cinéma / orgue

OSM : Nosferatu le vampire, en ciné-concert

par Rédaction PAN M 360

Décors déformés, ombres inquiétantes, créatures hors du réel : Nosferatu le vampire réunit tous les codes du chef-d’œuvre expressionniste allemand. Réalisé en 1922 par Friedrich Wilhelm Murnau, ce film muet – première grande adaptation de Dracula de Bram Stoker – n’a rien perdu de son pouvoir de fascination. Projeté avec une musique entièrement improvisée en direct au Grand Orgue Pierre-Béique, il révèle une nouvelle intensité dramatique. Jason Roberts déploie une palette sonore éclatante, capable de colorer chaque scène, de la tension sourde aux élans spectaculaires, notamment lors du célèbre et funeste voyage en bateau. Une expérience sensorielle où l’image et le son s’unissent pour faire naître un frisson toujours intact, plus d’un siècle après la sortie du film. Concert d’improvisation à l’orgue avec projection du film (sans orchestre)

Distorted sets, haunting shadows, creatures beyond the realm of reality—Nosferatu the Vampire brings together every hallmark of the German Expressionist masterpiece. Directed in 1922 by Friedrich Wilhelm Murnau, this silent film—the first major adaptation of Bram Stoker’s Dracula—has lost none of its hypnotic power. Presented with a fully improvised live score on the Grand Orgue Pierre-Béique, it reveals a heightened dramatic intensity. Jason Roberts unleashes a vivid sonic palette, capable of colouring each scene—from simmering tension to sweeping surges of sound—most notably during the film’s famous, fateful sea voyage. A sensory experience in which image and music merge to spark a shiver that endures more than a century after the film’s release. Organ improvisation concert with film screening (without orchestra)

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fado

Mariza | L’étoile du Fado à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Pour le plus grand plaisir du public montréalais et de la communauté portugaise, la grande fadiste Mariza fait son retour à la Maison symphonique pour un concert attendu depuis plus de huit ans. Icône de la musique lusophone du XXIᵉ siècle, elle s’est imposée comme l’une des voix les plus puissantes et les plus émouvantes de la scène internationale. Depuis Amália Rodrigues, peu d’artistes portugaises ont connu une carrière internationale aussi brillante. Mariza s’est illustrée sur les scènes les plus prestigieuses du monde, recevant les éloges de la critique et accumulant de nombreuses distinctions internationales. Née au Mozambique et élevée dans la Mouraria, quartier historique de Lisbonne intimement lié à la naissance du fado, Mariza grandit dans un univers où les voix, les guitares et les récits de vie façonnent l’âme de cette musique. Très tôt, elle s’approprie cet héritage et le projette dans une dimension universelle. Dotée d’une voix exceptionnelle et d’un charisme naturel, elle conquiert d’abord Lisbonne avant de devenir rapidement un phénomène international. Depuis plus de deux décennies, Mariza parcourt les grandes scènes du monde, de l’Amérique du Nord à l’Asie, de l’Europe à l’Amérique latine, emportant avec elle l’âme et la sensibilité du Portugal. Sa carrière remarquable compte plus de cinquante disques de platine, plusieurs nominations aux Grammy Awards et une reconnaissance critique qui la place parmi les grandes voix de la musique du monde. Héritière de la tradition du fado, tout en regardant vers l’avenir, Mariza incarne une vision vivante de ce patrimoine musical. Sur scène, sa présence et la profondeur de son interprétation transforment chaque concert en une expérience rare, où l’émotion du fado se partage dans toute sa vérité.

To the great delight of Montréal audiences and the Portuguese community, the celebrated fadista Mariza returns to the Maison Symphonique for a concert eagerly awaited for more than eight years. An icon of 21st-century Lusophone music, she has established herself as one of the most powerful and moving voices on the international stage. Since Amália Rodrigues, few Portuguese artists have enjoyed such a brilliant international career. Mariza has graced the world’s most prestigious stages, earning critical acclaim and receiving numerous international awards and distinctions. Born in Mozambique and raised in Mouraria, the historic Lisbon neighbourhood closely linked to the birth of fado, Mariza grew up in a world where voices, guitars, and stories of life shaped the soul of this music. From an early age, she embraced this heritage and carried it into a universal dimension. Gifted with an extraordinary voice and natural charisma, she first captivated Lisbon before quickly becoming an international phenomenon. For more than two decades, Mariza has performed on the great stages of the world, from North America to Asia, from Europe to Latin America, carrying with her the soul and sensibility of Portugal. Her remarkable career includes more than fifty platinum records, several Grammy Award nominations, and critical recognition that places her among the great voices of world music. Heir to the tradition of fado while resolutely looking toward the future, Mariza embodies a living vision of this musical heritage. On stage, her presence and the depth of her interpretation transform every performance into a rare experience, where the emotion of fado is shared in all its truth.

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classique / période moderne

OSM : Autour de Stravinsky

par Rédaction PAN M 360

Traversé par les mythes qui le nourrissent, ce programme irradie d’une énergie solaire. L’Oiseau de feu déploie ses ailes légendaires, figure flamboyante de renaissance et d’enchantement, dans une fresque où Stravinsky allume un brasier orchestral. Samy Moussa, avec Elysium, convoque la mythologie gréco-romaine afin de mieux questionner la beauté de la vie, sa fragilité, sa valeur éthique. Au centre du triptyque, Leonidas Kavakos s’empare du Concerto n° 2 de Prokofiev dont il révèle le lyrisme profond, la noblesse blessée, la poésie rythmique intime. Une soirée sous le signe des puissances imaginaires et des forces vitales qui éclairent notre monde intérieur.

Steeped in the myths that inspire it, this program radiates solar energy. The Firebird spreads its legendary wings—a blazing figure of rebirth and enchantment—in a sweeping orchestral fresco ignited by Stravinsky. With Elysium, Samy Moussa invokes Greco-Roman mythology to explore life’s beauty, fragility, and ethical meaning. At the heart of this triptych, Leonidas Kavakos takes on Prokofiev’s Violin Concerto no. 2, revealing its profound lyricism, wounded nobility, and intimate rhythmic poetry. An evening shaped by imaginary forces and vital energies that illuminate our inner world.

Programme

Samy Moussa, Elysium (12min)
Piotr Ilich Tchaïkovski, Concerto pour violon op.35, TH59 en ré majeur (33 min)
Igor Stravinsky, L’Oiseau de feu (ballet intégral) (45 min)

Program

Samy Moussa, Elysium (12min)
Pyotr Ilyich Tchaikovsky, Concerto for violin op.35, TH59 in D major (33 min)
Igor Stravinsky, The Firebird (full-length ballet) (45min)

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dream pop / électro-pop / pop symphonique

Ghostly Kisses et l’Orchestre FILMharmonique à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Éthéré, intime et profondément émouvant : l’univers dream-pop de Ghostly Kisses prend une tout autre ampleur avec l’Orchestre FILMharmonique, sous la direction de Francis Choinière Issu d’un univers délicat où la sensibilité règne, Ghostly Kisses – projet musical de la chanteuse et violoniste québécoise Margaux Sauvé et du compositeur et réalisateur québécois Louis-Étienne Santais – s’est d’abord fait remarquer avec des EPs empreints d’onirisme, dont The City Holds My Heart et Alone Together. Avec leur premier album Heaven, Wait paru en 2022, puis Darkroom en 2024, le duo a su toucher un public international grâce à une écriture introspective et à une esthétique à la fois électro-pop et profondément organique. Un pont entre l’intime et l’immense – voici la musique de Ghostly Kisses comme vous ne l’avez jamais entendue : immersive, lumineuse et inoubliable.

Ethereal, intimate, and achingly beautiful: Ghostly Kisses’ dream-pop universe takes on a breathtaking new dimension with the FILMharmonique Orchestra, under the baton of Francis Choinière. Born from a world where sensitivity reigns, Ghostly Kisses – the musical project of Québec singer and violinist Margaux Sauvé and composer and producer Louis-Étienne Santais – first drew attention with a series of dreamy EPs, including The City Holds My Heart and Alone Together. With their debut album Heaven, Wait released in 2022, followed by Darkroom in 2024, the duo has reached an international audience thanks to introspective songwriting and an aesthetic that blends electro-pop textures with a deeply organic, emotional core. A bridge between the intimate and the immense – this is Ghostly Kisses as you’ve never heard them before: immersive, luminous, and utterly unforgettable.

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chanson keb franco / folk orchestral / pop-rock

Louis-Jean Cormier et l’Orchestre FILMharmonique à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Depuis plus de vingt ans, Louis-Jean Cormier explore l’intime avec une sensibilité qui a marqué le paysage musical québécois. Son univers poétique prend une nouvelle dimension lors d’un concert symphonique exceptionnel aux côtés de l’Orchestre FILMharmonique. L’auteur-compositeur-interprète revisitera les chansons les plus marquantes de son répertoire avec des arrangements orchestraux inédits signés Francis Choinière. Un mariage musical saisissant où chaque morceau gagne en profondeur et en émotion.

For more than twenty years, Louis-Jean Cormier has explored the intimate with a sensitivity that has left a lasting mark on Quebec’s musical landscape. His poetic world takes on a new dimension in this exceptional symphonic concert alongside the FILMharmonique Orchestra. The singer-songwriter revisits the most significant songs from his repertoire in brand-new orchestral arrangements by Francis Choinière. A striking musical union in which each piece gains depth and emotional power.

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classique / Création / musique contemporaine

OSM : Prix Azrieli de musique

par Rédaction PAN M 360

Découvrez la puissance de l’Orchestre dans les premières mondiales des lauréats des Prix de musique Azrieli 2026. Le programme aborde des thèmes allant des sacrifices en Pologne à l’énigme médiévale, en passant par l’héritage des trobairitz occitanes et des paysages canadiens évocateurs. Avec des solistes à la viole de gambe, au thérémine et au violoncelle, ce concert offre un voyage musical unique. Créés en 2014, les Prix de musique Azrieli comptent parmi les grands concours de composition au Canada.

Experience the Orchestra’s power in the world premieres of the 2026 Azrieli Music Prizes laureates. The program spans themes from sacrifice in Nazi-occupied Poland to a centuries-old riddle, the legacy of Occitan trobairitz, and evocative Canadian landscapes. With soloists on viola da gamba, theremin and cello, this concert offers a unique musical journey. Created in 2014, the Azrieli Music Prizes are now among Canada’s major composition competitions.

Programme/progam

Hana Ajiashvili, Riddle
Adrian Mocanu, de l’encra escafada (« from faded ink”)
Dalit Hadass Warshaw, Letter From Across the River
Nicholas Denton Protsack, Height of Land

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OM | Gabriela Montero et l’Orchestre Métropolitain : la musique comme acte de liberté

par Alexandre Villemaire

La pianiste vénézuélienne de renommée internationale Gabriela Montero concluait sa présence à Montréal samedi avec l’Orchestre Métropolitain, dirigée pour l’occasion par la cheffe polonaise Barbara Dragan. Dans le mot d’ouverture que cette dernière à adresser au public – en français -, elle le taquine un peu en disant qu’ils pensaient être venus ici en passant échapper aux considérations politiques seraient déçu. En effet, les œuvres des trois compositeurs au programme, soit Gracyna Bacewicz, Dmitri Chostakovitch et Segrgueï Prokofiev, portaient toute l’empreinte de musiciens ayant expérimenté l’anxiété de la guerre, la censure et le contrôle politique 

Bacewicz a composé sa Symphonie no 2 en 1951. On y perçoit un langage néoclassique ainsi que des passages musicaux innovants. Les premières mesures du premier mouvement peignent des sonorités aux contours ambiguës, évoluant vers de percussions dissonantes avant de dévoiler un paysage lumineux et pastoral. Cette énergie très vive demeure toujours matinée d’un caractère un peu angoissant qui s’incruste dans l’harmonie en arrière-plan, comme si l’ombre de l’omniprésence des affres de la guerre n’était jamais vraiment loin. Ce jeu d’ombre et de lumière se traduit également dans le deuxième mouvement, marqué « Lento tranquille ». Le troisième mouvement est un « Scherzo » habituel au caractère de fanfare, un peu comme s’il évoquait les parades de la Libération. Le dernier mouvement vient conclure l’œuvre de manière vive et incisive, reprenant l’énergie du premier mouvement.

L’éclectisme caractérise le premier Concerto pour piano de Chostakovitch qui « bouscule un peu les bonnes manières » pour reprendre les mots d’introduction de maestra Dragan. Frappé lui aussi par le contrôle de l’Union soviétique sur son œuvre, son œuvre est imprégnée à différents égards des bouleversements sociaux et politiques qui ont traversé la Russie au XXe siècle. Son concerto passe par une ou plusieurs gammes d’émotions et d’attitudes. Il n’est pas d’une virtuosité aérienne, comme on pourrait trouver dans les concertos de Chopin, Beethoven ou Rachmaninov, mais il demande une maîtrise instrumentale très serrée ainsi qu’un contrôle des dynamiques et des affects. Gabriela Montero et Antoine Mailloux, qui joue une partie de trompette prépondérante dans ce concerto, s’enquièrent de cette tâche avec fougue et énergie communicative. Les premiers et troisièmes et quatrièmes mouvements sont ceux dans lesquels on retrouve le plus l’espièglerie, l’ironie et la parodie humoristique que Chostakovitch a dispersées dans son œuvre. Le deuxième mouvement, « Lento tranquille » est de facture plus classique, avec une énergie qui oscillait entre intensité et contemplation.  Comme elle à l’habitude de le faire, Montero qui a été chaudement applaudi, a offert en rappel une improvisation au public en lui demandant de lui proposer un thème musical. En bon public québécois, la Maison symphonique a entonné avec ferveur Gens du pays de Vigneault, que la pianiste vénézuélienne a utilisé comme matériau pour créer une œuvre d’une grande virtuosité.

En conclusion, l’Orchestre Métropolitain proposait des extraits du ballet Roméo et Juliette de Prokofiev. L’agencement des mouvements reflétait bien la trame narrative du drame shakespearien et Dragan aux commandes de l’orchestre, a donné vie à la partition avec un très grand dynamisme et une énergie.  Que ce soit dans les tonitruants passages de percussions, où Barbara Dragan laissait les musiciens s’en donner à cœur joie, ou dans les moments d’une extrême délicatesse, comme la scène de Frère Laurent, avec ce thème ecclésiastique et noble entonné par le basson que les cordes accompagnent avec élégance. La « Mort de Juliette »  a conclu le concert dans une apothéose élégiaque.

crédits photo : François Goupil

classique / électronique / pop symphonique

Apashe x OSM

par Rédaction PAN M 360

Artiste et producteur à la signature sonore unique, Apashe s’est imposé comme une figure majeure mêlant électronique, hip-hop et influences orchestrales. Son univers puissant et cinématographique lui a valu une place singulière sur la scène internationale. Montréalais d’adoption, ce Belge au parcours fulgurant s’est produit sur de nombreuses scènes prestigieuses. Il franchit aujourd’hui une étape importante en présentant pour la première fois une version symphonique de son répertoire avec l’Orchestre symphonique de Montréal, offrant une expérience immersive d’une rare intensité.

Apashe, an artist and producer with a truly distinctive sound, has carved out a unique place in the music world by blending electronic beats, hip-hop rhythms, and orchestral grandeur. His bold, cinematic style has earned him international acclaim. Originally from Belgium and now proudly calling Montreal home, Apashe has lit up some of the world’s most prestigious stages. Today, he reaches a new milestone: unveiling, for the very first time, a symphonic interpretation of his repertoire with the Orchestre symphonique de Montréal—an immersive experience of extraordinary intensity.

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classique / période romantique / Piano

OM : Roméo, Juliette et les éclats d’un siècle à la Maison symphonique

par Rédaction PAN M 360

Sous la direction de la cheffe polonaise Anna Sułkowska-Migoń, trois compositeurs d’un siècle tourmenté se rencontrent dans un programme où la musique devient un éclat de liberté. Composé au moment charnière de son retour en URSS, le ballet Roméo et Juliette de Prokofiev naît du heurt entre aspirations personnelles et pressions politiques, porté par des mélodies expressives et une modernité éclatante. Le Concerto pour piano n° 1 de Chostakovitch, composé avant que la censure stalinienne ne s’abatte sur lui, surprend par son dialogue audacieux entre piano et trompette, propulsé par l’énergie de Gabriela Montero. La Symphonie n° 2 de Grażyna Bacewicz, écrite dans l’élan de l’après-guerre, allie tension et lumière, révélant la puissance créatrice et la résilience d’une compositrice visionnaire.

Under the baton of Polish conductor Anna Sułkowska-Migoń, three composers from a time of upheaval are brought together in a program where music becomes a spark of freedom. Composed at the pivotal moment of his return to the Soviet Union, Prokofiev’s Romeo and Juliet emerged from the tension between personal artistic ambition and political constraint, carried by expressive melodies and a strikingly modern tone. Composed prior to the tightening grip of Stalinist censorship, Shostakovich’s Piano Concerto No. 1 captivates with its bold dialogue between piano and trumpet, driven by Gabriela Montero’s energy. Grażyna Bacewicz’s Symphony No. 2, written in the immediate aftermath of World War II, marries tension and light, revealing the creative strength and resilience of a visionary composer.

Programme

BACEWICZ, Symphonie n° 2
CHOSTAKOVITCH, Concerto pour piano n° 1
PROKOFIEV, Roméo et Juliette (extraits)

Program

BACEWICZ, Symphony No. 2
SHOSTAKOVICH, Piano Concerto No. 1
PROKOFIEV, Romeo and Juliet (excerpts)

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classique / période romantique

OSM : Schubert selon Herreweghe

par Rédaction PAN M 360

Entre Mendelssohn et Schubert, un dialogue à travers le temps : celui d’un génie saluant un autre. Admirateur fervent de Schubert, Mendelssohn fut l’un des premiers à reconnaître la grandeur de sa musique et à la révéler au monde. Sous la direction sensible et lumineuse de Philippe Herreweghe, ce concert rend hommage à cette filiation artistique. Le Concerto pour violon en mi mineur de Mendelssohn, chef-d’œuvre d’élégance et d’inspiration lyrique, ouvre la soirée avec éclat. Puis la Symphonie n° 9 « La Grande » de Schubert – que Mendelssohn contribua à faire découvrir après la mort du compositeur – déploie toute sa puissance radieuse. Un voyage où l’admiration devient musique, où la passion d’un chef et d’un orchestre fait revivre cette amitié rêvée entre deux esprits fraternels.

Between Mendelssohn and Schubert, a dialogue across time—a genius saluting another. A devoted admirer of Schubert, Mendelssohn was among the first to recognize the greatness of his music and bring it to light. Under Philippe Herreweghe’s sensitive and luminous direction, this concert pays tribute to that artistic kinship. Mendelssohn’s Violin Concerto in E minor, a masterpiece of elegance and lyrical inspiration, opens the evening in brilliant fashion. Then Schubert’s Symphony no. 9, “The Great”—which Mendelssohn helped unveil after the composer’s death—unfolds in all its radiant power. A journey where admiration becomes music, where the passion of a conductor and orchestra revives the dream of friendship between two kindred spirits.

Programme

Felix Mendelssohn Bartholdy, Concerto pour violon, op. 64 (26 min)
Franz Schubert, Symphonie nᵒ 9, D. 944 « La Grande » (48 min)

Program

Felix Mendelssohn Bartholdy, Violin Concerto, op. 64 (26 min)
Franz Schubert, Symphony no. 9, D. 944 « The Great » (48 min)

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Le grand retour de Lang Lang avec l’OSM : une performance impériale

par Alexandre Villemaire

Le début de la 93e saison de l’OSM se poursuivait en grand mercredi soir avec le retour d’un invité de marque en la personne du pianiste chinois Lang Lang. La popularité du pianiste n’est pas à démentir au vu de la présence qu’il y avait dans la Maison symphonique.

En effet, très peu de sièges vides étaient visibles dans l’enceinte de la salle de concert que ce soit du parterre au balcon, et surtout dans le chœur qui avait été ouvert pour l’occasion et qui était rempli en totalité!  Une vue plus qu’imprenable sur les mains de l’interprète.

Pour beaucoup, dont celui qui écrit ces lignes, Lang Lang leur a été présenté lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Beijing en 2008. Figure de proue de la musique et un de ses ambassadeurs les plus influents au monde, celui qui, à treize ans, remportait le Concours international Tchaïkovski des jeunes artistes, joue avec une dégaine désinvolte ainsi qu’avec une intensité et une fougue digne du caractère qui anime l’œuvre dont il était le soliste, le Concerto pour piano no 5 de Beethoven appelé « L’empereur ».

Dès l’ouverture qui place le piano à l’avant-plan avec de larges cadences ornementales, Lang Lang a martelé les touches avec vigueur dans une envolée spectaculaire, poussant l’instrument à son maximum, faisant pratiquement résonner l’ivoire du clavier. Le deuxième mouvement a amené un contraste frappant avec le premier par ce tapis de cordes absolument éthéré et mélancolique auquel se greffe le piano. Autant Lang Lang martelait avec intensité les touches dans le premier mouvement, autant dans le deuxième, son toucher était d’une des plus grandes délicatesses. Une des grandes qualités palpables dans la technique et le jeu de Lang Lang est son contrôle des nuances et des dynamiques qu’il arrive à se faire manifester dans un naturel et avec des couleurs absolument impeccables. Cet effet était bien présent dans le deuxième mouvement, mais très apparent dans le premier ou l’enchaînement des nuances fortes vers pianos entre l’orchestre et le soliste s’imbriquait parfaitement. La communion et la communication entre le soliste, le chef et l’orchestre étaient naturels, notamment dans ce duo avec les timbales qui va en decrescendo vers un des silences les plus absolus avant d’entamer, attacca le dernier mouvement flamboyant.

Dès la dernière note, il a reçu des applaudissements sonores et nourris du public, digne des plus grands rocks-stars. Après au moins 5 minutes d’applaudissement, il a gratifié le public de non pas un, mais de deux rappels, soit la Consolation no 2 en mi majeur de Liszt et la « Danse rituelle du feu » extrait du ballet El amor brujo de Manuel de Falla. Il aura fallu à la fin de cette pièce qu’il prenne amicalement par le bras Andrew Wan, premier violon de l’orchestre, pour signifier au public, qui en aurait demandé, qu’il fallait passer à l’entracte. 

Le concerto était précédé de l’Ouverture no 2 de la compositrice allemande Emilie Mayer, au style beethovénien consommé et a été succédé par une représentation sonore des paysages scandinaves de la Finlande de Jean Sibelius avec sa Deuxième symphonie.

L’OSM et Rafael Payare récidivent jeudi soir le 24 septembre avec un programme reprenant ces deux œuvres avec comme grande pièce soliste, le Concerto pour orgues, timbales et orchestre de Francis Poulenc avec Jean-Willy Kunz aux commandes du grand orgue Pierre-Béique.

crédits photo : Antoine Saito

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classique / période romantique / Piano

OSM : Le grand retour de Lang Lang

par Rédaction PAN M 360

Le phénomène Lang Lang revêt, l’espace d’une soirée, les atours d’un empereur. Dans le Concerto n° 5 de Beethoven, il déploie une virtuosité flamboyante, souveraine, qui semble s’affranchir de toutes les pesanteurs. Sous le geste visionnaire de Rafael Payare, cette quête de lumière se prolonge dans l’Ouverture n° 2 d’Emilie Mayer puis culmine dans la Symphonie n° 2 de Sibelius, cri d’émancipation d’un peuple écrasé. De l’Europe napoléonienne à la Finlande sous tutelle russe, la musique devient au final un espace où l’esprit refuse de se soumettre. Une soirée où l’art rappelle que la liberté est d’abord une force intérieure.

For one unforgettable evening, the phenomenon that is Lang Lang takes on the mantle of an emperor. In Beethoven’s Piano Concerto no. 5, he unleashes a dazzling, sovereign virtuosity that seems to transcend all weight and constraint. Under Rafael Payare’s visionary direction, this quest for light continues with Emilie Mayer’s Overture no. 2 and reaches its summit in Sibelius’s Symphony no. 2—a cry of emancipation from an oppressed nation. From Napoleonic Europe to Finland under Russian rule, music becomes a space where the spirit refuses to yield. An evening where art reminds us that freedom is, above all, an inner strength.

Programme

Emilie Mayer, Ouverture nᵒ 2 (10 min)
Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano nᵒ 5, op. 73 (38 min)
Jean Sibelius, Symphonie nᵒ 2, op. 43 (43 min)

Program

Emilie Mayer, Overture no. 2 (10 min)
Ludwig van Beethoven, Piano Concerto no. 5, op. 73 (38 min)
Jean Sibelius, Symphony no. 2, op. 43 (43 min)

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