Afrique / musique traditionnelle ouest-africaine

Nuits d’Afrique | Manamba Kanté, une diva incontestable

par Sandra Gasana

J’ai rarement vu la scène Loto Québec aussi pleine. D’habitude, au début du concert de 19h, il y a du monde mais c’est rarement blindé. Là, avant même que la diva guinéenne n’apparaisse, les festivaliers étaient arrivés en avance, pour espérer voir leur idole de plus près. Celle que l’on surnomme la nouvelle star de la soul guinéenne était accompagnée par les mêmes musiciens que son époux Soul Bang’s la veille, au Balattou.

Avec eux, elle opte de commencer avec une chanson aux allures reggae, et d’emblée, l’assemblée se met à chanter les paroles à l’unisson. Vêtue d’une tenue rouge à paillette, et des manches en toile, la griotte descendante de la légende Mory Kanté n’a rien à prouver : le talent coule dans ses veines. Avec un nouvel album paru en juin, Mousso Chapitre 1, qui signifie femme en bambara, elle joue avec des maracas africaines tout au long du show, sur lequel elle rapproche son micro quand c’est nécessaire.

Sur les morceaux un peu plus rythmés, elle nous dévoile son talent de danseuse, et sur d’autres plus calmes, sa voix nous transcende. « Cette chanson est pour les mamans. Mais je ne veux pas le faire de manière triste, mais je veux le faire dans la joie de vivre », nous prévient-elle avant la chanson éponyme Mousso. Par moments, sa voix me fait penser à celle d’Oumou Sangaré, surtout quand elle va dans les aigus.

Il n’est pas toujours bon de comparer, mais dans ce cas-ci, la touche traditionnelle est plus présente que dans le registre de son époux, qui a joué la veille. Elle insère du moderne dans sa musique mais elle le fait en gardant l’essence traditionnelle guinéenne. 

Le morceau Bhouloundjouri a particulièrement plu à l’audience qui connaissait les moindres paroles et en redemandait, même une fois que la chanson était terminée. Une expression que j’entends souvent lors de concerts en Afrique de l’Ouest est : « Il faut bisser », ce qui signifie il faut rejouer le morceau. J’ai entendu cette expression dans la foule de samedi soir.

Elle a joué plusieurs morceaux de son plus récent album, tel que Mon Roi, mais elle a également fait plusieurs de ses singles, comme Ké Douma Suma.Tel que mentionné lors de mon entrevue avec le couple, il était question que Soul Bang’s fasse une apparition lors du concert de son épouse, comme elle l’avait fait la veille au Balattou. C’est ce qu’il a fait, apparaissant en tenue tradi-moderne, chapeau assorti et lunettes fumées.

À peine sur scène, il a pris le contrôle et Manamba s’est effacée le temps de quelques chansons, avant de reprendre sa place lors d’un échange avec le public comme seules les griottes savent le faire. C’était comme si elle prêchait, avec quelques mélodies puissantes en accompagnement. « Je suis l’héritière de Soumaoro Kanté, mes ancêtres étaient forgerons, griots. Le balafon vient de la Guinée, et ce sont les Kouyaté qui jouent ça », nous enseigne-t-elle.
Une femme tout près de moi semblait acquiescer ce que l’artiste disait, puis Soul Bang’s a rajouté sa touche soul à tout ça.
Il ne restait que 4 minutes, qui auraient pu être assez pour une dernière chanson de Manamba avant de clôturer, mais Soul Bang’s a préféré jouer son morceau Djere Lele, qu’il avait joué la veille au Balattou. Il a ainsi pu ressentir les émotions que sa femme a vécu durant près d’une heure ce soir-là.

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Afrique / afro-latin / électronique / latino

Nuits d’Afrique | El Gato Negro, un félin pas comme les autres

par Sandra Gasana

Rien à voir avec le célèbre cabaret Le Chat Noir à Paris, l’artiste a été baptisé « El Gato Negro » durant son séjour en Amérique latine, puisqu’on le décrivait comme « un animal nocturne, un chat de gouttière, légèrement brigand sur les bords ». Ce nom ne l’a jamais quitté, même une vingtaine d’années plus tard.

Il débute par le chant, puis se met à danser, avant de rajouter une sorte de flûte immense, avec un bout noir. Il retourne ensuite vers sa console pour nous balancer du son fusionnant rythmes africains, latino-américains, de l’électro, le tout bien agencé.

Mon coup de cœur est clairement Mundo Cae, en duo avec Assane Mboup, un artiste sénégalais dont il fait l’éloge. Tiré de l’album Tigre qui pleure, paru en 2024, on remarque son penchant pour les félins. De plus, il maitrise l’art de la mise en scène, incarne un personnage durant ses performances, alliant le théâtre, la danse et le chant.

Dans un espagnol impeccable, il s’adresse au public dans cette langue, que plusieurs semblaient comprendre. Il rend d’ailleurs hommage aux Colombiens dans la salle, entre deux morceaux.

« Vous avez l’air étrange, Montréal, et j’aime ça ! » affirme-t-il avant de jouer un morceau qui prône la différence.

Un moment fort de la soirée était durant Bombon de canela, de l’album Ouvre la porte paru en 2019, sur laquelle il inclut la fameuse phrase « Como si fuera esta noche la ultima vez » dans Besame Mucho. Il nous fait une feinte à la fin de la chanson, restant immobile pendant presque 2 minutes, avant de revenir avec le rythme dansant.
Dans Marie-Claire, cette femme qui « tire sur les mauvais maris », nous savourons un mélange de rythmes latins anciens, mais remis au goût du jour avec de l’électro et autres bruits d’ambiance ajoutés par l’artiste. C’est un peu cela l’univers d’El Gato Negro, des rythmes afro-latins, revisités par l’électronique mais aussi en y insérant des sons tels que le balafon, la kora ou le tama.

Une mention spéciale a été faite au label Cosmovision, qui est à l’origine de cette invitation. Ce label a bien démontré l’étendue de son réseau, nous faisant découvrir des pépites lors de cette édition des Nuits d’Afrique.

Crédit Photo: André Rival

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gnawa

Nuits d’Afrique 2025 | Un réacteur à fusion gnawa nommé Saïd Mesnaoui

par Frédéric Cardin

Le Montréalais Saïd Mesnaoui n’est peut-être pas né dans la métropole et partage peut-être son temps désormais entre celle-ci, Paris et le Maroc, mais après y avoir vécu un douzaine d’années et y avoir tissé un réseau d’amis indéfectibles, c’est toujours un peu comme s’il rentrait à la maison chaque fois qu’il vient y donner un concert. C’est d’ailleurs en partie grâce à Montréal que l’artiste a élaboré et construit son style post-gnawa trad, ce que le nom de son groupe Transe Gnawa Fusion trahit efficacement. 

Mâtiné de reggae, de funk, de rock, de jazz et que sais-je, son gnawa, un genre musical classique et sacré d’une grande puissance spirituelle, lui-même issu d’une fusion entre islam, rites de possession (l’adorcisme) et pratiques provenant de descendants d’esclaves dans la région subsaharienne du Maroc. Un genre avec des codes précis et des usages réservés, donc. Mais la force expressive de cette musique a vite convaincu des gens, y compris des étrangers, d’y porter attention et même de la pratiquer en dehors de cercles strictement religieux. Il existe, à Montréal, des artistes qui font de la musique gnawa pure. Mais Saïd Mesnaoui, une fois ses valises déposées à Montréal en 1986, a eu envie de moderniser l’approche, et le résultat en fut ce qu’on entend depuis avec Transe Gnawa Fusion.

ÉCOUTEZ L’ENTREVUE AVEC SAÏD MESNAOUI

Vendredi dernier, au Théâtre Fairmount, le potage épicé et vigoureux concocté par Mesnaoui a encore une fois rempli ses promesses, soulevant de leurs sièges les spectateurs, qui ont amplement dansé et balancé les hanches aux divers rythmes sous-jacents utilisés par l’artiste expérimenté pour propulser sa vision de la tradition gnawa. Des grands classiques, qu’on peut entendre sur les albums existants, dont plusieurs issus du plus récent opus, Al Maddloum (l’Opprimé), mais quelques chansons qui trahissent un nouveau programme à venir dans un éventuel enregistrement. 

On s’est amusé, on a bien absorbé toute l’énergie jaillissante des musiciens sur scène, et on est reparti satisfaits. 

Aziz Badi – Percussions 

Pascal Bujold – Guitare 

Jean-Christophe Carette – Piano

André Désilets – Instruments à vents (cuivre + bois) 

Gabriel Lajoie – Basse 

Saïd MESNAOUI – Voix 

Sylvain Plante – Batterie

Rachide Salamatte – Percussions

kora / musique traditionnelle ouest-africaine

Nuits d’Afrique 2025 | Sousou et Maher Cissoko : douceur et complicité

par Frédéric Cardin

Le concert de Sousou et Maher Cissoko, duo de guitare/kora/chant sénégalo-suédois, avait quelque chose de bienveillant et entièrement approprié. Pour la troisième fois de leur carrière, l’homme et la femme, couple dans la vie, a foulé la scène du club Balattou. On savait à quoi s’attendre, car leurs albums donnent une bonne idée du son et de l’ambiance, lesquels sont bien respectés en live. Quelques nouvelles chansons ont été offertes, celles qui risquent le plus de se retrouver sur un prochain album prévu (on ne sait pas trop quand encore). Sousou nous l’avait d’ailleurs promis dans l’entrevue qu’elle m’a accordée avant le concert. 

LISEZ L’ENTREVUE AVEC SOUSOU CISSOKO

Les deux artistes sont complices de vie et de musique, ça on s’en aperçoit. Les regards sont sincères, empreints d’amour et de tendresse, mais pas de façon ostentatoire, comme pour cogner sur le clou ou jouer le jeu. Non, c’est juste quelque chose que l’on détecte et que l’on sent. Cette énergie est transportée par et dans la musique, toujours d’énergie égale, comme un accompagnement à la promenade dans le temps et l’espace du monde des griots. Quelques pièces agitent un brin plus l’air du Balattou, mais ça reste essentiellement une musique qui fait du bien, qui ne cherche pas à surenchérir sur l’urgence et l’énervement. Une musique qui fait un bien fou en un temps de stress ambiant franchement fatiguant. 

Une musique qui, par sa nature même, mais aussi grâce à son couple d’interprètes authentiques et inspirants, traverseurs de frontières et passeurs d’humanisme, nous remplit d’espoir et d’optimisme.

latino / salsa

Nuits d’Afrique | Las Karamba et leur salsa engagée

par Michel Labrecque

Comment vous dire? En cette fraîche soirée de juillet, les scènes du Festival Nuits d’Afrique étaient littéralement enflammées. D’abord, pour le concert de Manamba Kante, la fille du griot Mory Kanté, un des précurseurs de la modernisation des musiques africaines. La foule, très multiculturelle, mais très africaine-montréalaise, était en transe.

Cet état d’esprit allait-il se maintenir pour le concert suivant, avec Las Karamba, un sextette de latino-américaines immigrées à Barcelone, qui se sont appropriées la salsa et les rythmes afro-cubains? Oh que oui!

Las Karamba, ce sont deux sœurs vénézuéliennes, deux Cubaines, une Argentine et une Catalane, qui se sont rencontrées dans la métropole de Catalogne. Deux albums plus tard, les femmes produisent une salsa originale, féministe, engagée et festive. Difficile de résister au charisme magnétique de la chanteuse Ahyvin Bruno et de ses collègues.

Elles font une salsa sans cuivres, à part une flûte traversière, où les voix prennent beaucoup de place. Nous sommes parfois dans une salsa rap ou slam, avec des textes parlés. Les deux percussionnistes tiennent la rythmique bien serrée, mais dans la complexité. On n’entend pas de grandes improvisations, mais la présence des six femmes et leur enthousiasme compense.

Le baromètre ultime de ce genre de concert: ça dansait beaucoup et ça souriait abondamment. Celles et ceux qui comprennent l’espagnol ont aussi pu méditer sur ce qui reste du patriarcat aujourd’hui, tout en se dandinant. Le monde est paradoxal, mes ami-e-s.

Au milieu de leur prestation, les filles ont chanté a capella, une chanson de résistance. Ce fut un moment magique.La salsa incarne parfois un monde masculin et machiste. Las Karamba nous a fourni un antidote féministe. Dans la foulée de la Cubaine-Américaine Celia Cruz, qui les a inspirées.

Il y avait une très bonne foule pour ce dernier soir des Nuits d’Afrique.

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musique traditionnelle ouest-africaine / soul/R&B

Nuits d’Afrique | Soul Bang’s, le roi de l’improvisation

par Sandra Gasana

Que ce soit en anglais, en français ou en bambara, Soul Bang’s arrive à improviser en s’inspirant du contexte du moment. Il le fait à plusieurs reprises durant son concert au Balattou, parfois en répondant à un commentaire venant du public, composé principalement de jeunes mais aussi des moins jeunes.

J’ai rarement vu le Balattou aussi plein. En début de concert déjà, les places assises se faisaient rares, mais tout au long de la soirée, les festivaliers continuaient à affluer jusqu’à remplir ce lieu mythique. N’ayant pas pu ramener son band, il s’est entouré de musiciens d’ici qui ont appris les chansons en amont, dont un jeune et talentueux claviériste, un batteur, un bassiste, un guitariste et un percussionniste.

Avec sa tenue traditionnelle incluant un sarouel chic, des baskets blanches et un chapeau assorti à la tenue, il entre sur scène tel une star, à en croire les cris du public. Plutôt qu’avec de la soul, il décide d’ouvrir le bal avec du dancehall, donnant le ton au reste de la soirée. En effet, il alterne entre dancehall et soul, à quoi il insère quelques rythmes traditionnels guinéens, avec une bonne maîtrise de sa voix.
Il interagit avec son public, le faisant chanter sur ses plus gros succès. « Aujourd’hui, c’est un jour spécial, c’est ma première fois au Canada, première fois au Balattou, une salle pleine d’histoires mais aussi, mon album Victoire, Chapitre 1 sort aujourd’hui », raconte-t-il, dont la première chanson est dédiée à sa défunte mère.

Par moments, on avait l’impression d’entendre de la kora à travers la guitare, surtout lors des solos, et d’autres fois la basse sonnait comme une guitare. J’ai appris par la suite que le guitariste était sénégalais.
La chanson Djere Lele, parue en 2023, semblait particulièrement plaire à mon voisin de droite. C’est d’ailleurs lui qui m’a donné le nom de la chanson. Toute la salle chantait en chœur et nous avons eu droit à d’autres moments similaires durant la soirée. Cette superstar guinéenne a plusieurs succès à son actif.
Même si le nouvel album Victoire est sorti vendredi 19 juillet, le même soir certaines personnes connaissaient déjà les paroles. Ça en dit long sur le statut de la star.

Sa dualité parfois soul et parfois dancehall/ragga lui permet de naviguer dans ces deux univers, mais la place donnée au traditionnel gagnerait à être plus exploitée.
Il a choisi la deuxième partie de la soirée pour inviter son épouse et chanteuse Manamba Kanté sur scène pour quelques morceaux. Cette dernière se produira sur la grande scène le 20 juillet, mais a donné un avant-goût au public de son époux, tout aussi ravi de la voir. Une voix profonde, digne de la griotte qu’elle est, descendante d’une famille de griots des deux côtés, nous a enchanté et cette voix est venue compléter celle de son mari.

Autre moment fort, la portion kompa du concert. Tout comme pour Blaiz Fayah, la foule a beaucoup apprécié cette allusion à ce style de musique qui ne cesse de gagner en popularité, depuis l’effet Joé Dwet Filé.

Est-ce qu’une collaboration entre Soul Bang’s et un artiste haïtien serait un bon move à votre avis ? Quelque chose à envisager.

Crédit photo: André Rival

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nu-métal / rock

Linkin Park au Centre Bell

par Rédaction PAN M 360

Linkin Park est un groupe de rock américain originaire d’Agoura Hills, en Californie. Depuis sa formation en 1996, le groupe a vendu plus de 100 millions d’albums et a été récompensé par la Recording Academy à deux reprises. Le groupe a connu le succès avec son premier album, Hybrid Theory, qui a été certifié Diamant par la RIAA en 2005.

Linkin Park is an American rock band from Agoura Hills, California. Since its formation in 1996, the band has sold more than 100 million albums and has been awarded by The Recording Academy in two occasions. It achieved mainstream success with its debut album, Hybrid Theory, which was certified Diamond by the RIAA in 2005.

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pop

Katy Perry au Centre Bell

par Rédaction PAN M 360

Katy Perry est une chanteuse pop qui s’est fait connaître en 2008 avec le tube « I Kissed a Girl ». Son album Teenage Dream, sorti en 2010, contient cinq chansons qui ont atteint la première place du Billboard Hot 100 aux États-Unis, ce qui lui a valu d’être la première artiste féminine à réaliser cet exploit. Elle a été élue femme de l’année par le Billboard en 2012. En 2018, elle est devenue juge dans l’émission American Idol.

Katy Perry is an American pop singer who emerged as one of the most influential artists of the 2010s. She rose to fame in 2008 with the hit I Kissed a Girl and continued her global success with chart-topping singles like Firework, Teenage Dream, and Roar. Her album Teenage Dream made history by tying Michael Jackson’s record with five number-one singles. Known for her vibrant visuals and spectacular performances, Katy Perry remains a defining figure in contemporary pop culture.

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avant-garde / expérimental / hip-hop abstrait

clipping. au Théâtre Fairmount

par Rédaction PAN M 360

Avec une association atypique de flows de rap techniques et de bruitages abrasifs, le trio expérimental clipping. aborde la production hip-hop sous un angle inédit. Bien que leur style évolue à chaque sortie, ils conservent une énergie expérimentale et souvent provocante. Après des sorties indépendantes en cassette et en numérique au début des années 2010, ils dévoilent leur premier album officiel, CLPPNG, en 2014, suivi de l’opéra spatial afrofuturiste Splendor & Misery en 2016. Leurs albums There Existed an Addiction to Blood (2019) et Visions of Bodies Being Burned (2020) s’inspirent fortement du horrorcore, tandis que Dead Channel Sky (2025) puise dans le cyberpunk et la techno des années 90.

With an unconventional pairing of technical rap flows and abrasive noise, experimental trio clipping. approach hip-hop production from largely uncharted territory. Though the group morph into something new with almost every release, they hold on to their core of experimental and often-confrontational energy. Debuting with independent cassette and digital releases during the early 2010s, their proper debut album, CLPPNG, appeared in 2014, followed by the Afrofuturist space opera Splendor & Misery in 2016. Two related albums, 2019’s There Existed an Addiction to Blood and 2020’s Visions of Bodies Being Burned, were heavily influenced by horrorcore, and 2025’s Dead Channel Sky drew from cyberpunk and ’90s techno.

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électronique / Experimental

Centre PHI : Myriade chromatique

par Rédaction PAN M 360

Jouant avec les phénomènes optiques tels que la réflexion et la diffraction, Myriade chromatique redéfinit la relation entre le paysage urbain, l’architecture du Centre PHI et notre regard.
Offrant un tableau à caractère impressionniste, cette installation d’art public nous invite à apprécier une nouvelle facette de la ville, déployant des réflections miroitantes, des couleurs chatoyantes et une certaine reconfiguration de l’architecture environnante.
En constante métamorphose, la perception du paysage se construit selon notre point de vue et nous encourage à rechercher de nouvelles perspectives et à découvrir de nouvelles couleurs.
L’œuvre incite à la curiosité, nous pousse à interagir avec l’art et enrichit le dialogue entre le Centre PHI, le public et notre ville.

Playing with optical phenomena such as reflection and diffraction, Myriade chromatique redefines the relationship between the urban landscape, the architecture of the Centre PHI and our gaze.
Offering an impressionistic tableau, this public art installation invites us to appreciate a new facet of the city, deploying shimmering reflections, shimmering colors and a certain reconfiguration of the surrounding architecture.
In constant metamorphosis, our perception of the landscape is shaped by our point of view, encouraging us to seek out new perspectives and discover new colors.
The work incites curiosity, encourages us to interact with art and enriches the dialogue between the Centre PHI, the public and our city.

Aucune réservation requise (du coucher du soleil à 23h)

Ce contenu provient du Centre PHI et est adapté par PAN M 360.

Afrique / blues mandingue / soul/R&B

Nuits d’Afrique | Tyrane Mondeny: l’étoile montante est arrivée à destination

par Sandra Gasana

Je disais que Tyrane Mondeny était une étoile montante à la suite de mon entrevue avec elle, à quelques jours de son arrivée à Montréal. Mais après le show d’hier soir sur la Scène Loto Québec dans la série Femmes du monde des Nuits d’Afrique, la Lionne Tyrane nous a bel et bien montré qu’elle joue désormais dans la cour des grands.

Toujours avec une touche africaine dans ses tenues, elle est arrivée sur scène après ses musiciens, et dès le premier morceau, elle était déjà en feu, nous présentant sa soul mandingo, mêlée à du gospel et du R&B, avec des rythmes de chez elle, la Côte d’Ivoire. Clavier, basse, guitare, batterie, voici les instruments qui accompagnaient l’artiste, celle qui aime mettre en valeur ses musiciens. À plusieurs reprises, elle se rapproche d’eux pour les laisser briller à leur tour. J’ai reconnu celui que tout le monde s’arrache à la guitare, le géant sénégalais Assane Seck, qui accompagne plusieurs artistes à Montréal.

On reconnaît quelques sonorités arabes dans un des morceaux du début, petite allusion à son pays d’adoption, le Maroc, mais également de la soul à l’américaine, qu’elle maîtrise particulièrement bien, avec un anglais impeccable.

« J’ai parcouru 12 000 km pour être là ce soir », nous annonce-t-elle, avant son morceau hommage aux femmes et dénonçant les violences qu’elles subissent.

On découvre également une nouveauté lors de ce concert, elle joue de la guitare, instrument qu’elle ajoute à ses nombreuses cordes, en plus des percussions qu’elle joue sur scène et d’un instrument traditionnel ivoirien composé d’une tige de métal.

Elle rend également un hommage émouvant à ses parents au ciel, dans le morceau Prayer, que le public a ressenti même sans comprendre les paroles. Après ce passage en douceur, elle est redevenue la lionne qu’on connaît, et poursuit son déchaînement, avec des pas de danse dignes d’une professionnelle (elle a un passé de danseuse) en interagissant avec son guitariste.

« Est-ce qu’il y a des Ivoiriens dans le public ? » demande-t-elle à la foule qui devenait de plus en plus nombreuse, mais nous n’avions pas beaucoup de réponses.
Elle a repris un classique de chez elle qui semblait être apprécié par l’audience de par son aspect spirituel avant de rendre hommage aux enfants, dans une chanson riche en émotions. Elle parvient à faire chanter la foule, qui répond à ses moindres instructions. On voit que Tyrane est en contrôle et se sent de plus en plus confortable sur scène.

Elle invite rapidement une danseuse sur scène, que je ne connaissais pas, et avec qui elle fait quelques pas de danses traditionnelles.
« Si je suis là ce soir, c’est grâce à deux personnes qui se trouvent ici ce soir : Veeby et Fredy Massamba », en faisant allusion aux instigateurs du Festival afropolitain nomade, auquel elle a participé à plusieurs reprises.

Elle a terminé avec certains de ses classiques, entre autres son hit Hakuna Matata, dans la joie et la bonne humeur, devant un public qui la découvrait pour certains, qui l’avaient peut-être vue au Balattou en novembre dernier, ou encore à l’Afromusée en juin 2024 pour d’autres.

L’étoile montante est arrivée à destination et le public des Nuits d’Afrique était là pour voir ça. Nous lui souhaitons des scènes encore plus grandes, un public encore plus nombreux et du succès à n’en plus finir.
Crédit photo: M. Belmellat

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électronique / house / techno

Fierté Montréal : L’After FeminiX à la SAT

par Rédaction PAN M 360

L’After FeminiX de Fierté Montréal est une fête 100 % femmes, 100 % feu, dans le mythique Dôme de la SAT, avec des visuels euphoriques en 360°.
Un line-up entièrement féminin prend le contrôle des platines pour célébrer les femmes queer et la liberté pure du dancefloor, portée par le meilleur de la musique électronique.
Jen Cardini (Paris) – Pionnière de la house aux accents wave et icône de la culture club queer, avec plus de 30 ans derrière les platines.
Juana (Chicago) – Techno percutante et engagée, entendue à Berghain, De School et dans le circuit Discwoman.
Zi! (Montréal) – Force montante et légende en devenir, incarnant la magie brute de l’underground montréalais.
Trois villes – Trois étoiles – Une soirée de pure célébration féminine.

Fierté Montréal’s L’After FeminiX is an all-femme, all-fire Pride blowout inside the iconic Dome at la SAT with 360° euphoric visuals. An all-women DJ lineup takes the decks, celebrating queer women, and pure dancefloor freedom through the best in electronic music.
Jen Cardini (Paris) – A wave-laced house pioneer and queer club culture icon with 30+ years behind the decks.
Juana (Chicago) – Delivering fierce, political techno that’s shaken Berghain, De School, and the Discwoman circuit.
Zi! (Montréal) – A rising local force and legend in the making, channeling the raw magic of Montréal’s underground.
Three cities – Three stars – One night of femme-powered celebration.

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Ce contenu provient de la Société des arts technologiques et est adapté par PAN M 360

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