique la compositrice utilisera pour illustrer son propos. 

Pulcinella 

Le Pulcinella de Stravinsky terminait la soirée. Une façon pour le chef d’utiliser l’entièreté des possibilités techniques de l’ensemble. Une version très correcte, si ce n’est de quelque aigreur dans les premiers violons, ou le hautbois ne démontrant pas la tenue narrative voulue dans la Serenata (2e mouvement). Il y avait également un nombre un peu trop élevé de déchirures chez les cors plus loin dans l’œuvre. 

Au-delà de ce chipotage, on a apprécié l’exceptionnelle précision de la construction des portraits et des décors par le chef. À l’image de ce qu’il nous a montré en début de concert, Bartholomew-Poyser tisse des toiles presque arachnéennes avec son orchestre. Un travail assidu de la sorte donnera certainement de très beaux résultats à moyen terme. On appréciera de sa part, éventuellement, l’ajout d’un liant holistique, un velours timbral d’ensemble qui évitera de tomber dans la granularité sonore excessive. Mais cela viendra en temps et lieu.

En attendant, le nouveau Chef invité principal a démontré de fort belles qualités de direction musicale, mais aussi de communication et de choix artistiques. J’aurai grand plaisir à voir et entendre ce qu’il fera dans les trois prochaines années de son nouveau contrat. 

Inscrivez-vous à l'infolettre