Tout connaisseur de musique électronique sait qu’Autechre, tandem anglais jadis associé à la tendance IDM, est un incontournable. Depuis trois décennies, le duo britannique nous a offert des œuvres et concerts majeurs. Nous voilà au 14e album studio signé Rob Brown et Sean Booth et… Sign exige plusieurs écoutes avant que l’on puisse trancher. Ça démarre dans l’abstraction électroacoustique, on y ressent un bel esprit de recherche et… plus on avance au fil des onze pièces au programme, plus la proposition manque de souffle. Pourquoi cette impression ? D’aucuns reprochent à Autechre d’avoir fait trop compliqué depuis au moins une décennie. Ceux-là se réjouissent du retour de la mélodie, des motifs conviviaux, de la décroissance de hachures et des recherches texturales au profit de compositions ambient plus digestes. En revanche, d’autres mélomanes seront refroidis par ce qu’ils considéreront un retour en arrière ou, pis encore, une errance dans la facilité. Nous revoilà au cœur du sempiternel conflit entre les tenants de la pop culture réprouvant toute attention soutenue des structures chez l’auditeur et les défenseurs de la recherche fondamentale et des avancées historiques en matière de composition à l’ère numérique. Par les temps qui courent, la première tendance l’emporte largement sur la seconde, et on peut supposer que les artistes d’Autechre en ont pris acte, d’où ce retour à des formes plus consensuelles. Ainsi, les harmonies et mélodies ici proposées sont plutôt banales, chapelets de motifs répétés au synthé, assortis d’ornements synthétiques au service de progressions harmoniques pas plus complexes que celles d’une chanson pop ou d’une pop instrumentale destinée à des auditoires de masse. Le problème ici n’est pas tant le retour à la mélodie et l’harmonie consonante que de leur minceur et leur trivialité. Un équilibre entre accessibilité et recherche était probablement souhaité, mais la prévisibilité des formes persiste au fil des écoutes. Signe des temps ?
Tout le contenu 360
Interview Électronique/classique occidental/classique
Akousma | Alex Brisson et l’exploration musicale du feedback
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert classique occidental/classique
Caprice au 9e : un agréable essai de rencontre Baroque et carnatique
Par Frédéric Cardin
Critique de concert
Piknic Électronik x Igloofest: un dernier hourrah! avant janvier
Par Julius Cesaratto
Critique de concert Antilles / Caraïbes/Piano
Mois du Créole 2026 | David Bontemps : des frissons du début à la fin
Par Sandra Gasana
Critique de concert classique occidental/classique
Arion : Cendrillon s’amuse et déploie sa magie
Par Frédéric Cardin
Interview Antilles / Caraïbes/Piano
Mois du Créole 2026 | David Bontemps, entre piano et héritage de Dessalines
Par Sandra Gasana
Interview Musique contemporaine/théâtre musical
Le Vivier | Entre chaos, humour et musique, l’univers déjanté de Tonitruances
Par Alexandre Villemaire
Critique de concert classique occidental/classique
Prix Azrieli 2026 : les quatre piliers du Temple
Par Frédéric Cardin
Interview classique occidental/classique
Ensemble Caprice au 9e : Dialogue avec l’Inde carnatique
Par Frédéric Cardin
Interview classique occidental/classique
Une Cendrillon ressuscitée et pyrotechnique à la salle Bourgie
Par Frédéric Cardin
Interview Antilles / Caraïbes
Mois du Créole 2026 | Pierre-Roland Bain : entre bilan et perspectives
Par Sandra Gasana
Critique d'album folk/americana/classique occidental/classique/Piano 2026
Cameron Winter – Live at Carnegie Hall
Par Stephan Boissonneault
Interview classique occidental/classique/électronique/expérimental / contemporain
Akousma 2026 | Louis Dufort nous explique tout !
Par Alain Brunet
Critique de concert pop/pop
Slayyyter fait ressortir les « Wor$t Girls » à Montréal
Par Jake Friesen
Critique d'album rock 2026
Uncle Acid & The Deadbeats – Shapes of Midnight
Par Stephan Boissonneault
Critique d'album rock/Psychedelia 2026
Death Valley Girls – Welcome to Earth
Par Stephan Boissonneault
Interview























