électro-pop / indie pop / nu-disco / rock alternatif

Coup de coeur francophone : Chaude Chaleur, Charly Darling et Céréales Dauphin au Quai des brumes

par Rédaction PAN M 360

Chaude Chaleur

Dans la cage d’escalier d’un cégep en jazz, ces ami·es-là sont devenu·es un groupe de musique : Chaude Chaleur. D’une énergie intime explosive, le sextet décomplexé explore les couloirs jazz, R&B, néo soul, pop, nu funk et disco avec un vouloir, toujours et fort, d’émancipation avec le « É » majuscule. Incarnés, éclectiques, humains, devant les foules, ces artisans libres de la chanson québécoise marquent les esprits avec toutes les notes que ça exige, un sax enivré, des guitares qui shredent, du groove sans bon sens et une voix digne des divas Québ’ de la fin des années 1970, début des années 1980. C’est à croire que le nom veut tout dire.

In the stairwell of a jazz CEGEP, these friends became a band: Chaude Chaleur. With explosive, intimate energy, the unrestrained sextet explores jazz, R&B, neo-soul, pop, nu-funk, and disco, driven by a relentless desire for emancipation, with a capital “E.” Embodied, eclectic, human, in front of crowds, these freewheeling artisans of Quebec song leave their mark with every note it takes: a drunken sax, shredding guitars, unbridled groove, and a voice worthy of Quebec divas from the late 1970s to early 1980s. You’d almost think their name says it all.

Charly Darling

Charly Darling, c’est un rêve fiévreux, une indie pop transcendante, une nébuleuse de drum machine et de synthétiseurs. Sur des couleurs hypersaturées, des presque-halos puisés à la source des féériques fresques des grandes enchanteresses de la noble lignée des Pelgag et des B, les mélodies de Charly planent, très haut, comme sa voix, et s’accrochent, très fort, comme les rythmes de ses chansons-flashes.

Charly Darling is a feverish dream, transcendent indie pop, a nebula of drum machines and synthesizers. Against hypersaturated colors and near-halos drawn from the magical frescoes of the great enchantresses of the noble lineage of Pelgag and the B’s, Charly’s melodies soar high, just like her voice, and cling tightly, just like the rhythms of her flash-song bursts.

Céréales Dauphin

Céréales Dauphin, c’est la rencontre de cinq amis unis par une passion commune et un son fièrement québécois. Inspirés par les musiques qui ont envahi l’internet depuis leur enfance, ils transforment cette diversité en un univers éclectique mais toujours familier. Leurs compositions accrocheuses, pensées pour être chantées ensemble, dégagent une énergie réconfortante et festive qui rapproche instantanément les gens.

Céréales Dauphin is the coming together of five friends united by a shared passion and a proudly Quebecois sound. Inspired by the music that has flooded the internet since their childhood, they transform this diversity into an eclectic yet familiar universe. Their catchy compositions, designed to be sung together, radiate a comforting, festive energy that instantly brings people closer.

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country / folk

Odie Harr à la Casa del Popolo : une joyeuse pagaille montréalaise

par Félicité Couëlle-Brunet

La formation montréalaise Odie Harr a rempli Casa del Popolo pour son concert hier soir, et l’énergie était tout simplement contagieuse. Je ne les avais pas revus depuis leur premier concert au Turbo Haüs, mais l’esprit était tout aussi vivant, peut-être même plus sauvage cette fois. La scène était bondée avec un violon, un accordéon, une trompette, un trombone et une rotation d’amis qui semblaient apparaître et disparaître au milieu du set, alimentant le rythme spontané du groupe.

Les performances d’Odie Harr sont des rassemblements rares… Apparemment, la formation complète ne parvient à se réunir que pendant les concerts, ce qui rend chaque événement unique. Leur musique brouille la frontière entre la répétition et la révélation, équilibrant des racines folk et une improvisation expérimentale. Le résultat est un son qui semble communautaire et vivant, comme une parade de rue comprimée dans une petite salle.

Ce qui rend ce groupe spécial, c’est la façon dont ils jouent les uns pour les autres et avec les autres ; pas de hiérarchie, juste un entrelacs de mélodies, de rires et de confiance. Les regarder, c’est comme entrer dans une célébration dont on ignorait l’absence. Au Casa del Popolo, la joie était bien réelle, et le chaos était parfaitement orchestré.

jazz

ONJ | Des hommes et leur cheffe d’orchestre jazzent au féminin…brillamment!

par Michel Labrecque

On va se le dire d’emblée: je suis un grand fan de cet orchestre, qui rassemble la crème de la crème – une expression suédoise, le savez-vous? – des musiciens de jazz de Montréal, dans une formule big band de haut niveau.

Après un excellent hommage au génie musical brésilien Hermeto Pascoal, ce concert était dédié aux compositrices de jazz, de 1929 à 2025, sous la direction de la pianiste et compositrice Marianne Trudel.

« Je suis une nerd », nous a-t-elle déclaré au départ, « je vais procéder de façon chronologique ». Nous avons donc entendu Mary Lou Williams, pianiste, arrangeuse et compositrice, dans des pièces datant respectivement de 1929, 1947 et 1968. Ceci donnait un formidable portrait de l’évolution du jazz, démarrant avec un jazz post ragtime et nous amenant vers des arrangements plus complexes, qui flirtaient avec la dissonance dans la pièce Lonely Moments. Tout ceci était parsemé de solos de chaque membre de ce groupe décidément de plus en plus soudé.

Il s’est trouvé que, juste avant d’écrire cette chronique, je prenais mon second café matinal en écoutant ma station radio de jazz préférée sur internet. Et j’entend une pièce chorale inconnue et magnifique. C’était une composition de Mary-Lou Williams, Black Christ of the Andes. Ce qui démontre la diversité de ses compositions, au-delà du big band.

Par la suite, nous avons visité l’univers de la Japonaise Toshiko Ayoshi, pour nous plonger dans les années 70. Puis, est arrivé le tour de Maria Schneider, qui a été mon coup de cœur personnel.

Marianne Trudel nous a appris qu’elle avait travaillé avec le fantastique arrangeur Gil Evans, connu pour son travail avec Miles Davis, comme copiste, ce qui lui a permis d’apprivoiser la complexité musicale en profondeur. Par la suite, Maria Schneider a développé son propre style, que Trudel n’hésite pas à qualifier de « sensibilité féminine », pour faire sonner un ensemble de jazz totalement différemment de la plupart des bigs bands.

Je connaissais Schneider en partie, mais, j’ai eu l’impression de m’envoler en écoutant l’ONJ interpréter deux pièces de cette grande dame. Les couleurs sont si particulières, les arrangements chatoyants, l’oreille est toujours interpellée par des harmonies intrigantes. Sur Dança Llusoria, André Leroux, davantage connu pour son brillant travail au saxophone, nous a mené vers une autre dimension avec un très long solo de clarinette, dans une musique post saltimbanque déconstruite…

Pour moi, ce voyage musical féminin s’est poursuivi dans la découverte: la Canadienne Anna Weber, aujourd’hui expatriée à New-York et la Japonaise Satoko Fujii, toutes les deux dans un registre plus contemporain mais hyper intéressant. Je vais aller les écouter sur disque, c’est sûr.

Pour finir, dans une sorte de rappel, nous avons eu droit à Vent Solaire, de Marianne Trudel, elle-même, qui avait déjà été enregistrée par l’ONJ. C’était…solaire! Dix-sept hommes ont rendu hommage aux femmes de façon brillante!

En quittant la salle, j’ai entendu une femme dire à son amie: « Je n’avais aucune idée qu’un big band pouvait faire de la musique comme ça ». Voilà pourquoi il ne faut pas hésiter à aller voir l’ONJ.

Avant le concert, j’ai eu la chance de jaser rapidement avec Marianne Trudel. Je lui ai fait part de mon étonnement, très profane, qu’une de mes compositrices de jazz préférées, l’Américaine Carla Bley, ne soit pas au programme. Elle m’a laissé entendre que nous entendrons probablement Carla dans un prochain concert. À suivre…

D’ici là, le prochain rendez-vous de l’ONJ est le 17 novembre pour entendre Charlie Parker with Strings, sous la direction de l’excellent saxophoniste Samuel Blais.

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art sonore / Experimental

Akousma | Tourbillons et stridulations : plongée sensorielle

par Marc-Antoine Bernier

Pour le deuxième bloc de la soirée d’Akousma, le festival de musique électroacoustique proposait une expérience d’immersion totale dans le dôme de haut-parleurs de l’Espace C. Deux artistes, le Québécois Christian Bouchard et le Viennois Robert Schwarz, y ont présenté des pièces explorant les matières sonores, qu’elles soient plastiques ou biologiques, artificielles ou organiques.
Avec Spirale plastique (2024), Christian Bouchard nous plonge dans un océan de matières flottantes. Divisée en segments séparés par des silences, la pièce alterne immersion et respiration : chaque pause agit comme une remontée à la surface du continent plastique avant de replonger vers un nouveau secteur sonore. Dans le dôme de haut-parleurs, la notion de vortex se matérialise. Les sons tourbillonnent, se creusent, s’entrechoquent. On se sent happé, ballotté au cœur de ces courants océaniques convergents, sans repère ni centre. Sur le plan énergétique, la pièce oscille entre tension et suspension : les élans nerveux et les moments d’apaisement se croisent, parfois s’opposent, parfois se confondent. Bouchard y compose une spirale sonore où le désordre devient beauté, et où l’on se perd avec une étrange fascination.

Puis, dans l’obscurité quasi totale, Robert Schwarz ouvre un tout autre monde. Sa pièce Stridulations 1–14 (2024–2025) évoque les voix du minuscule, ces pépiements et rugissements modulés qu’émettent les insectes et les arthropodes en frottant leurs corps l’un contre l’autre. Le public, plongé dans le noir, les yeux clos, adopte soudain la perspective de ces créatures qui perçoivent sans voir. Le son devient matière vibrante : il se déplace, frôle, pénètre. Dans le dôme, chaque fréquence semble effleurer la peau. Certaines vibrations sont si précises qu’elles déclenchent une réaction physique, presque tactile, qui évoque une synesthésie implicite entre le corps et l’espace. On se perd dans ce monde sonore imaginé, à la frontière du naturel et du synthétique. Les stridulations se multiplient, se croisent, s’éloignent, jusqu’à former un réseau vivant, à la fois hypnotique et déroutant. Pendant trente minutes, le réel se dissout : seule demeure cette communication d’un autre ordre, primitive, élémentaire, où l’écoute devient un sens animal.

Ce Bloc 2 d’Akousma offrait deux expériences radicalement immersives, où la matière sonore devient terrain d’exploration. Bouchard nous confrontait à la dérive plastique du monde moderne, tandis que Schwarz réinventait la perception à travers les langages microscopiques du vivant. Deux plongées vertigineuses dans la matière du son, oscillant entre le tangible et l’invisible.

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Neo-soul / pop / R&B

Coup de coeur francophone : Rau_Ze au Rockette Bar

par Rédaction PAN M 360

S’il portait ses trophées à son coup, le duo pourrait sans doute revendiquer le Guinness de Lil’ Jon pour son pendentif « bling-bling » le plus lourd du monde et de l’histoire. Rau_Ze est de ces phénomènes qui n’arrivent qu’une fois par génération. Cohésives, ressenties, accrocheuses, ses sonorités R&B marquent avec la solidité et l’équilibre de la musique pop des 2000, l’imprévisibilité et l’exubérance du jazz, la suavité de la néo soul et l’agitation du funk, l’ardeur du hip-hop et la sale arrogance de l’alternatif et du trip hop des nineties. Pas de break.

If they wore their trophies around their neck, the duo could probably claim Lil Jon’s Guinness record for the heaviest “bling-bling” pendant in the world, and in history. Rau_Ze is one of those rare phenomena that only come once in a generation. Cohesive, heartfelt, and irresistible, their R&B sonorities carry the solidity and balance of 2000s pop, the unpredictability and exuberance of jazz, the smoothness of neo-soul and the restlessness of funk, the fire of hip-hop and the raw arrogance of alternative and ’90s trip-hop. No break.

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fanfare / folk / jazz

Coup de coeur francophone : La Fanfare de L’Île au Quai des brumes

par Rédaction PAN M 360

La Fanfare c’est la fête. L’écho du sousaphone, de la caisse claire, de la grosse caisse, du banjo, et des voix aussi, qu’on entend de loin et qui annoncent en sourdine des célébrations ambulantes, de rue, de ruelle, de parc. Douzaine de musiciens en gaieté de toutes les scènes de Montréal, celle de l’Île fait résonner des accords de plus de 100 ans, de partout sur la carte et sur plein de lignes du temps de la grande Histoire. Swing, New Orleans, Ragtime, Blues, Calypso, Mambo; la musique de tout le monde.

The brass band means celebration. The echo of the sousaphone, the snare drum, the bass drum, the banjo, and the voices too, carrying from afar and quietly announcing roaming festivities—through the streets, alleys, and parks. A dozen joyful musicians from all corners of Montréal’s scene, La Fanfare de l’Île brings to life chords more than 100 years old, drawn from everywhere on the map and across many timelines of History. Swing, New Orleans, Ragtime, Blues, Calypso, Mambo; music for everyone.

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afro-fusion / traditionnel

Festival du monde Arabe : Cantiques de l’amour à la Cinquième Salle

par Rédaction PAN M 360

Plongez dans l’univers de Cantiques de l’amour, une aventure sonore dont l’origine est une rencontre improbable : l’envoûtant chanteur soufi Khaled Al-Hafez, porteur de la mémoire syrienne et des extases du Levant, la contralto magicienne Gabrielle Cloutier, dont la voix façonne les paysages intérieurs, le souffle choral de l’Ensemble Vox, gardien des harmonies sacrées et la méditation giratoire du derviche tourneur Crow.
Dans cette fresque musicale, les chants d’amour anciens et contemporains se répondent et s’entrelacent — prières séculaires, romances mystiques, poèmes profonds. La voix de velours de Khaled Al-Hafez trace un fil lumineux entre les qasidas du XIVe siècle, vibrants d’une spiritualité ancestrale, et les mélodies séculaires où la passion humaine devient offrande. Face à lui, Gabrielle Cloutier, alchimiste des timbres, fait jaillir une énergie polymorphe, métissant les couleurs vocales du Québec et d’ailleurs, accompagnée par l’ensemble Chamade qui insuffle à chaque mesure une audace nouvelle. Ensemble, ils repoussent les frontières du chant, croisant traditions et innovations dans un dialogue de haute voltige.
Porté par les voix puissantes et raffinées de l’Ensemble Vox, le spectacle s’élève telle une cathédrale sonore, où chaque harmonie résonne comme une prière universelle. L’imaginaire créatif projette des silhouettes andalouses sur des vitraux gothiques, créant un espace où le désert rencontre la nef, où la musique devient visuelle, tel un écrin de lumière qui magnifie la rencontre des univers. Les sonorités se fondent, se répondent, se défient ; la transe sacrée renaît, réinventée, dans ce théâtre où chaque note est souffle, chaque parole est lumière.
Cantiques de l’amour se veut un rite moderne, un pont sonore entre Histoires et Géographies. Laissez-vous emporter par ce voyage où désert et cathédrales s’entrechoquent, où l’amour s’offre comme un rituel du présent, tendant des arches sonores entre les continents et les époques et propulsant l’extase jusqu’aux confins de l’âme.

Immerse yourself in Canticles of Love, a musical tapestry born from an improbable encounter between the captivating singer Khaled Al-Hafez, a keeper of the Levant’s heritage; the magical contralto Gabrielle Cloutier, whose voice maps the contours of inner landscapes; the spirited energy of Ensemble Vox choir, guardian of sacred harmonies, and Crow’s whirlwind of grace and light.
In this performance, ancient and contemporary love songs echo and intertwine—from age-old prayers and mystical romances to profoundly moving poetry. Khaled Al-Hafez’s velvet voice weaves a luminous thread between 14th-century qasidas and age-old melodies. Meanwhile, Gabrielle Cloutier, backed by the Ensemble Chamade and Ensemble Vox, unleashes a powerful, expansive energy, blending vocal traditions from Québec and beyond.
Embark on a journey spanning vast deserts and soaring cathedrals, where love itself is a ritual to be celebrated. It’s a performance that builds sonic bridges between continents and across eras, lifting the soul to new heights of ecstasy.

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arabo-andalou / flamenco

Festival du monde Arabe : Y Una Noche à la salle Claude-Léveillée

par Rédaction PAN M 360

Et s’il ne restait qu’une seule nuit à vivre, j’inviterais le monde à chanter une prière et à danser pour crier justice et revendiquer la paix à toutes les âmes souffrantes…et je regarderai la beauté du monde dans toutes ses imperfections d’une Tour d’ivoire, et….Olé (Labounita).
Spectacle atypique de la scène flamenca, … Y Una Noche s’élève comme une rêverie incandescente, flottant dans un univers parallèle.
Ici, le rêve prend chair, la dualité se dissipe, laissant s’épanouir une symphonie où se croisent le flamenco et le chant arabo-andalou, fusionnant l’écho des ancêtres avec la pulsation du présent. Chaque note, chaque souffle y éclate comme un feu d’artifice, révélant un spectacle d’une singularité éclatante.
Ce quintette vagabond est né de la rencontre de cinq âmes voyageuses – LaBounita à la voix envoûtante, Rae Bowhay à la chorégraphie incandescente, Mabel Chong à la danse poétique, Philippe Jean à la guitare passionnée, Miguel Medina à la percussion ensorceleuse –. Ces artistes, allégés des chaînes du passé, s’offrent la liberté de la métamorphose et la hardiesse de l’ouverture, touchant à l’essence même de l’âme humaine. Ils sont les alchimistes du présent, guidés par la soif de nouveauté, d’audace et d’authenticité.
Y Una Noche est un périple où la fête côtoie la nostalgie à travers la mécanique subtile d’une machine musicale hors du temps. Un voyage traverse les âges, du Malhoun aux chants arabo-andalous ancestraux, saluant au passage les géants que sont Abdessadek Chekkara et Camarón de la Isla, tout en offrant des créations flambant neuves et des interprétations ardentes du flamenco. Un hommage vivant à la mémoire et à la créativité !

A unique gem of the flamenco scene, Y Una Noche inhabits the stage like a glowing vision drifting through a parallel universe. Here, dreams take shape, dualities dissolve, and a symphony unfolds where flamenco and Arabo-Andalusian song entwine, merging ancestral echoes with modern rhythms.
This nomadic quintet emerged from the chance encounter of five kindred spirits and their singular talents: the enchanting voice of LaBounita, the incandescent choreography of Rae Bowhay, the poetic dance of Mabel Chong, the impassioned guitar playing of Philippe Jean, and the mesmerizing rhythms of percussionist Miguel Medina.
Y Una Noche is a journey across centuries, from the Malhun of Morocco to the ancestral songs of Al-Andalus. With tributes to Abdessadek Chekkara and Camarón de la Isla, this show features brand-new creations and emotive reimaginings forged in the fire of flamenco. A vibrant ode to memory and boundless creativity.

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classique / musique contemporaine / quatuor à cordes

Quatuor Molinari : Musique à voir à la Fondation Guido Molinari

par Rédaction PAN M 360

Le Quatuor Molinari poursuit sa collaboration avec la Fondation Guido Molinari avec la présentation de la série de concerts Musique à voir. Le concert de l’automne se tiendra le dimanche 2 novembre à 15h et les musiciens joueront le Quatuor n1 de R. Murray Schafer, le Quatuor n12 de Dimitri Chostakovitch et feront la création de Coin Darling de Denis Dion, une œuvre en hommage à Guido Molinari. Le concert se tient au cœur de l’exposition  I am here de la célèbre Irene F. Whittome. Cette exposition rassemblera des œuvres retraçant soixante années de pratique artistique.

The Molinari Quartet continues its collaboration with the Guido Molinari Foundation with the presentation of the Musique à voir concert series. The fall concert will take place on Sunday, November 2, at 3 p.m., and the musicians will perform R. Murray Schafer’s Quartet No. 1, Dmitri Shostakovich’s Quartet No. 12, and the premiere of Denis Dion’s Coin Darling, a work in tribute to Guido Molinari.
The concert will take place in the heart of the exhibition I am here by the renowned Irene F. Whittome. This exhibition will bring together works spanning sixty years of artistic practice.

Programme

Denis Dion : Coin Darling (création)
Murray Schafer : Quatuor no 1
Dimitri Chostakovitch : Quatuor no 12

Program

Denis Dion: Coin Darling (premiere)
Murray Schafer: Quartet No. 1
Dmitri Shostakovich: Quartet No. 12

LES BILLETS POUR CE SPECTACLE SERONT VENDUS À LA PORTE!

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chanson keb franco / folk

Paul Piché à la salle Wilfrid-Pelletier

par Rédaction PAN M 360

Depuis plus de vingt-cinq ans, Paul Piché s’impose comme l’un des auteurs-compositeurs les plus importants de la scène musicale québécoise. Prenant directement racine dans notre héritage culturel, sa poésie est franche et directe tout en demeurant d’une finesse et d’une subtilité remarquables. Abordant des thèmes sociaux qui lui tiennent à cœur ou chantant simplement l’amour avec ses joies et ses tourments, Paul Piché sait toucher par la sincérité et la franchise qui habitent son propos.

For over twenty-five years, Paul Piché has stood out as one of the most important singer-songwriters on the Quebec music scene. Deeply rooted in the province’s cultural heritage, his poetry is both frank and direct while maintaining remarkable finesse and subtlety. Whether addressing social issues close to his heart or simply singing about love in all its joys and sorrows, Paul Piché captivates with the sincerity and honesty that define his work.

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chaâbi / orchestre

Festival du monde Arabe : Chaâbi de Montréal, algérois et kabyle à la salle Claude-Léveillée

par Rédaction PAN M 360

Au cœur palpitant de Montréal, l’âme de l’Algérie se déploie telle une caresse venue du désert, le temps d’une veillée où le chaâbi, qu’il soit algérois ou kabyle, se fond dans un univers poético-musical qui nous projette dans des temps ancestraux plus vivants que jamais. Porté par l’Orchestre de l’École Ladjrafi Musiques et Arts d’Algérie (ÉLMA), cet art séculaire renaît à Montréal, vigoureux et empreint d’une authenticité poignante.
Le chaâbi, murmure des âmes, exalte les émotions enfouies, conte la palette du quotidien, de la joie lumineuse aux peines silencieuses. Les mélodies intemporelles s’entremêlent avec les créations emblématiques, formant une mosaïque sonore où la nostalgie danse avec la ferveur et où la poésie s’incarne dans le rythme palpitant de l’instant.
Cette soirée musicale est un souffle vivant dans la mission d’ÉLMA : transmettre, magnifier et célébrer les trésors des musiques ancestrales algériennes. L’orchestre s’abreuve à la source de ce riche héritage, donnant naissance à une expérience unique, une passerelle entre les racines et l’élan vers demain.
Chaâbi de Montréal, algérois et kabyle s’annonce comme une célébration de la mémoire et du partage, où chaque note porte en elle la chaleur et la générosité de l’Algérie.

In the vibrant heart of Montréal, the soul of Algeria drifts in like a warm desert breeze. For one luminous evening, Chaâbi music—rooted in both Algiers and Kabylia—merges into a poetic soundscape that transports audiences to a bygone era, alive and resonant as ever.
Presented by the Chaâbi Orchestra of the Ladjrafi School of Algerian Music and Arts (ÉLMA), this centuries-old tradition is reborn in Montréal, imbued with striking authenticity.
Chaâbi speaks to the soul, awakening hidden emotions through its raw depictions of daily life, from radiant joy to unspoken sorrow. Timeless melodies entwine with iconic favourites, creating a sonic mosaic where nostalgia dances with passion and poetry pulsates with contemporary rhythms.
Chaâbi from Montréal is a celebration of memory and shared heritage, where every note carries within it the warmth and radiance of Algeria.

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darkwave / post-punk

Lebanon Hanover à la SAT

par Rédaction PAN M 360

Une réplique glaciale à un monde aliéné, portée par deux cœurs chauds qui battent à l’unisson. Le duo formé par Larissa Iceglass et William Maybelline se révèle comme de véritables romantiques des temps modernes : admirateurs de William Wordsworth, fascinés par la beauté des esthétiques art nouveau, explorateurs des rivages britanniques et des forêts nocturnes, tout en puisant leur inspiration dans l’urbanisme berlinois.

An ice cold reply to the alienated world coming from two warm beating hearts. The duo of Larissa Iceglass and William Maybelline appear as true romantics of the modern age, admiring William Wordsworth, fascinated by the beauty of art nouveau aesthetics, exploring British seashores and forests at night as well as inspired by the urbanism of Berlin.

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