Antilles / Caraïbes / dancehall / reggae

Nuits d’Afrique | Blaiz a mis le « Fayah » sur la grande scène TD

par Sandra Gasana

Il porte bien son nom. Fayah, ou encore fire prononcé à la jamaïcaine, n’a pas été choisi au hasard à mon avis puisqu’à peine arrivé sur scène, la température qui était déjà élevée, a explosé. Nous avons eu droit à du shatta pur et dur, ce dancehall martiniquais qui a son succès.

Le DJ officiel de cet artiste était instrumental puisqu’il a réussi à préparer la foule, pour la mettre dans les meilleures conditions pour accueillir Blaiz. Tout comme Mo’Kalamity, et plusieurs artistes interviewés pour cette édition, il en est à son tout premier séjour au Canada. Il est venu accompagné de ses deux danseuses et avec tous les musiciens, guitariste et batteur, ils avaient un « dresscode » : blanc et bleu, aux couleurs du drapeau fleur-de-lys qu’il portait sur lui par moments. En effet, on pouvait voir des ailes sur le dos de son t-shirt, celui dont la carrière est en plein envol depuis plusieurs années déjà.

La foule était en feu lorsque le guitariste s’est mis à jouer des rythmes kompa, qu’il semblait très bien maîtriser. Le DJ et Blaiz se sont même mis à danser avec les danseuses, imités par plusieurs festivaliers. Probablement un des moments forts de la soirée, tout comme lorsque l’artiste et son DJ ont pris un bain de foule en fin de concert.

« C’est ma première fois ici, je veux qu’on s’en rappelle toute notre vie », dit-il en mettant un peu la pression à son nouveau public.

On a eu droit à quelques pull-ups, qui vise à interrompre la chanson quelques secondes après son début, pour revenir en arrière et la refaire jusqu’au bout cette fois-ci.

On a eu droit à tous ses succès, et il y en a plusieurs, notamment Money Pull Up, Gimme This, LifeStyle ou encore Best Gyal, sur lequel les danseuses ont livré tout un spectacle. Plusieurs morceaux de son plus récent album Shatta Ting étaient à l’honneur mais pas que.

Il prend le temps de remercier les fans qui étaient nombreux à ma grande surprise, reconnaissant que c’est grâce à eux qu’ils existent.
Ce qui est impressionnant avec cet artiste, c’est qu’il peut chanter dans les aigus et dans les graves, passe parfois de l’un à l’autre dans la même chanson. C’est ce qui arrive sur Bubble and Wine, dans lequel le refrain est dans les aigus alors que les couplets sont dans le grave.

Mon coup de cœur de la soirée : la seule chanson que je connaissais vraiment, Propaganda, sur laquelle il est tout simplement impossible de rester assis. Elle est arrivée juste après One Life, qu’il a fait en reggae calme, sur fond rouge, avec guitare.

À la fin du concert, Blaiz Fayah avait conquis son public, qui était prêt à faire tout ce qu’il demandait, même quand il leur demandait de « reculer, avancer, sauter et crier ».

Non seulement les festivaliers ont apprécié le spectacle mais ont également dansé du début à la fin, puisqu’ils ne pouvaient tout simplement pas faire autrement. La soirée était fayah, au sens propre et figuré.


Crédit photo: Production Luna

Publicité panam
reggae / roots reggae

Nuits d’Afrique | Loin d’une calamité, Mo’Kalamity a été une bénédiction

par Sandra Gasana

Malgré une chaleur caniculaire, Mo’Kalamity a tout de même réussi à réchauffer la scène Loto Québec lors de sa toute première performance montréalaise. Pour l’occasion, elle était accompagnée par deux guitaristes, un flûtiste stylé qui faisait également les chœurs, un batteur, un bassiste et un claviériste. Et c’est toute vêtue de rouge qu’elle est apparue sur scène, avec son fameux foulard sur la tête, devenue sa signature.

Tout au long du concert, elle dansait, sourire aux lèvres, visiblement heureuse de rencontrer son nouveau public montréalais, qui devenait de plus en plus nombreux au cours de la soirée. Nous avons eu droit à plusieurs morceaux de son plus récent album Shine, mais également d’autres classiques de l’album Warriors of Light paru en 2007 ou encore Freedom of the Soul, paru en 2013.

« Bonsoir Montréal ! Etes-vous prêts pour un voyage à Kingston ? », nous demande-t-elle, juste avant Gotta Get Away. Elle s’adresse au public en français mais également en anglais, tandis que l’intensité augmente d’une chanson à l’autre, parfois sans transition. Le morceau What A Time a reçu un bel accueil, probablement parce qu’il tombe à point dans le contexte actuel.

Bien entendu, une chanson en portugais devait figurer dans la set list et c’est Cima Vento qu’elle a choisie, de l’album Freedom of the Soul. Elle en profite pour mettre à l’honneur son guitariste en l’invitant en avant de la scène pour un solo électrisant. Elle fait de même avec son flûtiste, qui nous a servi un bon dancehall très apprécié par le public. On aurait gagné à avoir plus de moments de ce genre. D’ailleurs, la flûte se mariait parfaitement bien avec les effets de guitares électriques dans le morceau Shine. Elle a même fait chanter la foule sur ce dernier morceau, un pari plus que réussi.
Le micro a eu un petit souci technique en plein milieu du concert mais heureusement, cela n’a duré que quelques secondes.
C’est peut-être un premier concert à Montréal mais ça ne me surprendrait pas qu’elle revienne très vite, maintenant que sa carrière est relancée après une trop longue pause à mon goût.

Crédit photo: Mark Lachovsky

Publicité panam
afro-funk / afro-pop

Nuits d’Afrique | Sahad : l’étoile de Dakar brille sur le Balattou

par Frédéric Cardin

On dit qu’il incarne le renouveau de la musique sénégalaise, un honneur que le chanteur et guitariste Sahad porte comme une responsabilité assumée, afin de faire rayonner l’art et la culture de son pays. 

LISEZ L’ENTREVUE AVEC SAHAD

Hier soir, au club Balattou, et à l’occasion du Festival Nuits d’Afrique 2025, l’artiste énergique et diablement efficace sur une scène a fait vibrer le célèbre bar montréalais, avec son mélange enlevant d’afrobeat, parfois tendance pop, du funk en masse et bien cuivré, puis de rares échos de mbalax, car si Sahad ne fait pas dans le mainstream de la musique pop sénégalaise, il nM’en est pas non plus complètement détaché. Il propose plutôt une fusion étroitement ficelée et propulsée par un chant vif et des mélodies simples mais efficaces. Un band archi coordonné répondait au doigt et à l’oeil de la star sénégalaise. Ils méritent d’être nommés, exceptionnels qu’ils étaient : Rémi Cormier (trompette), Lou Gael Koné (basse), Raphael Ojo (batterie), Louis Plouffe (sax alto) et David Ryshpan (claviers). Sahad est en famille à Montréal, si bien qu’il a invité des amis locaux comme Vox Sambou, le chanteur Freddy Massamba (qui a fait lever le plafond avec un Funk excitant), Afrotronix, Seydina Ndiaye et le duo Def Mama Def. Un tour des albums existants a constitué le premier set et le début du deuxième, mais la fin de celui-ci nous a permis d’apprécier quelques titres du prochain, African West Station, prévu pour l’automne. Funky Nation, We Can Do, des titres qui nous ont fait chanter et déhancher, et qui promettent un opus assez relevé merci. Oui, Sahad est véritablement l’une des voix les plus attachantes et irrésistibles du firmament artistique sénégalais. 

Afrique / folk / jazz / musique traditionnelle ouest-africaine

Nuits d’Afrique | Yawo transforme le Balattou en désert festif

par Michel Labrecque

Yawo est un musicien togolais expatrié depuis de nombreuses années aux États-Unis. En ce dimanche soir, dans un Montréal rescapé de pluies diluviennes et encore sous une canicule humide, il est venu jouer avec son trio dans un Balattou pas trop rempli. Mais ça n’allait en rien l’empêcher de dévoiler sa toile musicale festive. Il a même dit: « Ce n’est pas si mal pour un dimanche soir, merci d’être venus », avec son sourire contagieux. 
Yawo était accompagné d’un claviériste-pianiste enthousiaste et d’un batteur subtile. Lui-même a alterné entre la basse et la guitare. Il aime beaucoup la basse « slappée » et en use de façon intelligente. Par contre, le fait que cet adepte de l’afro-beat à la Fela Anikulapo Kuti se présente sur scène sans section de cuivres nous privait un peu de profondeur musicale. 

C’est un compromis à faire dans le cadre de festivals à petits budgets, mais qui, en contrepartie, offrent des concerts à des prix bien plus accessibles.

Yawo nous a plongés dans son univers musical, qui mélange les rythmes africains au jazz ou au folk. Il nous a parlé du Togo, de ces villages paisibles de sa tribu Éwé, mais également de la dictature qui l’a forcé à l’exil. Passant constamment du français à l’anglais, le musicien qui vit maintenant à Chicago nous a aussi parlé de l’actuel président, qui risque d’entraîner son pays d’accueil dans une nouvelle dictature. « Trump est mauvais, Trump is bad », s’est-il exclamé.

Mais Yawo nous a aussi raconté qu’il était « tombé amoureux en sol majeur ». Beaucoup de chansons parlent d’amour et de liberté, de rassemblement des différents peuples. Il a aussi rendu hommage au groupe sénégalais Touré Kunda en chantant, Em’Ma ainsi qu’à la grande chanteuse togolaise des années 60 et 70 Bella Bellow.

Et là, un moment improbable s’est produit : après avoir demandé à l’auditoire si quelqu’un connaissait la chanson de Bella Bellow, il a convié une spectatrice à chanter avec lui. Ce fut une fête. Cette jeune béninoise, fan de la chanteuse togolaise, a complètement assuré.

C’est ça la magie des concerts.

Puis, sur des rythmes tribaux éwés, Yawo s’est mis à slammer-raconter, puis il a quitté la scène pour danser en compagnie de quelques spectatrices.

Bref, malgré la foule parsemée, Yawo nous a donné un concert éclectique, pacifique et festif.

Publicité panam
Chaabi / chanson

Festival International Nuits d’Afrique : Labess à la scène TD

par Rédaction PAN M 360

“Labess contient de la vitamine B, celle du bonheur !” (France Inter, 2024). Il a bien roulé sa bosse, Labess, depuis ses premiers spectacles montréalais il y a maintenant plus de 20 ans! Lui qui est désormais établi en Bretagne revient aujourd’hui là où tout a commencé, après avoir célébré fin 2024 ses cinq albums sur la scène de l’Olympia de Paris, rempli à pleine capacité pour l’occasion. Usant avec conviction de sa voix éraillée, le chanteur, accompagné par un groupe aux origines multiples, propose un gypsy-chaâbi mettant en valeur les traits communs des rythmes populaires du Maghreb et de l’Europe de l’est dans une atmosphère qui n’est pas sans rappeler l’allégresse diffuse des bals populaires algérois, où la mélancolie se dilue dans la fête. Son dernier opus, Dima libre, est sorti en 2024.

“Labess is full of vitamin B, that is to say, vitamin Bliss!” (France Inter, 2024). The band has certainly taken flight since its first concerts in Montreal over 20 years ago! In late 2024, the group, whose leader Nedjim Bouizzoul is now based in Brittany, celebrated their fifth album to a full house at the Olympia in Paris and is now heading back to where it all began. With Nedjim’s impassioned, raspy voice accompanied by musicians of different origins, Labess delivers a gypsy-chaâbi that emphasizes the shared traits of popular Maghrebi and Eastern European rhythms in an ambience reminiscent of the exuberance of Algerian dance celebrations, where melancholy is swallowed up by the festivities. The group’s latest album, Dima libre, was released in 2024.

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

Ce contenu provient du Festival International Nuits d’Afrique et est adapté par PAN M 360

afrobeat / amapiano / hip-hop

Festival International Nuits d’Afrique : Def Mama Def à la scène TD

par Rédaction PAN M 360

Le dancefloor n’a qu’à bien se tenir! Fougueuses limites effrontées, toujours énergiques et audacieuses, elles osent les traditions. Ramenant sur le devant de la scène l’esprit de Doudou N’Diaye Rose, tout en faisant leur la cause des femmes, ces deux lionnes au caractère bien trempé frappent avec vigueur sur leurs tambours, qui se combinent avec fluidité à leurs scandés hip hop toniques et leurs rythmiques pop craquantes, aux relents de trap, d’afrobeat et d’amapiano. “La plus excitante et rafraîchissante proposition musicale issue du Sénégal depuis que les musiques populaires et dansantes d’Afrique ont pris les palmarès et les scènes occidentales d’assaut” (Le Devoir, 2024).

Brace yourselves! Fiery to the point of being brazen, always energetic and bold, Def Mama Def have no qualms about pushing boundaries. Channelling the spirit of Doudou N’Diaye Rose while championing the cause of women, these two powerful lionesses vigorously pound their drums, merging the beats with their invigorating hip hop chants and crisp pop rhythms that include elements of trap, afrobeat and amapiano. “The most exciting and refreshing musical revelation to come out of Senegal since African folk and dance music first conquered the West’s music charts and concert stages” (Le Devoir, 2024).

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

Ce contenu provient du Festival International Nuits d’Afrique et est adapté par PAN M 360

afropop / rumba congolaise / soukouss

Festival International Nuits d’Afrique : NAXX BITOTA à la scène Loto-Québec

par Rédaction PAN M 360

« Sa voix est d’une telle douceur qu’à chacune de ses chansons, NAXX BITOTA semble vouloir nous enlacer » a-t-on lu dans Le Devoir, en juin 2022, à l’occasion de la sortie de son album, Kuetu. Dans tous les registres, du plus festif au plus mélancolique, sa voix veloutée marque. Résonne. Émeut. Sa présence scénique impressionne. L’enjouée et attachante autrice, compositrice et interprète, connectée à ses racines, incarne la détermination et la splendeur de la femme congolaise. Tantôt elle rappelle la grande Tchala Muana, la reine du Mutuashi. Tantôt sa Rumba, exécutée en mode Sébène, avec de longues séquences de guitare improvisées, flirte avec le Soukous. Toujours, NAXX BITOTA incorpore sa touche personnelle, militante et branchée sur une afropop moderne, qui rend le tout irrésistible. Restez connectés pour la sortie de son nouvel album 64 qui sortira mondialement le 27 juin 2025.

“Her voice is so gentle that, in each of her songs, Naxx Bitota seems to want to take us into her arms,” praised Le Devoir following the launch of her album Kuetu in June 2022. In all her moods, from the most festive to the most melancholic, her smooth voice is remarkable, moving, resounding. Her stage presence is impressive. NAXX BITOTA’s joyful and endearing spirit embodies the strength, determination and splendor of the Congolese woman. At times she might remind us of Tchala Muana, Queen of Mutuashi. Other times, her Sebene-style rumba takes centre stage, with long, improvised guitar sequences, flirting with the Soukous beat. But NAXX BITOTA always adds her militant and personal touch infused to modern afropop, making it all irresistible. Stay tuned for the release of her new album 64, to be released worldwide on June 27, 2025.

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

Ce contenu provient du Festival International Nuits d’Afrique et est adapté par PAN M 360

Afrique / roots reggae

Festival International Nuits d’Afrique : Mo’Kalamity à la scène Loto-Québec

par Rédaction PAN M 360

“Guidée par son amour du reggae tel que les vétérans le pratiquent encore, Mo’Kalamity a trouvé comment s’émanciper des canons du genre” (RFI, 2024). Sensible, vraie, entière et radieuse, Mo’Kalamity dégage une aura quasi-mystique, de celles qui vous pénètrent l’âme. Cette autrice, compositrice et productrice, influencée par les Wailers, Bob Marley et Burning Spear, qui se distingue par la grâce de sa voix, signe un reggae roots épris de liberté et d’un besoin de s’élever. Elle a travaillé le dernier de ses cinq albums, Shine (2024), avec la légende Sly Dunbar.

“Guided by her love of the old-school reggae played by seasoned artists, Mo’Kalamity learned how to transcend some of the genre’s standards” (RFI, 2024). Sensitive, genuine, complete and radiant, the artist exudes an almost mystical aura, the kind that penetrates the soul. With her silky voice, this singer-songwriter and producer, inspired by the likes of Bob Marley, the Wailers and Burning Spear, delivers roots reggae that embraces freedom and the need to rise up. On her latest album, Shine (2024), Mo’Kalamity collaborated with the legendary Sly Dunbar.

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

Ce contenu provient du Festival International Nuits d’Afrique et est adapté par PAN M 360

afro-funk / afropop / reggae

Festival International Nuits d’Afrique : Yawo au Balattou

par Rédaction PAN M 360

Fier fils du peuple Éwé, citoyen du monde influencé par Fela Anikulapo Kuti, Youssou N’Dour et Sting, Yawo promouvoit avec abnégation, générosité et optimisme la paix, le dialogue et la tolérance. Son talent pour la composition et l’arrangement musical, son aisance à la guitare, à la basse et à la flûte traversière, ses voyages autour du monde et son désir de propulser un mouvement international pour une musique togolaise innovante, l’ont amené à explorer avec une tendance jazzy les confins des sonorités ancestrales en leur adjoignant des rythmes afrobeat, afrofunk, afropop et reggae.

Proud son of the Ewe people, this citizen of the world has been inspired by the likes of Fela Anikulapo Kuti, Youssou N’Dour and Sting. He selflessly promotes peace, dialogue and tolerance with a sense of generosity and optimism. His gift for composition and musical arrangement, his fluency on guitar, bass and flute, his world travels and his desire to promote the International Movement for Innovative Music-Togo he launched, have all led him to explore the boundaries of ancestral rhythms with a jazzy edge, while incorporating afrobeat, afrofunk, afropop and reggae grooves.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient du Festival International Nuits d’Afrique et est adapté par PAN M 360

downtempo / jazz-funk / R&B

Surprise Chef au Ritz PDB

par Rédaction PAN M 360

Surprise Chef est un quintette instrumental australien dont la mission musicale est de créer et d’évoquer des ambiances, rien de plus, rien de moins. Ils y parviennent en mêlant avec aisance des influences issues du jazz-funk, des bandes-son de films d’exploitation et de polars, des disques de musiques de bibliothèque, de la soul vintage et du hip-hop, dans une quête du groove pur. Leurs deux premiers albums, All News Is Good News et Daylight Savings, sont sortis en 2020 sur College of Knowledge Records via Mr. Bongo et ont attiré l’attention à l’international. Leur EP de remixes Masters at Work & Harvey Sutherland: Remixes (2021) a été chaleureusement accueilli par les critiques et les DJs. En 2022, ils ont tourné sur les circuits des festivals nord-américains et européens, élargissant considérablement leur public. Signés chez Big Crown Records, ils ont sorti leur troisième album, Education & Recreation, en octobre de la même année.

Surprise Chef is an Australian instrumental quintet. Their musical M.O. is creating and evoking moods. No more, no less. They accomplish it by effortlessly juxtaposing inspiration from jazz-funk, exploitation and cop soundtracks, sound library records, vintage soul, and hip-hop in their quest to attain pure groove. Their first two albums, All News Is Good News and Daylight Savings, appeared in 2020 from College of Knowledge Records via Mr. Bongo and won notice globally. Their 2021 remix EP, Masters at Work & Harvey Sutherland: Remixes, was enthusiastically embraced by critics and DJs. They toured the North American and European festival circuits in 2022, exponentially expanding their fan base. The quintet signed to Big Crown Records to release their third album, Education & Recreation, that October.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient d’AllMusic et est adapté par PAN M 360

Brésil / reggae

Nuits d’Afrique | Flavia Coelho, la femme aux multiples instruments

par Sandra Gasana

On connaissait déjà ses talents de guitariste, mais ce que l’on ignorait avant hier soir, c’est que Flavia Coelho joue également de la batterie, du clavier et du trombone. Eh oui, rien que ça, en plus d’être une excellente danseuse et une conteuse d’histoires hors pair.

Il n’aura fallu que quelques secondes pour que l’Olympia se mette debout lorsque la diva brésilienne est apparue sur scène, vêtue d’une tenue moulante, des bottes d’inspiration autochtone et deux couettes, déterminée à enflammer la salle. En effet, les places assises ne faisaient pas de sens lorsqu’on connaît l’énergie débordante de Flavia Coelho, que j’aime appeler « la plus Française des Brésiliens ».

Même son entrée en scène était dramatique : jeux de lumières, voix lointaine annonçant son arrivée et c’était parti. 90 minutes durant lesquelles l’artiste danse, chante, joue plusieurs instruments, passant de l’un à l’autre tout naturellement. « Je me suis donné comme objectif d’apprendre un nouvel instrument et c’est ce que j’ai fait », nous confie-t-elle avant de nous présenter un morceau sur lequel elle joue du trombone.

Accompagnée par son fidèle producteur et claviériste, Victor Vagh, Al Chonville, son batteur d’origine martiniquaise qui l’accompagne depuis plusieurs années et un nouveau venu, le Brésilien Caetano Malta, à la guitare, elle était bien entourée pour livrer un spectacle que les festivaliers ne seront pas près d’oublier.

Elle débute avec Sunshine, qui figure dans l’album Bossa Muffin, paru en 2009, sur lequel elle insère du rap ultra rapide, sa marque de commerce. Elle interagit avec son public à plusieurs reprises durant le spectacle, en portugais et en français, soit en leur racontant de petites anecdotes marrantes ou alors en les faisant chanter sur ses refrains.
« Je viens de sortir mon 5ème album Ginga », nous dit-elle fièrement avant Mama Santa, le tube qui rend hommage à toutes les femmes qui ont contribué à l’éducation de l’artiste, de l’enfance à l’âge adulte. Probablement un des moments forts de la soirée.

Elle a également partagé quelques chansons de l’album DNA, paru en 2019 comme Billy Django, mais aussi Mundo Meu, paru en 2014 avec Por Cima.

Par moments, on avait l’impression d’être dans une soirée haïtienne, alors que dans d’autres on était transportés à Kinshasa, au grand plaisir du public qui dansait sans cesse. Elle a très bien adapté son concert au contexte des Nuits d’Afrique en ramenant cette touche afro.
Bien entendu, le reggae est resté présent durant le spectacle, genre qu’elle affectionne particulièrement. D’ailleurs, elle laisse la place à son batteur durant quelques minutes de dub intense avec de la réverbération, pendant qu’elle le remplaçait à la batterie.

Comme souvent lors de ses concerts, Flavia invite une artiste sur scène, et c’était nulle autre que la Griotte Djely Tapa qui nous a enchanté durant quelques minutes.

En guise de rappel, nous avons eu ma chanson préférée de l’artiste Temontou, faisant allusion à son admiration pour l’auteur Dany Laferrière et son rapport à l’exil, avant de terminer avec le hit qu’elle a créé avec le producteur et DJ Poirier, Café com Leite.
C’est le Nigérien Boubé qui a assuré la première partie du spectacle en formule trio, alors qu’il figure également dans la programmation de la 39ème édition du Festival international Nuits d’Afrique avec son blues du désert. Bien entendu, Flavia a mentionne Boubé durant son concert, encourageant la relève comme elle seule sait le faire.

Crédit photo: Peter Graham

Publicité panam
art visuel / immersion / psychédélique

Hurtubise : Saisir le chaos à la SAT

par Rédaction PAN M 360

Entre fulgurance picturale et vertige sonore, Saisir le chaos célèbre l’œuvre de Jacques Hurtubise dans une expérience immersive signée Normal Studio et Hippie Hourrah. Présentée sous le dôme de la SAT, en partenariat avec Hubblo et co-produit par Simone Records, découvrez une odyssée éclectique retraçant un parcours artistique hors du commun.
Hurtubise : Saisir le chaos est une expérience immersive signée Normal Studio qui allie l’art visuel de Jacques Hurtubise et la musique de Hippie Hourrah. Séquencée de manière chronologique et sublimée des gestes de l’artiste, elle permet de se rapprocher au plus près des œuvres soigneusement animées pour les voir et les apprécier comme jamais auparavant.
À l’image de l’exploration effrénée qui anime l’œuvre de Jacques Hurtubise, le public plonge dans les éclaboussures, sonde le geste et suit les chemins sinueux de la création. Répartie en six cycles retraçant les moments clés du parcours de l’artiste, l’expérience vise à souligner la richesse de ce travail hors norme ayant marqué l’histoire de l’art du Canada. Véritable traversée de ses œuvres les plus emblématiques, Saisir le chaos met en relief la pertinence continuellement renouvelée de cet artiste sans égal.
Créée sous forme de dôme – sorte de grand œil, catalyseur d’un regard autre – et portée par une musique originale éclatée de Hippie Hourrah, Saisir le Chaos est à la jonction de deux univers qui se superposent et se fusionnent, cherchant à faire vivre autrement ce corpus plus grand que nature.

Between pictorial brilliance and sonic vertigo, Orchestrating Chaos celebrates the work of Jacques Hurtubise in an immersive experience by Normal Studio and Hippie Hourrah. Presented under the SAT dome, in partnership with Hubblo and co-produced by Simone Records, discover a eclectic odyssey retracing an extraordinary artistic journey.
Hurtubise: Orchestrating Chaos is an immersive 360 audiovisual experience by Normal Studio that merges the work of renowned Jacques Hurtubise with the psychedelic sounds of Hippie Hourrah’s tribute to the late Quebecois painter. Prepare to hear colors and see music in a multi-sensory experience that brings the artist’s very brush strokes to life — an immersion into the act of creation.
An encounter with the dynamic introspection that drives Hurtubise’s work, Hurtubise: Orchestrating Chaos draws you into the spontaneous abstract patterns and circuitous paths of the creative process. Each of the film’s six cycles illuminates pivotal moments in Hurtubise’s career — a deep dive into iconic works by a visionary Canadian artist.
The film was created to screen in a 360 dome — the catalyst for a fully immersive, multisensory experience. Infused with the psychedelic sounds of Hippie Hourrah, Hurtubise: Orchestrating Chaos brings you across the threshold into two overlapping universes, a completely new way to encounter Hurtubise’s larger-than-life oeuvre.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI!

Ce contenu provient de la Société des arts technologiques et est adapté par PAN M 360

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné