électronique / tech-house

Osheaga : James Hype au parc Jean-Drapeau

par Rédaction PAN M 360

DJ et producteur, James Hype séduit les pistes de danse du monde entier avec ses morceaux de tech-house survoltés, qu’il s’agisse de titres originaux ou de remixes intégrant des voix issues du rap, du R&B ou de collaborations directes avec des chanteur·euses. Il se fait connaître avec les hits More Than Friends (2017, avec Kelli-Leigh) et Ferrari (2022, avec Miggy Dela Rosa), tous deux classés dans le Top 10 au Royaume-Uni. Parmi ses nombreux remixes notables figure celui de Piece of Your Heart de Meduza et Goodboys. En 2025, il sort le single Don’t Wake Me Up, qui précède une longue résidence au club Hï Ibiza.

Whether sampling vocals from the worlds of rap and R&B or teaming with singers, DJ and producer James Hype appeals to dancefloors on a global scale with his highly energized tech-house tracks. He is best known for the Top Ten U.K. pop hits « More Than Friends » (2017) and « Ferrari » (2022), respective collaborations with Kelli-Leigh and Miggy Dela Rosa, and his many remixes include Meduza and Goodboys’ « Piece of Your Heart. » His 2025 single « Don’t Wake Me Up » preceded a lengthy residency at Hï Ibiza.

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big band / jazz

Festival International de Jazz de Montréal : Jazz at Lincoln Center Orchestra with Wynton Marsalis à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Orchestre de Jazz new-yorkais de renommée mondiale résident du Jazz at Lincoln Center depuis 1988 et composé de 15 des meilleurs solistes et ensembles de jazz actuels, le JLCO est un habitué du Festival. Il interprète un vaste répertoire allant de compositions historiques rares à des œuvres originales, sous la direction générale et artistique de Wynton Marsalis, une des plus grandes figures du jazz encore actives aujourd’hui.

The world-renowned group from New York City, based at the Lincoln Center since 1988 and featuring 15 of today’s finest jazz soloists and ensembles, the Jazz at Lincoln Center Orchestra is a Festival regular. The JLCO performs a vast repertoire, ranging from rare historical compositions to original works, under the general and artistic direction of Wynton Marsalis, one of the greatest jazz figures still active today.

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jazz / soul / trip-hop

Festival International de Jazz de Montréal : Jay-Jay Johanson au Théâtre Maisonneuve

par Rédaction PAN M 360

Avec Backstage, Jay-Jay sort déjà son 15e album, et son inspiration est sans cesse renouvelée. On y retrouve les éléments fondamentaux de son univers musical : jazz, triphop, pop et même une touche d’Easy Listening.
Le premier single, l’envoûtant How Long Do You Think We’re Gonna Last?, impose un délicieux son soul, quelque peu inédit dans les 14 premiers albums de Jay-Jay. Co-composé avec son complice de longue date Erik Jansson, grand fan de Marvin Gaye, ce morceau aux accords monotones a inspiré Jay-Jay à explorer des sonorités inédites. 
Sur Backstage, pour la première fois dans sa discographie, Jay-Jay chante un morceau entièrement en français, dédié à Rimbaud. Les paroles sont de l’écrivain français Renaud Santa Maria. En hommage innocent et non prémédité à David Lynch, Jay-Jay a récemment invité l’acteur Harry Goaz (Twin Peaks) à retravailler Trompe L’oeil, le titre d’ouverture de l’album, dont plusieurs versions sortiront sous forme d’EP au cours de l’été. Déjà présent sur plusieurs titres de sa discographie, Jay-Jay invite sa femme Laura Delicata sur l’entraînant Glue, un titre dont l’étrangeté progressive s’achève sur une coda house. 
Enfin, Jay-Jay livre une version personnelle de Lujon, la chanson culte du 100e anniversaire de son compositeur Henry Mancini. Enregistré à Stockholm durant l’hiver 2024, l’album a été masterisé à Paris par Alex Gopher (Air, Phoenix, Bob Sinclar…). La pochette de Backstage a été prise dans les coulisses d’un concert à Londres en 2024. Après Kings Cross en 2019, contenant l’un de ses plus grands succès à ce jour, Heard Somebody Whistle, c’est la deuxième fois que les liens qui unissent Jay-Jay et la capitale britannique s’expriment sur le visuel de l’un de ses albums.

With Backstage, Jay-Jay has already released his 15th album, and his inspiration is constantly renewed. Here we find the fundamental elements of his musical universe: jazz, triphop, pop and even a touch of Easy Listening. 
The first single, the soaring How Long Do You Think We’re Gonna Last?, imposes a delicious soul sound, somewhat unheard of in Jay-Jay’s first 14 albums. Co-composed with his long-time accomplice Erik Jansson, a great fan of Marvin Gaye, this track with its monotonous chords inspired Jay-Jay to explore sounds that had never been explored before. 
On Backstage, for the first time in his discography, Jay-Jay sings a track entirely in French, dedicated to Rimbaud. The lyrics are by French writer Renaud Santa Maria. As an innocent and unpremeditated tribute to David Lynch, Jay-Jay recently invited actor Harry Goaz (Twin Peaks) to work on a rework of Trompe L’oeil, the opening track on the album, several versions of which will be released as spin-off EP around the summer. Already present on several tracks in his discography, Jay-Jay invites his wife Laura Delicata on the lively Glue, a track whose progressive strangeness
ends on a house music coda. 
Finally, Jay-Jay delivers a personal version of Lujon, the cult song from the 100th birthday of its composer Henry Mancini. Recorded in Stockholm during the winter of 2024, the album was mastered in Paris by Alex Gopher (Air, Phoenix, Bob Sinclar…). The cover of ‘Backstage’ was appropriately shot backstage at a concert in London in 2024. After Kings Cross in 2019, containing one of his biggest hits to date, Heard Somebody Whistle, this is the second time that the links that unite Jay-Jay and the British capital have been expressed on the visual of one of his albums.

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country-folk / folk-rock / roots

Festival International de Jazz de Montréal : Blue Rodeo à la scène TD

par Rédaction PAN M 360

Groupe de roots rock le plus populaire du Canada, Blue Rodeo est devenu une véritable institution dans son pays natal. Formé au milieu des années 1980, le groupe continue d’enregistrer et de tourner encore dans les années 2020.
Son style mêle avec finesse country, folk et rock, influencé par des figures emblématiques de l’Americana comme Gram Parsons, Bob Dylan ou The Band, mais aussi par l’écriture pop brillante des Beatles — une influence déterminante pour le guitariste et cofondateur Jim Cuddy, qui transparaît clairement sur Casino, leur album phare de 1990.
À l’heure où les scènes alt-country et No Depression commençaient à émerger, Blue Rodeo a su conquérir un nouveau public, séduit par le son brut mais raffiné de disques comme Five Days in July (1994) et Tremolo (1997). Malgré l’évolution du paysage musical, leur style de base est resté remarquablement constant.
Sous la direction de Jim Cuddy et Greg Keelor, le groupe s’est bâti une solide réputation de constance, tant sur scène qu’en studio. Et si l’album Many a Mile (2021) laisse entrevoir une certaine maturité qui adoucit leurs aspérités, la force de leur écriture demeure inchangée.

Canada’s most popular roots rock band, Blue Rodeo grew into a veritable institution in their home country, debuting in the mid-’80s and still recording and touring in the 2020s.
Their sound is a flavorful blend of country, folk, and rock, informed by Americana touchstones like Gram Parsons, Bob Dylan, and the Band as well as the sterling pop songcraft of the Beatles (the latter a crucial influence for guitarist and co-founder Jim Cuddy, which shone through on their 1990 breakthrough album Casino).
As the alt-country and No Depression scenes began to take hold, they won a new audience who took to the scrappy yet artful sound of 1994’s Five Days in July and 1997’s Tremolo, though the group’s fundamental sound changed very little.
Under the guidance of Jim Cuddy and Greg Keelor, Blue Rodeo earned a reputation for consistent quality on-stage and in the studio, and if the tone of 2021’s Many a Mile showed maturity was buffing off some of their edges, their strength as songwriters remained a constant.

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baroque / classique moderne / classique occidental / période romantique

Les Violons du Roy et Antoine Tamestit | Une performance saisissante et profonde

par Alexandre Villemaire

Deux ans après une rencontre musicale qui a été qualifiée de magistrale, l’altiste français Antoine Tamestit, considéré comme un des meilleurs au monde, renouait avec la scène québécoise en compagnie des Violons du Roy. Présenté jeudi soir à Québec, ce même concert qui a eu lieu vendredi soir à la salle Bourgie mettait de l’avant des thèmes tels la mort, la perte et les départs : des thèmes qui, malgré leurs côtés sombres, sont toutefois nécessaires à aborder et dans lesquels on peut trouver tout de même de la lumière et une forme d’humanité.

Sans préambule, une fois que l’orchestre et Tamestit ont investi la scène, la salle a été plongée dans le noir, avec comme seule source de lumière les lampes des lutrins des musiciens. Cette mise en scène préparait parfaitement le terrain pour la première pièce du concert, le choral Für deinen Thron ich tret’ich hiermit [Seigneur, me voici devant ton trône] de Johann Sebastian Bach, arrangé pour cordes. De l’aveu d’Antoine Tamestit, dans son allocution suivant cette courte pièce de Bach, il voulait faire vivre une expérience sensorielle où le public et les musiciens étaient amenés à ressentir la musique par la respiration, par les énergies intrinsèques du mouvement des lignes musicales. Le moment a effectivement été d’un grand apaisement, avec un son d’une douceur implacable, mais riche avec notamment ses harmonies et ses sons graves. Le soliste, qui pour la première partie officiait également en tant que chef, a enchaîné avec la Trauermusik pour alto et cordes de Paul Hindemith, composée quelques heures après la mort du roi George V. On entre alors dans un autre univers et langage harmonique aux textures et matériaux musicaux variés qui finit par se conclure par la citation du même choral de Bach.

Tamestit invitait par la suite le public à un jeu de piste auditive avec le Lachrymae de Benjamin Britten où le compositeur cite sous forme de variations la chanson du compositeur élisabéthain John Dowland, If my complaints could passions move. Afin d’apporter du contexte, il a interprété l’original dans un arrangement de son cru précédé du très beau Flow my tears. Un moment particulièrement touchant où le jeu de Tamestit s’est exprimé dans un jeu sensible alors que les cordes l’accompagnaient en pizzicato. Dans la pièce de Britten, Tamestit a convié les auditeurs à essayer de repérer les extraits musicaux de ces chansons de la Renaissance disséminées dans l’œuvre de Britten. Il y avait un fort attrait à venir piquer l’attention des auditeurs et les invitait à ouvrir grandes leurs oreilles à cet univers sonore. Mettant de l’avant une interprétation des lignes musicales avec une épaisseur de son enveloppante et un grain pur et charnu, il a fait montre d’une musicalité investie et sensible. Il faut cependant l’avouer, c’est Britten qui a gagné la partie de cache-cache musicale, les extraits de Dowland demeurant peu identifiables, même pour des oreilles aguerries.

La pièce de résistance du concert consistait en l’arrangement pour orchestre à cordes, toujours de la main de Tamestit, du Quintette pour cordes en sol majeur de Johannes Brahms. Pour cette ultime pièce où Antoine Tamestit se joint à la section d’altos, nous avons eu droit à un feu roulant d’émotions et de vivacité lumineuse, notamment dans le premier et le dernier mouvement, alors que les mouvements centraux – Adagio et Un poco allegretto – flirtaient respectivement avec des accents folkloriques hongrois et des affects mélancoliques. Dans cette nouvelle texture à l’amplitude sonore augmentée, jouer à 21 instrumentistes ensemble sans chef est un défi que Les Violons du Roy ont relevé avec brio et aplomb, donnant un résultat particulièrement entraînant et saisissant, surtout dans le dernier mouvement, extrêmement dansant aux inflexions tziganes.

Au vu de la chaleureuse ovation que le public a offerte et à voir les sourires radieux des musiciens, cette deuxième collaboration entre Antoine Tamestit et les Violons du Roy mérite d’être renouvelée. Ayant commencé dans la pénombre et le recueillement, c’est dans une grande lumière et une énergie humaine que s’est donc conclu ce concert. Faire ressortir du beau d’un programme qui trace en filigrane les thématiques de la mort et de la perte n’est pas novateur en soi. Mais, dans ce programme empreint d’une savante organicité, où l’on est transporté naturellement d’un état d’esprit à un autre, on vient rappeler que même dans les moments les plus sombres, on peut trouver du beau. Pour citer Félix Leclerc : « C’est grand la mort, c’est plein de vie dedans. »

crédit photo : Pierre Langlois

baroque / chant choral / chant lyrique / classique occidental / musique sacrée

Ensemble Caprice | Une belle soirée sous le signe de la Passion

par Alexis Desrosiers-Michaud

À deux semaines près, l’Ensemble Caprice et Matthias Maute préludaient les célébrations pascales avec la présentation de la Passion selon saint Jean de Johann Sebastian Bach. Dans son discours d’ouverture, Maute raconte que cette œuvre a beaucoup de liens, surtout dans les airs, avec l’art opératique. Comme il nous l’a mentionné plutôt en entrevue, « La Passion selon saint Jean alterne récitatifs, airs et chœurs pour porter le récit avec intensité. Les récitatifs racontent l’histoire, les airs expriment les émotions des personnages, et les chœurs incarnent la foule, renforçant le drame. L’orchestre soutient l’ensemble avec une écriture expressive qui souligne les moments clés. » La preuve nous en fut faite vendredi.

En l’absence de mise en scène, caractéristique de l’oratorio, il faut un narrateur, dans ce cas-ci, l’Évangéliste, pour décrire les scènes. Soutenant toute l’œuvre sur ses épaules, le ténor Philippe Gagné réussit haut la main le défi d’interpréter ce rôle ingrat, mais ô combien important. On voit clairement son intention de raconter réellement une histoire, avec une diction allemande impeccable et laissant les phrases textuelles dicter son interprétation, au lieu de suivre la partition, prêtant une confiance absolue envers le continuo.

L’autre découverte de la soirée est le choriste-soliste William Kraushaar – dont la composition nous avait subjuguées au dernier concert de Caprice -, dans le rôle de Jésus.  Non seulement sa voix est claire, mais Dieu qu’elle porte ! Nous avons déjà hâte de l’entendre comme soliste lors de la prochaine saison. Bien qu’ils interviennent peu, le contre-ténor Nicholas Burns et la soprano Janelle Lucyk livrent leurs arias avec beaucoup d’émotion. Burns est très émouvant en duo avec la larmoyante viole de gambe dans Es ist vollbracht (« Tout est achevé »). Quant à Lucyk, sa voix est quelque peu retenue, mais se fond bien avec les flûtes dans l’ariaIch folge dir gleichfalls (« Je te suis »). Ces deux solistes livrent non seulement leurs arias avec musicalité, mais également avec une présence scénique envoûtante et émouvante.

Le chœur est très bien préparé, et les articulations sèches qui lui sont conférées cadrent bien avec le rôle qu’il occupe, soit la plèbe qui ordonne et acclame l’action du récit biblique. Le meilleur exemple est le morceau « Kreuzige » (Cruxifiez-le! ») où les articulations courtes et accentuées sont incisives.

À la toute fin de l’œuvre, il y avait quelque chose de solennel de voir les solistes (sauf Jean l’Évangéliste) rejoindre le chœur pour entonner un Rut Wohl dansant, et le choral final, en guise d’accompagnement, de remerciement et de célébration de la vie du Christ.

crédit photo : Tam Lan Truong

indie pop / synth-pop

Fabiana Palladino au Ritz PDB

par Rédaction PAN M 360

Fabiana Palladino est une chanteuse, auteure-compositrice, productrice et multi-instrumentiste énigmatique basée à Londres, dont les morceaux mélancoliques et légèrement décalés rappellent des influences telles que Kate Bush et Prince, ainsi que des interprétations plus épurées de grandes ballades synth-pop des années 80. Son single Waiting de 2017 a marqué ses débuts sous le label Paul Institute de Jai Paul. Bien que ses sorties aient été peu fréquentes, ses singles des années suivantes étaient toujours marqués par un sens de l’événement. En 2023, elle a collaboré avec Jai Paul sur le morceau I Care, un duo qui a servi de prélude à son premier album éponyme, sorti l’année suivante via Paul Institute et XL Recordings.

Fabiana Palladino is an enigmatic London-based singer/songwriter, producer, and multi-instrumentalist whose yearning, slightly left-of-center tunes bring to mind influences such as Kate Bush and Prince as well as more stripped-down interpretations of grandiose ’80s synth pop ballads. 2017’s « Waiting » marked her debut for Jai Paul’s Paul Institute. Though infrequently released, her singles over the next few years were marked with a sense of occasion. In 2023, she and label head Jai Paul teamed up for « I Care, » a duet that previewed Palladino’s self-titled full-length debut, released the following year through Paul Institute and XL Recordings.

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chant lyrique / musique contemporaine

Nouvel Ensemble Moderne |Des airs nouveaux pour une nouvelle ère

par Judith Hamel

Le Nouvel Ensemble Moderne (NEM) écrit les premières pages d’un nouveau livre en cette saison 2024-2025 séparée en trois chapitres et portée par le vent de renouveau de Jean-Michaël Lavoie qui succède à Lorraine Vaillancourt après 35 ans à la barre de l’orchestre de chambre. Pour ce deuxième chapitre de trois cette saison, le NEM nous invite à la Cinquième salle de la Place des arts pour un concert en collaboration avec l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal. 

Intitulé Chapitre 2 – Des airs nouveaux, ce concert d’après-midi proposait un répertoire paritaire, mettant de l’avant trois compositeur·rices du Québec ainsi que la compositrice coréenne Unsuk Chin. Dès l’entrée dans le foyer, le public était accueilli par une équipe de médiation dirigée par Irina Kirchberg, professeure invitée à l’Université de Montréal, qui proposait notamment un dispositif d’enregistrement permettant de superposer les voix des spectateur·rices ainsi qu’un panneau interactif sous forme de jeu de mémoire qui invitait à en découvrir davantage sur les œuvres au programme. 

Puis, le concert s’est ouvert avec Vision de José Evangelista, une pièce pour petit ensemble et mezzo-soprano à l’aura mystique. La chanteuse brésilienne Camila Montefusco a brillamment interprété cette œuvre qui met de l’avant les origines espagnoles du compositeur ainsi que ces multiples influences.

Suivait ensuite Bouchara de Claude Vivier, une longue chanson d’amour entièrement chantée dans une langue inventée. La soprano Chelsea Kolić, portée par l’expressivité de l’écriture, nous donnait l’impression de comprendre son message, alors même qu’il nous échappait. Comme quoi, nous n’avons pas besoin de parler la langue pour comprendre l’amour. 

En deuxième partie, Orpheus on Sappho’s Shore (Sur le rivage de Shappo) de Luna Pearl Woolf a impressionné avec la riche voix du contreténor Ian Sabourin qui naviguait habilement entre ses multiples registres. 

Enfin, le NEM a offert Cantatrix Sopranica de Unsuk Chin, seule pièce hors Canada du programme. Écrite pour deux sopranos, un contreténor et ensemble, elle était ici portée par Chelsea Kolić, Ariadne Lih et Bridget Esler, trois sopranos dont les timbres s’entrelaçaient parfaitement dans cette œuvre qui fascine par ses textures. Chin y explore l’acte même de chanter, convoquant des échauffements vocaux, des jeux de rôles et des renversements inattendus entre chanteuses et musicien·nes. Son écriture éclatée en fait une œuvre hyper-vocale où l’ensemble orchestral prolonge et magnifie les voix. Accessible et complexe à la fois, mêlant virtuosité, humour et émotion, cette pièce s’accorde avec la nouvelle direction du NEM.

La collaboration entre l’Atelier lyrique et le NEM a été un succès. L’engagement des jeunes chanteur·ses aux voix expressives et précises s’allie très bien avec l’esprit du NEM. 

Jean-Michaël Lavoie dirige avec une telle fluidité. Lorsque les lumières éclairent le travail des musicien·nes, on peut parallèlement arriver à décortiquer chaque petite intention du chef, voir avec clarté les variations de souplesse dans ces gestes. Ainsi, le NEM est entre de bonnes mains. 

Pour leur prochain concert, on a la chance de ne pas avoir à attendre trop longtemps. Le 10 mai prochain, c’est un rendez-vous à la Salle Pierre-Mercure où ils présenteront le Chapitre 3 – Dérive 2 Pierre Boulez

folk / pop

Francos de Montréal : Isabelle Boulay à la scène Loto-Québec

par Rédaction PAN M 360

Née le 6 juillet 1972 à Sainte-Félicité, Québec, Isabelle Boulay est une star internationale. Détentrice de 19 Félix et de 2 Victoires de la musique, elle détient le record, avec Céline Dion, de la chanteuse québécoise ayant le plus souvent remporté le prestigieux Félix de l’Interprète féminine de l’année, soit à 7 reprises. L’aventure débute dans les années 90, alors qu’elle remporte trois prix d’interprétation dans des concours de chant réputés : au Festival de la Petite Vallée et au Festival international de la chanson de Granby. Ces honneurs lui permettront de décrocher des contrats pour la série télé Alys Robi et la comédie musicale Starmania. En 1996, elle fait paraitre* Fallait pas*, son premier album. Le deuxième, États d’amour, est celui qui lui amène la notoriété et le succès : le disque s’écoule à plus de 240 000 exemplaires au Québec. Puis, à la parution de l’album Mieux qu’ici-bas, c’est la consécration. Elle adhère à ce petit groupe d’artistes de la francophonie qui vend plus d’un million d’albums pour un même opus.

Born on July 6, 1972, in Sainte-Félicité, Quebec, Isabelle Boulay is an international star. A recipient of 19 Félix Awards and 2 Victoires de la Musique, she shares the record with Céline Dion for the most Félix wins for Female Performer of the Year — a title she has claimed seven times. Her journey began in the 1990s, when she won three interpretation prizes at prestigious singing competitions, including the Petite-Vallée Festival and the Granby International Song Festival. These honors led to roles in the TV series Alys Robi and the musical Starmania. In 1996, she released her debut album, Fallait pas. Her second album, États d’amour, brought her widespread recognition and commercial success, selling over 240,000 copies in Quebec alone. With the release of Mieux qu’ici-bas, she reached new heights, joining the elite ranks of Francophone artists who have sold over one million copies of a single album.

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minimaliste / musique contemporaine

Les quatuors de Steve Reich à Bourgie : une mécanique minimaliste parfaitement huilée

par Frédéric Cardin

Pour la première fois à Montréal étaient donnés, le mardi 1er avril, l’ensemble des quatuors à cordes de Steve Reich, trois au total. Quand je dis quatuors à cordes, je veux dire en vérité quatuors à cordes ET bandes sonores, car tous ont recours à cet ajout. Joués en ordre chronologique décroissant par le Quatuor Mivos, les trois œuvres sont emblématiques de l’univers sonore de l’États-Unien, un pionnier du Minimalisme et, pour plusieurs artistes des générations suivantes, le grand-père de la musique techno et de la technique du sampling (échantillonnage). 

LISEZ L’ENTREVUE RÉALISÉE AVEC L’ALTISTE DU QUATUOR MIVOS, À PROPOS DES QUATUORS DE STEVE REICH

En effet, deux des trois quatuors utilisent l’échantillonnage sonore (sons concrets, bribes de voix, etc.) dans une perspective rythmique et mélodique. Si l’utilisation de sons concrets en musique ne date pas de Reich (Schaeffer, Henry, Stockhausen sont passés par là avant), sa façon instinctive et rythmiquement accrocheuse d’en décliner la répartition a été inspiratrice d’un mouvement créatif dont le hip hop est le dernier genre en date à en reprendre, souvent sans le savoir, certains impératifs. 

Le plus récent, WTC 9/11, utilise des sons tirés de la tragédie du 11 septembre 2001 à New York, alors que le premier, ‘’Different Trains’’ (qui reste le meilleur de tous), fait un parallèle entre les trains voyageant entre New York et Los Angeles (que Reich a souvent utilisés à une époque), et ceux qui transportaient les Juifs vers les camps d’extermination pendant la Seconde guerre mondiale (Reich est Juif, et l’allégorie lui est venue à l’esprit avec force). Entre les deux, le Triple Quartet requiert une bande sur laquelle deux autres quatuors jouent chacun une partition pendant que l’ensemble interprète la sienne live sur scène. 

Le Quatuor Mivos a enregistré ces trois mêmes quatuors pour Deutsche Grammophon. Ses musiciens sont donc bien trempés dans les exigences de cette musique. Il reste malgré tout qu’une performance de ces partitions sur scène est extrêmement exigeante. Il faut une concentration de tous les instants pour réagir précisément à ce qui se passe dans la bande sonore et chez les collègues, en plus de ne pas perdre le fil de toutes les répétitions, régulièrement ponctuées de petits changements aussi subtils que fondamentaux dans l’énergie dynamique de la musique. Comme on dit, c’est facile de se perdre là-dedans. 

Chapeau bas aux quatre excellents musiciens de l’ensemble new yorkais (en première visite chez nous!) Olivia de Prato et Adam Woodward aux violons, Victor Lowrie Tafoya à l’alto et Nathan Watts au violoncelle. Leur lecture a été épatante de précision et de coordination. 

C’est presque un rendez-vous annuel de grands noms du Minimalisme que nous propose la programmation de la salle Bourgie (dans les dernières années nous avons eu Glass et Missy Mazzoli), et nous le saluons avec enthousiasme. On espère que cela continuera et, pourquoi pas, qu’il y en aura même plus. 

Piano

Chilly Gonzales au Théâtre Rialto

par Rédaction PAN M 360

Chilly Gonzales est aussi bien réputé pour son approche intimiste du piano à travers sa trilogie d’albums Solo Piano que pour son remarquable talent de showman en concert et ses compositions pour des artistes de grande renommée. Vêtu d’un peignoir et chaussé de pantoufles, il remplit les salles de spectacle du monde entier : en l’espace d’une soirée, il peut donner un sublime récital de piano, disséquer la musicologie d’un tube de Billie Eilish et faire preuve de sa dextérité lyrique de rappeur. Chilly aime aussi s’interroger sur son propre enthousiasme pour les musiques souvent considérées d’un « goût » douteux et ose poser la question : la musique doit-elle être soumise à une appréciation intellectuelle ou peut-elle simplement aller droit au cœur ?

Chilly Gonzales is as much renowned for his intimate approach to the piano on his trilogy of Solo Piano albums as he is for his remarkable showmanship in concert, composing for artists of great renown. Dressed in a bathrobe and slippers, he fills concert halls the world over: in the space of an evening, he can give a sublime piano recital, dissect the musicology of a Billie Eilish hit and demonstrate his lyrical dexterity as a rapper. Chilly also likes to question his own enthusiasm for music often considered of dubious “taste”, and dares to ask the question: should music be subject to intellectual appreciation, or can it simply go straight to the heart?

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afro-funk / country-folk / reggae

Festival International Nuits d’Afrique : Reggae Uprising Band & Mello G à la scène Loto-Québec

par Rédaction PAN M 360

Disciple de Bob Marley, The Reggae Uprising Band produit un Reggae intemporel, imprégné de coolitude. Reprenant les grands standards made in Kingston, les membres du groupe, qui ont pas mal roulé leur bosse et collaboré notamment avec des légendes comme Marcia Griffiths, Luciano ou Tinga Stewart, s’amusent à emprunter des fragments sonores à la soul, au R&B, au jazz, à la folk, à la country et au rock pour faire plaisir au public et faire danser petits et grands. Le groupe partagera la scène avec le vétéran Mello G, un grand du reggae, à la voix chaude et au message pacifique, qui a écumé les scènes du Canada et du monde au cours de sa longue carrière et qui revient à l’avant plan avec les titres de son dernier EP Journey in roots (2024).

Following in Bob Marley’s footsteps, Reggae Uprising Band delivers funky music that never gets old. Composed of seasoned reggae artists, the band has collaborated with musical legends like Marcia Griffiths, Luciano and Tinga Stewart. Covering great Jamaican classics, they playfully incorporate the sounds of soul, R&B, jazz, folk, country or rock, that always gets young and old dancing on the spot, to the great enjoyment of everyone. The band will share the stage with the great reggae veteran Mello G, whose warm voice and peaceful message have graced stages across Canada and around the world during his long career, and who returns to the forefront with tracks from his latest EP Journey in roots (2024).

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