Fête de la musique de Tremblant 2024 | Piazzolla raconté en mots et en musique
par Frédéric Cardin
À la fois didactique, ludique et musicalement solide, le spectacle Hommage à Piazzolla du violoncelliste Dominique Beauséjour-Ostiguy et du guitariste Christ Habib a réussi le pari improbable de rendre un cours d’histoire de la vie et de la carrière du grand compositeur/bandonéoniste léger et amusant. Pendant une heure, les deux jeunes artistes nous font passer, grâce à la musique, des tout débuts du compositeur (influencé par le tango traditionnel, puis le jazz et finalement la musique classique très sérieuse) à sa maturité, celle du Tango Nuevo. Même si les animations des deux musiciens manquent un peu de professionnalisme, les infos offertes et leur relative concision ont l’avantage d’ajouter une dose de viande autour de l’os pour les nombreux profanes. Cela dit, le plus remarquable est la qualité de jeu du duo, particulièrement celui de Beauséjour-Ostiguy. Son aisance technique doublée d’une musicalité à fleur de peau, intensément ressentie, en font l’un des plus beaux jeunes talents classiques. Chapeau également à Christ Habib, qui s’exprime avec une très belle délicatesse tactile.
Fête de la musique de Tremblant 2024 | Marianne Trudel et Karen Young : l’excellence à deux
par Frédéric Cardin
La catastrophe a été évitée. Cinq minutes avant le spectacle de Marianne Trudel et Karen Young sur la scène principale de la Fête de la Musique de Tremblant, le déluge s’est abattu. Il fallait voir le public nombreux fuir à toutes jambes. On a déplacé vite fait les deux artistes vers le petit chapiteau du piano public. Les courageux qui s’y sont rendus ont eu droit à deux récompenses : un abri confortable et une heure de chant/piano jazz d’une classe très élevée. Plusieurs des chansons choisies par les deux artistes avaient pour thème… l’eau. Ça ne s’invente pas. Finalement, on l’a pris comme un énorme supplément d’âme. Karen Young, du haut de ses quelque cinquante ans de carrière professionnelle (je ne souhaite pas révéler son âge, soyons délicats. De toute façon vous trouverez l’info sur Wikipédia….), est encore l’une des voix les plus exceptionnelles nées au Canada. À travers un répertoire traversé par des airs finement transformés de Monk, Strayhorn, Vigneault, Joni Mitchell, Abbey Lincoln, Richard Desjardins, etc. elle a attaché le public à son chant expressif et aérien. Marianne Trudel, magistrale pianiste, s’est également démarquée grâce à des interventions parfaitement symbiotiques avec l’esprit raffiné de sa partenaire. Une leçon de grand art réalisée dans des circonstances imparfaites.
Fête de la musique à Tremblant: tout ce dimanche !
par Rédaction PAN M 360
Scène Deslauriers
12h00 à 13h00 – Matt Dupont et Jérémie Roy – Si la harpe m’était récitée
Si la harpe m’était récitée est une invitation musicale et poétique de deux brillants artistes. À travers ce concert, Matt Dupont vous invite à entendre des œuvres originales pour harpe ponctuées de chefs-d’œuvres littéraires récités par le comédien Jérémie Roy.
Rue des Remparts
12h00 à 12h40, 13h30 à 14h10, 15h00 à 15h40, 16h30 à 17h10 – Ariana Nasr – Ariana Nasr chante
Chanteuse multilingue à la voix belle et profonde qui redonne vie aux chansons populaires du 20e siècle à l’aide de son accordéon électrique. Cette passionnée à l’énergie communicative va de la chanson française aux standards jazz, blues et musique populaire qu’elle réinvente avec son style personnel.
Place de la famille
12h30 à 13h10, 14h30 à 15h10, 16h15 à 16h55 – sCHNOUTe –
Poussières sorties d’un juke-box, ces lourdauds de plume, intimement liés à l’image créative de L’Aubergine, s’adaptent aisément à toutes les situations qui s’offrent à eux. Excellents musiciens, ils se jouent de tous les styles. Jamais vu et rarement entendu, vos yeux n’en croiront pas vos oreilles!
Scène Québecor
13h00 à 14h00 – Marianne Trudel et Karen Young – Ode à la nature, ode à la vie!
Deux grandes artistes au sommet de leur art, la pianiste Marianne Trudel et Karen Young présentent un tout nouveau spectacle inédit rendant hommage à la nature, à la beauté et à la vie! Naviguant entre les mots de Gilles Vigneault, Richard Desjardins, Joséphine Bacon ou encore des Beatles, Neil Young et Abbey Lincoln, ces deux artistes accomplies et en parfaite symbiose, donne une performance gorgée d’émotions.
Ce concert célèbre les 50 ans de carrière de Karen Young!
Place de la famille
13h30 à 14h05, 15h30 à 16h05 – Barbada – L’heure du conte avec Barbada
L’heure du conte avec Barbada est une activité ludique et sympathique qui vise à amener les enfants à s’ouvrir à la différence et à développer l’amour de la lecture et de la musique. En 2022, elle devient la première drag queen québécoise à la barre d’une émission jeunesse avec la série Barbada, présentée sur ICI TOU.TV, dans laquelle elle invite des artistes à prendre part à son univers coloré afin de faire découvrir aux enfants la musique d’ici. Cette représentation spéciale sera rythmée par des instants musicaux et d’autres qui donneront envie d’entrer dans la danse. Avec son humour, sa candeur et ses valeurs, Barbada, c’est la drag pour tout le monde.
PIANO PUBLIC QUÉBECOR
14h00 à 15h00, 16h00 à 17h00 – Paul Baillargeon – Paul Baillargeon se raconte au piano
Un de nos plus prolifiques compositeurs de musique de films et de télévision viendra se raconter en paroles en musique. Ce compositeur aguerri a longuement fait carière à New York et Los Angeles. Il a d’ailleurs composé la musique de la célèbre série Star Trek pendant 12 ans, ainsi que la musique de nombreux interprètes de chez nous, dont Céline Dion et Jean-Pierre Ferland. Paul Baillargeon nous parlera de son métier et des défis de la composition à l’image. Une rencontre intime et chaleureuse.
Scène Deslauriers
14h15 à 15h15 – Dominique Beauséjour-Ostiguy et Christ Habib – Hommage à Piazzolla
Un concert commenté et interpreté par ce duo guitare et violoncelle où les musiciens traversent avec brio le parcours musical et le cheminement intérieur d’un bandonéoniste, devenu le plus grand compositeur de tango du 20e siècle.
Scène Québecor
15h30 à 16h30 – La Nef – Red Sky at Night – Chants de marins
Sous la direction musicale de Seán Dagher, La Nef prend la mer avec son fidèle équipage et met le cap sur des chansons de navigation périlleuse, d’aventures, de vents forts et de naufrages, et de navigation paisible, de vents doux, d’éloignement et d’amour.
Avec Seán Dagher, direction musicale, voix, cistre; David Gossage, flûtes, voix; Maïa Dagher, violon, voix; Bill Gossage, contrebasse, voix; et les chanteurs Nils Brown, ténor; Michiel Schrey, ténor et Clayton Kennedy, baryton.
Scène Québecor
17h00 à 18h00 – Waahli – Waahli
Artiste montréalais d’origine haïtienne, et co-fondateur de Nomadic Massive, la musique de Waahli, d’influence Hip-Hop se reconnait entre autres par sa touche afro-caribéenne. Révélation 2023 de Radio-Canada, il décrit sa musique ainsi: rassembleuse, chaleureuse, énergique, antillaise et montréalaise. Waahli est accompagné de ses 5 musiciens sur scène et aime interargir avec son public.
Scène Québecor
19h30 à 21h00 – Natalie Choquette, Florence K, Éléonore Lagacé – Quelle famille!
Combien de fois avez-vous entendu dire que la musique est dans l’ADN? NATALIE CHOQUETTE, FLORENCE K ET ÉLÉONORE LAGACÉ sauront vous en donner la preuve sur scène! Tel un jeu musical, elles puiseront chacune dans leur propre répertoire et se mettront au défi d’interpréter les chansons préférées les unes des autres… ensemble! Ainsi, entendez Éléonore chanter un air d’opéra avec sa mère, Florence se prêter au pop de sa soeur, Natalie jazzer sur la bossa nova de Florence, Éléonore chanter en portugais, Florence interpréter l’ave maria favori de sa mère et Natalie joindre sa voix à la salsa de son aînée! Que demander mieux que ce voyage musical à travers des générations de femmes qui s’aiment plus que tout et qui prennent un plaisir fou à unir l
Fête de la musique de Tremblant 2024 | La chaleur et l’élégance du grand Paulo Ramos
par Frédéric Cardin
Qui dit Paulo Ramos dit élégance, classe, force tranquille, douceur chaleureuse… et impeccable musique brésilienne, bien sûr. La directrice artistique de la Fête de la Musique de Tremblant, Angèle Dubeau, avait donné au vétéran guitariste et chanteur la tâche d’apporter la chaleur et le soleil de son pays natal pour le premier des deux grands spectacles de l’édition 2024. Mission accomplie. Il faut dire que ce n’était pas difficile pour ce père de la musique brésilienne made in Québec. Le monsieur a du métier, et beaucoup d’ami(e)s. Après s’être lancé par lui-même, mais accompagné de son fidèle quintette formé de Sacha Daoud, Daniel Bellegarde, Dan Gigon, John Sadowy et Rodrigo Simoes, Paulo a invité plusieurs habitués de ses concerts, dont l’excellente Bia. Celle-ci a offert quelques chansons, dont un Chega de Saudade bellement modifié et ‘’pimpée’’, en plus d’oser quelques pas de capoeira! Toujours la belle forme pour la belle québéco-brésilienne! Le guitariste et chanteur Rommel Ribeiro, la chanteuse winnipégoise Annick Brémaud et deux danseuses, ont ajouté la couche voulue pour faire de cette soirée brésilienne un succès public incontestable.
Fête de la musique de Tremblant 2024 | Hispanité et flamenco rayonnant avec Les Rugissants
par Frédéric Cardin
L’ensemble vocal Les Rugissants, dirigé par Xavier Brossard-Ménard, a offert une belle heure de chant choral étoffé ce samedi après-midi à la Fête de la Musique de Tremblant 2024. Une dizaine de chanteurs de haut niveau, accompagnés par un guitariste et une danseuse flamenco, tous dirigés par la battue énergique, communicatrice, de Brossard-Ménard, ont transporté les spectateurs de la grande place de Tremblant dans univers vocal hispanique éloigné des clichés faciles. Que ce soit grâce à des compositeurs espagnols ou étrangers, mais habités par la magie de ce pays, les artistes n’ont pas hésité à offrir des œuvres d’un niveau de ‘’sérieux’’ et d’exigence harmonique quelque peu plus avancés que dans les autres spectacles à l’affiche. Il faut saluer la démarche. Cela dit, il aurait fallu être de bien mauvaise foi pour rechigner. Le programme construit par Brossard-Ménard était bien choisi en fonction de son expression de couleurs facilement identifiables à la péninsule ibérique, malgré quelques passages tonalement modernes. Une prestation de grande qualité et appuyée sur un raffinement qui témoigne d’une très belle intégrité artistique.
Crédit : Maryse Tapp/Fête de la Musique de Tremblant
Fête de la musique de Tremblant 2024 | Les belles envolées de Mikha.elles
par Frédéric Cardin
Mikhaëlle Salazar est ‘’Chilicoise’’, comme elle le dit elle-même. La jeune dame d’origine chilienne et québécoise a créé le quatuor vocal Mikha.elles en 2020. Bien entendu, la pandémie a fait en sorte que le rayonnement du groupe ne fait que commencer. Mais celui-ci démontre un beau potentiel de diffusion. Ce que l’on a entendu sur la scène Deslauriers de la Fête de la Musique de Tremblant en ce samedi après-midi nous a fait une agréable impression. Le quatuor a capella formé de Mikhaëlle Salazar et ses amies Marie-Neiges Harvey, Carmelle Gauvin et Judith Little-Daudelin, amène l’auditeur dans un répertoire de chanson, de compositions originales et de folklore latinos (mais pas que), sur des harmonies frôlant le jazz et appuyées par une rythmique onomatopéique qui rappelle les ensemble de barbershop masculins. C’est élégant tout en étant décontracté, une image que renforce Mikhaëlle Salazar par sa présence simple et attachante. Les jeunes dames étaient parmi les premières à lancer les activités de cette Fête de la Musique 2024, si bien qu’elles ont dû s’exécuter sous la petite pluie fine qui s’est tarie un peu plus tard seulement. Le public était néanmoins présent et est resté attentif, signe que la qualité y était.
Fête de la musique de Tremblant 2024 | Ensemble Caprice : drôle et festif
par Frédéric Cardin
Le petit crachin qui sévissait depuis la matinée venait tout juste de se terminer quand l’ensemble Caprice a commencé à jouer sur la scène Québecor de la Fête de la Musique de Tremblant. Le soleil n’était pas au rendez-vous, loin s’en faut, mais c’était déjà plus agréable, surtout que l’ensemble montréalais avait apporté de la lumière dans ses bagages. Et même deux fois plutôt qu’une. Il y avait d’abord la présence du directeur Mathias Maute, qui a offert une animation rigolote. Je savais Maute sympathique, mais je ne me rappelais pas qu’il pouvait être aussi drôle avec le public. Peut-être n’avais-je pas porté assez attention… Les propos du chef avait surtout l’avantage d’appuyer un programme pétillant, consacré à Vivaldi et aux ‘’nomades’’ d’Europe baroque. Ainsi, des concertos vivaldiens virevoltants à souhait côtoyaient avec bonheur des œuvres anonymes et de compositeurs méconnus, aux accents fortement folkloriques de divers coins du continent, particulièrement de l’Est. Je me permets de souligner la qualité sonore offerte par les techniciens de sons du festival. Le classique souffre de la performance à l’extérieur et l’amplification n’est souvent pas à la hauteur. Ce que j’ai entendu hier était d’une qualité qu’on aurait remarquée pour l’OSM ou l’OM, par exemple. Très bon point pour l’organisation.
12h00 à 13h00 – Ziya Tabassian – réminiscences – remembrances
Ziya Tabassian au tombak (percussion iranienne), sera entouré pour ce concert de la virtuose de kanun, Didem Basar et Omar Abou Afach à l’alto et au oud. «Remembrances», est le dernier album de Ziya et présente ses compositions originales qui se caractérisent par une riche tapisserie de sons, tissant harmonieusement des influences traditionnelles et modernes, un mélange captivant de tradition et d’innovation.
samedi 31 août 2024
Rue des Remparts
12h00 à 12h40, 13h30 à 14h10, 15h00 à 15h40, 16h30 à 17h10 – Ariana Nasr – Ariana Nasr chante
Chanteuse multilingue à la voix belle et profonde qui redonne vie aux chansons populaires du 20e siècle à l’aide de son accordéon électrique. Cette passionnée à l’énergie communicative va de la chanson française aux standards jazz, blues et musique populaire qu’elle réinvente avec son style personnel.
samedi 31 août 2024
Place de la famille
12h30 à 13h10, 14h30 à 15h10, 16h15 à 16h55 – sCHNOUTe –
Poussières sorties d’un juke-box, ces lourdauds de plume, intimement liés à l’image créative de L’Aubergine, s’adaptent aisément à toutes les situations qui s’offrent à eux. Excellents musiciens, ils se jouent de tous les styles. Jamais vu et rarement entendu, vos yeux n’en croiront pas vos oreilles!
samedi 31 août 2024
Scène Québecor
13h00 à 14h00 – Ensemble Caprice – Vivaldi et les nomades baroques
Pendant ses tournées triomphantes en Europe, Antonio Vivaldi rencontra des musiciens nomades anonymes sur les routes et dans les villages. Leur musique folklorique virtuose inspira Vivaldi à créer des concertos et des sonates débordant d’énergie. L’Ensemble Caprice recrée avec son directeur-fondateur Matthias Maute, la rencontre entre le grand compositeur et ses collègues nomades.
«Interprétations imaginatives, puissantes et de premier niveau » Le New York Times.
samedi 31 août 2024
Place de la famille
13h30 à 14h05, 15h30 à 16h05 – Barbada – L’heure du conte avec Barbada
L’heure du conte avec Barbada est une activité ludique et sympathique qui vise à amener les enfants à s’ouvrir à la différence et à développer l’amour de la lecture et de la musique. En 2022, elle devient la première drag queen québécoise à la barre d’une émission jeunesse avec la série Barbada, présentée sur ICI TOU.TV, dans laquelle elle invite des artistes à prendre part à son univers coloré afin de faire découvrir aux enfants la musique d’ici. Cette représentation spéciale sera rythmée par des instants musicaux et d’autres qui donneront envie d’entrer dans la danse. Avec son humour, sa candeur et ses valeurs, Barbada, c’est la drag pour tout le monde.
samedi 31 août 2024
PIANO PUBLIC QUÉBECOR
14h00 à 15h00, 16h00 à 17h00 – Paul Baillargeon – Paul Baillargeon se raconte au piano
Un de nos plus prolifiques compositeurs de musique de films et de télévision viendra se raconter en paroles en musique. Ce compositeur aguerri a longuement fait carière à New York et Los Angeles. Il a d’ailleurs composé la musique de la célèbre série Star Trek pendant 12 ans, ainsi que la musique de nombreux interprètes de chez nous, dont Céline Dion et Jean-Pierre Ferland. Paul Baillargeon nous parlera de son métier et des défis de la composition à l’image. Une rencontre intime et chaleureuse.
samedi 31 août 2024
Scène Deslauriers
14h15 à 15h15 – Mikha.elles – Camino de mujeres – Chemin des femmes
Un spectacle qui plonge les auditeurs dans l’univers éclectique de Mikhaëlle Salazar et de son groupe vocal Mikha.elles créé en 2020. Quatre voix uniques, accompagnées de percussions, convergeant vers une seule et même expression vocale, explorant un répertoire chanté en espagnol et en français. Les origines métissées de Mikhaëlle, née d’une mère québécoise et d’un père chilien, sont une source d’inspiration pour les différents thèmes abordés tout au long de ce spectacle issu de l’album portant le même nom et sorti en novembre 2023.
samedi 31 août 2024
Scène Québecor
15h30 à 16h30 – Les Rugissants – Voces de España
Treize artistes sur scène: chef de chœur, guitariste, danseuse flamenco et 10 chanteurs. Ce concert des Rugissants ouvre une fenêtre sur la musique chorale espagnole du XXe et XXIe siècle, mais aussi sur une Espagne imaginée et évoquée aussi par des compositeurs étrangers. Un chœur extraordinaire fondé en 2017 qui a remporté avec ce programme le Prix de la tournée au Conseil des Arts de Montréal.
samedi 31 août 2024
Scène Québecor
17h00 à 18h00 – Arashi Daiko – Tambour de tempête
Le Taiko (ou le tambour japonais) est ancré dans la tradition folklorique du Japon. Il était utilisé pour délimiter les villages, pour chasser les mauvais esprits, pour les cérémonies ou encore animer les fêtes.
Le groupe fut fondé en 1983 sous l’égide du Centre culturel canadien-japonais de Montréal, afin de préserver et promouvoir la culture japonaise
Leur philosophie repose sur 3 valeurs fondamentales: l’appréciation, la considération et le respect.
samedi 31 août 2024
Scène Québecor
19h30 à 21h00 – Paulo Ramos et invités – La grande fête brésilienne
Paulo Ramos et ses invités, notamment Bïa, Annick Brémault et Rommel Ribeiro, présentent un spectacle brésilien coloré et chaleureux. Avec la participation de Sacha Oud, Daniel Bellegarde, Dan Gigon, John Sadowi, Rodrigo Simoes. Au menu: la samba, issue de rythmes africains circulant des ruelles de Salvador aux favelas de Rio de Janeiro, est devenue la musique la plus populaire du Brésil. Sur une vague d’irrésistible mélancolie, la samba porte l’espoir et transmet la joie, celle de danser librement au soleil ou au clair de lune. Et la bossa nova, née sur les plages et dans les salons de Rio, est un style de samba plus suave. Elle a enchanté la planète entière grâce à ses mélodies et à ses harmonies sophistiquées. Pour cette soirée, toute la chaleur du soleil brésilien sera présente, avec charme et indolence, dans le joyeux envol des percussions. De la samba à la bossa, des airs festifs s’insinueront doucement dans le corps et le cœur comme autant d’appels au bonheur.
Fête de la musique de Tremblant 2024 | Sophie Faucher et la Callas, en symbiose
par Frédéric Cardin
La Fête de la musique a été lancée hier soir par la présentation hors site (dans l’église du village de Mont-Tremblant) de la pièce Callas : une voix pour être aimée, avec Sophie Faucher dans le rôle de la divina en fin de vie, Marc Hervieux dans celui de Giuseppe di Stefano, ténor et compagnon des dernières années, et Dominic Boulianne qui incarne le pianiste répétiteur Robert Sutherland.
Je ne reviendrai pas sur les détails de cette pièce qui raconte les derniers moments (plausibles, mais fictifs) de la chanteuse avant d’être retrouvée morte dans son appartement parisien. Pour cela, je vous invite à écouter l’entrevue que j’ai réalisée avec Sophie Faucher et Marc Hervieux.
Je dois faire l’aveu que je n’avais pas encore eu la chance de voir cette pièce, écrite par Sophie Faucher et Anne Bryan, et créée à l’automne 2023. Ce que j’ai vu et ressenti hier c’est surtout une Sophie Faucher habitée, bluffante de justesse. On y est, là, avec une digne dame qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. Et pourtant elle a encore beaucoup de grandeur. On aimerait lui dire. On aimerait monter sur scène et répliquer quand elle dit que sa voix était tout, que sa voix l’avait faite. Lui dire que non, c’est elle qui a fait cette voix, lui a donné son caractère si unique. C’est sa passion et son intégrité artistique extrême qui ont construit un instrument devenu iconique. C’est dire si on y croit. Marc Hervieux est aptement solaire, véritable pôle contraire de la star déprimée. Mais il a sa part d’ombre. Il aime la Callas de tout son cœur, mais il s’accroche, lui aussi, au passé. Celui où elle possédait encore ses moyens, et avec qui il pouvait régner sur les planches. Cette prochaine tournée au Japon, qu’il vient répéter chez son amie, est une bouée à laquelle il s’accroche, après un drame familial (il a perdu sa fille). Il est donc partiellement attentif au désespoir de Maria. Et le pianiste, lui, ne sait trop quoi dire, sinon des platitudes génériques, la plupart du temps.
On regrette donc que les derniers moments de Maria Callas (s’ils ont bien eu lieu) aient été alourdis par l’incapacité de deux hommes à comprendre la douleur d’une femme déchirée. L’incapacité de communier avec sa tragédie, et de percer sa carapace ténébreuse, faite de regrets, d’absence (amour maternel) et de résignation (elle ne chantera plus). En fait, les derniers moments de la Callas dans cette pièce, c’est l’histoire d’un échec. Un échec de communication. Peut-être était-il possible de percer les défenses derrière lesquelles la diva épuisée s’était refoulée, cette certitude de ne plus servir à rien sans le chant? Elle dit : ‘’la meilleure façon de servir la musique désormais, c’est de me taire’’. Mais servir la musique aurait pu devenir l’affaire d’une transmission du savoir acquis, de l’inspiration donnée à une autre génération, etc. Qui sait peut-être qu’avec les bons mots, les bons arguments, Maria aurait pu survivre à ‘’la Callas’’ encore quelque temps. Elle aurait pu éviter le piège de devoir s’éteindre comme l’un de ses personnages tant aimés, Traviata, Mimi, Tosca, Aida.
C’est tout cela qui nous passe par la tête pendant l’heure et demie du spectacle. Et c’est la preuve que le jeu de Sophie Faucher est tellement fort, car on rêve d’intervenir, trouver les bons arguments, là où ces deux messieurs échouent.
En fait, les derniers moments de la Callas dans cette pièce, c’est l’histoire d’un échec. Un échec de communication
Hervieux est bon et juste, lui aussi, dans le rôle de Di Stefano. On lui pardonne quelques bafouillages en lui reconnaissant une belle authenticité dans ses élans de tendresse et d’amour pour son amie. Ces mêmes sentiments qui le poussent à devenir dur et même cruel quand celle-ci ne se montre pas (ou plus) à la hauteur de l’idole qu’il en fait encore dans son esprit. L’avantage qu’il possède est qu’il peut chanter, aussi. Ce qu’il fait très bien d’ailleurs, et avec générosité.
Dominic Boulianne incarne le pianiste Robert Sutherland, pris au dépourvu par cette répétition qui tourne à vide.
La mise en scène, de Marc Hervieux, est très classique, sous forme de huis clos à trois dans le décor réaliste d’un appartement de Paris aux relents de luxe défraîchi. Déplacements et mise en place sont au service de la compréhension des émotions des protagonistes.
Fête de la Musique de Tremblant | Toutes nos recensions
par Alain Brunet
Pendant tout le week-end de la fête du Travail, le village piétonnier de Mont-Tremblant fut peuplé à pleine capacité, une météo quasi parfaite a assurément contribué à ces conditions gagnantes pour son activité maîtresse, la Fête de la Musique, présentée un 23e fois depuis la première, 28 ans plus tôt. La direction artistique d’Angèle Dubeau gardé le cap : choix consensuels de musique classique et pop de qualité, éclectisme fédérateur, de la pop occidentale aux accents balkaniques ou afro-latins. En voici les moments forts, recensés par PAN M 360.
Jean-Michel Blais, néoclassicisme et profonde humanité
Dans cette charmante petite église de Mont-Tremblant, lieu autrefois sacré et transformé en salle de concert sans en perdre l’arôme originel, Jean-Michel Blais présentait vendredi une version réduite de sa musique pour orchestre de chambre. Aubades est certes apprécié par le public néoclassique.
Séduit par la composition strictement acoustique pour un ensemble exigeant une rigueur polyphonique et donc une maîtrise acceptable du langage classique, le musicien met de côté ses qualités de producteur et se concentre sur son jeu pianistique, sa composition instrumentale et ses qualités d’arrangeur, acquises plus récemment. On ne reprendra pas ici ce débat sur le néoclassicisme triomphant auprès des vingtenaires, trentenaires et plus encore… Cette approche a des limites évidentes mais, quoi qu’on en pense, demeure une zone d’élévation pour les mélomanes biberonnés à la pop et ses déclinaisons indies.
Super sympathique, intelligent et sans prétention malgré son remarquable succès, Jean-Michel Blais ne réinvente pas la roue et, néanmoins, met de l’avant ses qualités de mélodiste au service de la musique de chambre. Mélodies et harmonies tonales, contrepoint serré, une instrumentation à quatre, économie oblige : piano, violoncelle, violon, bois. Les partitions ne sont pas d’une grande complexité, cette musique peut certes sembler prévisible pour quiconque connaît la musique romantique et moderne (fin 19e siècle début 20e), ou encore plusieurs musiques de films français, exigent néanmoins une exécution rigoureuse de la part des interprètes mis à contribution. En somme, un moment très sympa avec un être humain qui mérite pleinement le succès qui lui est accordé en ce moment.
Kleztory… tout sauf klezthéorique
Le groupe est composé d’Elvira Misbakhova (violon), d’Airat Ichmouratov (clarinette, clarinette basse, duclar), Mark Peetsma (contrebasse), Raphaël D’Amours (guitare), Mélanie Bergeron (accordéon). Musiciens classiques de haut niveau, Elvira, aussi violoniste chez I Musici de Montréal et altiste à l’Orchestre Métropolitain, et Airat, également compositeur post-romantique de plus en plus joué par nos orchestres, avaient fondé cette formation peu après être débarqués au Québec dans les années 90. Kleztory demeure un projet important pour ces musiciens classiques à la rencontre d’interprètes spécialisés, notamment dans la musique des Balkans, plus précisément celle qui dominait avant les migrations forcées et exactions causées par le nazisme dans les années 30. Au fil des ans, Kleztory a réussi à se rapprocher davantage de l’esprit klezmer et autres musiques compatibles tel le jazz. On note plus de souplesse et de sensualité dans le jeu d’Elvira, la virtuose de cette formation autour de laquelle se greffent d’excellents musiciens. Outre le klezmer, cette musique juive de Kleztory et ses explorations modales avec quarts de ton, vous pourrez d’ailleurs le réaliser une fois de plus, soit le 21 septembre prochain à la Salle Bourgie, avec un pianiste en prime, David Ryshpan. Tout sauf… klezthéorique !
Charles Richard-Hamelin, médiation culturelle à Tremblant
Vu son calibre et sa stature déjà immense, le pianiste Charles Richard-Hamelin pourrait fort bien ne pas se prêter à ce type de médiation culturelle et refuser un bain de foule dans un petit festival. Eh bien non! Le virtuose, certes un de nos pianiste les plus accomplis au pays, à tout le moins dans le top 5 canadien, reste humble et accessible. Installé sous un petit chapiteau, entouré de mélomanes curieux venus à sa rencontre, le pianiste s’est prêté au jeu à quatre reprises, rien de moins. Une de ces représentations d’une heure consistait à fournir des détails de sa fameuse deuxième place au Concours Chopin, certes le plus prestigieux des concours de piano sur Terre, 2e place gagnée en 2016 parmi 450 interprètes d’excellent niveau, « un peu comme les olympiques du piano ». Il aura joué entre autres une pièce peu jouée de Chopin, l’Allegro de concert, op. 46, pendant laquelle on pouvait entendre les murmures de la foule, les chiens qui jappent et les bébés qui gémissent dans les poussettes. On aura eu aussi droit à 6 valses de Chopin, pour la plupart archi-connues. Entre les pièces, Richard-Hamelin nous a fourni plusieurs détails de sa préparation au concours remporté en 2015. En fin de programme, ses fans lui demanderont de fournir des détails sur sa préparation, sur l’autorité parentale et la nécessité de répéter quotidiennement durant toute son enfance et plus encore. Mine de rien, ces généreux rapprochements contribuent à souder la relation des grands interprètes avec leur public.
Ayrad, mahgrébin avec attitude rock
Formation multiculturelle et multi genres à dominante maghrébine, Ayrad est chapeauté par le guitariste et compositeur d’origine marocaine Hamza Abouabdelmajid, assisté d’Annick Beauvais (hautbois amplifié, basse, voix), d’Anit Ghosh (violon, choeurs), de Kattam Laraki-Côté (percussions, choeurs), de Sylvain Plante (batterie, percussions) et de Gabriel Brochu-Lajoie (basse, clavier). Depuis une décennie, on connaît cette approche nord-africaine avec attitude rock, intégrant le raï, le chaâbi, le gnawa, le blues touareg du désert, mais aussi le funk, l’afro-latin ou même le bhangra indien. La machine Ayrad est rodée à souhait, on a ici affaire à des professionnels sérieux qui roulent leur bosse depuis nombre d’années.
Yves Lambert, nouveau cycle à la veille de ses 67 ans
C’était écrit dans le ciel, notre Yves Lambert national coifferait les 90 minutes triomphales de son spectacle d’un enchaînement de La cuisinière et Dans nos vieilles maisons, mégatubes de La Bottine souriante qu’il a quittée deux décennies plus tôt mais dont il fut la figure emblématique. Ce programme audacieux et diversifié était constitué d’un hommage bien senti à Philippe Bruneau, de reprises de chansons traditionnelles dont une de Jean-Paul Guimond et une paire de classiques signés Oscar Thiffault, aussi de chansons originales et de deux pots-pourris de la Bottine Souriante. Depuis sa rupture avec la Bottine, Lambert a connu différents cycles de création, le plus récent se vit aujourd’hui en formule quartette (voix, accordéon diatonique, violon, guitare, podorythmie) et l’album à venir relance ses ambitions orchestrales. Dans ce contexte, les arrangements de Gabriel Schwartz complètent l’ensemble avec quatre instrumentistes supplémentaires (flûtes, sax sopranino, basson, clarinettes, claviers) et nécessitent une sonorisation délicate afin que ces très beaux arrangements soient perceptibles, surtout dans les séquences les plus rythmées du répertoire au programme. Et puisque ce nouveau cycle vient à peine de débuter, des ajustements sont nécessaires et on peut déjà prévoir qu’Yves Lambert aura tôt fait de peaufiner tout ça. Quoi qu’il advienne, la majorité absolue de ses fans seront ravis par la proposition, n’y verront que du feu.
Serhiy Salov, un hommage à l’Ukraine
Dimanche midi, le premier concert au programme était donné par le pianiste ukrainien Serhiy Salov, établi à Montréal depuis exactement 10 ans. S’étant produit à maintes reprises sur les scènes montréalaises, le Québécois d’adoption avait reçu la commande d’un hommage à son pays natal dont on sait la souffrance quotidienne. Ainsi, il a joué des compositeurs ukrainiens, romantiques ou modernes, dont Mykola Lysenko, un contemporain de Liszt, ou encore Igor Naoumovitch Chamo et Miroslav Skoryk, ayant tous deux vécu au 20e siècle. Le pianiste jouera également la 12e étude de Chopin op 10, dont le pays d’origine jouxte l’Ukraine. Le compositeur avait écrit cette étude tempétueuse après avoir appris la reconquête de Varsovie ar les troupes russes pendant l’insurrection polonaise de novembre 1830 contre les abus de la tutelle russe. Parallèle évident avec l’actuelle tentative russe de dominer l’Ukraine, il va sans dire, et tout à fait compatible au style intense de Salov, pour employer un euphémisme. « Dessert ou digestif », au programme, une chanteuse azérie (qui fut réfugiée vu la guerre) s’est jointe au pianiste. Accompagnée de son hôte, la soprano Irane Ibragimli chantera ce requiem de guerre de Miroslav Skoryk, une pièce de circonstance dans le contexte de la guerre qui fait rage en Ukraine… et dont Serhiy Salov est un fier partisan.
The Lost Fingers
On connaît The Lost Fingers depuis la décennie 2000, la dernière mouture remonte à 2014 : Valérie Amyot, chant, François « La Mitraille » Rioux, guitare solo, Byron Mikaloff guitare, Alex Morissette, contrebasse. Inspirés à l’origine par le jazz manouche, The Lost Fingers ont construit un répertoire fondé à la fois sur la virtuosité guitaristique et un répertoire hybride entre jazz gitan et pop culture, ceci incluant de vivifiantes relectures de tubes tel Pump It Up. À l’évidence, le concept trouve encore preneurs, car la foule a fort bien réagi .
Lengaïa Salsa Brava, que calor!
Lengaïa Salsa Brava est un combo latin fondé à Montréal en 2012 par le tromboniste guyanais Giany-Frantz Huyghues-Despointes. Comme Montréal, Lengaïa est multiculturel : ses membres proviennent de 7 pays différents : Guyane française, Cuba, Colombie, Pérou, Québec, Espagne et Venezuela, inutile d’ajouter que ses membres communiquent dans les trois langues qu’ils pratiquent au quotidien : français, anglais, espagnol. Conformément à l’instrumentation des meilleurs orchestres latinos dans les 3 Amériques, cet ensemble est constitué de trois trombones et d’un saxophone baryton, d’une section de trois percussionnistes, d’un contrebassiste, d’un pianiste et de trois chanteurs. La vraie patente ! En 2023, Lengaïa a lancé un 3e album studio, Estética de un Rumbero dont le public de Tremblant a reçu en pleine gueule quelques vivifiants extraits. Salsa, rumba, guaguanco, cha-cha-cha, bachata, latin jazz et autres rythmes afro-latins propulsent carrément cette machine huilée au quart de tour. Qu’on ne s’y méprenne, Lengaïa n’est pas un groupe latino de service, sous-produit d’une diaspora nostalgique. Il y effectivement de quoi être étonné par la qualité d’exécution de ces excellents musiciens, parfaitement soudés, inspirants pour les danseurs de la Place Saint-Bernard où se trouve la scène principale au cœur du village piétonnier.
Résurrection de Diane Juster avec Angèle Dubeau et La Pietà
Chaque Fête de la musique culmine, Angèle Dubeau et La Pietà intègrent à leur programme dominical un ou une invité.e de marque. Le 27 novembre, elle sera à la Maison symphonique avec un programme spécial, tout Philip Glass et Ludovico Einaudi, dont elle a joué quelques extraits devant une salle comble: côté Glass, Opening et le un mouvement de sa Symphonie no 3 pour cordes, côté Einaudi, Expérience et Choros. Avant quoi la Danse macabre de Saint-Saëns fut exécutée malgré une sonorisation quelque peu laborieuse et l’humidité qui impactait aussi les instruments – il faut dire que l’expertise en la matière de sonorisation de scènes extérieures pour des ensembles à cordes est rarissime, car ces formations classiques jouent généralement en salle, sans micros contacts. Vint ensuite la jeune prodige de 9 ans, Iza Kamnitzer, pour l’exécution de l’Hommage à l’Ukraine. Après les interprétations de la Rhapsodie roumaine d’Enescu et des deux titres d’Einaudi,une « grande dame de la chanson », pour reprendre l’expression d’Angèle Dubeau, nous est apparue. Diane Juster, que très peu de gens ont vue sur scène depuis de nombreuses années, a accepté de venir interpréter ses classiques, toutes des chansons de passion amoureuse : À ma manière, J’ai besoin de parler,Ce matin et l’incontournable Je ne suis qu’une chanson que Ginette Reno avait popularisée. À tout le moins instructive, cette plongée dans les années 70…
Charles Richard-Hamelin à la Fête de la musique de Tremblant
par Rédaction PAN M 360
Lauréat de la médaille d’argent et du prix Krystian Zimerman lors du Concours International de Piano Frédéric-Chopin à Varsovie en 2015, le pianiste Charles Richard-Hamelin se démarque aujourd’hui comme l’un des plus importants de sa génération. Il s’est aussi fait remarquer à l’échelle internationale en 2014 en recevant le deuxième prix au Concours Musical International de Montréal ainsi que le troisième prix au Seoul International Music Competition. Charles Richard-Hamelin a été récipiendaire de l’Ordre des Arts et des Lettres du Québec et du prestigieux Career Development Award offert par le Women’s Musical Club of Toronto.
Silver medalist and laureate of the Krystian Zimerman Prize at the 2015 International Chopin Piano Competition in Warsaw, Canadian pianist Charles Richard-Hamelin is standing out today as one of the most important musicians of his generation. In 2014, he also won the second prize at the Montreal International Musical Competition and the third prize at the Seoul International Music Competition in South Korea. Charles is the recipient of the Order of Arts and Letters of Quebec and the prestigious Career Development Award offered by the Women’s Musical Club of Toronto.
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Diane Juster, Angèle Dubeau & La Pietà à la Fête de la musique de Tremblant
par Rédaction PAN M 360
PAN M 360: Comme à chaque année à la Fête de la musique de Tremblant, vous invitez une personnalité de la musique québécoise à monter sur scène avec La Pietà. Cette fois c’est une Diane Juster qui fait une rare prestation publique. Racontez-nous comment elle a consenti !
Angèle Dubeau : Depuis maintenant plusieurs années, j’ai créé ce moment unique du dimanche et j’invite à partager la scène des artistes que je respecte, que j’admire, avec qui je n’ai jamais eu la chance de jouer.Cette année, je suis allée chercher Diane Juster, une grande dame de la chanson. Plusieurs me disent « Mais comment as-tu réussi ? » On sait que Diane est absente de la scène depuis plusieurs années, quoique très présente pour protéger les droits des artistes, les auteurs- compositeurs – rappelons qu’elle a jadis fondé la SPACQ, la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec.
C’est une femme de projet qui met tout son cœur dans tout ce qu’elle entreprend. Alors je l’ai croisée à l’aéroport; on attendait nos sacs de golf et puis là, j’entends « allô » et je regarde, c’est Diane qui est là. Parle parle jase jase, elle me dit « J’ai fait une performance pour Dominique Michel, on lui rendait hommage … le monde m’en parle encore ! Ça m’a fait tellement drôle de retourner sur scène… » Je retourne chez moi après ma semaine de golf en Floride et je trouve l’enregistrement de cette performance. Mon Dieu ! Elle joue encore très bien, elle atous ses réflexes, elle est une bête de scène, elle va chercher l’attention. J’en avais la chair de poule ! Alors je l’appelle, je lui dis être émue de cette performance et lui suggère: « Imagine si tu étais entourée, enrobée de violons! Je pourrais être avec toi, puis on pourrait faire des petits moments magiques ensemble. » J’ai été une bonne vendeuse, il faut croire, car elle a dit oui. On a commencé les répétitions, les arrangements ont été faits sur mesure.
PAN M 360: Vous n’avez quand même pas fait les arrangements d’un programme entier !
Angèle: On fait cinq chansons ensemble. Sa performance sera précédée de La Pietà, incluant deux pièces de Philippe Glass offertes en primeur… parce qu’il y a cet album qui vient ! Tout est beau à ce titre, il ne me reste que l’approbation de la bande maîtresse. Je suis très contente ! Pour le spectacle, j’ai aussi invité Iza Kamnitzer ,une jeune violoniste extraordinaire qui est étudiante actuellement au Conservatoire de musique de Montréal, âgée de 9 ans, et qu’on m’a présentée lors d’un concert hommage m’étant dédié.. Des jeunes qui ont de la technique, ça existe, on en a souvent entendus. Des jeunes de cet âge qui, pour chaque note, y mettent tout leur cœur, c’est beaucoup plus rare. »
Mue par cette même volonté d’innover, Angèle Dubeau fonde en 1997 La Pietà, un ensemble à cordes et piano féminin composé de musiciennes parmi les meilleures au Canada. Sans le savoir, cette expérience qui ne se voulait, à l’origine, qu’un projet de disque ponctuel, allait mobiliser presque tout son temps. Dès ses débuts, l’ensemble se produit sur plusieurs des scènes les plus prestigieuses du Canada ainsi qu’à la télévision, et acquiert une solide reconnaissance. Reconnues pour leur virtuosité exceptionnelle, leur jeu d’une impeccable précision, la richesse de leurs interprétations, mais surtout pour le plaisir contagieux qui les anime quand elles sont sur scène, Angèle Dubeau & La Pietà sillonnent la planète depuis maintenant 25 ans.
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