minimaliste

Attention : Glass fragile

par Frédéric Cardin

Dans une salle du Conservatoire passablement pleine, l’aura de Philip Glass imprégnait le public présent. On avait hâte d’y être pour entendre les quatre derniers quatuors du célèbre compositeur. D’autant plus célèbre qu’il a récemment fait un pied de nez à Donald Trump en annulant la création de sa quinzième symphonie au Kennedy Center à Washington. En réaction à l’ajout du nom Trump devant celui de l’ancien président démocrate. Bravo. Rien à dire de plus là-dessus. 

Glass nouveau

Les derniers quatuors de Glass sont encore assez récents pour n’avoir rarement été joués à date, du moins ici. Le Quatuor Molinari les préparent en vue de leur enregistrement en août prochain. Ils s’ajouteront aux autres, déjà gravés numériquement, et formeront une intégrale qu’on a hâte de goûter. 

Ces derniers quatuors, dans la perspective chambriste de Glass, sont innovateurs, voire, souvent, étonnants. On y entend des harmonies jamais vraiment exploitées dans les cinq premiers, mieux connus. Des mélodies parfois éloignées de la plénitude somptueuse du style Glass habituel, et des supports architecturaux différents du motivisme répétitif cellulaire auquel l’Étatsunien nous a habitué (par exemple dans le Quatuor 9, King Lear). 

Ils sont, du coup, dangereux pour les interprètes, car ils ne sont pas ‘’intuitifs’’. Des pièges y sont tendus un peu partout, et il est facile de briser leur solidité narrative et discursive. Celle-ci tient d’ailleurs souvent à peu de choses, à des détails infimes qui se doivent d’être parfaitement rendus, au risque de voir tout l’édifice se fissurer. 

L’effet Beethoven

J’ose comparer ces quatuors aux derniers de Beethoven. Pour Philip Glass, ils ont peut-être cette signification. Bien entendu pas en ce qui concerne le style et les velléités philosophiques et spirituelles, mais assurément pour la place qu’ils semblent donner au renouvellement du langage technique du maître. Aux graines plantées aussi pour une prochaine génération de Minimalistes qui se revendiqueront de son école de pensée. 

La Suite Bent, extraite d’une musique de film, dessine des paysages sobres, qui accompagnent l’histoire de la persécutions des personnes homosexuelles sous le régime Nazi. La partition offre plusieurs passages en solo, en duo et en trio. Une sorte d’intimité des sonorités, donc. Un côté épuré dont il faut maîtriser la projection sonore avec soin, au risque de sonner aigre. C’est un peu arrivé hier, dans le quatrième mouvement, par exemple. 

Quartet Satz (Mouvement en allemand) a été écrit pour le projet Fifty for the Future du quatuor Kronos (et pour lequel la Montréalais Nicole Lizée avait également été mise à contribution). C’est une pièce d’à peine 8 minutes, en forme d’arche qui démarre dans le calme, se gonfle d’intensité sonore avant de repartir dans l’apaisement. Beau, efficace, parfaitement rendu par les Molinari.

Classicisme renouvelé

Le Quatuor no. 8 est, dit-on, un ‘’retour au classicisme glassien’’. Mes oreilles me disent quand même qu’il ose des détours mélodiques très inusités pour le compositeur. Ce quatuor est un champ de mines qui teste constamment la justesse d’ensemble et la cohésion rythmique d’un groupe. Sur des arpèges aux lignes plus effilées, aux écarts de notes amincis, se superposent des mélodies ou un contrepoint dangereusement chromatique. Le dernier mouvement impose des échanges de montées et de descentes arpégées très difficiles à coordonner entre les instruments, du moins pour en assurer la fluidité idéale. Le Molinari en est ressorti avec quelques écorchures, sans perdre de sa vitalité cela dit.

Un chef-d’oeuvre et un testament nommé Lear

Le programme s’est terminé avec le magistral Quatuor no 9 King Lear. Il a été commandé à Glass en 2022 pour accompagner une production de King Lear de Shakespeare à New York. Le compositeur s’est amplement plongé dans l’histoire de ce roi fou, mort dans une tempête avec ses filles, pour écrire une partition qui se divise en morceaux substantiels qui reviennent et se métamorphosent au fil du parcours. Différente de la méthode habituelle, donc. En général, Glass réutilisent des motifs répétés, courts et presque atomiques dans leur simplicité individuelle. Ici, les arpèges sont certes présents, mais incrustés dans des morceaux musicaux plus vastes, chacun portant sa personnalité, son atmosphère, son caractère. Ces mouvements sont réutilisés en alternance avec d’autres, puis transformés. Comme si l’architecture glassienne était ici formée non pas de briques unique, mais de blocs préfabriqués. 

Surtout, ce quatuor présente des idées marquantes, comme ce violoncelle grondant, qui semble préparer la tempête finale, ou ces frappes avec la pointe de l’archet créant un effet frogorifique, comme de la glace qui craque. Le Quatuor King Lear est un chef-d’œuvre. Si cela devait s’avérer le testament musical de Philip Glass pour le quatuor, c’en serait un mémorable qu’on rejouera encore souvent et longtemps. 

Le Molinari a ici excellé et maîtrisé le déploiement de cette construction riche et très touchante. 

Prochains rendez-vous

Il reste encore plusieurs mois avant l’enregistrement, ce qui laisse assez de temps pour faire quelques ajustements et fignoler tout l’ensemble. Ce qu’il y a de certain, c’est que l’implication émotionnelle est au rendez-vous, et la conviction aussi.

Notons que l’altiste habituelle, Cynthia Blanchon, qui vient de donner naissance (bravo!!), était remplacée à pied levé et de superbe façon par Sebastian Gonzalez Mora, musicien à l’OSM. 

Prochains concerts du Quatuor Molinari

29 mars 2026 (Glass et autres) – Fondation Molinari

28,29,30 mai 2026 (Chostakovitch) – Salle du Conservatoire

classique / musique contemporaine / quatuor à cordes

Quatuor Molinari : Rythmes canadiens au Conservatoire de Montréal

par Rédaction PAN M 360

Le second concert de la saison intitulé « Rythmes canadiens », présente trois œuvres canadiennes dont les élans rythmiques sont entraînants. De la compositrice Kelly-Marie Murphy vous entendrez Dark Energy, œuvre commandée comme pièce imposée pour le Concours international de quatuors à cordes de Banff. Le 4e quatuor de R. Murray Schafer est une œuvre en trois sections dont la section centrale est un feu d’artifice de triples croches. S’ouvrant avec un trio à cordes sur scène, le premier violon entame un chant lyrique au lointain avant de rejoindre les autres cordes pour le début de la seconde section. Enfin, l’œuvre se termine sur un hommage au poète bp nicols, dont la mort soudaine et tragique a marqué le compositeur.
Compositeur prolifique dans tous les genres, Blair Thomson est aussi reconnu pour ses grandes œuvres symphoniques et ses nombreux arrangements orchestraux de haut niveau, Blair Thompson écrit son premier quatuor à cordes Internesses pour le Molinari et il sera créé lors de ce concert.

The second concert of the season, entitled “Canadian Rhythms,” features three Canadian works with lively rhythms. From composer Kelly-Marie Murphy, you will hear Dark Energy, a work commissioned as a compulsory piece for the Banff International String Quartet Competition. R. Murray Schafer’s Fourth Quartet is a three-movement work whose middle movement is a fireworks display of sixteenth notes. Opening with a string trio on stage, the first violin begins a lyrical melody in the distance before joining the other strings at the beginning of the second movement. Finally, the work ends with a tribute to the poet bp nicols, whose sudden and tragic death had a profound effect on the composer.
A prolific composer in all genres, Blair Thomson is also known for his major symphonic works and numerous high-level orchestral arrangements. Blair Thompson wrote his first string quartet, Internesses, for the Molinari Quartet, and it will be premiered at this concert.

Programme

Kelly-Marie Murphy : Dark Energy (2007)
Blair Thomson : Internesses (création)
Murray Schafer : Quatuor no 4

Program

Kelly-Marie Murphy : Dark Energy (2007)
Blair Thomson : Internesses (world premiere)
Murray Schafer : Quartet no 4

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Ce contenu provient du Quatuor Molinari et est adapté par PAN M 360

classique / post-romantique / quatuor à cordes

Quatuor Molinari : Passages au Conservatoire de Montréal

par Rédaction PAN M 360

Le premier concert de la saison de la série Vingtième et plus est intitulé Passages et présente des œuvres tirées des deux plus importants cycle de quatuors à cordes écrits au 20e siècle. Dimitri Chostakovitch et Béla Bartók ont écrit pas moins de 31 œuvres pour cette formation.
Du premier, vous pourrez entendre son 4e quatuor, écrit pendant le régime stalinien et créé après la mort de Staline en 1953 et le 1er quatuor du hongrois Béla Bartók, dont les trois mouvements forment un parcours étonnant, du désespoir à l’espoir, du chant funèbre à la danse hongroise. Pour compléter le programme, les musiciens offriront le Quatuor III du bulgare naturalisé français André Boucourechliev, œuvre écrite pur le Concours international de quatuors à cordes d’Évian de 1995.

The first concert of the season in the Twentieth and Beyond series is entitled Passages and features works from the two most important string quartet cycles written in the 20th century. Dmitri Shostakovich and Béla Bartók wrote no fewer than 31 works for string quartet.
From the former, you will hear his Fourth Quartet, written during the Stalinist regime and premiered after Stalin’s death in 1953, and the First Quartet by the Hungarian Béla Bartók, whose three movements form an astonishing journey from despair to hope, from funeral dirge to Hungarian dance. To complete the program, the musicians will perform Quartet III by the Bulgarian-born French composer André Boucourechliev, a work written for the 1995 Évian International String Quartet Competition.

Programme

André Boucourechliev : Quatuor III
Dimitri Chostakovitch : Quatuor no 4
Béla Bartók : Quatuor no 1, opus 7

Program

André Boucourechliev: Quartet No. 3
Dmitri Shostakovich: Quartet No. 4
Béla Bartók: Quartet No. 1, Opus 7

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Ce contenu provient du Quatuor Molinari et est adapté par PAN M 360

électronique / expérimental

ÉLECTROCHOC No 2 | Charles Quévillon + Sawtooth

par Rédaction PAN M 360

Charles Quevillon (ca)

Charles Quevillon est un compositeur canadien, résidant en Finlande. Diplômé du Conservatoire de Musique de Montréal, il a travaillé pendant 12 ans avec le chorégraphe Tedd Robinson sur 27 projets, présentés dans des festivals majeurs. Son approche multidisciplinaire l’a amené à collaborer avec des ensembles comme Defunensemble (FI) et Sound Initiative (FR), Kollektiv Totem (CH) et avec l’artiste visuelle Maija Tammi. Actuellement doctorant à l’Académie Sibelius, ses recherches portent sur l’usage symbolique des technologies électroniques en musique.

Charles Quevillon is a Canadian composer, residing in Finland. A graduate of the Conservatoire de Musique de Montréal, he worked for 12 years with choreographer Tedd Robinson on 27 projects, presented at major festivals. His multidisciplinary approach has led him to collaborate with ensembles such as Defunensemble (FI) and Sound Initiative (FR), Kollektiv Totem (CH), as well as with visual artist Maija Tammi. Currently pursuing a doctorate at the Sibelius Academy, his research focuses on the symbolic use of electronic technologies in music.

Sawtooth Duo (Sarah Albu + Matti Pulkki)

Sawtooth est un duo éclectique voix-accordéon qui explore les liens entre la musique folklorique, la musique classique et le répertoire contemporain. Avec une passion pour les textures expérimentales, la collaboration interdisciplinaire et une profonde connexion à la narration, Sawtooth recherche des répertoires de chansons obscures, adapte des pièces de chambre écrites pour d’autres instruments et développe de nouvelles œuvres en collaboration avec des compositeurs.
Sarah Albu est chanteuse, compositrice et créatrice de performances, spécialisée dans la musique nouvelle/expérimentale, le répertoire du XXe siècle et l’improvisation libre. Basée à Montréal, Sarah est membre fondatrice du collectif vocal expérimental Phth et collabore fréquemment avec des artistes travaillant dans la vidéo, l’installation, la danse contemporaine, le textile et les médias numériques.
L’accordéoniste Matti Pulkki est un interprète actif et enthousiaste du répertoire contemporain et expérimental. Jouant souvent avec différents groupes de chambre et ensembles, Pulkki cherche à explorer et à étendre les possibilités techniques et acoustiques de son instrument dans la musique écrite de notre époque.

Sawtooth is an eclectic voice-accordion duo exploring connections between folk music, classical music and contemporary repertoire. With a passion for experimental textures, interdisciplinary collaboration and deep connection to narrative, Sawtooth seeks out obscure song repertoire, adapts chamber pieces written for other instruments and develops new works in collaboration with composers.
Sarah Albu is a singer, composer and performance-maker specializing in new/experimental music, 20th century repertoire and free improvisation. Montreal-based Sarah is a founding member of the experimental voice collective Phth and frequently collaborates with artists working in video, installation, contemporary dance, textiles and digital media.
Accordionist Matti Pulkki is an active and enthusiastic performer of contemporary and experimental repertoire. Often performing with different chamber groups and ensembles, Pulkki seeks to explore and extend the technical and acoustic possibilities of his instrument in the music written in our time.

Programme

Le Baptême du Haut-Parleur (2024) 62’00”
Opéra de chambre en 4 actes pour soprano, accordéon, Genelec 8020D, marionnettiste et électronique.
Délivrance — Mémoires — Souffrance — Sublimation
Le Baptême du Haut-Parleur cherche à déconstruire la vision ordinaire du haut-parleur comme un simple objet utilitaire et à révéler ses significations archétypales et mystiques latentes. Par une approche à la fois ludique et sincère, cet opéra relie le cadre consumériste et technologique du haut-parleur au symbolisme religieux et spirituel. Par exemple, l’Acte I : Délivrance s’inspire du baptême moderne des objets technologiques : les vidéos de « unboxing » sur YouTube. Ainsi, cet opéra interroge la manière d’intégrer de façon significative un haut-parleur, avec toute son « âme » et ses facettes plus sombres, dans la vie spirituelle humaine.

Program

Loudspeaker Baptism (2024) 62’00 »
Chamber opera in 4 acts for soprano, accordion, Genelec 8020D, puppeteer and electronics.
Delivery — Memories — Suffering — Sublimation
Loudspeaker Baptism aims to crack open the mundane perception of a loudspeaker as a mere commodity and activate its latent archetypal and mystical meanings. Through a playful yet earnest approach, this opera connects the consumerist and technological framework of a loudspeaker with religious and spiritual symbolism. For instance, Act I: Delivery is inspired by the modern baptism of technological objects: the “unboxing” YouTube videos. Thus, this opera asks, how to meaningfully integrate a loudspeaker, with its whole “soul” and darker facets, into human spiritual life.

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Ce contenu provient du festival Akousma et est adapté par PAN M 360

classique

Quatuor Molinari : Nocturnes

par Rédaction PAN M 360

Le second concert de la série Vingtième et plus du Quatuor Molinari présente le concert intitulé «Nocturnes».
Les nocturnes, ou musiques de nuit se présentent sous différentes formes; habituellement douces et calmes, elles peuvent aussi revêtir un caractère plus troublé.
Les deux courtes œuvres de Kurtág, Aus der Ferne, musique du lointain sont d’une transparence et d’une délicatesse qui nous font retenir notre souffle. Le Notturno de Luciano Berio suit un parcours qui nous mène parfois dans la tourmente mais qui se résout toujours dans le calme. Enfin, le dernier quatuor de Béla Bartók est une œuvre d’une profonde tristesse et solitude dont le thème principal, qui parcourra toute l’œuvre, est une douce et triste berceuse.
György Kurtág : Aus der ferne III et V
Luciano Berio : Notturno
Béla Bartók : Quatuor no 6

The second concert of the Twentieth and Beyond series by the Molinari Quartet is entitled Notturno.
Nocturnes or night music are presented in different forms; usually they are soft and calm, but they can also take on a more troubled character.
The two short works by Kurtág, Aus der Ferne, music from afar, are delicate, transparent and breath holding. Luciano Berio’s Notturno brings us into the turmoil but always resolves in calm moments. To close the concert, the Molinari’s will play Béla Bartók’s last quartet, No.6. A work of profound solitude and sorrow, the principal theme heard all through the work is a gentle and sad lullaby.
György Kurtág : Aus der ferne III et V
Luciano Berio : Notturno
Béla Bartók : Quartet no. 6

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classique moderne / expérimental / contemporain / musique contemporaine

Semaine du Neuf | Lascaux + Mad Max

par Varun Swarup

La Semaine de Neuf de cette année, présentée sous le cadre du Le Vivier, promet d’explorer les liens entre les arts numériques et la musique de création, donnant jusqu’à présent des résultats prometteurs. La représentation de ce soir, une double programmation, a été une autre soirée réussie pour le programme de cette année, qui comprend des performances à caractère multimédia et interdisciplinaire.

La première moitié du programme, Lascaux, a été interprétée et composée par deux artistes électroacoustiques italiens, Giulio Colangelo et Vittorio Montalti, qui cherchent à explorer le moment où l’étincelle créatrice est née dans ces célèbres grottes avec cette pièce. Il est difficile de dire si cet objectif ambitieux a été atteint ou non, mais considéré uniquement comme une expérience sensorielle et audiovisuelle, ce fut certainement un plaisir à vivre. Les deux artistes ont joué avec des sons et des bruits incroyablement tactiles et viscéraux grâce à la magnifique installation son et lumière de la salle du Conservatoire de Musique. Cependant, je n’ai pas été très convaincu par la narration de cette pièce ni ému par son arc, car il révèle beaucoup de choses dans les mêmes textures, mais c’était quand même très agréable.

Le point culminant de la soirée a été cette interprétation éclectique de Mad Max du compositeur français de musique mixte Pierre Jodlowsky, dont l’œuvre est à l’honneur cette année. Sa vision de ce héros hollywoodien est en fin de compte un examen brutal des défauts et des vices souvent associés à de tels personnages : violence, machisme, brutalité. Charles Rambaldo a livré une performance captivante en tant que personnage principal, se frayant un chemin non seulement à travers une post-apocalypse mais aussi une partition musicale incroyablement détaillée qui impliquait beaucoup de coordination de sa part. La composition commence avec l’interprète mimant la conduite d’une moto avec des détails convaincants, avant d’interagir avec une grosse caisse sur laquelle est projetée une bouche. La pièce monte en crescendo dans sa partie du troisième acte avec l’interprète se mettant enfin au vibraphone, menant au moment le plus « musical » de la partition invoquant les sons du gamelan. Certainement une performance très amusante et réfléchie, et qui rendait justice au matériel source explosif.

expérimental / contemporain

Semaine du Neuf: Lascaux + Mad Max

par Rédaction PAN M 360

Tandis que les artistes italiens Giulio Colangelo et Vittorio Montalti voyagent 20 000 ans plus tôt dans les grottes de Lascaux au moyen d’éclairs visuels et sonores, le percussionniste Charles Chiovato Rambaldo interprète un motard fou et complètement incontrôlable tout droit sorti des studios hollywoodiens.

À travers Lascaux, les deux compositeurs et interprètes italiens rendent hommage aux grottes éponyme et à la naissance de l’Art. Inspiré du texte de Georges Bataille sur ces grottes peintes il y a 20 000 ans, la prestation entend retracer et revivre l’instant inconscient où est née cette impulsion créatrice qui a laissé une empreinte de l’Histoire. 

Cette performance offre un dialogue synesthésique entre néons et sons électroniques qui rythment et progresse par tableaux, marqués par des éclairs visuels et sonores.
Mad Max de Pierre Jodlowski est une installation sonore assumée entre percussions, électroacoustique et scénographie. Charles Chiovato Rambaldo interprétera ici ce motard fou et totalement incontrôlable qui incarne tout ce que l’on peut critiquer et désapprouver du héros contemporain tout droit sorti des studios d’hollywood ; violent, macho, brutal, analphabète, stupide… personnifiant par excellence la dureté d’un monde brutal et injuste.

While Italian artists Giulio Colangelo and Vittorio Montalti travel 20,000 years back in time to the Lascaux caves with visual and aural lightning, percussionist Charles Chiovato Rambaldo plays a crazy, completely out-of-control biker straight out of Hollywood studios.

With Lascaux, the two Italian composers and performers pay tribute to the eponymous caves and the birth of Art. Inspired by Georges Bataille’s text on these caves painted 20,000 years ago, the performance aims to retrace and relive the unconscious moment when this creative impulse was born, leaving an imprint on history.

The performance offers a synesthetic dialogue between neon lights and electronic sounds, punctuating and progressing through tableaux marked by flashes of light and sound.
Pierre Jodlowski’s Mad Max is a sound installation combining percussion, electroacoustics and scenography. Charles Chiovato Rambaldo will play this crazy, totally uncontrollable biker who embodies everything we can criticize and disapprove of in the contemporary hero straight out of Hollywood studios: violent, macho, brutal, illiterate, stupid… personifying par excellence the harshness of a brutal, unjust world.


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Ce contenu provient de Le Vivier et est adapté par PAN M 360.

classique

À la croisée des pianos : Erik Bertsch

par Rédaction PAN M 360

Compositions enregistrées par le pianiste Erik Bertsch lui-même (étiquette Kairos) et remarquée par la critique, les Miniature estrose de Marco Stroppa sont une œuvre à part dans le catalogue du compositeur. Ses pièces sont façonnées dans les moindre détails, à l’image des initiales richement décorées des manuscrits enluminés du Moyen-Âge. Elles donnent ainsi vie à une musique fascinante composée de «noyaux» qui migrent au fil des mouvements, comme à travers un réseau à travers lequel Bertsch chemine et transporte son public.

Critically acclaimed compositions recorded by pianist Erik Bertsch himself (Kairos label). Marco Stroppa’s les Miniature estrose stand apart in the composer’s catalogue. His pieces are crafted down to minute detail, like the richly decorated lettering on illuminated manuscripts from the Middle Ages. They give life to fascinating music composed of ‘’cores” which migrate with each movement, as if moving through a network where Bertsch transports his audience.

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classique

À la croisée des pianos : Daniel Áñez et Brigitte Poulin

par Rédaction PAN M 360

Les pianistes montréalais Daniel Áñez et Brigitte Poulin illuminent à leur tour la scène pour compléter ce panorama pianistique. Berceuse d’Helmut Lachenmann, minimalisme expérimental de Gordon Monahan, mélodie envoûtante d’Anne Southam et délicatesse de Jocelyn Morlock se succèdent dans un répertoire onirique. Tandis que le microcosme radical de Berio et les tonalités singulières d’Émilie Girard-Charest ajoutent leurs couleurs uniques à ce paysage sonore inusité. Un voyage musical où s’épanouissent des mondes sonores variés et saisissants.

Montréal pianists Daniel Áñez and Brigitte Poulin illuminate the stage, completing this pianistic panorama. Helmut Lachenmann’s lullaby, Gordon Monahan’s experimental minimalism, Anne Southam’s haunting melody and Jocelyn Morlock’s delicacy follow each other in an ethereal repertoire. Berio’s radical microcosm and Émilie Girard-Charest’s singular tonalities add their unique colours to this unusual soundscape. A musical journey where a variety of striking sound worlds unfold.

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classique

À la croisée des pianos : Erik Bertsch et Pamela Reimer

par Rédaction PAN M 360

La virtuosité et la précision rythmique au bout des doigts! Ce concert rassemble les pianistes Pamela Reimer et Erik Bertsch dans un répertoire des plus exigeants. Au programme, des œuvres qui vous emportent de la fantaisie et la spiritualité de Fabio Nieder aux spécificités du timbre et de la lumière (Ivan Fedele), en passant par les modèles mathématiques appliquées aux plantes (Enno Poppe) ou encore la théâtralité de la Sequenza de Luciano Berio. Sans oublier deux créations de compositeurs d’ici dont les œuvres sont régulièrement jouées à travers le monde (Yulia Zakharava et Michael Oesterle). In fine, une belle occasion de prendre le pouls de la composition pour piano solo à une échelle internationale.

Virtuosity and rhythmic precision at your fingertips! This concert brings together pianists Pamela Reimer and Erik Bertsch in a highly demanding repertoire. The programme includes works which take you from the fantasy and spirituality of Fabio Nieder to the specificities of timbre and light (Ivan Fedele), from mathematical models applied to the growth of plants (Enno Poppe) to the theatricality of Luciano Berio’s Sequenza. Included are two creations by local composers whose works are regularly performed world-wide (Yulia Zakharava and Michael Oesterle). All in all, a fine opportunity to take the pulse of solo piano composition on an international scale.

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classique

À la croisée des pianos : Moritz Ernst – Music of Crossings

par Rédaction PAN M 360

Plongez dans l’œuvre-fleuve de Sandeep Bhagwati! La SMCQ invite le pianiste de renommée internationale Moritz Ernst à interpréter Music of Crossings, ce cycle de 36 pièces qui comprend au total deux heures et demie de musique et dont l’exécution est répartie sur 3 soirées successives. Façonnée par la structure du roman La Vie mode d’emploi de Georges Perec et par ses nombreuses préoccupations artistiques (littératures, multimédias, théâtre), cette œuvre de Bhagwati dépasse ses limites imposées pour éclore d’une diversité stylistique, pianistique et sonore unique. L’électrisante virtuosité de Moritz Ernst permet ainsi au public de (re)découvrir le compositeur célébré par la SMCQ cette saison avec une œuvre emblématique de son répertoire éclectique.

Immerse yourself in the works of Sandeep Bhagwati! The SMCQ invites internationally renowned pianist Moritz Ernst to perform Music of Crossings, a cycle of 36 pieces, comprising a total of two and a half hours of music, performed over 3 successive evenings. Shaped by the structure of Georges Perec’s novel La Vie mode d’emploi and by his vast artistic involvement (literature, multimedia, theatre), Bhagwati’s work goes beyond its imposed limits to blossom with a unique stylistic, pianistic and sonic diversity. Moritz Ernst’s electrifying virtuosity invites the audience to (re) discover the composer celebrated by the SMCQ this season with a work emblematic of his eclectic repertoire.

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Ce contenu provient de la SMCQ et est adapté par PAN M 360.

classique

À la croisée des pianos : Viktor Lazarov et Philippe Prud’homme

par Rédaction PAN M 360

Viktor Lazarov et Philippe Prud’homme, deux pianistes de haute voltige, nous entraînent à la lisière de la musique des Balkans et du Québec. De la valse hypnotisante de Miodrag Lazarov Pashu aux œuvres tantôt rêveuses ou déchaînées de François Morel, les solistes nous amènent ainsi à la croisée de chemins aux sonorités singulières. Des pièces de la talentueuse relève (Snežana Nešić, Francis Battah) et du regretté Silvio Palmieri teintent également ce programme de leur poésie musicale respective.

Viktor Lazarov and Philippe Prud’homme, two high-flying pianists, take us to the very edge of Balkan and Quebec music. From the hypnotic waltz by Miodrag Lazarov Pashu to the dream-like or unleashed works of François Morel, the soloists take us to the crossroads of singular sounds. Pieces by talented up-and-coming musicians (Snežana Nešić, Francis Battah) and the late Silvio Palmieri also lend their respective musical poetry to this programme.

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Ce contenu provient de la SMCQ et est adapté par PAN M 360.

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