Le duo producteur électro-jazz montréalais Topium (nom latin qui signifie: jardin d’agrément) nait de la rencontre des musiciens Jérôme Dupuis-Cloutier et Jonathan Gagné. C‘est à travers des collaborations jazz que les deux Québécois se découvrent une complicité musicale, qui s‘avérera prometteuse.
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Tash Sultana: la femme-orchestre envoûte le FIJM
par Jacob Langlois-Pelletier
As des loops et de la construction musicale en direct, Tash Sultana a offert une prestation électrisante et envoûtante jeudi soir, en ouverture du Festival international de jazz de Montréal.
Devant une foule de plus de 40 000 personnes, l’Australienne a joué et chanté ses plus grands succès. Au milieu de la scène principale, l’artiste de 27 ans était entourée d’une panoplie d’instruments: nombreuses guitares, saxophone, claviers, électronique et bien évidemment son outil de prédilection, la fameuse loop pedal qui lui permet de superposer les boucles enregistrées en temps réel. Tout au long du concert, la multi-instrumentiste créait sa musique de toutes pièces, démontrant ainsi toute la complexité et l’ingéniosité de son art. Puis trois musiciens ont fait leur entrée sur scène, conférant une profondeur supplémentaire à sa musique.
Devant une mise en scène lumineuse et colorée, la foule était captivée par les moindres faits et gestes de la jeune femme. À plusieurs moments, Tash Sultana a regardé le ciel, visiblement habitée par la musique. À mi-chemin du concert, Tash Sultana a offert un excellent solo de saxophone. À la dernière note de cette envolée, l’ensemble a fait un bond avec sa soliste , offrant à la foule un moment fort en énergie. Pic de guitare à la bouche, la chanteuse a conclu son concert avec une version inédite de son titre le populaire, Jungle. La foule en redemandait ! Même si sa musique n’est pas tout à fait jazz, que demander de mieux pour lancer l’édition 2022 de ce grand festival ?
Pourquoi Makaya McCraven ? Parce que…
par Alain Brunet
PAN M 360 ne témoigne pas souvent des concerts auxquels assistent ses contributeurs. Nous aimerions le faire plus souvent mais il y a tant à faire pour faire évoluer cette plateforme que nous devons y aller au compte-gouttes. Mais… le retour des festivals nous incite à reprendre du service.
Makaya McCraven est mon tout premier choix de ce Festival international de jazz de Montréal présenté en version complète après deux ans de retrait pandémique.
Vous ne jurez que par Kamasi Washington et Thundercat? Très bien mais… ces vedettes du nouveau jazz composent essentiellement de la musique conçue entre 1959 et 1967. C’est très cool de mêler tout ça au hip-hop de Kendrick Lamar, je ne veux surtout pas éteindre l’enthousiasme des nouveaux fans du style mais on doit leur rappeler que le jazz se trouve ailleurs que dans les collaborations cool avec les vedettes du hip hop.
Forcément, Makaya McCraven ne jouit pas de la même coolitude que Kamasi ou Snarky Puppy, il ne figure pas dans les collaborations des vedettes du hip-hop ou de la neo-soul, il est forcément moins connu et s’adresse (pour l’instant) aux mélomanes avertis. À n’en point douter, il est de ces authentiques visionnaires de ce jazz qui fera école au cours des prochaines décennies.
Pourquoi donc? Parce que son approche de la percussion s’inspire à la fois du jazz contemporain et des avancées de la musique électronique. La reproduction instrumentale de concepts rythmiques imaginés par des beatmakers au cours des dernières décennies conduit à un élargissement de la forme et à d’autres façon d’imaginer le jazz aujourd’hui.
Ainsi, le batteur virtuose Makaya McCraven menait jeudi (au Gesù) un quartette batterie-basse-trompette-sax alto où les propositions innovantes s’enchaînent pendant 80 minutes. Le contrepoint improvisé de la batterie, de la basse, des instruments à vent, percussions collectives et menus déclencheurs électroniques génèrent une musique authentiquement jazz, d’une fraîcheur absolue. On peut observer notamment que les lignes de la basse et de la batterie donnent parfois l’impression de trajectoires indépendantes , ce qui est un leurre extrêmement créatif. C’est idem pour les lignes mélodiques des deux instruments à vent, à la fois autonomes et collectifs, toujours au service des concepts imaginés par leur leader. Certes, nous étions loin du hard bop et du swing… apparemment, mais pas si loin à bien y penser : les hachures rythmiques inspirées du beatmaking hip hop nourrissent l’esprit résolument jazz de la proposition. En fin de concert, l’insertion de Blue In Green, un thème composé par Bill Evans pour l’ensemble de Miles Davis (Kind Of Blue), en est une éloquente démonstration. La suite aujourd’hui! Makaya enchaîne à 18h, il en sera de même samedi.
À noter: In These Times, son prochain album, est prévu pour septembre prochain sous étiquette International Anthem.
Wynton Marsalis, gardien du temple
par Alain Brunet
Il y a environ 80 ans, une part congrue du jazz afro-américain est devenue musique savante. Tout en puisant dans la culture populaire, d’abord le blues, dans les musiques de fanfares afro-américaines et puis dans les grands airs de Broadway et autres musiques de masse en Amérique, le jazz moderne a transformé cette matière en musiques complexes, destinées à des auditoires avertis comme le sont ceux des musiques classiques occidentales.
On vit alors s’imposer des créateurs de très haut niveau au cours des années 40, 50 et 60. C’est ce corpus précis que le grand ensemble du trompettiste Wynton Marsalis s’applique à explorer et mettre de l’avant depuis les années 90..
On a souvent décrit le trompettiste et directeur artistique comme un intraitable puriste, esprit conservateur selon qui ce qui s’est créé dans le jazz à partir des années 80 n’était que dérive et édulcoration. Si on ne s’en tenait qu’à la prestation du supravirtuose et de son big band au Festival international de jazz de Montréal, on pourrait ainsi conclure. Ce serait une erreur, car Wynton a maintes fois fait preuve d’ouverture d’esprit en incluant des œuvre contemporaines de musique impliquant l’improvisation. Contre toute attente, Wynton est moins crispé qu’on le prévoyait dans les années 80.
À la salle Wilfrid-Pelletier, c’était néanmoins le retour à la leçon d’histoire : Thelonious Monk, Duke Ellington, Billy Strayhorn, Charles Mingus, Kenny Dorham et autres œuvres récentes des membres de l’orchestre composées à la manière des grands concepteurs et improvisateurs ayant sévi à l’âge d’or du jazz moderne, on pense notamment à la manière de feu le pianiste Horace Silver.
À l’instar des meilleurs orchestres de la planète musique, Wynton peut compter sur un noyau de musiciens fidèles et d’autant plus compétents : Chris Creenshaw (trombone), Victor Goines (saxo), Carlos Henriquez (contrebasse), Sherman Irby (saxo), Marcus Printup (trompette), Ali Jackson (batterie), pour ne nommer que ceux-là. Chacun fait preuve de haute virtuosité, chacun a été sélectionné par le leader new-yorkais (originaire de la Nouvelle-Orléans) comme un maestro sélectionne les meilleurs éléments d’un orchestre symphonique. Et que dire de ses propres qualités de soliste: les deux séquences où il fut mis en évidence étaient tout simplement incroyables ! Personne ne fait ce qu’il fait à la trompette, point barre.
Je me souviens, lorsque j’étais dans la vingtaine, avoir réprouvé cette approche de Wynton, la considérant rétrograde et crispée. Quatre décennies plus tard, je ne vois plus les choses ainsi. Nous avons effectivement besoin de virtuoses, interprètes, improvisateurs, arrangeurs et leaders dont la mission première est de perpétuer la grande musique de jazz afro-américaine, dont les principaux compositeurs et leaders ont la stature des plus brillants concepteurs de la musique classique de tradition européenne.
À ce titre, Wynton Marsalis demeure le champion toutes catégories.
Il y a environ 80 ans, une part congrue du jazz afro-américain est devenue musique savante. Tout en puisant dans la culture populaire, d’abord le blues, dans les musiques de fanfares afro-américaines et puis dans les grands airs de Broadway et autres musiques de masse en Amérique, le jazz moderne a transformé cette matière en musiques complexes, destinées à des auditoires avertis comme le sont ceux des musiques classiques occidentales.
On vit alors s’imposer des créateurs de très haut niveau au cours des années 40, 50 et 60. C’est ce corpus précis que le grand ensemble du trompettiste Wynton Marsalis s’applique à explorer et mettre de l’avant depuis les années 90..
On a souvent décrit le trompettiste et directeur artistique comme un intraitable puriste, esprit conservateur selon qui ce qui s’est créé dans le jazz à partir des années 80 n’était que dérive et édulcoration. Si on ne s’en tenait qu’à la prestation du supravirtuose et de son big band au Festival international de jazz de Montréal, on pourrait ainsi conclure. Ce serait une erreur, car Wynton a maintes fois fait preuve d’ouverture d’esprit en incluant des œuvre contemporaines de musique impliquant l’improvisation. Contre toute attente, Wynton est moins crispé qu’on le prévoyait dans les années 80.
À la salle Wilfrid-Pelletier, c’était néanmoins le retour à la leçon d’histoire : Thelonious Monk, Duke Ellington, Billy Strayhorn, Charles Mingus, Kenny Dorham et autres œuvres récentes des membres de l’orchestre composées à la manière des grands concepteurs et improvisateurs ayant sévi à l’âge d’or du jazz moderne, on pense notamment à la manière de feu le pianiste Horace Silver.
À l’instar des meilleurs orchestres de la planète musique, Wynton peut compter sur un noyau de musiciens fidèles et d’autant plus compétents : Chris Creenshaw (trombone), Victor Goines (saxo), Carlos Henriquez (contrebasse), Sherman Irby (saxo), Marcus Printup (trompette), Ali Jackson (batterie), pour ne nommer que ceux-là. Chacun fait preuve de haute virtuosité, chacun a été sélectionné par le leader new-yorkais (originaire de la Nouvelle-Orléans) comme un maestro sélectionne les meilleurs éléments d’un orchestre symphonique. Et que dire de ses propres qualités de soliste: les deux séquences où il fut mis en évidence étaient tout simplement incroyables ! Personne ne fait ce qu’il fait à la trompette, point barre.
Je me souviens, lorsque j’étais dans la vingtaine, avoir réprouvé cette approche de Wynton, la considérant rétrograde et crispée. Quatre décennies plus tard, je ne vois plus les choses ainsi. Nous avons effectivement besoin de virtuoses, interprètes, improvisateurs, arrangeurs et leaders dont la mission première est de perpétuer la grande musique de jazz afro-américaine, dont les principaux compositeurs et leaders ont la stature des plus brillants concepteurs de la musique classique de tradition européenne.
À ce titre, Wynton Marsalis demeure le champion toutes catégories.
Fernie s’inspire d’artistes à l’âme commune tels que Frank Ocean et Daniel Caesar. Au fur et à mesure que vous découvrez ses offres musicales enchanteresses, il y a une juxtaposition évidente dans ses changements de genre. Sa musique est à la fois inclusive et empreinte d’une subtile mélancolie des années 90. Son style unique et éclectique ne cesse de s’enrichir au fil des projets.
Fernie is inspired by mutually soulful artists such as Frank Ocean and Daniel Caesar. As you experience his enchanting musical offerings, there is an evident juxtaposition within his genre shifts. His music provides an inclusiveness as well as a subtle melancholy 90s nuance. His unique, eclectic sound continues to grow with every consecutive project.
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Le Festival International de Jazz présente Tord Gustavsen Trio au Gesù
par Rédaction PAN M 360
Tout en se rattachant à des domaines comme la musique folklorique scandinave, le gospel, la musique des Caraïbes et le cool jazz, les ensembles de Tord présentent un univers unique de lyrisme et de funk subtil. Sa façon de fusionner l’histoire du jazz avec les humeurs réfléchies et la beauté lyrique « nordiques » donne naissance à une voix intrigante sur la scène musicale actuelle.
While relating to fields like Scandinavian folk music, gospel, Caribbean music and cool jazz alike, Tord’s ensembles present a unique universe of lyricism and subtle funkiness. His way of melding jazz history with ‘Nordic’ reflective moods and lyrical beauty brings about an intriguing voice on today’s music scene.
Le Festival International de Jazz présente Meshell Ndegeocello
par Rédaction PAN M 360
Dans des périodes extrêmement difficiles, lorsqu’il ne parvient plus à agir ou donner un sens à son art, l’artiste peut se réfugier dans un processus, un rituel, quelque chose de familier, dont la forme et le son lui rappellent un tout autre moment, afin de supporter le présent assez longtemps pour pouvoir un jour l’appeler le passé.
Certains albums sont des témoignages, des confessions; et d’autres sont des échappées. « Ventriloquism », le dernier album de Meshell Ndegeocello, à l’image de son processus créatif, sert de refuge lorsque la tempête fait rage.
In times so extreme and overwhelming, when there is no known expression for the feeling, no satisfactory direction for art or action, then they might take refuge in a process, a ritual, something familiar, the shape and sound of which recall another time altogether, so that they can weather the present long enough to call it the past. Some albums are testimony, some confessions, and some are escape. “Ventriloquism”, the latest album from Meshell Ndegeocello, is a place, like its process, to take refuge from one storm too many.
Le mbira, piano à pouce dont l’origine remonte à quelques milliers d’années et dont la pratique appartient au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, émet un son à nul autre pareil, émouvant, enlevant. À l’instar de sa compatriote Stella Chiweshe, Chipo Nyambiya est une des rares femmes à jouer de cet instrument magique. Confiante, positive, fonceuse, Chipo Nyambiya est de ces chanteuses dont les envolées vocales mettent à nu l’authenticité. Les chansons folk-pop de celle qui est diplômée en musicologie de l’université du Grand Zimbabwe ont pour vocation de rapprocher les gens.
The mbira, a thumb piano whose origins date back thousands of years and whose practice is part of UNESCO’s intangible cultural heritage of humanity, emits a sound like no other, moving, and exciting. Like her compatriot Stella Chiweshe, Chipo Nyambiya is one of the few women to play this magical instrument. Confident, positive, dynamic, Chipo Nyambiya is one of those singers whose vocal flights of fancy expose her authenticity. The folk-pop songs of this musicology graduate from the University of Great Zimbabwe are meant to bring people together.
BILLETS EN VENTE À LA PORTE!
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Le Festival international de jazz présente François Bourassa Quartet au Dièse Onze
par Rédaction PAN M 360
François Bourassa – maintenant avec dix albums de musique originale à son actif – est devenu un ambassadeur de la communauté jazz florissante du Québec à l’échelle internationale. Modèle d’évolution constante, il continue de chercher de nouveaux défis pour lui-même, ses collègues et sa communauté croissante d’auditeurs. Son quartet éponyme est un incontournable du paysage artistique montréalais depuis plus de 25 ans. Le groupe met en vedette depuis sa création, le bassiste Guy Boisvert, le saxophoniste André Leroux et plus récemment le jeune batteur Guillaume Pilote.
François Bourassa—now with ten albums of original music under his belt—has become an ambassador for Canada’s thriving jazz community at an international level. A paragon of both consistency and evolution, he continues to seek out new challenges for himself, his colleagues, and his growing community of listeners. Bourassa’s eponymous quartet has been a staple of Montreal’s artistic landscape for 25 years. The band features founding bassist Guy Boisvert, longtime saxophonist André Leroux, and Guillaume Pilote as the most recent addition in Bourassa’s mentorship of young drummers.
BILLETS EN VENTE À LA PORTE!
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Le Festival international de jazz présente Marianne Trudel et John Hollenbeck au Studio TD
par Rédaction PAN M 360
Un piano, une batterie, milles idées. La rencontre heureuse et hautement créative entre la pianiste et compositrice Marianne Trudel et le batteur et compositeur de renommée internationale John Hollenbeck.
Dédé Java Espiritu se veut un appel à la beauté, à l’intuition, à la transe, au rêve, au mystère et à la poésie sonore. Marianne Trudel offre ici un tout nouveau cycle de compositions à la fois épurées et raffinées, mystérieuses et entraînantes… Où grooves contagieux, mélodies envoûtantes, sonorités étonnantes et spontanéité joyeuse se côtoient!
A piano, a drum set, a thousand ideas. The happy and highly creative encounter of pianist and composer Marianne Trudel with world renowned drummer and composer John Hollenbeck.
Dédé Java Espiritu plunges the listener into an infinite panorama of colours and grooves. This concert wishes to invite beauty, intuition, dreams, mystery, transe and poetry. Marianne Trudel offers up a whole new cycle of compositions that are both pared down and refined, mysterious and enticing… Where catchy grooves, enchanting melodies, surprising sonorities, and joyous spontaneity go hand in hand.
ENTRÉE GRATUITE!
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Namori, batteur, auteur et compositeur canadien, résidant au Québec et originaire de Côte d’Ivoire, poursuit avec sa batterie une recherche de « fusion des sons ».
Auteur de deux albums « Gui Blo » et « Point d’interrogation », l’artiste amalgame sonorités africaines, jazz, reggae, rock et soul, aux airs traditionnels ivoiriens, dans son célèbre style Afro-Jazz Fusion.
Ex-leader du groupe AWANA, le batteur, chanteur, auteur-compositeur et arrangeur NAMORI a parcouru avec succès les routes d’Europe, de l’Amérique du Nord et d’Afrique et a joué aux côtés de grands artistes tels que Salif Keita, Jean Leloup et Michel Cusson.
Cette recherche musicale fait une synthèse entre deux mondes musicaux : la musique traditionnelle de la Côte d’Ivoire et la musique jazz contemporaine.. Soyez les bienvenu-es pour la découverte d’un vrai bonheur !
Namori, canadian drummer, author and composer, living in Quebec and from the Ivory Coast, pursues with his drums a search for “fusion of sounds”.
Author of two albums ” Gui Blo ” and ” Point d’interrogation “, the artist amalgamates African sounds, jazz, reggae, rock and soul, with traditional Ivorian tunes, in his famous Afro-Jazz Fusion style.
Ex-leader of the group AWANA, the drummer, singer, songwriter and arranger NAMORI has successfully toured Europe, North America and Africa and has played alongside great artists such as Salif Keita, Jean Leloup and Michel Cusson.
This musical research is a synthesis between two musical worlds: the traditional music of the Ivory Coast and contemporary jazz music. You are welcome to discover a true happiness!
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