classique / musique contemporaine / post-romantique

OM X SMCQ : jeux de couleurs à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Vert violoncelle, bleu basson, jaune piccolo… Les couleurs de la musique française se déploient comme celles d’une œuvre de Monet ou Gauguin, captant la magie d’un instant, créant une ambiance féerique ou nous transportant vers des contrées lointaines. Avec Ma mère l’Oye, Ravel peint cinq tableaux autour de contes connus, tandis que Mel Bonis évoque un monde onirique et sensuel dans son Rêve de Cléopâtre. C’est ensuite au maître de la mélodie française, Fauré, de nous transporter dans l’histoire fascinante de Pelléas et Mélisande; puis le jeune Bizet démontre dans sa toute première symphonie la grâce, la fougue et la fraîcheur qui caractériseront l’ensemble de son œuvre. Une touche de couleur plus locale et moderne complète ce programme, avec la musique de l’un des plus grands compositeurs québécois, Jacques Hétu, et son Triple concerto, composé en 2001 pour nos solistes invités, le Trio Hochelaga.

Green cello, blue bassoon, yellow piccolo… the vibrant hues of French music unfold like a painting by Monet or Gauguin, capturing fleeting moments of magic, conjuring fairytale worlds and whisking us away to distant lands. Ravel’s Ma mère l’Oye contains five movements inspired by well-known fairy tales, while Mel Bonis evokes a sensual, dreamlike world in her Rêve de Cléopâtre. Fauré, the master of French melody, then immerses us in the spellbinding tale of Pelléas et Mélisande, followed by the youthful brilliance of Bizet’s very first symphony with all the grace, passion and clarity that define his later works. Adding a distinctly modern and local touch to the program is Jacques Hétu, one of Quebec’s greatest composers. His Triple Concerto was written in 2001 for our guests, the Trio Hochelaga.

Programme

Ma mère l’Oye [suite pour piano]
Maurice Ravel
piano
Le rêve de Cléopâtre
Mel Bonis
Triple concerto (2001)
Jacques Hétu
Pelléas et Mélisandre (1898)
Gabriel Fauré
Symphonie en ut majeur (1855), 32:00
Georges Bizet
orchestre

Program

Ma mère l’Oye [suite for piano]
Maurice Ravel
piano
Le rêve de Cléopâtre
Mel Bonis
Triple concerto (2001)
Jacques Hétu
Pelléas et Mélisandre (1898)
Gabriel Fauré
Symphony in C (1855), 32:00
Georges Bizet
orchestra

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Ce contenu provient de la Société de musique contemporaine du Québec et est adapté par PAN M 360

classique / période romantique

OSM : L’intense Symphonie « Leningrad » de Chostakovitch

par Rédaction PAN M 360

Ce programme juxtapose la pétillante Symphonie no 8 de Beethoven et la puissante Symphonie «Leningrad» de Chostakovitch, une œuvre poignante qui incarne la force de la résistance face à l’oppression. Ce contraste saisissant entre la quête de joie et l’évocation d’un moment historique dramatique promet un concert intense et captivant.

This program contrasts Beethoven’s vibrant Symphony No. 8 with Shostakovich’s powerful Leningrad Symphony, a poignant work that captures the spirit of resistance to oppression. The striking juxtaposition of Beethoven’s joy and Shostakovich’s depiction of a dramatic historical moment promises an intense and captivating concert experience.

Programme

Ludwig van Beethoven, Symphonie no 8, op. 93 (26 min)
Dmitri Chostakovitch, Symphonie no 7, op. 60, «Leningrad» (69 min)

Program

Ludwig van Beethoven, Symphony No. 8, Op. 93 (26 min)
Dmitri Shostakovich, Symphony No. 7, Op. 60 (“Leningrad”) (69 min)

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classique / musique contemporaine / Piano

OSM : Le sacre du printemps

par Rédaction PAN M 360

L’OSM vous propose un véritable feu d’artifice musical en présentant trois œuvres spectaculaires. Le Concerto no 1 de Tchaïkovski, interprété par le talentueux pianiste Bruce Liu. Le sacre du Printemps d’Igor Stravinsky, créé le 29 mai 1913, qui illustre un rituel païen inspiré des traditions slaves, où une jeune fille est sacrifiée pour assurer le retour du printemps. Sa première représentation a provoqué un véritable scandale, allant jusqu’à déclencher une émeute. Cette œuvre révolutionnaire est aujourd’hui reconnue comme un chef-d’œuvre fondateur de la musique moderne. Une création du compositeur québécois Denis Gougeon ajoutera un bouquet d’étincelles à ce concert. Gougeon est l’un des compositeurs contemporains les plus reconnus au Canada, particulièrement pour sa musique empreinte de lyrisme, d’énergie rythmique et d’une grande expressivité.

The OSM presents three extraordinary works in an explosive musical fireworks display. Tchaikovsky’s Piano Concerto No. 1, performed by the brilliant Bruce Liu, shines in this program. Also featured is Igor Stravinsky’s The Rite of Spring, first premiered on May 29, 1913. This revolutionary work, depicting a pagan ritual from Slavic traditions involving the sacrifice of a young girl to bring spring, caused a riot at its scandalous debut but is now celebrated as a cornerstone of modern music. To add even more sparkle to the concert, the orchestra will premiere a composition by celebrated Quebec composer Denis Gougeon, known for his lyricism, rhythmic energy, and deep expressiveness.

Programme

Denis Gougeon, création (de 10 à 12 min) – commande de l’OSM
Piotr Ilitch Tchaïkovski, Concerto pour piano no 1, op. 23 (32 min)
Igor Stravinsky, Le sacre du printemps (33 min)

Program

Denis Gougeon, Premiere (10 to 12 min) – OSM commission
Pyotr Ilyich Tchaikovsky, Concerto for Piano No. 1, Op. 23 (32 min)
Igor Stravinsky, The Rite of Spring (33 min)

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classique / période romantique

OSM : Schubert selon Herreweghe

par Rédaction PAN M 360

Entre Mendelssohn et Schubert, un dialogue à travers le temps : celui d’un génie saluant un autre. Admirateur fervent de Schubert, Mendelssohn fut l’un des premiers à reconnaître la grandeur de sa musique et à la révéler au monde. Sous la direction sensible et lumineuse de Philippe Herreweghe, ce concert rend hommage à cette filiation artistique. Le Concerto pour violon en mi mineur de Mendelssohn, chef-d’œuvre d’élégance et d’inspiration lyrique, ouvre la soirée avec éclat. Puis la Symphonie n° 9 « La Grande » de Schubert – que Mendelssohn contribua à faire découvrir après la mort du compositeur – déploie toute sa puissance radieuse. Un voyage où l’admiration devient musique, où la passion d’un chef et d’un orchestre fait revivre cette amitié rêvée entre deux esprits fraternels.

Between Mendelssohn and Schubert, a dialogue across time—a genius saluting another. A devoted admirer of Schubert, Mendelssohn was among the first to recognize the greatness of his music and bring it to light. Under Philippe Herreweghe’s sensitive and luminous direction, this concert pays tribute to that artistic kinship. Mendelssohn’s Violin Concerto in E minor, a masterpiece of elegance and lyrical inspiration, opens the evening in brilliant fashion. Then Schubert’s Symphony no. 9, “The Great”—which Mendelssohn helped unveil after the composer’s death—unfolds in all its radiant power. A journey where admiration becomes music, where the passion of a conductor and orchestra revives the dream of friendship between two kindred spirits.

Programme

Felix Mendelssohn Bartholdy, Concerto pour violon, op. 64 (26 min)
Franz Schubert, Symphonie nᵒ 9, D. 944 « La Grande » (48 min)

Program

Felix Mendelssohn Bartholdy, Violin Concerto, op. 64 (26 min)
Franz Schubert, Symphony no. 9, D. 944 « The Great » (48 min)

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classique / musique contemporaine

Faculté de musique de l’UdeM : La Neuvième de Beethoven à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Pour clore en beauté sa saison musicale et célébrer les 75 ans de la Faculté de musique de l’Université de Montréal, l’Orchestre de l’Université de Montréal (OUM) vous convie à un concert grandiose à la Maison symphonique de Montréal. Le public pourra découvrir le talent du violoncelliste Tobias Kimmelman, lauréat du 3e prix du Concours de concerto de l’OUM, dans l’émouvante œuvre Schelomo, Rhapsodie hébraïque pour violoncelle et orchestre d’Ernest Bloch. En seconde partie, l’OUM sera rejoint sur scène par un chœur pour interpréter la monumentale Symphonie nº 9 de Beethoven et quatre solistes, diplômé·es de la Faculté. Avec son célèbre Hymne à la joie, cette œuvre emblématique transformera l’événement en véritable célébration collective, festive, puissante et lumineuse.

To bring its musical season to a magnificent close and to celebrate the 75th anniversary of the Université de Montréal’s Faculty of Music, the Université de Montréal Orchestra (OUM) invites you to a grand concert at the Maison symphonique de Montréal. Audiences will discover the artistry of cellist Tobias Kimmelman, winner of Third Prize at the OUM Concerto Competition, in the deeply moving Schelomo: Hebrew Rhapsody for Cello and Orchestra by Ernest Bloch. In the second half, the OUM will be joined on stage by a choir to perform Beethoven’s monumental Symphony No. 9, along with four soloists who are graduates of the Faculty. Featuring the famous Ode to Joy, this iconic masterpiece will transform the event into a truly collective celebration, festive, powerful, and radiant.

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classique / musique contemporaine / période romantique

OM : Valses allemandes et Psaumes latins à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Pour cette 10e édition de ses concerts Opus, le Chœur Métropolitain propose de grandes œuvres chorales de Stravinsky et Brahms, accompagnées par deux pianistes, Jennifer Bourdages et Louise Pelletier. Dans sa Symphonie des Psaumes très rythmée, Stravinsky puise son inspiration à la fois dans des sonorités byzantines, très orientales, et dans l’héritage musical de l’Occident latin et du chant grégorien. Les Liebeslieder-Walzer et les Neue Liebeslieder de Brahms sont quant à elles des œuvres typiquement romantiques, dans les deux sens du terme. En effet, ces chansons d’amour dont les textes sont inspirés d’airs folkloriques de différentes régions européennes sont mises en musique dans un style qui, bien qu’inspiré du roi de la valse autrichienne Johann Strauss, porte résolument la signature romantique de Brahms.

For the 10th edition of its Opus concert series, the Choeur Métropolitain presents great choral works by Stravinsky and Brahms, accompanied by two pianists, Jennifer Bourdages et Louise Pelletier. In his highly rhythmic Symphony of Psalms, Stravinsky drew inspiration from both the Eastern sounds of Byzantine music and the musical traditions of the Latin West, including Gregorian chant. Brahms’s Liebeslieder-Walzer and Neue Liebeslieder are romantic in every sense of the word. Drawing on texts inspired by European folk traditions, these love songs are composed in a style that, while influenced by the Austrian waltz king Johann Strauss, bears Brahms’s unmistakably Romantic signature.

Programme

Igor STRAVINSKY (1882-1971), Symphonie de psaumes

Johannes BRAHMS (1833-1897), Liebeslieder-Walzer, op. 52
Johannes BRAHMS (1833-1897), Neue Liebeslieder, op. 65

Program

Igor STRAVINSKY (1882-1971), Symphony of Psalms
Johannes BRAHMS (1833-1897), Liebeslieder-Walzer, op. 52
Johannes BRAHMS (1833-1897), Neue Liebeslieder, op. 65

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baroque / chant choral / période classique

Les Violons du Roy : Le Requiem de Mozart à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Le Requiem de Mozart occupe une place à part dans le cœur des mélomanes, en particulier dans celui du public des Violons du Roy et de La Chapelle de Québec, puisque l’œuvre jalonne l’histoire des deux formations avec plusieurs moments forts qui ont marqué les mémoires alimentées par ce disque enregistré en septembre 2001. En compagnie de quatre solistes chevronnés, Bernard Labadie partage à nouveau sa vision approfondie de ce chef-d’œuvre légendaire.

Mozart’s Requiem holds a unique place in the hearts of music lovers, particularly among the audiences of Les Violons du Roy and La Chapelle de Québec. The work has shaped the history of both ensembles, marked by unforgettable moments and immortalized by the recording made in September 2001. Joined by four seasoned soloists, Bernard Labadie once again shares his profound interpretation of this legendary masterpiece.

Programme

J.S. BACH
Motet O Jesu Christ, mein’s Lebens Licht, BWV 118
W.A. MOZART
Requiem en ré mineur, K. 626 (révisé et complété par Robert D. Levin)

Program

J.S. BACH
Motet O Jesu Christ, mein’s Lebens Licht, BWV 118
W.A. MOZART
Requiem in D Minor, K. 626 (revised and completed by Robert D. Levin)

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classique / jeunesse / période romantique

OSM : Le Carnaval de l’OSM

par Rédaction PAN M 360

Dans ce concert pas comme les autres, rencontrons l’orchestre et les insectes sans en avoir peur! Découvrez l’œuvre, Le Carnaval des insectes du compositeur québécois Maxime Goulet. Chaque court mouvement de l’œuvre mettra en valeur un insecte et un instrument de l’orchestre qui aura l’occasion d’être entendu en tant que soliste. Fourmi, abeille, scarabée et bien d’autres insectes seront évoqués par les timbres des quatre familles de l’orchestre. Et pour compléter la fête, il se pourrait bien que d’autres bibites s’invitent!

In this one-of-a-kind concert, let’s learn about the orchestra and insects without fear! Discover The Carnival of the Insects, a recent work by Quebec composer Maxime Goulet. Each short movement highlights an insect and an orchestra instrument that will have the chance to be heard as a soloist. Ants, bees, beetles, and many other insects will be evoked by the timbres of the four instrument families of the orchestra. To complete the celebration, other bugs might just join in!

Programme

Camille Saint-Saëns, Carnaval des animaux : XIV. Finale (orgue seul) (2 min)
Félix Mendelssohn-Bartholdy, Le songe d’une nuit d’été : Scherzo (5 min)
Maurice Ravel, Ma mère l’Oye, M. 62 : II. Danse du rouet et scène (4 min)
Nicolaï Rimski-Korsakov, Le conte du tsar Saltan, Suite, op. 57 : « Le vol du bourdon » (2 min)
Maxime Goulet, Le carnaval des insectes (20 min)
Camille Saint-Saëns, Symphonie no 3 en do mineur, op. 78, « Avec orgue » : Maestoso (8 min)

Program

Camille Saint-Saëns, The Carnival of the Animals: XIV. Finale (solo organ) (2 min)
Felix Mendelssohn-Bartholdy, A Midsummer Night’s Dream: Scherzo (5 min)
Maurice Ravel, Ma mère l’Oye, M. 62: II. “Danse du rouet et scène” (4 min)
Nikolai Rimsky-Korsakov, The Tale of Tsar Saltan, Suite, Op. 57: “Flight of the Bumblebee” (2 min)
Maxime Goulet, The Carnival of the Insects (20 min)
Camille Saint-Saëns, Symphony No. 3 in C Minor, Op. 78 (“Organ”): Maestoso (8 min)

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chant lyrique / classique occidental / opéra / période classique

OSM | Des « Noces de Figaro » enlevantes

par Alexandre Villemaire

Après avoir présenté l’année dernière Cosi fan tutte avec le baryton Thomas Hampson, l’Orchestre symphonique de Montréal et Rafael Payare présentaient un second volet de la trilogie d’opera buffa issue de la fructueuse collaboration entre Mozart et le librettiste Lorenzo Da Ponte. Le concert reprend ainsi les éléments qui ont fait le succès de la prestation de 2025. Une mise en scène efficace avec scénographie simple (une chaise, un placard, un support de vêtement), des costumes sobres, mais flamboyants, des éclairages somptueux (gracieuseté de Chantal Labonté), un orchestre dynamique et alerte, des chanteurs et chanteuses investis et un récit adapté sont parmi les éléments qui ont conquis le public.

L’histoire, pour rappel, est basée sur la pièce de théâtre de Beaumarchais. Dans la demeure du comte Almaviva à Séville, le valet Figaro et la camériste Susanna préparent leurs noces. Cependant, plusieurs obstacles se dressent devant eux. Figaro est promis à Marcellina, la gouvernante, à cause d’une dette qu’il n’a pu rembourser, tandis que Susanna est convoitée par le Comte, un séducteur invétéré qui ne dédaignerait pas de rétablir son droit de cuissage pour passer la nuit de noces avec elle. Pour échapper à cette fâcheuse situation, Figaro use d’un stratagème : un billet galant doit faire croire au Comte que la Comtesse, injustement délaissée, va rencontrer un amant. De son côté, le Comte fixe à Susanna un rendez-vous dans le jardin. À partir de là, tout est une enfilade de quiproquos, de révélations familiales, de déclarations enflammées auxquelles se mêlent divers personnages tels le jeune page Cherubino, qui se languit pour la Comtesse, Bartolo, le médecin de Séville, Don Basilio et Don Curzio, respectivement maître de musique et juge. Même le jardinier d’Almaviva, Antonio, et sa fille Barbarina sont de l’action avec un chœur de paysans.

C’est donc dans ce cadre et cette action que ce lot de personnages a défilé sur scène.  Et le public a eu droit à une distribution étoilée pour incarner ces divers protagonistes ! Le baryton-basse italien Ildebrando d’Arcangelo possède un timbre cuivré résonnant et a tout de l’attitude moqueuse et assurée typique d’un Figaro. Sa partenaire de jeu, l’Austro-Anglaise Anna Prohaska faisait un retour sur scène à l’OSM après avoir incarné Fiordiligi dans Cosi. Sa voix est claire et brillante, mais perd parfois d’articulation dans les graves, même dans un effectif orchestral mozartien. Mention également pour les deux personnages nobles du Comte et de la Comtesse, soit Luca Pisaroni et Masabane Cecilia Rangwanasha. Pisaroni incarne un Almaviva délectable tant avec son timbre élégant et puissant que par son jeu scénique intelligent qui rend parfaitement les contours de ce personnage à la fois noble et gamin. Rangwanasha incarne quant à elle une comtesse aux couleurs vocales chaleureuses et enveloppantes. Son aria « Dove suono », pris dans un tempo légèrement allant, étant une interprétation d’anthologie. Mention également pour Avery Amereau, parfaitement ingénue dans le rôle du jeune page Cherubino ainsi que pour Dorothea Röschmann en Marcellina d’une grande stature. Trop court dans leur intervention, Robert Pomakov (Bartolo), Angelo Moretti (Don Basilioi/Don Curzio), Geoffroy Salvas (Antonio) et Carol-Anne Roussel (Barbarina), ont offert une présence tout aussi investie et incarnée musicalement.

Menée par un orchestre et un chef qui ne laisse aucun temps mort, l’action sur scène est toujours maintenue en alerte dans ces grandes scènes lyriques, qui étaient encadrées par des interventions de la narratrice, la comédienne Madeleine Sarr, qui venait contextualiser l’action des scènes. L’écriture du texte narratif réalisé par Mani Soleymanlou était efficace, précise et poétique. Avec cette formule d’opéra-concert, l’OSM s’inscrit dans un filon intéressant et attractif qui mélange habilement les éléments et code l’opéra dans un format accessible et tout aussi enlevant qu’une production à grand déploiement. L’assistance nombreuse de la Maison symphonique en fait foi On ne peut qu’espérer avec anticipation la probable prochaine production dans ce format de Don Giovanni qui viendrait conclure la trilogie de Da Ponte.

Cette folle soirée est présentée de nouveau le vendredi 20 mars. Si vous avez la chance d’assister aux noces, accourez !

crédits photo: Gabriel Fournier

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classique / opéra

OSM : Les noces de Figaro

par Rédaction PAN M 360

L’OSM vous invite aux noces ! Assistez à un événement musical unique, Les noces de Figaro de Mozart, dans une mise en espace originale. Laissez-vous envoûter par des voix extraordinaires, qui s’épanouissent dans une acoustique exceptionnelle, et par des mélodies à la fois joyeuses et émouvantes. Cet opéra de Mozart a été créé en 1786 sur un livret de Lorenzo Da Ponte, inspiré de la pièce de Beaumarchais. L’intrigue, à la fois comique et satirique, suit les aventures de Figaro et Suzanne, deux domestiques cherchant à déjouer les avances de leur maître volage, le comte Almaviva. L’opéra critique avec finesse les privilèges de l’aristocratie tout en célébrant l’intelligence et la ruse des classes populaires. L’opéra, dans cette version avec narration, nous offre une expérience vibrante et inoubliable pour vivre le concert autrement.

The OSM invites you to a very special wedding! Experience a one-of-a-kind musical event with an innovative staging of Mozart’s Marriage of Figaro. Enjoy stunning voices in an exceptional acoustic setting, singing melodies that are both joyful and moving. Premiering in 1786, the opera blends comedy and satire, with a libretto by Lorenzo Da Ponte inspired by Beaumarchais’ play. It follows the adventures of Figaro and Suzanne, two servants trying to thwart the advances of their flirtatious master, Count Almaviva. Through its sharp wit, the opera critiques aristocratic privilege while celebrating the resourcefulness of the working class. This specially narrated version promises an exciting and memorable experience, offering a fresh perspective on a timeless masterpiece.

Programme

Wolfgang Amadeus Mozart, Les noces de Figaro, K. 492 (160 min)
Version avec narration

Program

Wolfgang Amadeus Mozart, The Marriage of Figaro, K. 492 (160 min)
Condensed version with narration

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classique

OSM : De Bartók à Mozart – flûte, improvisation et symphonie

par Rédaction PAN M 360

Le clarinettiste Kinan Azmeh séduit par son jeu fluide, nuancé et sa grande aisance à improviser. Aux côtés de l’OSM, il présente un programme où se croisent liberté créative, accents folkloriques de Bartók et sensibilité novatrice de Carl Philipp Emanuel Bach. La Symphonie no 39 de Mozart conclut ce programme avec fluidité et élégance.

Clarinetist Kinan Azmeh captivates audiences with his fluid, nuanced playing and remarkable improvisational talent. Joined by the OSM, he will showcase a program that blends creative freedom, Bartók’s folk-inspired motifs, and Carl Philipp Emanuel Bach’s innovative sensitivity. The evening concludes with Mozart’s graceful and elegant Symphony No. 39.

Programme

Béla Bartók, Six danses folkloriques roumaines (6min)
Carl Philipp Emanuel Bach, Concerto pour flûte, H.425, W.22 en re mineur (26min)
Kinan Azmeh, Suite for improvisor and orchestra (22min)
Wolfgang Amadeus Mozart, Symphonie no 39, K. 543 (29min)

Program

Béla Bartók, Six Romanian Folk Dances (6 min)
Carl Philipp Emanuel Bach, Concerto for Flute in D Minor, H. 425, W. 22 (26 min)
Kinan Azmeh, Suite for Improvisor and Orchestra (22 min)
Wolfgang Amadeus Mozart, Symphony No. 39, K. 543 (29 min)

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classique / période classique

Caprice / ArtChroral | Beethoven et la Révolution française

par Alexis Desrosiers-Michaud

En guise d’introduction, un peu d’histoire. Il est notoire que Beethoven avait un penchant pour la Révolution française. L’exemple le plus probant est sa Troisième Symphonie, dite « Eroica », dédiée à Napoléon Bonaparte, dont il biffa ladite dédicace lorsqu’il apprit que Napoléon s’était couronné lui-même. 

Ce que nous apprenait Matthias Maute vendredi à la Maison symphonique, c’est que Beethoven a intégré à l’intérieur de sa Cinquième symphonie,  des chansons patriotiques populaires entendues lors de la capture de Maximilien Robespierre, juriste important du gouvernement de la Terreur ayant envoyé à la guillotine des milliers de ses opposants par le biais de son « tribunal criminel », sa plus célèbre victime étant la Reine Marie-Antoinette. Nous ne le savions pas encore, mais cette information allait ouvrir une voie d’écoute à laquelle nous ne nous attendions pas. 

Après un 1er mouvement incisif (et un Ave Verum Corpus de Mozart un peu garroché en guise d’introduction), l’Ensemble Caprice nous donne un deuxième mouvement chantant. On peut débattre longtemps des indications de vitesses de Beethoven, mais cette vitesse n’était pas Andante con moto, mais l’accent était surtout mis sur le phrasé des vents, sans mettre les violoncelles dans le trouble lors de leurs passages rapides. D’ailleurs, on doit souligner la disposition judicieuse des bois à l’arrière-scène et surélevés, reléguant les cuivres au plancher; la balance est parfaite, avec les cordes graves juste à gauche. 

Si on se rappelle le contexte historique introduit plus tôt, l’appel de cors au début du troisième mouvement prend un tout autre sens. Au lieu de simplement rappeler le motif archi-connu du premier mouvement (faussement dit « du destin qui frappe à la porte »), on entend plutôt un appel à la célébration, et ce troisième mouvement devient alors une préparation à aux célébrations entonnées dans le finale, avec des cordes excitées. 

Après la pause suivait la Messe en do mineur, dite « La Grande » de Wolfgang Amadeus Mozart, dans sa version originelle, donc incomplète. Le bijou de la soirée ?  Les deux sopranos solistes, Janelle Lucyk et Myriam Leblanc, qui ont rendu à Mozart ce qui appartient à Mozart. Cette Messe contient parmi les plus belles lignes solistes de son répertoire sacré et ce qu’elles ont chantées vendredi soir n’était pas que des enfilades de notes, mais phrases et dialogues, entre elles et l’orchestre, menant le tout à la cadence à 4 (soprano, clarinette, hautbois et basson) du Et incarnatus est), véritable chef d’œuvre d’intimité musicale.

Pour sa part, le ténor Emmanuel Hassler a bien fait en remplacement de Philippe Gagné, malade, et la basse William Kraushaar a été solide dans sa seule intervention. On espère l’entendre dans un concert où il sera davantage sollicité. Quant au cœur, il était excellent, et la division en deux chœur apportait un bon équilibre au sein des voix et avec l’orchestre; en aucun moment, il fut enterré par ce dernier.

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