période romantique

Virée classique | Il danse avec les animaux

par Frédéric Cardin

L’ensemble Obiora, orchestre classique formé de musiciens de la diversité, se retrouvait sur la scène de la Maison symphonique hier après-midi, pour un programme attrayant, marqué ‘’pour toute la famille’’. Et toute la famille il y avait, surtout des petits qui grouillottent et chuchotent. Moi, ça me rend heureux ce genre d’évènement, et je recommande aux parents de ne pas trop les brimer quand ils bougent un peu sur leurs sièges. C’est prévu pour! Ne leur faites pas sentir trop forcément que le concert est une contrainte. Bref, il y avait du piaillement (un peu), mais c’était bien correct.

ÉCOUTEZ L’ENTREVUE AVEC ALLISON MIGEON DE L’ENSEMBLE OBIORA CONCERNANT CE CONCERT

Le programme, dirigé par Rafael Payare, a commencé avec une très jolie pièce pour cordes en quatre mouvements de l’Afro-Étatsunien Quinn Mason, Irish Dance Suite, illustrée par l’artiste kanyen’kehà:ka (Mohawk) Kaiatanoron Dumoulin Bush. Chacun des quatre mouvements était accompagné d’une illustration construite en direct sur grand écran par la jeune dame. On se demandait un peu où cela s’en allait, car les traits abstraits dessinés se ressemblaient tous, mais dans des configurations légèrement différentes. On aurait dit des tresses de cheveux entremêlées avec des feuilles. C’est à la toute fin que le design complet, réunissant toutes les parties, a permis de percevoir une sorte de symbole celtique (il me semble), construit avec des motifs végétaux. Très joli, mais un peu difficile à suivre pour les très jeunes enfants. La musique de Mason est de l’ordre du plaisir très grand public, avec des mélodies franches, des rythmes gracieux, heureusement pas trop stéréotypés, bien que facilement identifiables. Une pièce qui a certainement beaucoup de succès chez les orchestres de jeunes cordistes.

Le Carnaval des animaux, que tous et toutes attendaient, a bénéficié lui aussi d’un accompagnement inédit. Et c’est ce dernier qui a carrément volé la vedette et emporté le public assez nombreux. Le chorégraphe Charles Brécard, véritable homme-fluide tellement ses mouvements sont onctueux, presque liquides, a illustré chaque mouvement du chef-d’œuvre de Camille Saint-Saëns avec autant d’humour que d’originalité. Il a surtout évité de ‘’mimer’’ les créatures de la partition. Oh, il y a bien eu une trompe d’éléphant suggérée avec un mouchoir, et des ailes de cygnes, mais Brécard a surtout caractérisé d’autres aspects de la musique. Les rythmes par exemple, sur lesquels (Fossiles et Finale) il a fait se croiser la danse contemporaine, le hip hop et le street dance. Certains morceaux pourraient d’ailleurs aisément se retrouver au festival de street dance JOAT, qui a lieu à Montréal à la fin août. Il a également fait participer toute la foule, sans un mot, dans le fameux Aquarium (poissons) avec des mouvements de mains ondoyants qu’on pourrait voir dans des concerts pop. Ailleurs l’artiste tombait comme un tissu, chutait avec grâce de la scène et tentait d’y remonter, ou s’amusait à rouler par terre. Les enfants ont adoré, les parents aussi, et même des personnes qui n’aiment que très peu la danse habituellement ont trouvé cela très réussi.

Charles Brécard devrait tourner avec ce concept. Je vois bien n’importe quel orchestre dans le monde attirer un public familial avec ça, offrant ainsi une alternative intéressante aux versions narrées, plus fréquentes. 

classique moderne / période romantique

Virée classique | Musique d‘une vie, marquée par la jeunesse

par Frédéric Cardin

Le pianiste Godwin Friesen est un talent complet. Le lauréat du Concours OSM 2022 fait flèche de tout bois tant en formation concertante que chambriste et prestation soliste. En plus il compose, et fort bien! Hier après-midi, à la Cinquième Salle de la Place des Arts, le jeune homme originaire des Prairies et installé maintenant à Montréal a impressionné tout le monde dans un concert centré, ironiquement, sur un quatuor à cordes! C’est que, le Quatuor no 1 en mi mineur « de ma vie » de Bedřich Smetana, focus du titre et de la promotion de ce concert, était précédé par le juvénile Trio no 1, pour piano, violon et violoncelle de Dmitri Chostakovitch (il l’a composé à l’âge de 16 ans) et, autre manifestation de talent précoce d’écriture, deux pièces de Friesen lui-même, dont une en création mondiale. Le Chostakovitch trahit encore des influences de Rachmaninov, mais laisse tout de même percer quelques aspérités qui deviendront la marque du compositeur. La musique a été portée avec vitalité par les trois artistes, et particulièrement Friesen au piano, créateur de couleurs scintillantes et de grappes sonores papillonnantes impeccables. Les deux pièces de la plume du jeune homme, Les cieux racontent et la toute nouvelle Une tente pour le soleil s’inspirent autant du texte biblique du Psaume 19 que de la nature, et sont exprimées dans un langage séduisant, néo-romantique. Friesen sait manier la complexité et la surprise tout en demeurant accessible et intéressant, voire séduisant. Franchement, j’ai très hâte d’en entendre plus de sa part! 

Le Quatuor de Smetana, finalement arrivé, a permis à trois très jeunes recrues de l’OSM de se mettre en valeur, dont l’exceptionnel Sebastian Gonzalez Mora à l’alto. Quelle présence sonore (et physique) il dégage! L’Orchestre aura intérêt à lui donner le plus d’espace possible dans l’avenir. J’ai aussi bien apprécié le jeu de la violon 1, Sydney Adedamola. Par contre, il m’a semblé que le son du deuxième violon, Justin Saulnier, était souvent trop âpre dans les élans plus vigoureux. Il faudra faire attention. 

Cela dit, ce fut un beau concert, en général très flatteur pour la relève musicale d’ici. 

classique moderne / période romantique

Virée classique | Helmchen/Hecker : Un audacieux voyage de la lumière aux ténèbres

par Frédéric Cardin

Une Cinquième Salle bondée, à 11h le matin, a accueilli le duo sur scène et dans la vie formé du pianiste Martin Helmchen et de la violoncelliste Marie-Elizabeth Hecker, samedi 16 août. La Virée semble bien fonctionner, et c’est tant mieux. Surtout que les deux artistes avaient concocté un programme assez solide et copieux, même pour une petite quarantaine de minutes.

ÉCOUTEZ L’ENTREVUE AVEC MARTIN HELMCHEN À PROPOS DU PROGRAMME DE CE CONCERT

Helmchen et Hecker ont lancé le tout avec un très beau Waldesruhe [Le calme de la forêt], op. 68, n°5 de Dvořák, dans de belles dentelles mélodiques, appuyées par un jeu d’une grande délicatesse. C’était suivi de Papillon, op. 77 de Fauré, une pièce redoutable pour le violoncelle, maîtrisée correctement par Mme Hecker, quoique sans toute l’aisance souhaitée dans l’agilité des lignes virevoltantes. Un début de programme installé dans la lumière, mais qui a laissé place à la sublime grisaille du Winterreise de Schubert, dont trois extraits étaient joués, Gute Nacht [Bonne nuit], Der Lindenbaum [Le tilleul] et Der Leiermann [Le joueur de vielle]. On a ici senti l’intime complicité entre les deux artistes, et surtout la profonde compréhension de l’univers de Schubert. C’était très beau. Le clou de la matinée restait à venir : la tortueuse, voire ténébreuse Sonate pour violoncelle et piano n° 1 d’Alfred Schnittke, compositeur russe d’origine germanique du 20e siècle. 

Un choix audacieux mais payant, car cette œuvre à l’énergie et l’intensité dramatique chostakovitchiennes est diablement impressionnante. Malgré l’exigence qu’elle impose aux oreilles des auditeurices, le public a salué une interprétation impeccable et passionnante, solidifiée par le fait que les deux artistes l’ont ‘’dans les doigts’’, car ils la jouent souvent ces temps-ci. Ils viennent en effet d’en publier un enregistrement sous étiquette Alpha Classics, avec d’autres sonates d’Europe de l’est. La matinée aurait pu être marquée du sceau de la quasi-perfection n’eut été de trois ou quatre tousseurs professionnels et ostentatoires, ainsi que, comble de l’horreur, une sonnerie de téléphone dans les tout derniers accords, à peine murmurés, du Schnittke. Gênant. 

DJ set / Électronique / immersion

MUTEK : NOCTURNE 1 à la SAT

par Rédaction PAN M 360

La série Nocturne du festival MUTEK investit la SAT du mercredi au dimanche, offrant une immersion sensorielle unique au cœur de Montréal.
La soirée d’ouverture de la série Nocturne réunit créations inédites, retrouvailles marquantes et visions génératives. Entre improvisation en direct, identités sonores fortes et installation immersive, l’événement se déploie sur les deux étages de la SAT, où s’équilibrent intensité et finesse.

MUTEK’s Nocturne series takes over the SAT from Wednesday to Sunday, offering a unique sensory immersion in the heart of Montréal.
The opening night of the Nocturne series brings together premiere performances, long-awaited returns, and generative visions. Spanning both floors of the SAT, the evening balances sonic intensity and nuance through live improvisation, distinctive sound identities, and immersive installation.

Espace SAT

Yu Su

Yu Su est une musicienne, DJ et artiste sonore née à Kaifeng, élevée à Vancouver et aujourd’hui basée à Londres, dont le travail navigue entre textures ambient, pop expérimentale et musique de danse déviante. Formée au piano classique et sensible aux atmosphères comme aux rythmes, elle délivre des compositions sonores où mélodies délicates, rêves éveillés et échos de traditions chinoises se rencontrent. Ses productions évoquent des voyages sans destination précise, émotionnels, ludiques et subtilement expansifs, tissant souvenirs de lieux, mouvements et fragments d’identité.

Yu Su is a Kaifeng-born, London-based musician, DJ, and sound artist whose work drifts effortlessly between ambient textures, experimental pop, and left-field dance music. With a background in classical piano and a sensitivity to atmosphere and rhythm, her music blends intricate melodies, dreamlike soundscapes, and subtle references to Chinese folk traditions Her productions often feel like journeys without fixed destinations — emotional, playful, and quietly expansive — weaving together memories of place, movement, and identity.

upsammy & Valentina Magaletti

Portées par un même instinct d’exploration, Valentina Magaletti et upsammy sculptent des paysages sonores immersifs et finement texturés, où rythme, son et espace se fondent l’un dans l’autre. Surfaces crépitantes, pulsations liquides et rythmes fluides se déploient en temps réel, brouillant les frontières entre structure et improvisation. L’électronique se déforme, la percussion respire, les couches sonores glissent et se recomposent, formant un collage vivant de mouvements et d’atmosphères, à la fois précis et intuitif. Leur performance propose un premier aperçu de leur prochain album collaboratif.

Bringing together a shared instinct for exploration, Valentina Magaletti and upsammy sculpt immersive, finely textured soundscapes where rhythm, sound, and space dissolve into one another. Crackling surfaces, liquid pulses, and fluid rhythms unfold in real time, blurring the lines between structure and freeform. Electronics warp, percussion breathes, layers shift and reassemble, creating a live collage of movement and atmosphere — both precise and intuitive. Their performance offers a first glimpse into their upcoming collaborative album.

James Holden & Wacław Zimpel

À travers leur dernier album collaboratif The Universe Will Take Care of You, James Holden et Wacław Zimpel livrent un dialogue scénique ancré dans la transe et affranchi des genres. Entre synthés modulaires et clarinette alto, leur performance improvisée mêle minimalisme, musiques traditionnelles et textures électroniques brutes.

Following their recent collaborative album The Universe Will Take Care of You, James Holden and Wacław Zimpel bring their trance-rooted, genre-fluid dialogue to the stage. Modular synths meet alto clarinet in a live, improvisational set where minimalism, folk traditions, and raw electronic textures collide.

Satosphère

ReVerie (installation immersive) – Sense

ReVerie: Sense vous propose de murmurer vos rêves à une IA qui les transforme en fragments flottants et en paysages sonores évolutifs. Cette archive onirique partagée brouille les frontières entre mémoire et simulation, où voix, émotions et perception machinique sculptent un monde collectif et mouvant.

ReVerie: Sense invites you to whisper your dreams into an AI system that transforms them into floating fragments and shifting soundscapes. This living dream archive merges memory and simulation, letting participants co-create a surreal, emotional world shaped by voice, vision, and machine perception.

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DJ set / électronique / immersion

MUTEK : NOCTURNE 2 à la SAT

par Rédaction PAN M 360

La série Nocturne du festival MUTEK investit la SAT du mercredi au dimanche, offrant une immersion sensorielle unique au cœur de Montréal.
La soirée Nocturne 2 traverse un spectre artistique allant d’un état méditatif à l’exaltation. Basses accentuées, rythmiques mécaniques et voix altérées façonnent une soirée de rêves immersifs et d’énergie percussive sur tous les niveaux de la SAT.

MUTEK’s Nocturne series takes over the SAT from Wednesday to Sunday, offering a unique sensory immersion in the heart of Montréal.
Nocturne 2 moves across an artistic spectrum, from meditative states to ecstatic peaks. Deep bass, mechanical rhythms, and altered voices shape an evening of immersive dreamscapes and percussive energy across all levels of the SAT.

Espace SAT

Gadi Sassoon & Portrait XO feat. 555n – Hypercast

En première mondiale, Hypercast fusionne voix expérimentale, violon live et sonification par IA dans un échange en temps réel. Issu d’une résidence à la SAT, Gadi Sassoon, Portrait XO et l’agent synthétique 555n provoquent une rencontre saisissante entre intuition humaine et créativité algorithmique.

As a world premiere, Hypercast merges experimental vocals, live violin, and AI-driven sonification into a rich, real-time exchange. Born from a SAT residency, this trio—Gadi Sassoon, Portrait XO, and synthetic agent 555n—invites audiences into a bold collision of human intuition and machine creativity.

Holy Tongue

Holy Tongue transforme le dub psychédélique en rituel dansant et effervescent. Le trio composé de Valentina Magaletti, Al Wootton et Susumu Mukai livre des performances libres et électriques, fusionnant percussions sauvages, jazz cosmique et basses abyssales. Une expérience scénique viscérale, imprévisible, qui fait vibrer autant qu’elle élève.

Holy Tongue conjure ecstatic, body-moving ritual through psychedelic dub, raw percussion, and post-punk spirit. The trio of Valentina Magaletti, Al Wootton, and Susumu Mukai ignites the stage with hypnotic, high-energy improvisations—melding cosmic jazz freedom with cavernous low-end pressure. A kinetic, genre-dissolving live show that channels pure momentum.

Phèdre – Liquid Constancy

Phèdre est un duo électronique formé de Daniel Lee et apè Aliermo, basé à Tkaronto/Toronto. Né de la pop expérimentale, leur univers sonore s’est transformé en performances instrumentales à haute intensité, portées par des séquenceurs, échantillonneurs et synthétiseurs. Leurs sets, riches en basses et en rythmes imprévisibles, naviguent entre club, breakbeat, jungle et techno.

Phèdre is the electronic duo of Daniel Lee and apè Aliermo, based in Tkaronto/Toronto. Emerging from experimental pop, their sound has evolved into fast-paced, bass-driven sets blending sequencers, samplers and synths into kinetic, genre-bending performances. Drawing from club, jungle, breakbeat and techno, their live shows pulse with a playful sense of rhythm and disruption.

The Fear Ratio

The Fear Ratio, duo formé par James Ruskin et Mark Broom, livre un set live où rythmes fracturés et textures troubles se croisent. Entre IDM, dub et ambient, leur performance oscille entre tension sonore et abstraction immersive. Une expérience aussi saisissante que cérébrale, à la lisière du club et du cinéma.

The Fear Ratio—UK veterans James Ruskin and Mark Broom—bring a live set of brooding atmospheres and broken rhythms. Blending IDM, dub, and ambient influences, their performance unravels structured chaos through dense textures and warped beats. Expect a masterclass in sonic tension where club energy meets cinematic disorientation.

Satosphère

Guillaume Côté – Discrete Pulse of Light

Guillaume Côté transpose une hypersensibilité lumineuse en dispositif audiovisuel poétique. Dans Discrete Pulse of Light, le son module une chorégraphie de lentilles et de surfaces réfléchissantes. Une performance intime, où perception et sensation se confondent, comme des étoiles qu’on imaginait, enfant, les yeux fermés.

Guillaume Côté transforms a hypersensitivity to light into a poetic audiovisual device. In Discrete Pulse of Light, synchronized sound triggers a luminous choreography of lenses and reflective surfaces. This deeply personal performance blurs the line between perception and sensation, evoking starry visions behind closed eyes.

Motia & Nait Saves – Log in to your Life

Motia est un duo d’artistes multimédia basé en Argentine, dont les créations immersives effacent les frontières entre réel et virtuel. À partir d’une recherche conceptuelle et d’une sensibilité techno-poétique, ils conçoivent des environnements surréalistes où lumière, image numérique et son composent des écosystèmes vivants. Leur pratique mêle animation 3D, dispositifs interactifs et scénographies sur mesure pour explorer les dimensions émotionnelles et existentielles de notre relation à la technologie. Motia interroge l’évolution de l’identité, du corps et de notre rapport à la nature dans un monde de plus en plus numérisé. Présenté à MUTEK AR, Artlab ou Plus + Arte, leur travail engage une réflexion sensorielle sur l’être humain contemporain.

Motia is a multimedia artist duo based in Argentina whose work blurs the boundaries between physical and virtual space through immersive, narrative-driven installations. Rooted in conceptual research and a techno-poetic sensibility, they construct surreal environments where light, sound, and digital imagery merge into living ecosystems. Their practice draws on a wide range of technologies—3D animation, interactive systems, custom scenography—to explore the emotional and existential dimensions of human–machine entanglement. Motia creates experiences that question the evolution of identity, embodiment, and our place within a rapidly digitizing world. Featured at MUTEK AR, Artlab, and Plus + Arte, their work invites deep, sensory reflection on what it means to be human today.

Ida Toninato & Pierre-Luc Lecours –  Homeostasis

Dans Homeostasis, le sax baryton et le synthé modulaire s’entrelacent sous un dôme d’images en temps réel et de lumières mouvantes. Ida Toninato et Pierre-Luc Lecours composent un écosystème vibrant où sons et visuels se réajustent sans cesse. Une performance immersive, à la fois sensorielle et méditative, sur l’équilibre et la cohabitation.

In Homeostasis, baritone sax and modular synth intertwine beneath a dome of shifting light and real-time visuals. Ida Toninato and Pierre-Luc Lecours sculpt a vibrant system where sound and image continually rebalance, echoing nature’s rhythms. Their performance pulses with intensity—an immersive meditation on coexistence, ecology, and equilibrium.

YeffYeff & Bertie Sampson – Rapid Eye Movement

RAPID EYE MOVEMENT traverse les cinq phases du sommeil, fusionnant voix, visuels et rêves du public dans un paysage subconscient partagé. Entre expérimentation vocale de YeffYeff et visuels génératifs de Bertie Sampson, cette performance immersive brouille les frontières entre réalité et onirisme, et ce en temps réel.

RAPID EYE MOVEMENT drifts through the five stages of sleep, merging voice, visuals, and audience-submitted dreams into a shared subconscious landscape. YeffYeff’s vocal experimentation and Bertie Sampson’s generative visuals blur reality and dream in a deeply immersive journey shaped live in the moment.

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DJ set / Électronique / immersion

MUTEK : NOCTURNE 3 à la SAT

par Rédaction PAN M 360

La série Nocturne du festival MUTEK investit la SAT du mercredi au dimanche, offrant une immersion sensorielle unique au cœur de Montréal.
Avec huit performances, dont quatre sous le dôme, Nocturne 3 orchestre la collision de la house, du dub, du UK garage et de l’électronique expérimentale. Cette troisième soirée dévoile un espace de liberté et de résonance collective sur les deux étages de la SAT.

MUTEK’s Nocturne series takes over the SAT from Wednesday to Sunday, offering a unique sensory immersion in the heart of Montréal.
With eight performances, including four under the dome, Nocturne 3 orchestrates a collision of house, dub, UK garage, and experimental electronics. This third evening unfolds as a space for freedom and collective resonance across both floors of the SAT.

Espace SAT

Loidis

Quelque part entre la techno minimale, les textures dub et la microhouse, Brian Leeds, sous le nom de Loidis, développe une musique de dérive et d’intimité. Plus connu pour ses projets Huerco S. et Pendant, il sculpte des paysages sonores luxuriants et feutrés, un style qu’il qualifie avec humour de « dub mnml emo tech ».

Somewhere between minimal techno, dub textures, and microhouse, under the name Loidis, Brian Leeds establishes a music of drift and intimacy. Better known for his work as Huerco S. and Pendant, he sculpts lush, slow-burning soundscapes, a style he jokingly labels “dub mnml emo tech.”

Gayance

Originaire de Montréal, l’artiste haïtiano-canadienne Gayance (Aïsha Vertus) fusionne house jazzy, rythmes brésiliens et broken beat londonien dans des sets riches en émotions et en groove. Active depuis plus d’une décennie, elle s’est imposée sur les scènes internationales, du Panorama Bar à Berlin au Montreux Jazz Festival. Inspirée par la Beat Scene de Los Angeles et la culture bruk de Londres, elle fait dialoguer héritages afro-diasporiques et musiques électroniques avec une énergie communicative. Son nom, tiré du créole haïtien, signifie « joie », un mot qui résume parfaitement l’expérience scénique qu’elle nous offre.

Haitian-Canadian artist Gayance (Aïsha Vertus), born in Montréal, blends jazzy house, Brazilian rhythms, and London’s broken beat tradition into emotionally charged, groove-heavy sets. Performing for over a decade, she lit up stages from Panorama Bar to Montreux Jazz Festival, with a sound shaped by LA’s beat scene and UK bruk. Drawing on Afro-diasporic heritage and electronic experimentation, her performances are both soulful and vibrant. Her name, taken from the Haitian Creole word for “joy,” captures the spirit she brings to dancefloors around the world.

Kyle Hall       

Kyle Hall est un producteur de musique électronique et DJ américain originaire de Detroit, Michigan. Il commence à faire de la musique dès son plus jeune âge et se fait remarquer à la fin des années 2000 et au début des années 2010 grâce à une série de sorties saluées par la critique, mêlant les influences classiques de la techno et de la house de Detroit à un style personnel et novateur.

Kyle Hall is an American electronic music producer and DJ from Detroit, Michigan. He began making music at a young age and rose to prominence in the late 2000s and early 2010s with a series of critically acclaimed releases that combined classic Detroit techno and house influences with his own unique style.

Martyn Bootyspoon

Martyn “M.” Bootyspoon est le projet musical de Jason Voltaire, artiste basé à Montréal. Membre du collectif Fractal Fantasy aux côtés de Sinjin Hawke et Zora Jones, il se fait connaître en 2017 avec une apparition sur l’album First Opus de Hawke, avant de sortir en 2018 son premier EP Silk Eternity, salué par la critique. Naviguant entre house suggestive, ghettotech et textures digitales affûtées, Bootyspoon compose des morceaux qui détournent les codes du club avec un humour mordant et une esthétique imprégnée de l’ère Internet. Sa musique capte l’énergie brute des nuits d’excès tout en affichant une précision rythmique et sonore remarquable.

Martyn “M.” Bootyspoon is the dancefloor alias of Montréal-based artist Jason Voltaire, known for his playful and provocative take on club music. Emerging from the Fractal Fantasy collective alongside Sinjin Hawke and Zora Jones, Bootyspoon first made his mark in 2017 with a feature on Hawke’s First Opus LP, before releasing his debut EP Silk Eternity in 2018 to critical acclaim. Blending raunchy house, ghettotech, and slick digital club textures, Bootyspoon crafts tracks designed to flip genre conventions inside out, updating classic sounds with a sharp sense of humor and a distinctly Internet-era twist. His music channels the energy of late-night hedonism while maintaining a meticulous ear for rhythmic detail and texture.

Satosphère

Thisquietarmy & Mothrspace – Flor do Cerrado

Avec Flor do Cerrado, thisquietarmy & Mothrspace brouillent les frontières entre résonance organique et abstraction électronique. Traité en direct, le violoncelle fusionne avec des pistes de guitare atmosphériques, entre tension brute et beauté étrange. Une méditation sonore entre nature et machine.

In Flor do Cerrado, thisquietarmy & Mothrspace dissolve the boundaries between organic resonance and electronic abstraction. Live-processed cello and textured guitar merge into a haunting soundscape—at once intimate and alien. A raw, atmospheric dialogue where the natural world meets its digital echo.

.618 – Goodbye ONY

.618 est le pseudonyme sonore de Nick Rony, dont les compositions immersives mêlent enregistrements de terrain, textures électroniques et instrumentation organique. À travers une approche sensorielle, iel explore les géotraumatismes et leur empreinte sur la mémoire collective, construisant des paysages sonores à la croisée des genres.

.618 is the sonic alias of Nick Rony, whose emotionally charged compositions weave together field recordings, electronic textures, and organic instrumentation. Their practice examines the concept of geotrauma and its imprint on collective memory, crafting immersive soundscapes that defy genre boundaries.

Djeity & al11z – Things Are Not as They Seem

Entre techno mélodique, racines classiques et sonorités ancestrales, Things Are Not What They Seem marque les débuts immersifs de Djeity, avec les visuels d’al11z et le violoncelle de Fili Gibbons. Sous le dôme de la SAT, voix live et univers 3D réactifs composent un voyage chargé d’émotions et de sens.

Blending melodic techno, classical roots, and ancestral sound, Things Are Not What They Seem is Djeity’s immersive debut with visuals by al11z and cello by Fili Gibbons. In the SAT dome, live vocals and audio-reactive 3D worlds conjure a surreal, emotionally charged voyage through identity, healing, and transformation.

Xicada

Xicada compose une musique électronique expérimentale qui explore des mondes imaginaires, des états altérés et des jeux de rythmes et de textures. Son univers sonore mêle voix spectrales, pistes inquiétantes et pulsations sombres pour créer un paysage hanté, réminiscence d’un futur cyber-gothique suspendu dans un espace liminal. Son prochain album ENGAGING ANIMAL EARTH traverse des états de conscience intermédiaires, où spiritualité et matérialisme s’affrontent dans une odyssée sonore mouvante et introspective.

Xicada creates experimental electronic music that evokes imagined worlds, altered states, and rhythmic decay. Her sound merges spectral vocals, eerie textures, and pulsing beats into a haunted landscape—an echo of a cyber-goth future caught in limbo. Exploring themes of perception and the thresholds between consciousness and existence, her forthcoming 2025 album ENGAGING ANIMAL EARTH guides listeners through sonic spaces where spirituality and materialism collide.

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expérimental / immersion

MUTEK : ArtIA – Wilding AI présente Feral Frequencies à la SAT

par Rédaction PAN M 360

Le collectif Wilding AI présente FERAL FREQUENCIES, une composition collective développée lors d’une résidence de deux semaines au Laboratoire formes · ondes de l’Université de Montréal. Cette pièce constitue l’aboutissement de deux années d’expérimentation et de recherche-création sur l’utilisation d’outils d’intelligence artificielle pour la spatialisation sonore.
La composition s’articule autour de quatre thèmes centraux explorés par le collectif : la souveraineté émotionnelle, des données qui comptent, les formes algorithmiques des récits et casser les machines / tisser des liens.
Diffusée à travers les 93 haut-parleurs de la Satosphère, cette création propose une expérience sonore de pointe à l’intersection de la scénophonie — domaine d’expertise de la SAT — et des technologies émergentes en intelligence artificielle.

The Wilding AI collective presents FERAL FREQUENCIES, a collective composition developed during a two-week residency at the Université de Montréal’s Laboratoire formes · ondes. This piece marks the culmination of two years of experimentation and research-creation exploring the use of artificial intelligence tools for sound spatialization.
The composition is structured around four central themes explored by the collective: Emotional Sovereignty, Data That Matters, The Algorithmic Shape of Stories and Breaking Machines / Making Kin.
Channeled through the Satosphere’s 93 speakers, this creation offers a cutting-edge sonic experience at the intersection of scenophony — one of the SAT’s research expertise — and emerging artificial intelligence technologies.

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classique / post-romantique

Virée classique | Les Planètes de Holst : séduisantes dans un espace intersidéral… pas tout à fait silencieux

par Sami Rixhon

Sans être transcendante, la performance des mythiques Planètes de Gustav Holst par l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), donnée hier soir à la Maison symphonique, était séduisante, et lançait les festivités en salle de cette 12e Virée classique sur une bonne note.

Le premier mouvement, Mars, celui qui apporte la guerre, est convaincant, et laisse entrevoir un orchestre en pleine maîtrise. Les attaques « star warsiennes » sont précises, impitoyables et lourdes à la fin du mouvement, et l’équilibre entre les sections est réussi. Le seul reproche, c’est qu’il me semble parfois manquer de subtilité dans les nuances entre les différentes planètes (même dans un seul mouvement) : dans un poème symphonique aussi profondément imagé que ce chef-d’œuvre de 1917 de Holst, ça enlève une partie de l’expérience.

Des tableaux comme Mars, celui qui apporte la guerre ou Jupiter, celui qui apporte la gaieté s’inscrivent parfaitement dans l’esprit de la Virée classique : les mélodies sont mémorables, accessibles, et quand l’OSM décide d’y aller au maximum, c’est d’un grandiose brillant. D’autres planètes sont pourtant plus difficiles d’accès, poussant les oreilles curieuses dans des recoins jusque-là insoupçonnés, comme Uranus, le magicien, à la superposition rythmique éclatée et audacieuse.

Toutefois, même si l’événement se veut accessible au grand public, il faudrait peut-être apprendre à certaines personnes dans la salle le b.a.-ba des codes de la musique classique. Ou le savoir-vivre, rien que ça. S’il est magnifique de voir des personnes de tous les horizons découvrir les joies de la musique classique pour la première fois, ce n’est pas pour autant qu’il faut excuser à ces débutants des comportements complètement irrespectueux pendant un spectacle.

Habituée à l’inévitable opéra de la toux, la Maison symphonique accueillait cette fois-ci, à son grand désarroi, une éreintante symphonie de chuchotements et de sonneries de téléphone peu discrètes. De tous les côtés.

Une (dés)honorable mention au couple juste derrière-moi, incapable de ne pas placer plus de dix secondes un commentaire dont on se serait bien passé tout le long du spectacle. Si c’est pour casser les pieds de la rangée en entier, autant rester à la maison, à écouter Les planètes sur votre bête enceinte. Parce que, clairement, nous n’avions pas affaire ni à des mélomanes, ni à des audiophile… Plutôt à des parasites sonores.

Neptune, le mystique, avec son chœur de femmes judicieusement dissimulé pour la surprise derrière la scène, conclut d’une jolie manière cette soirée en demi-teinte. Demi-teinte, dis-je, et ce ne sera pas la faute de l’OSM.

Crédits photo : Antoine Saito

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classique / orchestre

Virée classique : L’Harmonie des jeunes de la Virée au Complexe Desjardins

par Rédaction PAN M 360

L’Harmonie des jeunes de la Virée vous transporte à travers des paysages sonores pittoresques! Entre l’innocence du printemps, l’intensité des orages, la douceur d’octobre et l’énergie volcanique du Vésuve, chaque note évoque une émotion. Venez vivre cette expérience musicale où la beauté et la puissance de la nature prennent vie à travers la musique!

The Harmonie des jeunes de la Virée is set to transport you through scenic soundscapes! Be it springtime innocence, the fury of thunderstorms, the clement October weather, or the volcanic might of Mount Vesuvius, every note summons emotion. Enjoy this musical experience in which the beauty and power of nature come together through music!

Programme/program

Alfred Reed, Hounds of Spring
Jack Wild, Come Down Rain
Eric Whitacre, October
Frank Tichelli, Vesuvius
Rossano Galante, The Wilderness

CE SPECTACLE EST GRATUIT!

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classique

Virée classique | Orchestre de cuivres Griffon : de l’Écosse à l’Italie

par Sami Rixhon

Agréable performance de la part de l’Orchestre de cuivres Griffon, dirigé par Vincent Brossard, qui prenait d’assaut le Complexe Desjardins vendredi à 17h. Le programme, très globe-trotteur, s’éloignait des clichés habituels des ensembles du même genre, pour le mieux.

Belle entrée en matière avec Shine as the Light, de Peter Graham, aux accents rappelant la musique jazz ou même des airs d’Aram Khatchatourian. Les attaques sont précises, ce qui est à souligner quand on sait à quel point les cuivres possèdent des embouchures particulièrement compliquées. L’ensemble est composé d’une trentaine de musiciens, certains plus âgés et expérimentés que d’autres, dont un trio de percussionnistes qui aide l’orchestre à aller chercher des couleurs manquantes aux cuivres.

Les sons feutrés, moins éclatants que les airs aiguës des trompettes, comme ceux des cors ou des trombones, ressortent difficilement dans l’acoustique étrange d’un endroit comme le Complexe Desjardins. Et ça, l’ensemble n’y peut rien. 

Certaines notes manquent parfois de justesse, mais il faut rappeler que l’Orchestre de cuivres Griffon n’est pas composé de professionnels, et que, pour un ensemble amateur, le niveau est déjà bien respectable.

Saluons d’abord l’immense technique du tubiste Samuel Hannan sur les Thème et variations sur le Carnaval de Venise, dont les doigts auraient pu prendre feu dans les dernières secondes de la pièce!

Le programme proposé par l’Orchestre de cuivres Griffon évoque aux travers de ses airs les paysages naturels de la Norvège, de Venise, ainsi que des Highlands écossais. L’ensemble décide de ne pas jouer dans le connu, de ne pas interpréter un Star Wars ou un Rocky, aux hymnes de cuivres sous testostérone, qui leur auraient pourtant permis de mettre le public dans sa poche avec un thème qu’il a déjà entendu 1000 fois.

C’est audacieux et honorable de leur part.

L’orchestre clôture sa première de deux apparitions à la Virée classique avec une très belle performance du Resurgam d’Eric Ball, un classique dans le monde des brass bands, détaille M. Brossard.

Sympathique et original!

Programme

Peter GrahamShine as the Light

Bert AppermontThe Green Hill

Edvard GriegThe Last Spring

Philip SparkeAlladale

Paul Lovatt-Cooper, Where Eagles Sing

Jean-Baptiste Arban, Thème et variations sur le Carnaval de Venise

Eric BallResurgam

Crédits photo : Vincent Lagueux

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alt-rock / indie rock / post-grunge

Silversun Pickups au Théâtre Beanfield

par Rédaction PAN M 360

Avec leur son organique mais richement atmosphérique, le groupe de rock alternatif de Los Angeles Silversun Pickups a contribué à faire connaître la scène ultra-branchée de Silver Lake grâce à son succès critique et commercial au XXIe siècle. Après des débuts en 2005, ils deviennent des favoris des radios indépendantes jusqu’à leur percée grand public avec Swoon en 2009. À chaque nouvel album, le groupe continue d’évoluer, intégrant des éléments orchestraux et des textures synthétiques à son son percutant, comme en témoignent Neck of the Woods (2012), qui atteint les sommets des classements, et Widow’s Weeds (2019), produit par Butch Vig. En 2022, le quatuor sort son sixième album, Physical Thrills.

With their organic but richly atmospheric sound, Los Angeles alternative rock band Silversun Pickups helped put the über-hip Silver Lake scene on the map with their critical and commercial success in the 21st century. Debuting in 2005, they were indie radio favorites until their mainstream breakthrough, Swoon, arrived in 2009. With each subsequent release, the band continued to evolve, incorporating orchestral elements and synth sheen to their driving sound with albums such as 2012’s chart-peak Neck of the Woods and 2019’s Butch Vig-produced Widow’s Weeds. In 2022, the quartet released their sixth set, Physical Thrills.

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Ce contenu provient d’AllMusic et est adapté par PAN M 360

autochtone / R&B / soul-pop

Présence Autochtone : Eadsé aux Jardins Gamelin

par Rédaction PAN M 360

Eadsé, qui signifie « mon bon ami » en wendat, est une auteure-compositrice-interprète wendate établie à Montréal. Ancrée dans les traditions de ses ancêtres, elle puise son inspiration chez son grand-père, membre du clan du Loup et de la famille du Corbeau. En 2021, elle a lancé My Good Friend, son premier EP, en collaboration avec Emmanuel Alias. Son morceau instrumental Oné-Onti, un hommage à Max Gros-Louis, a été écouté plus de six millions de fois en ligne. À l’été 2022, elle a enregistré Stay avec Trey Vittetoe (qui a collaboré avec Selena Gomez et Miley Cyrus). Après la sortie de Owen II et I’ll Keep Dreaming, Eadsé dévoile Healer, son premier album très attendu, prévu pour le 7 mars 2025. Mêlant pop-soul et influences R&B, ce disque profondément introspectif aborde la guérison, la résilience et le lâcher-prise avec une sincérité touchante. Chanté en français, en anglais et en wendat, Healer est une invitation à un voyage intérieur et apaisant.

Eadsé, meaning « my good friend » in Wendat, is a Wendat singer-songwriter based in Montreal. Rooted in the traditions of her ancestors, she draws inspiration from her grandfather, a member of the Wolf Clan and the Raven family. In 2021, she released My Good Friend, her debut EP, in collaboration with Emmanuel Alias. Her instrumental track Oné-Onti, a tribute to Max Gros-Louis, has garnered over six million streams online. In the summer of 2022, she recorded Stay with Trey Vittetoe (Selena Gomez, Miley Cyrus). Following the release of Owen II and I’ll Keep Dreaming, Eadsé unveils Healer, her highly anticipated debut album, set for release on March 7, 2025. Blending pop-soul with R&B influences, this deeply introspective record explores healing, resilience, and letting go with heartfelt sincerity. Sung in French, English, and Wendat, Healer is an invitation to an introspective and soothing journey.

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Ce contenu provient de Présence Autochtone et est adapté par PAN M 360

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