A Cappella / classic rock / hommage

Ensemble ArtChoral : Beatles a cappella à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Laissez-vous emporter par Ensemble ArtChoral dans un hommage a cappella électrisant aux Fab Four, revisitant leurs plus grands succès avec la magie des voix humaines. Sous la direction inspirée de Matthias Maute, ce concert fait briller les harmonies et l’héritage des Beatles sous un jour inédit.

Join Ensemble ArtChoral for a vibrant a cappella tribute to the Fab Four, reimagining their greatest hits with the power of the human voice. Under the inspired direction of Matthias Maute, this concert celebrates the timeless melodies, harmonies, and spirit of The Beatles in a whole new way.

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classique

Orchestre Philharmonique et Chœur des Mélomanes : Puccini – Turandot en concert à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Vivez une soirée inoubliable de drame, de passion et de musique saisissante avec une version concert de Turandot de Giacomo Puccini. 
Cet opéra emblématique, situé dans la Chine antique, raconte l’histoire palpitante de la princesse Turandot, dont le cœur glacé et le défi impitoyable envers ses prétendants créent une atmosphère de mystère et de suspense.
L’opéra regorge de certaines des musiques les plus puissantes et émotionnelles de Puccini, incluant l’air célèbre Nessun Dorma, qui est devenu un symbole de triomphe et d’espoir. Des moments intenses et dramatiques aux mélodies aériennes et luxuriantes, Turandot est un voyage émotionnel qui captive le public du début à la fin.
Interprété par l’Orchestre Philharmonique et Chœur des Mélomanes sous la direction de Francis Choinière, cette version concert donne vie à l’opéra avec toute la force d’un orchestre symphonique, accompagné de chanteurs de classe mondiale qui insuffleront une vie vibrante aux personnages inoubliables de cet opéra.

Enjoy an unforgettable evening of drama, passion, and stunning music with a concert version of Giacomo Puccini’s Turandot.
This iconic opera, set in ancient China, tells the thrilling story of Princess Turandot, whose cold heart and ruthless challenge to her suitors create an atmosphere of mystery and suspense.
The opera is filled with some of Puccini’s most powerful and emotional music, including the famous aria Nessun Dorma, which has become a symbol of triumph and hope. From the intense and dramatic moments to the soaring, lush melodies, Turandot is an emotional journey that captivates audiences from start to finish.
Performed by the Orchestre Philharmonique et Chœur des Mélomanes under the baton of Francis Choiniere, this concert version brings the opera to life with the full force of a symphonic orchestra, accompanied by world-class vocalists who will bring the unforgettable characters of the opera to vivid life.

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classique / post-romantique

OSM : Wagner et Debussy – De l’amour à la mer

par Rédaction PAN M 360

Dans ce programme, l’alto, avec ses sonorités profondes et émouvantes, exprime la douleur de la séparation qui résonne dans l’œuvre de Wagner et dans le Concerto de la compositrice canadienne Cassandra Miller, créé en 2023 par Lawrence Power. Quant à Debussy, il dépeint la mer à travers des touches impressionnistes, mêlant nostalgie et rêve, pour un voyage sonore fait de subtiles sensations. Une expérience musicale à la fois intense et poétique, à découvrir absolument!

This program highlights the viola’s deep, expressive voice in Canadian composer Cassandra Miller’s Concerto, a poignant reflection on separation premiered in 2023 by Lawrence Power, and an excerpt from Wagner’s Tristan and Isolde, both poignant reflections on separation. Meanwhile, Debussy paints a vivid portrait of the sea with impressionistic colours, immersing listeners in a nostalgic and dreamlike soundscape. Enjoy a musical journey that is both powerful and poetic.

Programme

Hector Berlioz, Le Corsaire, Ouverture, op. 21, H 101 (8 min)
Cassandra Miller, I cannot love without trembling, concerto pour alto (25 min)
Richard Wagner, Tristan und Isolde, WWV90 : Prélude et mort d’Isolde (17 min)
Claude Debussy, La mer, trois esquisses symphoniques pour orchestre, L. 109, CD 111 (23 min)

Program

Hector Berlioz, Le Corsaire, Overture, Op. 21, H 101 (8 min)
Cassandra Miller, I cannot love without trembling, Concerto for Viola (25 min)
Richard Wagner,  Tristan und Isolde, WWV90: Prelude and death of Isolde (17 min)
Claude Debussy, La mer, trois esquisses symphoniques pour orchestre, L. 109, CD 111 (23 min)

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Ambient Folk / americana / pop symphonique

Hermanos Gutiérrez en concert avec l’OSM

par Rédaction PAN M 360

Ne manquez pas le phénoménal duo de guitaristes suisso-équatoriens Hermanos Gutiérrez, pour la première fois en version symphonique! De l’immensité aride d’un Ouest sauvage imaginaire à la lueur vive d’un cosmos sonique, en passant par l’ambiance musicale nostalgique du cinéma italien des années soixante, cette première mondiale promet de vous transporter dans un véritable univers sonore aux accents latins unique en son genre.

Don’t miss the phenomenal Swiss-Ecuadorian guitar duo Hermanos Gutiérrez, performing for the very first time in a symphonic setting! From the vast, arid expanse of an imaginary Wild West to the bright glow of a sonic cosmos, and through the nostalgic musical atmosphere of 1960s Italian cinema, this world premiere promises an unforgettable journey into a one-of-a-kind Latin-inspired soundscape.

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classique / période romantique / Piano

OSM : Le romantisme selon Chopin et Brahms

par Rédaction PAN M 360

Découvrez la pianiste Yulianna Avdeeva, lauréate du prestigieux Concours Chopin en 2010, dont la maîtrise et la poésie magnifieront le Concerto n°1 de Chopin. Sa palette expressive, aussi raffinée que variée, promet de sublimer chaque note. Quant à Schoenberg, il dévoile toute la richesse du Quatuor op. 25 de Brahms, sans en trahir le style, en lui offrant une dimension symphonique. Une version que Brahms n’aurait pas reniée!

Discover the brilliant pianist Yulianna Avdeeva, winner of the prestigious 2010 Chopin Competition, as she brings her masterful technique and poetic sensitivity to Chopin’s Piano Concerto No. 1. Her expressive depth and refinement promise to illuminate every note. Meanwhile, Schoenberg’s orchestration of Brahms’ Quartet Op. 25 enhances its richness while remaining true to its original spirit—a transformation Brahms himself would have appreciated!

Programme

Frédéric Chopin, Concerto pour piano et orchestre no 1, op. 11 (43 min)
Johannes Brahms, Quatuor pour piano et cordes no 1, op. 25 (orch. A. Schoenberg) (43 min)

Program

Frederic Chopin, Concerto for Piano and Orchestra No. 1, Op. 11 (43 min)
Johannes Brahms, Quartet for Piano and Strings No. 1, Op. 25 (orch. A. Schoenberg) (43 min)

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baroque / classique

Les Violons du Roy : Handel, Dixit Dominus à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Un rendez-vous avec le sublime Dixit Dominus de Handel dont la virtuosité vocale et la puissance de l’expression musicale en font l’une des plus grandes réussites chorales du compositeur. Le motet Jesu, meine Freude de Bach appartient lui aussi au plus beau répertoire sacré de toute l’époque baroque. En ouverture, un bref et très poignant motet du prédécesseur de Bach à l’église Saint-Thomas de Leipzig.

Ce concert est présenté grâce au soutien de la Fondation Azrieli et The Flora Ann Birks Foundation.

Durée : 1h45 incluant la pause de 20 minutes

À propos de l’œuvre

Composé en 1707 à Rome, alors que Handel n’avait que 22 ans, le Dixit Dominus est l’une des œuvres chorales les plus virtuoses et les plus saisissantes du répertoire baroque. Mis en musique à partir du psaume 110, ce chef-d’œuvre de jeunesse révèle déjà un génie compositonnel hors du commun.

Rome, 1707 : une ville en ébullition musicale

À Rome, l’interdiction papale des représentations publiques d’opéra semble avoir attisé les flammes plutôt que de les éteindre. Sous couvert d’oratorios et de cantates, la musique vocale de style opératique s’infiltre dans l’Église catholique, dont plusieurs cardinaux — Pamphili, Ottoboni et Colonna — deviennent mécènes des compositeurs. Les palais de ces prélats fortunés deviennent ainsi des havres secrets pour l’opéra. C’est dans cet environnement bouillonnant que le jeune Handel compose le Dixit Dominus.

Une œuvre qui bouleverse ses auditeurs

Le Dixit Dominus est l’une des premières compositions de Handel pour chœur — une œuvre à couper le souffle qui touche si profondément les autorités religieuses qu’elles lui proposent de se convertir au catholicisme, ce qu’il décline poliment.

Un défi musical hors du commun

Cette œuvre est de loin la plus difficile que Handel ait jamais écrite pour les voix, et constitue une fascinante fusion de styles allemand et italien. La brillance des sections fugales et contrapuntiques est particulièrement frappante — par endroits, trois ou quatre figures se superposent simultanément, réparties entre les différentes voix et l’orchestre.

La partition est écrite pour cinq voix solistes, un chœur à cinq parties et un orchestre à cordes également en cinq parties — un vaste concerto pour toutes ces forces, où Handel requiert énergie et ampleur, agilité et précision phénoménales, vigueur déclamatoire et expressivité lyrique.

Une préfiguration du Messie

Bien qu’il ne compose Le Messie que trente-cinq ans plus tard, Handel explore ici à fond les structures et textures chorales et orchestrales qui en seront les marques de fabrique. Le Dixit Dominus s’impose ainsi comme la matrice secrète de l’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’histoire de la musique.

Une œuvre de référence

Le Dixit Dominus dépasse en envergure et en conception les deux autres mises en musique de psaumes latins de Handel. L’universalité de cette œuvre en fait aujourd’hui un choix incontournable aussi bien pour les services religieux festifs que pour les grandes scènes de concert.

A meeting with the sublime Dixit Dominus by Handel, a work of remarkable vocal virtuosity and expressive power, making it one of the composer’s greatest choral masterpieces.
Bach’s motet Jesu, meine Freude also belongs to the finest sacred repertoire of the entire Baroque era. Opening the program is a brief yet deeply moving motet by Bach’s predecessor at St. Thomas Church in Leipzig.

Programme/program

J. Kuhnau, Motet Tristis est anima mea
J.S. Bach, Motet Jesu, meine Freude, BWV 227 
G.F. Handel, Concerto grosso en ré mineur, op. 6 n° 10, HWV 328 /G.F. Handel, Concerto grosso in D Minor, Op. 6 No. 10, HWV 328
G.F. Handel, Dixit Dominus, HWV 232

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classique

OSM : Labadie dirige «L’italienne» de Mendelssohn – Express

par Rédaction PAN M 360

Ce concert s’ouvre sur l’univers d’Orphée, figure mythique capable d’émouvoir les ombres par la seule puissance de son chant. Avec Gluck, la musique se fait limpide, expressive, intensément humaine : une clarté solaire traverse l’ouverture et les pages de cette musique de ballet. Cette lumière trouve un écho naturel dans la Symphonie « Italienne » de Mendelssohn, composée à 24 ans, débordante de joie, nourrie des ruines, des paysages et de la gaieté de la nature. Ce moment musical prend vie et fraîcheur sous la direction raffinée de Bernard Labadie.

This concert opens in the world of Orpheus, the mythical figure whose voice could move even the shadows. In Gluck’s hands, the music becomes clear, expressive, and profoundly human—a sunlit brilliance running through the overture and the pages of this ballet music. That same radiance finds its natural echo in Mendelssohn’s “Italian” Symphony, composed at the age of 24, overflowing with joy and shaped by the ruins, landscapes, and vibrant spirit of the Italian countryside. Under the refined direction of Bernard Labadie, this musical moment comes to life with freshness and vitality.

Programme

Christoph Willibald Gluck, Ouverture et musique de ballet d’Orphée et Eurydice
Felix Mendelssohn Bartholdy, Symphonie nᵒ 4, op. 90, « Italienne »

Program

Christoph Willibald Gluck, Overture and Ballet Music from Orpheus and Eurydice
Felix Mendelssohn-Bartholdy, Symphony no. 4, op. 90, « Italian « 

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baroque / classique

OSM : Les pieds en fête!

par Rédaction PAN M 360

Dans ce récital, le pédalier du Grand Orgue Pierre-Béique sera magistralement dompté par l’organiste Jan Kraybill. Elle vous conduira de l’Allemagne baroque de Bach aux États-Unis de Sowerby, pour une randonnée musicale très originale. À voir et à entendre!

In this solo recital, organist Jan Kraybill showcases her exceptional command of the Grand Orgue Pierre-Béique’s pedalboard, guiding you on a unique musical voyage from Bach’s Baroque Germany to Sowerby’s America. This is something you’ll want to see and hear!

Programme

Jean-Sébastien Bach (attribué à Carl Philipp Emmanuel Bach), Pedal-Exercitium BWV 598 (2 min)
Jean-Sébastien Bach, Prélude et fugue, BWV 532 (10 min)
Gustav Holst, Première suite pour orchestre militaire, op. 28, no 1 : Chaconne (trans. H. G. Ley) (5 min)
Charles Gounod, Marche funèbre d’une marionnette (trans. W. T. Best) (6 min)
Geoffrey Wilcken, The Love Amazing, op. 74, no 1 (7 min)
Libby Larsen, Aspects of Glory : III. Tambourines (4 min)
Charles-Marie Widor, Symphonie pour orgue no 6, op. 42 : II. Intermezzo (6 min’)
Rachel Laurin, Three Short Studies, op. 68 (7 min 30 s)
I. Monologue (pour pédale solo) (3 min)
II. The Flight of the Hummingbird (2 min30’’)
III. The Dialogue of the Mockingbirds (4 min)
Johannes Matthias Michel, Three Jazz Organ Preludes: I. Swing Five « Erhalt uns, Herr » [Garde- nous, Seigneur / Keep us, Lord] (4
min)
Robert Elmore, Rhumba (6 min)
Charles Villiers Stanford, Intermezzo on an Irish Air (“Danny Boy”), op. 189, no 4 (6 min)
Leo Sowerby, Pageant (11 min)

Program

Johann Sebastian Bach (attributed to Carl Philipp Emanuel Bach), Pedal-Exercitium BWV 598 (2 min)
Johann Sebastian Bach, Prelude and Fugue, BWV 532 (10 min)
Gustav Holst, First Suite for Military Band, Op. 28, No. 1: Chaconne (trans. H. G. Ley) (5 min)
Charles Gounod, Funeral March of a Marionette (trans. W. T. Best) (6 min)
Geoffrey Wilcken, The Love Amazing, Op. 74, No. 1 (7 min)
Libby Larsen, Aspects of Glory: III. Tambourines (4 min)
Charles-Marie Widor, Symphony for Organ No. 6, Op. 42: II. Intermezzo (6 min)
Rachel Laurin, Three Short Studies, Op. 68 (7 min 30 s)
I. Monologue (For Solo Pedal) (3 min)
II. The Flight of the Hummingbird (2 min 30 s)
III. The Dialogue of the Mockingbirds (4 min)
Johannes Matthias Michel, Three Jazz Organ Preludes: I. Swing Five “Erhalt uns, Herr” [Keep us, Lord] (4 min)
Robert Elmore, Rhumba (6 min)
Charles Villiers Stanford, Intermezzo on an Irish Air (“Danny Boy”), Op. 189, No. 4 (6 min)
Leo Sowerby, Pageant (11 min)

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classique moderne / période romantique

‘’Jeux de couleurs’’ de l’Orchestre métropolitain : on y découvre un chef inspirant, et un bijou de Jacques Hétu

par Frédéric Cardin

Je ne sais pas encore si François Leleux est un bon chef d’orchestre, en règle générale. J’aimerais l’entendre en concert dans, mettons, Beethoven, Brahms, Mahler, Prokofiev ou Chostakovitch. Mais je sais que ce que j’ai entendu hier, du répertoire français manifestement près de son cœur, était excellemment mené et dessiné. Jeux de couleurs, le titre du programme, nous conviait effectivement à un tableau de fines ciselures, de lignes délicates tissées avec soin et de quelques zones de grandeur sonore satisfaisantes. 

En ce qui me concerne, le charme a opéré dès les premières mesures de Ma Mère l’Oye de Ravel. Leleux a créé des atmosphères oniriques, cinématographiques, très réussies avec cette suite charmante basée sur les contes de Perreault. Avec le soutien d’un Orchestre métropolitain (OM) très attentif à la direction studieuse et sensible du chef invité. Les bois ont rayonné et que dire du fameux solo de contrebasson (la ‘’Bête’’ qui s’entretient avec la ‘’Belle’’), avec cette pédale ronronnante à souhait, qui résonnait avec conviction dans la Maison symphonique. Un régal. 

Suivait le moment historique de la soirée, la première interprétation du Triple Concerto du Québécois Jacques Hétu (1938-2010) à Montréal, en fait au monde, après la création, disons, insatisfaisante de 2003 à Lanaudière (à ce sujet, écoutez l’excellente entrevue que m’a accordée Anne Robert, du Trio Hochelaga, qui avait joué l’oeuvre en 2003, et encore hier soir). 

ENTREVUE AVEC ANNE ROBERT À PROPOS DU TRIPLE CONCERTO DE JACQUES HÉTU

N’ayant pas eu l’occasion d’être présent en 2003, c’était donc pour moi une première écoute du concerto. J’ai beaucoup, beaucoup aimé ce que j’ai entendu. Hétu a étudié avec Messiaen et Dutilleux, et c’est ce dernier que j’entendais le plus dans la partition, bien que la personnalité de Hétu y tienne le haut du pavé. Après tout, le Triple Concerto est une œuvre de la maturité du compositeur, en pleine possession de ses moyens et de son langage musical. Son classicisme formel et ses accointances modernistes teintées de romantisme se marient habilement au colorisme contemporain hérité d’une partie de ses études académiques. 

Une force dramatique couve sous la palette sonore et expressive du premier mouvement, elle cherche à s’échapper, mais est maintenue sous contrôle autant par le trio (Anne Robert au violon, Dominique beauséjour-Ostiguy au violoncelle et Dantonio Pisano au piano) que par l’Orchestre. Mais la puissance sous-jacente force la musique à se gonfler d’ardeur, parfois jusqu’à des tuttis orageux, savamment canalisés. Tout cela, toujours, dans une écriture raffinée, pleine de textures et d’échanges stimulants entre les solistes et le grand ensemble. C’est magnifique.

Le deuxième mouvement est un andante habité d’une tendresse teintée d’amertume. Grand maximum dramatique central, comme le sommet de l’ogive, est porté par les cuivres dans une harmonie lumineuse, imposée comme pour un grand choral. Un moment touchant. 

Le troisième mouvement s’amorce dans Andante initial inquiétant, qui laisse place à un allegro piquant dans lequel dialoguent les deux ensembles, avant de conclure, tout de suite après une pause trompeuse, sur un tutti sec et puissant. 

Si ce dernier mouvement ne m’est paru aussi satisfaisant que les deux premiers, je réserve tout de même mon jugement final à de futures écoutes. J’ai néanmoins eu l’impression que nous avions entendu un authentique chef-d’œuvre. 

Le Trio Hochelaga a joué de toutes les couleurs de son apparatus pour insuffler la vie et l’émotion nécessaires à cette musique. L’OM, excellent, a suivi avec flexibilité les indications du chef. François Leleux a donné l’impression de s’être sincèrement investi dans cette partition, et d’en avoir bien maîtrisé les foisonnants détails. Il a démontré du respect envers cette musique québécoise, et il en mérite en retour. Bravo. Maintenant, vite un enregistrement pour que le monde entier puisse en profiter.

La deuxième partie a été lancée par un court et délicat poème symphonique de Mel Bonis, compositrice française de grand talent, du 19e siècle, rejetée par l’histoire musicale comme tant d’autres femmes. Le rêve de Cléopâtre est une partition au croisement du Romantisme et de l’Impressionnisme, un petit voyage de quelque neuf minutes dans des atmosphères voilées, exotiquement séductrices, et avec un haut degré de maîtrise des couleurs orchestrales. Rien de profondément mémorable, cela dit, mais plutôt agréable. 

Les applaudissements n’étaient pas terminés au retour du chef sur scène qu’il lançait la Symphonie de Bizet sur des chapeaux de roue, sans partition. L’OM était prêt, et les ciselures ultra précises des cordes coupaient comme du verre l’espace sonore de la Maison symphonique. Leleux savourait cette musique, jusqu’à danser sur le podium. Une conviction que partageaient l’orchestre, tout aussi bondissant et chirurgical. Les musiciens avaient du plaisir, dont un contrebassiste qui chantait presque en jouant. C’était beau à voir. Notons les superbes solos un peu partout dans la pièce : cors, violon, et le hautbois de Léanne Teran Paul, merveilleux de souplesse lyrique dans l’Adagio, et témoin parfait de l’esthétique orientaliste qui y prévaut, digne du 19e siècle français. Je pense que François Leleux, lui-même hautboÏste d’exception à l’origine, a été impressionné. 

Une soirée qui a montré la valeur du ‘’deuxième’’ orchestre montréalais, et qui nous a donné fortement envie de revoir ce chef sur un podium local. Revenez quand vous voulez M. Leleux.

classique / musique contemporaine / post-romantique

OM X SMCQ : jeux de couleurs à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Vert violoncelle, bleu basson, jaune piccolo… Les couleurs de la musique française se déploient comme celles d’une œuvre de Monet ou Gauguin, captant la magie d’un instant, créant une ambiance féerique ou nous transportant vers des contrées lointaines. Avec Ma mère l’Oye, Ravel peint cinq tableaux autour de contes connus, tandis que Mel Bonis évoque un monde onirique et sensuel dans son Rêve de Cléopâtre. C’est ensuite au maître de la mélodie française, Fauré, de nous transporter dans l’histoire fascinante de Pelléas et Mélisande; puis le jeune Bizet démontre dans sa toute première symphonie la grâce, la fougue et la fraîcheur qui caractériseront l’ensemble de son œuvre. Une touche de couleur plus locale et moderne complète ce programme, avec la musique de l’un des plus grands compositeurs québécois, Jacques Hétu, et son Triple concerto, composé en 2001 pour nos solistes invités, le Trio Hochelaga.

Green cello, blue bassoon, yellow piccolo… the vibrant hues of French music unfold like a painting by Monet or Gauguin, capturing fleeting moments of magic, conjuring fairytale worlds and whisking us away to distant lands. Ravel’s Ma mère l’Oye contains five movements inspired by well-known fairy tales, while Mel Bonis evokes a sensual, dreamlike world in her Rêve de Cléopâtre. Fauré, the master of French melody, then immerses us in the spellbinding tale of Pelléas et Mélisande, followed by the youthful brilliance of Bizet’s very first symphony with all the grace, passion and clarity that define his later works. Adding a distinctly modern and local touch to the program is Jacques Hétu, one of Quebec’s greatest composers. His Triple Concerto was written in 2001 for our guests, the Trio Hochelaga.

Programme

Ma mère l’Oye [suite pour piano]
Maurice Ravel
piano
Le rêve de Cléopâtre
Mel Bonis
Triple concerto (2001)
Jacques Hétu
Pelléas et Mélisandre (1898)
Gabriel Fauré
Symphonie en ut majeur (1855), 32:00
Georges Bizet
orchestre

Program

Ma mère l’Oye [suite for piano]
Maurice Ravel
piano
Le rêve de Cléopâtre
Mel Bonis
Triple concerto (2001)
Jacques Hétu
Pelléas et Mélisandre (1898)
Gabriel Fauré
Symphony in C (1855), 32:00
Georges Bizet
orchestra

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classique / période romantique

OSM : L’intense Symphonie « Leningrad » de Chostakovitch

par Rédaction PAN M 360

Ce programme juxtapose la pétillante Symphonie no 8 de Beethoven et la puissante Symphonie «Leningrad» de Chostakovitch, une œuvre poignante qui incarne la force de la résistance face à l’oppression. Ce contraste saisissant entre la quête de joie et l’évocation d’un moment historique dramatique promet un concert intense et captivant.

This program contrasts Beethoven’s vibrant Symphony No. 8 with Shostakovich’s powerful Leningrad Symphony, a poignant work that captures the spirit of resistance to oppression. The striking juxtaposition of Beethoven’s joy and Shostakovich’s depiction of a dramatic historical moment promises an intense and captivating concert experience.

Programme

Ludwig van Beethoven, Symphonie no 8, op. 93 (26 min)
Dmitri Chostakovitch, Symphonie no 7, op. 60, «Leningrad» (69 min)

Program

Ludwig van Beethoven, Symphony No. 8, Op. 93 (26 min)
Dmitri Shostakovich, Symphony No. 7, Op. 60 (“Leningrad”) (69 min)

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classique / musique contemporaine / Piano

OSM : Le sacre du printemps

par Rédaction PAN M 360

L’OSM vous propose un véritable feu d’artifice musical en présentant trois œuvres spectaculaires. Le Concerto no 1 de Tchaïkovski, interprété par le talentueux pianiste Bruce Liu. Le sacre du Printemps d’Igor Stravinsky, créé le 29 mai 1913, qui illustre un rituel païen inspiré des traditions slaves, où une jeune fille est sacrifiée pour assurer le retour du printemps. Sa première représentation a provoqué un véritable scandale, allant jusqu’à déclencher une émeute. Cette œuvre révolutionnaire est aujourd’hui reconnue comme un chef-d’œuvre fondateur de la musique moderne. Une création du compositeur québécois Denis Gougeon ajoutera un bouquet d’étincelles à ce concert. Gougeon est l’un des compositeurs contemporains les plus reconnus au Canada, particulièrement pour sa musique empreinte de lyrisme, d’énergie rythmique et d’une grande expressivité.

The OSM presents three extraordinary works in an explosive musical fireworks display. Tchaikovsky’s Piano Concerto No. 1, performed by the brilliant Bruce Liu, shines in this program. Also featured is Igor Stravinsky’s The Rite of Spring, first premiered on May 29, 1913. This revolutionary work, depicting a pagan ritual from Slavic traditions involving the sacrifice of a young girl to bring spring, caused a riot at its scandalous debut but is now celebrated as a cornerstone of modern music. To add even more sparkle to the concert, the orchestra will premiere a composition by celebrated Quebec composer Denis Gougeon, known for his lyricism, rhythmic energy, and deep expressiveness.

Programme

Denis Gougeon, création (de 10 à 12 min) – commande de l’OSM
Piotr Ilitch Tchaïkovski, Concerto pour piano no 1, op. 23 (32 min)
Igor Stravinsky, Le sacre du printemps (33 min)

Program

Denis Gougeon, Premiere (10 to 12 min) – OSM commission
Pyotr Ilyich Tchaikovsky, Concerto for Piano No. 1, Op. 23 (32 min)
Igor Stravinsky, The Rite of Spring (33 min)

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