LES BILLETS POUR CE SPECTACLE SONT ÉPUISÉS!
Ce contenu provient de M pour Montréal et est adapté par PAN M 360
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Le tombeau de Couperin de Ravel rend hommage à la grande tradition musicale française du XVIIIe siècle et aux camarades du compositeur morts au combat. En écho, l’œuvre d’Escher honore Ravel dans un style très français. S’inspirant toutes deux de danses baroques, ces œuvres se distinguent par leur instrumentation finement colorée et nuancée.
Ravel’s Tombeau de Couperin pays homage to the rich French musical inheritance of the 18th century and to the composer’s comrades who fell in battle. Similarly, Escher’s composition honours Ravel in a distinctly French manner. Inspired by Baroque dances, both works feature intricately textured and nuanced instrumentation.
Programme
Caroline Lizotte, création pour flûte et harpe (12 min) – commande de l’OSM
Maurice Ravel, Le tombeau de Couperin, M. 68 (arr. Jocelyn Morlock), (17 min)
Rudolf Escher, Le tombeau de Ravel (25 min)
Program
Caroline Lizotte, Premiere for flute and harp (12 min) – OSM commission
Maurice Ravel, Le tombeau de Couperin, M. 68 (arr. Jocelyn Morlock), (17 min)
Rudolf Escher, Le tombeau de Ravel (25 min)
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Rejoignez-nous le jeudi 20 novembre pour une soirée musicale mettant à l’honneur certains de nos artistes coups de cœur du moment, ainsi qu’un album que nous écoutons depuis déjà dix ans ! School Night est toujours gratuit et affiche complet chaque année, alors réservez votre place et arrivez tôt !
À propos de School Night:
Depuis sa création en 2010, School Night! est devenu le showcase live le plus respecté, où l’industrie musicale et les premiers fans découvreurs se rencontrent pour des débuts inoubliables d’artistes devenus têtes d’affiche et lauréats de Grammy®.
Join us on Thursday, November 20 for an evening of music featuring some of our favourite artist we’re listening to these days, and a record we’ve been listening to for ten years now! School Night is always free and each year has been a memorable sellout, so RSVP and get there early!
About School Night:
Since its inception in 2010, School Night! has become the most respected live music showcase where industry and early-adopter fans meet for unforgettable debuts by chart-toppers and Grammy® winners.
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Depuis des siècles, depuis de nombreuses années, sur les scènes des cabarets et des théâtres, Plume Latraverse a traîné sa carcasse, sa guitare et ses chansons… Entraîné dans une mission ménestrelle sans issue, missionnaire autoroutier et souterrain à travers toutes les folies de ce monde. Et qu’est-ce que ça lui a donné?
Un public fidèle, fantôme et grandissant qui, une fois de plus, viendra se greffer à la mythologie plumesque pour cette tournée RÉMISSIONNAIRE… en compagnie de Jean-Claude Marsan, à la guitare, et de Grégoire Morency, à la basse. Hé oui… LE TRIO LAID frappe encore!
For centuries—for many years now—on the stages of cabarets and theaters, Plume Latraverse has dragged along his frame, his guitar, and his songs… Swept up in a minstrel’s mission with no way out, a highway and underground missionary through all the madness of this world. And what has it given him?
A faithful, elusive, ever-growing audience that, once again, will join the “plumesque” mythology for this RÉMISSIONNAIRE tour… alongside Jean-Claude Marsan on guitar and Grégoire Morency on bass. Yes indeed… LE TRIO LAID strikes again!
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Plongez dans cette soirée vibrante dédiée aux trésors musicaux de l’Amérique latine. Sous la direction de Jean-Marie Zeitouni , ce concert mettra en vedette le guitariste Adam Cicchillitti et le bandonéoniste Denis Plante , dans un programme où le tango et les sonorités hispaniques s’entrelacent avec éclat. Du Concierto del Sur de Ponce aux tangos séducteurs de Piazzolla , en passant par une création du compositeur canadien Luis Ramírez , l’orchestre vous fera découvrir un univers où la passion et la virtuosité ne font qu’un. Un hommage enflammé à l’âme musicale de l’Amérique latine.
Immerse yourself in this vibrant evening dedicated to the musical treasures of Latin America. Under the direction of Jean-Marie Zeitouni, the concert will feature guitarist Adam Cicchillitti and bandoneonist Denis Plante in a dazzling program where tango and Hispanic sonorities intertwine with brilliance. From Ponce’s Concierto del Sur to Piazzolla’s seductive tangos, and including a new work by Canadian composer Luis Ramírez, the orchestra will transport you into a world where passion and virtuosity become one. A fiery tribute to the musical soul of Latin America.
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Samedi soir à la salle Claude-Champagne de l’Université de Montréal avait lieu un concert pour célébrer les anniversaires de deux vénérables institutions musicales québécoises : le 60e de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) et le 75e de la Faculté de musique de l’Université de Montréal (UdeM). Confluences contemporaines, c’est le titre du concert, soulignait les nombreux croisements entre les deux organismes. Le programme mettait à l’honneur les différents directeurs musicaux de la SMCQ à travers l’histoire (Serge Garant, Gilles Tremblay, Walter Boudreau, Ana Sokolovic), qui ont tous été également enseignants à l’UdeM. En bonus : une création d’un jeune compositeur, Maxime Daigneault, car il ne faut pas oublier que la mission des deux institutions est aussi d’assurer l’avenir de la musique savante. C’est l’ensemble de la SMCQ, dirigé par Christian Gort, et l’Enseble de musique contemporaine de l’UdeM, dirigé par Jean-Michaël Lavoie, qui se partageaient la scène et les morceaux, parfois en tandem.
LISEZ L’ENTREVUE À PROPOS DE CE CONCERT
Voilà pour le topo général. Le programme a montré la profondeur de la création savante en musique québécoise. Coffre III(a) (Le Cercle Gnostique I {<Incantations IV>}) de Boudreau lançait la soirée avec la marque habituelle du compositeur, ses coloris épatés et son énergie pétillante. Le trio de jeunes UdeMiens, composé de Jérémie Arsenault à la clarinette, Alona Milner au piano et Leîla Saurel au violoncelle, a été impressionnant de qualité technique, de précision et de beauté timbrale.
Suivait le Quintette de Serge Garant pour flûtes, hautbois/cor anglais, percussions, piano et violoncelle, une vraie merveille de construction en arche, dont la beauté expressive s’appuie sur un sens de la couleur et de la métamorphose thématique exceptionnel. Les Cinq locomotives et quelques animaux d’Ana Sokolovic portent la trace du style efficace de la compositrice montréalaise. Épisodes descriptifs incluant des motifs rythmiques et stylistiques issus du folklore balkanique, entrecoupés d’interventions courtes propulsés par une énergie motrice excitante. Ironiquement, c’est l’œuvre qui a semblé la plus morcelée de la soirée en termes de cohérence sonore, alors que les autres cherchaient plutôt à créer une totalité intégrée, morphique et organique malgré leur pointraitisme omniprésent. N’en reste pas moins que l’écriture de Sokolovic demeure irrésistible.
Souffle (Champs II) de Gilles Tremblay nous a rappelé à quel point la complexité formelle et intellectuelle des oeuvres du compositeur s’allie également avec une fascinante maîtrise de l’expression et du discours. Le foisonnement de couleurs et l’épatante poésie de cette abstraction séductrice ne cessent d’émouvoir. Du très grand art, comme l’ont rappelé Lavoie et l’Ensemble de l’UdeM.
J’ai beaucoup apprécié la dernière pièce de la soirée, Sensations : Lueurs du néant de Maxime Daigneault. Cette commande exécutée par le plus grand nombre de musiciens du programme a témoigné de façon assez explicite de la nature du langage contemporain de 2025, face à celui de ses prédécesseurs, essentiellement concentré dans les années 1978 à 1996. La musique de Daigneault est organique, métamorphique dans le sens d’un fluide mouvant ne recelant presque jamais de coupures sonores. Cette fluidité est très représentative de la musique actuelle en création savante, informée probablement par le post-minimalisme et le néo-romantisme. En ce 21e siècle, on cherche à remplir le champ expressif, à le couvrir entièrement. C’est très différent de l’atomisme qui dominait la pensée musicale avant-gardiste et institutionnelle de la deuxième moitié du 20e siècle.
Daigneault me disait avant le concert que l’idée de cette pièce était de traduire le processus compositionnel qui caractérise sa propre démarche. Au moment d’amorcer l’écriture d’une œuvre, il n’y a rien. Une page blanche, ou plutôt un néant obscur. Puis, à force de chercher, quelques fils lumineux apparaissent, des idées, des intuitions. On tire dessus, on vooit ce qu’on peut faire avec, on les attache ensemble, on finit par transformer les ténèbres en lumière. Sensations : Lueurs du néant est une musique totalitaire, dans le sens d’un accaparement total de l’espace sonore, sans coupures, ou presque. C’est également une musique très fortement expressive, et qui a un impact presque physique sur l’auditeur-trice. En ce qui me concerne, une belle réussite. Pourquoi m’a-t-il alors semblé que les applaudissements étaient un brin trop polis?
Les musiciens des deux ensembles ont été à la fine pointe des exigences, nombreuses, des partitions. Avec peut-être l’avantage à celui de la SMCQ, qui est aussi le plus expérimenté.
La célébration des deux anniversaires s’est déroulée de façon sobre tout en soulignant l’essence même de leurs missions : favoriser l’épanouissement du génie musical d’ici.
Ayant sorti son fantastique Album Bleu en version Deluxe le 15 mai dernier, Marie-Pierre Arthur a revisité son riche répertoire en bonne compagnie lors d’un spectacle intime et authentique mercredi dernier au Cabaret du Lion D’Or dans le cadre de Coup de cœur francophone. Accompagnée de Naomie De Lorimier (N Nao), Raphaël Pépin-Tanguay (Velours Velours), Emilie Pompa, ainsi que du guitariste Joe Grass et de de son partenaire, le pianiste François Lafontaine, elle nous a livré une performance chaleureuse, décontractée et participative.
Après une touchante première partie assurée par Luan Larobina et sa chanson explorant ses origines latines paternelles, Marie-Pierre et ses musiciens montent sur scène sourire au lèvres. Tous sur une fin de rhume qu’ils se sont partagé durant les répétitions et habillés en mode chalet, l’ambiance est mise ; nous sommes ici entre amis.
Dirigeant ses complices de voix, et le public, d’une main tantôt virevoltante tantôt imitant la fluidité d’une vague, Marie-Pierre nous irradie de son plaisir de chanter qui l’habite de façon évidente. C’est d’ailleurs à l’image des visuels associés à la promotion de ce spectacle. Troquant l’esthétique bleue de l’album de départ, on la voit drapée d’un voile de tons chauds et ocres, évoquant un levé de soleil enveloppant.
Les moments de grâce se succèdent au fil des pièces connues et moins connues, comme la chanson Il, écrite au sujet de Lafontaine « Un garçon toujours dans la lune, qu’il faut aimer comme il est » et Chanson pour Dan, qui s’adresse à un ami aujourd’hui décédé.
Lors de Le silence, on frôle le gospel avec des notes éthérées poussées depuis le fond de leurs âmes. « Je vis mon rêve d’enfance » s’exclame candidement Naomie. « Raphaël n’était pas encore né quand j’ai écrit celle-là » blague Marie-Pierre. Vraiment, l’ambiance est collégiale, tellement qu’à un moment, Arthur admet « On est même dissipés, je dirais ».
À quelques reprises, maestro Marie nous fait humer des airs, claquer des doigts, taper des mains. Dans cet esprit de partage, on a véritablement l’impression de contribuer à l’expérience.
Avec sa voix en pointes mélodieuses et ses textes qui remettent subtilement en question les fondements de la société, Marie-Pierre Arthur nous invite à miser sur le bonheur d’être ensemble et à oser être fougueux.
D’entrée de jeu, Chazil a choisi d’ouvrir le bal avec la chanson Twahchete Shabi w Bladi, dans laquelle il parle de sa mère et de ses amis qui lui manquent, lorsqu’il est loin du pays. En effet, l’exil tient une place importante dans son répertoire, comme si le raï se prêtait bien à ce genre de thème.
Pour son premier spectacle au Canada, Chazil a plutôt fait bonne impression. Le National était rempli de jeunes, mais pas que, certains étant venus avec leurs parents pour écouter le jeune prodige du raï 2.0, comme il l’appelle.
Dès la deuxième chanson, les spectateurs se lèvent pour danser, alors que la salle n’est pas propice à cela et plus la soirée avançait, plus les danseurs se faisaient de plus en plus nombreux, transformant le National en véritable boîte de nuit.
Une écharpe autour du cou, sa signature, et vêtu d’un costard beige, Chazil a un fan club montréalais qui était au rendez-vous, à entendre son nom scandé à plusieurs reprises durant la soirée.
Avec un full band 100% Montréalais, Chazil a réussi à nous livrer un spectacle digne de ce nom, avec une complicité particulièrement forte avec son guitariste. Certaines chansons débutent en douceur, mettant en évidence sa voix profonde, avant que la darbouka et la batterie n’embarquent avec puissance. Malgré son jeune âge, il n’a que 25 ans, on a l’impression qu’il a l’âme d’un vieux sage.
« Est-ce que vous êtes chaud pour la suite ? » demande-t-il à la foule avant de poursuivre avec des classiques de la musique algérienne que tout le monde semblait connaitre par cœur, en alternance avec ses propres chansons à succès. Il fait participer la salle qui se transforme en chorale et fait applaudir son public aux rythmes de la darbouka, ajoutant des chansons à réponses. Ses pas de danse ont plu aux jeunes filles dans la salle, qui se mettaient à ululer.
Au bout de quelques chansons, un spectateur lui donne le drapeau algérien qu’il attache à son micro, lui qui se dit nationaliste et très fier de son pays. Une chanson dédiée à l’amour a particulièrement plu aux spectateurs, qui chantaient à tue-tête.
Parfois, le raï se mêlait au rock sur certains morceaux alors que dans d’autres, il était plutôt à l’état brut, avec des solos de clavier et de guitare électrique époustouflants. Il en a profité pour présenter sa nouvelle chanson Katba, que plusieurs dans la salle connaissaient déjà par cœur ou encore Khelouni, qui signifie « Laissez-moi » en arabe, et qui figure dans son live session Raï Rayi sur Youtube.
La darbouka a laissé la place aux congas sur certains morceaux, notamment lors de sa reprise de Abdelkader Ya Boualem, de Cheb Khaled, le vrai king du raï. Voyant le déchainement de la foule, il a offert un medley des classiques du raï, sans interruption. Pas très bavard entre les chansons, il s’adresse au public en arabe surtout, glissant des petites blagues par-ci par-là. Il demande souvent de mettre la lumière sur le public afin de mieux voir son audience, qui en redemandait encore et encore. D’ailleurs, même après le seflie de fin de concert, le public ne voulait pas partir. Chazil n’a pas eu d’autre choix que d’en faire une dernière, avant de clôturer son tout premier show à Montréal, et sûrement pas le dernier.
CE SPECTACLE EST GRATUIT!
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En ce mardi soir, où Montréal était éprouvée par une tempête de neige trop précoce, nous avions rendez-vous à la petite Salle Claude Léveillée de la Place des Arts pour entendre la première d’un concert mettant en vedette une joueuse de qanun et un violoncelliste. Chaima Gaddour et Samih Souissi, tous deux originaires de Tunisie. Chaima vit maintenant au Québec et Samih habite en France.
J’avoue: sortir par cette température compliquée m’a demandé un effort quasi-surhumain. Toutefois, après une minute de spectacle, je me suis retrouvé dans une dimension hors du temps et je n’ai jamais regretté d’y être venu.
Convergence est un concert créé par deux musiciens passionnés et passionnants. Le concept, que les deux m’ont déjà expliqué en entrevue, est de marier la musique orientale avec d’autres cultures, mais en la faisant avec fluidité. Le qanun, l’instrument par excellence du Moyen-Orient, est juxtaposé au violoncelle, un héritage essentiel de la musique occidentale.
Mais Samih arrive à faire sonner son violoncelle comme un instrument oriental et Chaima tire des sons asiatiques et occidentaux de son qanun bien-aimé.
D’ailleurs, c’est fascinant de la regarder jouer cette « harpe horizontale »: elle pince les cordes, parfois les tire, met sa paume de main sur les cordes, penche son instrument pour changer le son, le secoue comme un instrument percussif. C’est un instrument compliqué, il faut parfois changer les tonalités en cours de morceau. Mais quelle démonstration virtuose de richesse harmonique.
Les deux musiciens semblent s’amuser, malgré les difficultés techniques. Convergence devient connivence. On passe de Schubert au monde arabe, on évoque le folklore irlandais pour le plonger dans l’empire Ottoman et ainsi de suite. Il y a un moment Andalou très réussi, même sans castagnettes et voix.
« Quand on fait de la musique classique, on joue d’un instrument, mais quand on aborde d’autres musiques, nos instruments chantent », nous avait confié Samih Souissi en entrevue. Nuance intéressante.
Chaima et Samih ont fait des choix de propositions musicales pour rendre le tout accessible aux oreilles moins habituées. On y entend un extrait de Carmen de Bizet, de la berceuse japonaise Sakura, de la balade Autochtone Ani Kouni…et même de My Heart Will go on, la chanson de Céline Dion pour le film Titanic! A ce moment, j’ai eu un peu peur…
Ces introductions plus connues permettent ensuite aux deux complices de nous emmener vers des avenues plus complexes et plus aventureuses.
C’était la première de ce spectacle que Chaima et Samih espèrent répéter dans de nombreux pays. Ce n’était pas parfait, mais extrêmement prometteur.
Pour l’amateur de musique plus expérimentale que je suis, j’aimerais qu’ils aillent encore plus loin dans l’improvisation, qu’ils flirtent avec la dissonance. Mais ce n’est pas mon concert, c’est le leur.
En attendant le retour de Convergence, vous pouvez entendre Chaima Gaddour dans d’autres contextes, notamment l’ensemble RCM, richesse culturelle de Montréal.
Avec Amine Benarqia, le guembri quitte le désert pour voyager à travers le monde, révélant toute la puissance et la profondeur de cet instrument sacré des Gnawa. Plus qu’un simple luth, le guembri devient un véritable orchestre à lui seul, capable de transporter l’auditeur entre les racines ancestrales et les explorations musicales contemporaines. Entre transe mystique et vibrations modernes, il dialogue avec le jazz, l’électronique et des atmosphères organiques, créant un pont unique entre tradition et innovation.
Cette performance invite à une expérience sensorielle immersive où chaque note raconte l’histoire d’un peuple, tout en explorant de nouveaux territoires sonores. Amine Benarqia devient ainsi passeur d’universels, faisant résonner le passé et le futur dans une harmonie vibrante et envoûtante. Une rencontre musicale où l’héritage des Gnawa se transforme en énergie créative, ouverte à toutes les curiosités et émotions.
What if the guembri were to leave the confines of the Sahara to conquer the world? For Amine Benarqia, a free spirit of the world-music scene, this is no longer a question but a sonic prophecy. In his musical laboratory, the sacred instrument of the Gnawa becomes an explorer of new territories, a cosmophile in search of universals.
The guembri, emblematic of the Gnawa tradition, is a three-stringed lute-drum carved from wood and covered with camel skin. Its deep, hypnotic resonance lies at the heart of trance rituals, where rhythm and spirituality intertwine. At once instrument and orchestra, the guembri’s trance-inducing patterns enter into dialogue with jazz, its hypnotic melodies flirt with organic electronica, and its ancestral drones merge seamlessly with atmospheric textures.
Through this encounter, Amine Benarqia offers a sensory experience where the boundaries between tradition and innovation dissolve. The guembri, forever surprising, continues its metamorphosis as both guardian of memory and harbinger of the future.
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Ce contenu provient du Festival du monde Arabe et est adapté par PAN M 360