Il y a pléthore de bands jazz qui ont revendiqué l’héritage de l’iconique trio E.S.T., depuis la disparition du titulaire et leader Esbjörn Svensson. Beaucoup sont très bons. Un de ceux-là, qui incarne très bien l’esprit autant que le son des Suédois, en plus de faire évoluer la palette sonore dans une lignée logique de ce qu’aurait pu être un E.S.T. version 2026, c’est le trio très Brit Mammal Hands. Accueillis par les excellents visionnaires de la maison ACT, les ‘’mains de mammifères’’ touchent émotionnellement et avec une redoutable acuité n’importe quel mélomane qui se respecte.
Avec un recours syncrétique exceptionnel au jazz contemporain infusé de pop, à la musique classique moderne, au minimalisme, au folk, au rock et à l’indie, Mammal Hands crée des petits films sonores passionnants. L’énergie, cinétique autant que cinématographique, les mélodies construites sur des riffs accrocheurs et des lignes mémorables, tout cela concourt au tissage d’une trame émotionnelle et sensorielle, archi addictive. C’est le cas de ce Circadia, sixième opus du trio pour les Berlinois de ACT.
Mammal Hands ne fait pas tel genre ou tel autre style. Le trio raconte tout simplement des histoires irrésistiblement attrayantes, et se sert de chaque couleur, chaque méthode, chaque technique disponible pour atteindre droit au cœur ceux et celles qui écoutent.
Ne lancez la liste de lecture que si vous êtes prêts à l’écouter jusqu’au bout. Arrêter est impossible.






















