classique / période romantique

OSM : Schubert selon Herreweghe

par Rédaction PAN M 360

Entre Mendelssohn et Schubert, un dialogue à travers le temps : celui d’un génie saluant un autre. Admirateur fervent de Schubert, Mendelssohn fut l’un des premiers à reconnaître la grandeur de sa musique et à la révéler au monde. Sous la direction sensible et lumineuse de Philippe Herreweghe, ce concert rend hommage à cette filiation artistique. Le Concerto pour violon en mi mineur de Mendelssohn, chef-d’œuvre d’élégance et d’inspiration lyrique, ouvre la soirée avec éclat. Puis la Symphonie n° 9 « La Grande » de Schubert – que Mendelssohn contribua à faire découvrir après la mort du compositeur – déploie toute sa puissance radieuse. Un voyage où l’admiration devient musique, où la passion d’un chef et d’un orchestre fait revivre cette amitié rêvée entre deux esprits fraternels.

Between Mendelssohn and Schubert, a dialogue across time—a genius saluting another. A devoted admirer of Schubert, Mendelssohn was among the first to recognize the greatness of his music and bring it to light. Under Philippe Herreweghe’s sensitive and luminous direction, this concert pays tribute to that artistic kinship. Mendelssohn’s Violin Concerto in E minor, a masterpiece of elegance and lyrical inspiration, opens the evening in brilliant fashion. Then Schubert’s Symphony no. 9, “The Great”—which Mendelssohn helped unveil after the composer’s death—unfolds in all its radiant power. A journey where admiration becomes music, where the passion of a conductor and orchestra revives the dream of friendship between two kindred spirits.

Programme

Felix Mendelssohn Bartholdy, Concerto pour violon, op. 64 (26 min)
Franz Schubert, Symphonie nᵒ 9, D. 944 « La Grande » (48 min)

Program

Felix Mendelssohn Bartholdy, Violin Concerto, op. 64 (26 min)
Franz Schubert, Symphony no. 9, D. 944 « The Great » (48 min)

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Le grand retour de Lang Lang avec l’OSM : une performance impériale

par Alexandre Villemaire

Le début de la 93e saison de l’OSM se poursuivait en grand mercredi soir avec le retour d’un invité de marque en la personne du pianiste chinois Lang Lang. La popularité du pianiste n’est pas à démentir au vu de la présence qu’il y avait dans la Maison symphonique.

En effet, très peu de sièges vides étaient visibles dans l’enceinte de la salle de concert que ce soit du parterre au balcon, et surtout dans le chœur qui avait été ouvert pour l’occasion et qui était rempli en totalité!  Une vue plus qu’imprenable sur les mains de l’interprète.

Pour beaucoup, dont celui qui écrit ces lignes, Lang Lang leur a été présenté lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Beijing en 2008. Figure de proue de la musique et un de ses ambassadeurs les plus influents au monde, celui qui, à treize ans, remportait le Concours international Tchaïkovski des jeunes artistes, joue avec une dégaine désinvolte ainsi qu’avec une intensité et une fougue digne du caractère qui anime l’œuvre dont il était le soliste, le Concerto pour piano no 5 de Beethoven appelé « L’empereur ».

Dès l’ouverture qui place le piano à l’avant-plan avec de larges cadences ornementales, Lang Lang a martelé les touches avec vigueur dans une envolée spectaculaire, poussant l’instrument à son maximum, faisant pratiquement résonner l’ivoire du clavier. Le deuxième mouvement a amené un contraste frappant avec le premier par ce tapis de cordes absolument éthéré et mélancolique auquel se greffe le piano. Autant Lang Lang martelait avec intensité les touches dans le premier mouvement, autant dans le deuxième, son toucher était d’une des plus grandes délicatesses. Une des grandes qualités palpables dans la technique et le jeu de Lang Lang est son contrôle des nuances et des dynamiques qu’il arrive à se faire manifester dans un naturel et avec des couleurs absolument impeccables. Cet effet était bien présent dans le deuxième mouvement, mais très apparent dans le premier ou l’enchaînement des nuances fortes vers pianos entre l’orchestre et le soliste s’imbriquait parfaitement. La communion et la communication entre le soliste, le chef et l’orchestre étaient naturels, notamment dans ce duo avec les timbales qui va en decrescendo vers un des silences les plus absolus avant d’entamer, attacca le dernier mouvement flamboyant.

Dès la dernière note, il a reçu des applaudissements sonores et nourris du public, digne des plus grands rocks-stars. Après au moins 5 minutes d’applaudissement, il a gratifié le public de non pas un, mais de deux rappels, soit la Consolation no 2 en mi majeur de Liszt et la « Danse rituelle du feu » extrait du ballet El amor brujo de Manuel de Falla. Il aura fallu à la fin de cette pièce qu’il prenne amicalement par le bras Andrew Wan, premier violon de l’orchestre, pour signifier au public, qui en aurait demandé, qu’il fallait passer à l’entracte. 

Le concerto était précédé de l’Ouverture no 2 de la compositrice allemande Emilie Mayer, au style beethovénien consommé et a été succédé par une représentation sonore des paysages scandinaves de la Finlande de Jean Sibelius avec sa Deuxième symphonie.

L’OSM et Rafael Payare récidivent jeudi soir le 24 septembre avec un programme reprenant ces deux œuvres avec comme grande pièce soliste, le Concerto pour orgues, timbales et orchestre de Francis Poulenc avec Jean-Willy Kunz aux commandes du grand orgue Pierre-Béique.

crédits photo : Antoine Saito

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classique / période romantique / Piano

OSM : Le grand retour de Lang Lang

par Rédaction PAN M 360

Le phénomène Lang Lang revêt, l’espace d’une soirée, les atours d’un empereur. Dans le Concerto n° 5 de Beethoven, il déploie une virtuosité flamboyante, souveraine, qui semble s’affranchir de toutes les pesanteurs. Sous le geste visionnaire de Rafael Payare, cette quête de lumière se prolonge dans l’Ouverture n° 2 d’Emilie Mayer puis culmine dans la Symphonie n° 2 de Sibelius, cri d’émancipation d’un peuple écrasé. De l’Europe napoléonienne à la Finlande sous tutelle russe, la musique devient au final un espace où l’esprit refuse de se soumettre. Une soirée où l’art rappelle que la liberté est d’abord une force intérieure.

For one unforgettable evening, the phenomenon that is Lang Lang takes on the mantle of an emperor. In Beethoven’s Piano Concerto no. 5, he unleashes a dazzling, sovereign virtuosity that seems to transcend all weight and constraint. Under Rafael Payare’s visionary direction, this quest for light continues with Emilie Mayer’s Overture no. 2 and reaches its summit in Sibelius’s Symphony no. 2—a cry of emancipation from an oppressed nation. From Napoleonic Europe to Finland under Russian rule, music becomes a space where the spirit refuses to yield. An evening where art reminds us that freedom is, above all, an inner strength.

Programme

Emilie Mayer, Ouverture nᵒ 2 (10 min)
Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano nᵒ 5, op. 73 (38 min)
Jean Sibelius, Symphonie nᵒ 2, op. 43 (43 min)

Program

Emilie Mayer, Overture no. 2 (10 min)
Ludwig van Beethoven, Piano Concerto no. 5, op. 73 (38 min)
Jean Sibelius, Symphony no. 2, op. 43 (43 min)

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classique moderne / musique contemporaine / période romantique

Un lancement de saison tout étoiles pour Yannick et l’OM

par Frédéric Cardin

Le lancement de saison 26-27 de l’Orchestre métropolitain (OM) sous la direction de Yannick Nézet-Séguin avait lieu hier à la Maison symphonique devant une salle passablement comble. Le thème des astres était illustré par les fameuses Planètes de Gustav Holst, ainsi que par une création de la compositrice anishinaabekwe Barbara Assiginaak, Shpiming Nangokaa (Haut dans le ciel, il y a beaucoup d’étoiles). 

C’est cette dernière qui ouvrait l’après-midi (le concert était à 15h). Le public a eu droit à une œuvre resplendissante, scintillante de mille couleurs lumineuses, telle des milliers de joyaux sur un coussin de velours sombre. La partition oscille entre somptuosité ravellienne et miroitement contemporain, dans va-et-vient entre un atonalisme chaleureux et consonances cinématographiques. La foule a chaudement applaudi, à raison.

Un peu hors sujet, mais magistral dans son expression et surtout son interprétation, le Concerto pour alto de l’Anglais William Walton suivait avec énormément de panache. Une œuvre que l’on entend rarement sur nos scènes, et pourtant d’un impérial effet dramatique! Il faut dire que l’altiste Antoine Tamestit maîtrise cette musique sans anicroche. Un son ample et bourré de nuances, capable des plus délicats murmures sans nuire à une projection pleine et entière, comme des plus athlétiques fortes, sans perdre en qualité timbrale. Cet artiste joue, dans le sens holistique du terme : il regarde les musiciens de l’orchestre, les écoute, apprécie leur jeu, leur répond. Un vrai de vrai concertiste, pas un soliste ‘’avec accompagnement’’. Il est probablement là le lien avec le reste du programme : Tamestit est une étoile incandescente. L’homme, sympathique, a pris le micro pour remercier les musiciens (il avait raison, l’OM était dans une forme exceptionnelle) et annoncer un rappel : un arrangement de Flow My Teares de John Dowland. La mélodie poignante de la renaissance a donné quelques frissons, surtout dans son interprétation délicate en duo avec la harpiste de l’OM, Robin Best. On imagine agréablement un récital complet avec ces deux artistes. Pourquoi pas?

En finale, les Planètes de Holst ont pratiquement soulevé le plafond de la Maison symphonique. Yannick n’a pas hésité une seconde et a lancé la guerroyante Mars sur un rythme impitoyable. Avec un OM à son meilleur (chapeau aux solistes de tous les pupitres), le chef a ensuite dessiné une Vénus et une Mercure vibrantes de nuances avant de lancer la magistrale Jupiter à un tempo excitant. Merci de ne pas avoir ralenti son déroulement, ce qui arrive parfois avec quelques chef-fe-s. Ici, non, Yannick a choisi d’exprimer sans se gêner le sentiment de joie qui sous-tend le caractère octroyé par Holst à la géante. La portion centrale, et son thème imposant, avait toute la noblesse requise. 

Saturne et sa cadence appuyée, marquant le passage du temps, avait la puissance voulue et, surtout, exprimait efficacement la nature inéluctable de la marche vers la vieillesse. Uranus et son énergie allante (ainsi que le thème lancé au basson qui rappelle tellement L’Apprenti sorcier de Dukas) avait beaucoup de caractère, alors que l’ensemble se terminait sur l’impressionnisme, d’abord ombrageux puis évoluant vers la lumière, de Neptune. 

Le public était ravi. On ne peut qu’être d’accord avec lui. 

chant choral / chant lyrique / classique moderne / classique occidental / post-romantique

Un jeune Mahler en majesté pour l’ouverture de saison de l’OSM

par Alexandre Villemaire

L’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) rentre à la maison. Après une tournée triomphale cet été en Europe, qui l’a notamment conduit en Écosse, aux Pays-Bas ainsi qu’en Pologne, où l’orchestre a ouvert le festival “Chopin and His Europe”, la phalange montréalaise était de retour chez elle pour entamer sa 93e saison. Une saison qui s’annonce grandiose a proclamé avec enthousiasme et fierté Mélanie La Couture, présidente et chef de la direction de l’OSM.

C’était effectivement la dynamique sous-jacente de la programmation de ce concert d’ouverture qui mettait à l’honneur un jeune Gustav Mahler et un Mahler plus expérimenté. 

En première partie, c’est le baryton allemand Matthias Goerne qui s’est exécuté dans la performance d’extraits du recueil Des Knaben Wunderhorn [Le cor merveilleux de l’enfant], composé alors que le compositeur était dans la trentaine.

Nous avions parlé de la dernière présence de Goerne plutôt cet été au Festival de Lanaudière où il a interprété Die Winterreise de Schubert (voir notre critique). Si l’on retrouvait ici « l’interprétation incarnée et investie émotionnellement et physiquement » qui le caractérisait dans un contexte intimiste, le rendu avec grand orchestre était à son désavantage. Malgré une interprétation scénique et une vision claire de la représentation des textes qu’il chantait, son timbre se voyait souvent être noyé par la masse orchestrale que Payare collait à sa prose. L’essentiel en était pétri d’une énergie très intime dans Wo die shönen Trompeten blasen [Où sonnent les belles trompettes] et presque trop sereine dans Urlicht [Lumière originelle]. Ce n’est que dans les derniers lieder Revelge [Appel d’éveil] et Der Tamboursg’sell [Le petit joueur de tambour] qu’une énergie nouvelle s’est manifestée, changeant ainsi la dynamique de cette première partie en demi-teinte.

Le cœur du concert résidait véritablement dans la deuxième partie avec la cantate profane Das klagende Lied [Le chant de la lamentation]. On entend déjà dans cette œuvre de jeunesse composée à que Mahler n’a que 20 ans, tous les éléments timbrales, les idées et l’orchestration qui caractérisera le maximalisme de ses symphonies ultérieures comme la Symphonie no2 ou la Symphonie no8 dites « des Milles ». Mahler puise pour ce chant de la lamentation dans deux contes, l’un éponyme de Ludwig Bechstein (1801-1860), et l’autre des frères Grimm, Der singende Knochen [L’Os chantant]. Dans ce récit, deux frères, l’aîné, dur et violent et le cadet, tendre et doux, se mettent en quête d’une certaine fleur rouge qui leur permettra d’épouser une jeune reine. Le plus jeune la trouve. S’endormant au pied d’un saule, il est assassiné par son frère qui s’en empare. Plus tard, un ménestrel passant au pied du saule où gît le squelette du cadet ramasse un os duquel il sculpte une flûte. Lorsqu’il la porte à sa bouche, la flûte se met d’elle-même à chanter et à raconter l’horrible histoire du fratricide. Alors que c’est jour de liesse au château pour les noces, le ménestrel fait irruption, fait entendre ce chant où la flûte accuse directement le nouveau roi de l’assassinat. La foule se disperse, prise d’effroi, les murs s’effondrent, le silence tombe.

Mahler découpe habilement chacun des trois tableaux musicaux au moyen de représentation musicale évocatrice, et de leitmotivs récurrents qui se baladent entre l’orchestre, les solistes et le chœur, qui était d’une grande tenue.

Les solistes n’incarnent pas forcément des personnages définis. Ils sont tour à tour des conteurs qui racontent l’histoire et y donnent la narration. C’est la contralto Rose-Naggar Tremblay et le ténor Clay Hilley qui hérite de la grande partie de cette narration, chacun faisant montre d’une présence et d’interprétation solide dans leur voix respective, Hilley avec son timbre claironnant et rond et Naggar-Tremblay, toujours impérieuse et noble avec son timbre chaleureux et imposant. La soprano suédoise Miah Persson a offert une belle présence avec voix claire, mais dont le teneur peinait à s’imposer. Goerne est venu compléter ce quatuor vocal avec une mention au début du premier tableau. L’OSM et son chef étaient en grande forme, Payare peignant chaque détail du récit avec précision et avec la gestique engagée et dynamique qu’on lui connaît. 

Mention spéciale également pour le second petit orchestre, composé des bois et cuivre qui jouait le « fernorchester » [l’orchestre lointain] dans le dernier tableau à même la fosse de la Maison symphonique. Et oui, il y a une fosse d’orchestre dans cette salle! Après quinze ans d’activité, son usage était tout à fait idéal.

crédits photo : Antoine Saito

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néoclassique / new age / Piano

Ludovico Einaudi | Solo piano à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Le pianiste Ludovico Einaudi interprétera son album Solo Piano, qui réunit sa première collection de compositions pour piano solo. Au cours des trois dernières décennies, Einaudi est discrètement devenu l’artiste classique contemporain le plus célèbre au monde avec ses œuvres qui ont touché des millions de personnes à travers le cinéma, la télévision et des concerts internationaux. Des scènes de l’océan Arctique aux résidences record au Royal Albert Hall, au Barbican et à l’Opéra de Sydney, Einaudi continue de faire découvrir sa musique évocatrice et cinématographique au public du monde entier, avec son orchestre ou seul au piano, là où tout a commencé.

Pianist Ludovico Einaudi will perform his album Solo Piano, his first-ever collection of compositions for solo piano. Over the past three decades, Einaudi has quietly become the world’s most successful contemporary classical artist, with music that has reached millions through film, television and live performances worldwide. From Arctic Ocean stages to record-breaking residencies at the Royal Albert Hall, Barbican and Sydney Opera House, Einaudi continues to bring his evocative, cinematic music to audiences around the globe, both with his ensemble and where it all started, on piano alone.

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classique / post-romantique

OSM : Payare dirige Poulenc et Sibelius

par Rédaction PAN M 360

Deux voix de la modernité se rencontrent ici : Poulenc et Sibelius, chacun ancré dans son époque, mais profondément attentif à l’héritage du passé. Ainsi, le Concerto pour orgue de Poulenc, que Jean-Willy Kunz incarne avec une intensité méditative, mêle solennité baroque et fulgurances du XXe siècle. Cette même tension féconde irrigue la Symphonie n° 2 de Sibelius, où le romantisme affleure sous une écriture audacieusement épurée. En prélude, l’Ouverture n° 2 d’Emilie Mayer agit comme un trait d’union : un romantisme affirmé, pont germanique entre les couleurs françaises et finlandaises, déjà porté par une voix singulière qui se projette vers l’avenir.

Two voices of modernity meet here: Poulenc and Sibelius—each firmly rooted in their time, yet deeply attuned to the legacy of the past. Poulenc’s Organ Concerto, brought to life by Jean-Willy Kunz with meditative intensity, blends baroque solemnity with flashes of 20th-century brilliance. That same fertile tension runs through Sibelius’s Symphony no. 2, where Romantic warmth emerges beneath a boldly pared-down style. As a prelude, Emilie Mayer’s Overture no. 2 acts as a bridge: a confident Romantic voice, a German link between French and Finnish colors, already projecting toward the future.

Programme

Emilie Mayer, Ouverture nᵒ 2 (10 min)
Francis Poulenc, Concerto pour orgue, cordes et timbales, FP 93 (24 min)
Jean Sibelius, Symphonie nᵒ 2, op.43 (43 min)

Program

Emilie Mayer, Overture no. 2 (10 min)
Francis Poulenc, Organ Concerto, FP 93 (24 min)
Jean Sibelius, Symphony no. 2, op. 43 (43 min)

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baroque / musique contemporaine / tango nuevo

Les Quatre Saisons : de Vivaldi à Dompierre à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

La flamboyante virtuose Isabella d’Éloize Perron ne manquera pas d’impressionner lors d’une nouvelle série de concerts passionnants. Interprété par l’Orchestre FILMharmonique sous la direction de Francis Choinière, Les Quatre Saisons de Vivaldi sera porté par un souffle de jeunesse, alors que Les Quatre Saisons de Buenos Aires, signé Astor Piazzolla, nous plongera dans l’univers sensuel du tango argentin. Aussi en primeur pour cette tournée sera la première mondiale de Les Quatre Saisons du Québec du célèbre compositeur François Dompierre.

The dazzling virtuoso Isabella d’Éloize Perron is sure to impress in a thrilling new series of concerts. Performed by the FILMharmonique Orchestra under the baton of Francis Choinière, Isabella’s rendition of Vivaldi’s The Four Seasons is a breath of fresh air, while her fiery take on Astor Piazzolla’s The Four Seasons of Buenos Aires is an immersive experience, plunging audiences into the sensual universe of Argentine tango. Also premiering on this tour is the world premiere of The Four Seasons of Quebec by renowned composer, François Dompierre.

Programme

-Les Quatre Saisons par Antonio Vivaldi (43 min)
-Les Quatre Saisons de Buenos Aires par Astor Piazzolla (27 min)
-Les Quatre Saisons du Québec par François Dompierre (25 min)

Program

-The Four Seasons by Antonio Vivaldi (43 min)
-The Four Seasons of Buenos Aires by Astor Piazzolla (27 min)
-The Four Seasons of Quebec by François Dompierre (25 min)

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classique / post-romantique

OSM : Magnifique Mahler – ouverture épique

par Rédaction PAN M 360

Plongez dans l’univers foisonnant de Gustav Mahler, entre légende, poésie et émotion brute. Avec Das klagende Lied, œuvre flamboyante écrite à seulement 20 ans, Mahler signe un conte dramatique où passion et jalousie s’entrechoquent dans un tourbillon orchestral spectaculaire. En contraste, les lieder de Des Knaben Wunderhorn dévoilent un Mahler plus intime, rêveur, parfois malicieux, qui sublime en musique l’univers des contes populaires. Sous la baguette électrisante de Rafael Payare, le Chœur de l’OSM, l’Orchestre en pleine lumière et le baryton légendaire Matthias Goerne nous entraînent dans une fresque sonore à la fois grandiose et intime. Une soirée où Mahler fait battre le cœur du romantisme.

Dive into Gustav Mahler’s rich and vibrant world, where legend, poetry, and raw emotion collide. With Das klagende Lied—a dazzling work composed at just 20—Mahler crafts a dramatic tale where passion and jealousy clash in a spectacular orchestral whirlwind. In contrast, the songs of Des Knaben Wunderhorn reveal a more intimate Mahler: dreamy, playful, and deeply inspired by the charm of folk tales. Under the electrifying baton of Rafael Payare, the OSM Chorus, the Orchestra in full brilliance, and legendary baritone Matthias Goerne lead us through a sonic fresco that is both grand and deeply personal. An evening where Mahler makes the heart of Romanticism beat.

Programme

Gustav Mahler, Des Knaben Wunderhorn [Le cor enchanté de l’enfant]
Rheinlegendchen [Petite légende du Rhin] GMW 26 (3 min)
Wo die schönen Trompeten blasen [Où sonnent les belles trompettes] GMW 35 (7 min)
Urlicht [Lumière originelle] GMW 27 (4 min)
Revelge [Appel d’éveil] GMW 36 (7 min)
Der Tamboursg’sell [Le petit joueur de tambour] GMW 38 (5 min)
Das klagende Lied (version mixte en 3 parties) (65 min)

Program

Gustav Mahler, Des Knaben Wunderhorn [The Boy’s Magic Horn]
Rheinlegendchen [Little Rhine Legend] GMW 26 (3 min)
Wo die schönen Trompeten blasen [Where the Fair Trumpets Sound] GMW 35 (7 min)
Urlicht [Primeval Light] GMW 27 (4 min)
Revelge [Reveille] GMW 36 (7 min)
Der Tamboursg’sell [The Drummer Boy] GMW 38 (5 min)
Das klagende Lied (mixed version in 3 parts) (65 min)

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classique / Création / post-romantique

OM : Yannick dirige Les Planètes à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Yannick Nézet-Séguin nous entraîne au cœur d’un univers sonore grandiose avec l’une des fresques les plus saisissantes du répertoire : Les Planètes de Holst. De « Mars » et ses percussions belliqueuses à « Neptune » enveloppée par des voix féminines éthérées, chaque planète révèle une atmosphère unique. Cette œuvre magistrale déploie toute la richesse et la variété des timbres orchestraux dans un périple aux émotions contrastées. Ce programme s’illumine de la voix chaleureuse et profonde de l’alto dans le Concerto de Walton, porté par la virtuosité d’Antoine Tamestit, maître incontesté de son instrument. En ouverture, la compositrice anishinaabekwe Barbara Assiginaak signe une création inspirée par le ciel étoilé et nous invite à porter attention aux messages qu’il nous envoie depuis les temps ancestraux.

Yannick Nézet-Séguin takes us to the heart of an expansive soundscape with one of the most powerful works in the repertoire: Holst’s The Planets. From the warlike percussion of “Mars” to the ethereal female voices of “Neptune,” each planet reveals a unique atmosphere. This masterpiece showcases the full richness and variety of orchestral timbres in a journey of contrasting emotions. The program is elevated by the warm, deep voice of the viola in Walton’s Concerto, brought to life by the virtuosity of Antoine Tamestit, an undisputed master of his instrument. Opening the concert is a new work by Anishinaabekwe composer Barbara Assiginaak. Inspired by the starry sky, the piece invites audiences to listen to the messages it has carried since time immemorial.

Programme

ASSIGINAAK, Shpiming Nangokaa (première mondiale, commande de l’OM)
WALTON, Concerto pour alto
HOLST, Les Planètes

Program

ASSIGINAAK, Shpiming Nangokaa (world premiere, commissioned by the OM)
WALTON, Viola Concerto
HOLST, The Planets

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ambient / électronique / glitch

MUTEK : X/VISIONS 3 à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Dans un premier temps, le duo Ah! Kosmos et Hainbach fusionne matériel de laboratoire et synthétiseurs pour créer une odyssée sonore mélancolique, transformant le bruit en textures vivantes et immersives.
Puis, soulignant le 25e anniversaire de l’album Endless Summer, Christian Fennesz s’associe à l’artiste visuel Lillevan pour donner un nouveau souffle à cette œuvre phare qui évoque la mémoire, la fragilité et la résonance émotionnelle des paysages estivaux.
Ah! Kosmos and Hainbach
Gentle Hum de Ah! Kosmos et Hainbach dérive dans un temps suspendu, tressant minutieusement sons d’appareils de mesure, synthétiseurs analogiques, accompagnements au piano et voix traitées dans une vaste fresque mélancolique. Pour MUTEK, le duo fait vivre l’album au sein de la Maison symphonique, explorant patiemment textures et timbres avec une attention presque microscopique.
Fennesz & Lillevan — Endless Summer 25th anniversary
Pour les 25 ans de Endless Summer, Fennesz revisite cet album ambient emblématique avec un regard renouvelé, prolongeant ses textures de guitare lumineuses et ses distorsions numériques dans une expérience live immersive. Accompagné de l’artiste visuel Lillevan, la performance se déploie comme un dialogue entre son et image, où les harmonies scintillantes, les mélodies baignées de lumière et les strates complexes de Fennesz entrent en résonance avec les compositions visuelles subtiles et puissantes de Lillevan, esquissant un paysage estival chargé d’émotion.

First, Ah! Kosmos and Hainbach merge laboratory equipment and synthesizers to create a melancholic sonic odyssey, transforming noise into living and immersive textures.
Then, to mark the 25th anniversary of the release of the album Endless Summer, Christian Fennesz teams up with visual artist Lillevan to breathe new life into this landmark work, evoking memory, fragility, and the emotional resonance of summer landscapes.
Ah! Kosmos and Hainbach
Ah! Kosmos and Hainbach’s Gentle Hum drifts through suspended time, intricately braiding together the sounds of test equipment, analogue synthesizers, piano accompaniment, and processed vocals into a sprawling, melancholic opus. For MUTEK, the duo brings the album to life at the Maison Symphonique, patiently excavating texture and tone with meticulous care.
Fennesz & Lillevan — Endless Summer 25th anniversary
For its 25th year, Fennesz revisits his seminal ambient album Endless Summer with renewed perspective, expanding its luminous guitar textures and digital distortions into a deeply immersive live experience. Joined by visual artist Lillevan, the performance becomes a dialogue between sound and image; Fennesz’s shimmering harmonies, sun-bleached melodies, and intricate layers playing against Lillevan’s subtle yet powerful visual compositions of an emotional summer landscape.

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microtonal / orgue

MUTEK : X/VISIONS 1 à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Les œuvres de deux figures majeures de la composition actuelle résonnent au cœur de la Maison symphonique pour X/Visions 1.
Kara-Lis Coverdale met en tension le piano, l’orgue et un ensemble de cordes dans une performance alternant entre densité sonore et passages épurés. Kali Malone déploie une suite méditative faite de nappes d’orgue continues et de motifs étirés, s’inscrivant dans une culture expérimentale qui explore les propriétés acoustiques et la résonance unique de l’instrument.
Kali Malone
Patientes et rigoureuses, les compositions de Kali Malone se déploient à travers des cycles harmoniques évolutifs et des réinterprétations de techniques polyphoniques séculaires, invitant à une écoute immersive et à de nouvelles perceptions de la forme sonore. Pour MUTEK, elle interprète des pièces issues de ses albums acclamés All Life Long et The Sacrificial Code sur le Grand Orgue Pierre-Béique de la Maison symphonique, accompagnée de Kara-Lis Coverdale pour plusieurs œuvres pour orgue à quatre mains.
Kara-Lis Coverdale
Kara-Lis Coverdale investit le Grand Orgue Pierre-Béique de la Maison symphonique avec un programme de nouvelles pièces et d’œuvres existantes, mêlant orgue, synthèse et composition microtonale dans des paysages chargés d’émotion. Avec des compositions additionnelles pour cordes et piano solo, elle oscille entre une sérénité céleste et une densité tumultueuse, faisant preuve d’une intensité instinctive et d’une imprévisibilité saisissante.

The sounds of two essential contemporary composers reverberate through the Maison symphonique for X/Visions 1.
Kara-Lis Coverdale opens a dialogue between piano, organ, and string ensemble, shifting between sonic density and minimalist passages, while Kali Malone develops a meditative suite composed of continuous organ layers and elongated motifs, as part of an experimental culture that explores the instrument’s unique acoustic properties and resonance.
Kali Malone
Patient and focused, Kali Malone’s compositions unfold through evolving harmonic cycles and reinterpretations of centuries-old polyphonic techniques, inviting immersive listening and new ways of perceiving sonic form. For MUTEK Festival, she performs selections from her acclaimed albums All Life Long and The Sacrificial Code on the Maison Symphonique’s Grand Orgue Pierre-Béique, accompanied by Kara-Lis Coverdale on various four-handed organ pieces.
Kara-Lis Coverdale
Kara-Lis Coverdale brings new and existing works to the Grand Orgue Pierre-Béique at the Maison symphonique, weaving pipe organ, synthesis, and microtonal composition into emotionally charged live environments. With additional compositions for strings and solo piano, she shifts between celestial stillness and turbulent density with instinctive intensity and unpredictability.

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