rock / rock psychédélique / surf

Hot Garbage – Mystery

par Louise Jaunet

Il existe de nombreuses illusions d’optique que l’on rencontre quotidiennement sans être identifié comme tel. La perception de ce genre d’objets impossibles suit un chemin inhabituel et la personne qui la perçoit est consciente que quelque chose se passe dans son cerveau, au point de créer une nouvelle esthétique du monde dans son esprit. Pour contribuer au lancement de son deuxième album Precious Dream qui sortira le 19 janvier 2024 via Mothland et Exag’ Records, le quatuor de Toronto Hot Garbage vient de sortir le deuxième single « Mystery », un titre psychédélique cathartique et puissant qui fait écho aux débuts garage d’Osees ou aux chansons effrayantes de Frankie. et les Witch Fingers, et joue avec ce concept.

Produit par Graham Walsh (METZ, Preoccupations, Holy Fuck, !!!), ce nouveau titre rappelle les riffs fuzzés de A Place To Bury Strangers ou les accents surf rock tordus et cauchemardesques de The Cramps. Pour tous ceux qui connaissent le catalogue du groupe, Hot Garbage ouvre les portes d’un tout nouveau monde, révélant une partie de l’opération extrêmement compliquée que nous appelons « voir ».

Réalisée par Nika Belianina et Michael Goodin, la vidéo lynchienne est construite comme une promenade étrange, onirique et absurde dans une maison de divertissement où l’on rencontre une fée stellaire, un pingouin fou et un cerf diabolique, comme une sorte de construction de trois personnages enveloppés dans un. Vous allez probablement être sceptique, personne ne peut construire une personnalité de ce genre… cela pourrait-il signifier que l’esprit d’un être humain est un objet impossible ? Cela reste un mystère.

dream pop expérimentale / folk expérimental

N NAO – Nos endroits

par Louise Jaunet

Depuis la parution de son album de dream pop expérimentale L’eau et les rêves au printemps dernier, N NAO a pu bénéficier d’une véritable reconnaissance du public et de l’industrie grâce à ses performances ritualisées, envoûtantes, voire mystiques, allant même jusqu’à se faire une place sur la prestigieuse Longue Liste du Prix Polaris. Le succès derrière ce brillant ouvrage audiovisuel s’explique notamment par son travail de recherche documentaire sur l’eau douce, réalisé durant des escapades intimes en nature à la suite de l’enregistrement. 

Les images haptiques et filmées de façon intuitive ont conduit N NAO à suivre poétiquement la lumière, ses reflets et ses réfractions pour tenter d’approcher un objet ineffable, comme si un rêve jouait ouvertement à lui montrer ce qu’elle ne pouvait pas encore voir. Après La plus belle chose, Tout va bien, La fin du monde et Lac Léman, N NAO présente son cinquième extrait Nos endroits, un slow sensuel d’un étrange dialogue amoureux écrit durant un processus de guérison mutuel, pour aborder la mémoire et le deuil suite à une disparition. 

A partir des mélodies subconscientes composées à la guitare, une douce vulnérabilité se fait sentir dans sa voix colorée à l’auto-tune et révèle les pensées intimes d’une pierre précieuse redécouverte dans le lac intérieur de son journal : “J’aimerais que tu te souviennes / Des endroits où je t’amène”. Il semblerait que l’amour soit ce qui transcende la mort.

cowpunk / punk rock / rock

Matty K – Hard-Luck Parade

par Stephan Boissonneault

Written in response and protest to a controversial Summer hit cowboy song « Try That In A Small Town » by one Jason Aldean—that essentially supported Donald Trump’s hate rhetoric and racism by being filmed outside of Maury County Courthouse in Columbia, Tenn. the area was the site of the lynching of an 18-year-old Black teenager and showed images of flag and cross burnings— »Hard-Luck Parade » is a cowpunk tune all about anti-bigotry.

It’s a song we need more than ever now as an air of confusion is quickly consuming America. So who better to lead the charge than Canadian, Matthew Kliewer co-founder of the Fast Romantics?

It’s angsty and similar to another parade hit, « Ramshackle Day Parade » by Joe Strummer & The Mescaleros.

Enjoy below:

Psychedelia / rock

Ruiz! – Stupid Old Git

par Stephan Boissonneault

Falling somewhere in between the hazy psyche vibe of The Brian Jonestown Massacre and the experimentation of Throbbing Gristle, Ruiz!’s « Stupid Old Git » is as weird as it is catchy. The one-man project from Sheffield uses glitchy organ patches and fuzzed-out guitar lines giving « Stupid Old Git » a dusty, vintage quality as Ruiz’s DIY electro-new wave vocals chew the scenery. Coming with « Stupid Old Git » is a montaged music video of archival film footage of Europe and England in the ’70s. The message of the song is clear; don’t be stuck in your old ways.

« Stupid Old Git is about a stupid old git I once knew. There’s therapy in so many places, you just need to know where to look, » Ruiz! says.

Check out the single and video here:

free jazz / jazz contemporain / jazz électro

SKNAIL – OUIJA

par Stephan Boissonneault

SKNAIL est un projet de jazz mené en Suisse et pionnier dans son domaine, à l’origine d’une tendance musicale combinant le jazz contemporain et l’électronique minimale. Ce combo de cinq musiciens virtuoses, tous issus du jazz, s’apprête à sortir son quatrième album, intitulé Ouija. Ce nouvel opus évolue à travers neuf titres mêlant pureté acoustique, vibrations post-électroniques et sonorités orientales avec le Oud du célèbre musicien tunisien Amine Mraihi.

Le véritable attrait de Ouija de SKNAIL réside dans la nature improvisée de Oyd, qui joue avec les cuivres et le piano, tandis que la batterie maintient la cohésion du morceau. Découvrez la vidéo live de Ouija ci-dessous.

jazz électro / jazz-hop

atelic – Shanti

par Stephan Boissonneault

AI-generated music videos have kind of become all the rage in these past few years, especially concerning instrumental music. One artist who has taken this trend to new heights is Atelic, an instrumental jazz hop producer from Germany who has spent time in Tokyo. Atelic’s music is super cerebral, perfect for zoning out to or if you’re like me, great tp throw on when you’re writing. One of his latest ethereal soundscapes is called « Shanti, » featuring a trippy music video from Kaiber, that looks like it was generated by AI.

« ‘Shanti’ takes you on a meditative journey inwards, from a tranquil shore into the chaotic waves of a stormy sea to the waking at a surreal yet peaceful island amidst the clouds. At its core, the song deals with the struggles of finding inner peace despite all chaos and suffering in the world. » – Atelic.

Check it out here:

électronique / synthwave

David Baron – The Plan

par Louise Jaunet

Le producteur de disques, compositeur de films, musicien, arrangeur et ingénieur David Baron est un collectionneur passionné de synthétiseurs analogiques et de matériel d’enregistrement vintage, qui a travaillé avec des artistes tels que The Lumineers, Lenny Kravitz, Four Tet et Lana Del Rey. Sur son nouvel album The ARP 2500 sorti le 17 novembre via Here & Now Recordings, l’emblématique synthétiseur vintage ARP 2500, connu sous le nom de « légende du clavier », a été la seule source sonore utilisée tout au long du processus, afin de préserver la gloire originale de ce rare instrument modulaire analogique monophonique dans un environnement moderne.

Conçu par un ingénieur de la NASA sur un modèle d’ordinateur analogique, et non par un musicien, le synthétiseur a été lancé commercialement en 1970, mais il a été principalement vendu aux universités et aux laboratoires de son, car les modules du 2500 étaient réputés pour être un peu difficiles à utiliser.

Son nouveau titre The Plan est plus percutant et plus rythmé que City of Nerves et Distance of Time, et rappelle davantage une scène de poursuite dans le jeu vidéo Cyberpunk 2077.

Les sons exaltants de l’ARP 2500 nous transportent dans le cyberespace d’un futur dystopique, fait d’améliorations cybernétiques, de communications intergalactiques, de réseaux neuronaux et de consciences stockées sur des biopuces cybernétiques. La quête créative de David Baron aboutit à une entreprise vraiment gratifiante et passionnante, au point de se poser une question étrange : et si la prochaine grande technologie était en fait une très vieille technologie ?

Découvrez la vidéo de The Plan ici : 

A portion of the proceeds from the sale of the album go to the ARP Foundation.

expérimental / contemporain / musique contemporaine

SMCQ, série hommage | Sandeep Bhagwati, compositeur, improvisateur, « comprovisateur »

par Alain Brunet

Sandeep Bhagwati est le compositeur montréalais à qui la prestigieuse Série Hommage de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) est dédiée. En concert et en exposition, œuvres et concepts de Sandeep donnent le coup d’envoi, ce dimanche 24 septembre, 15h, Salle Pierre-Mercure. 

Dans le hall d’entrée, on annonce « une rare occasion de rapprocher deux mondes de l’art contemporain: la musique et les arts visuels ». Pendant une semaine, un concept de création interactive signé Sandeep Bhagwati nous fait explorer cette pratique qu’il nomme comprovisation, le terme résulte de la contraction de composition et improvisation.

Sandeep Bhagwati y propose sa vision de la répartition des rôles des musiciens et du compositeur dans une œuvre collaborative. Les partitions interactives de cette comprovisation a pour objet de rendre plus fluides les échanges entre différentes pratiques musicales issues de différentes cultures. Ainsi, 12 artistes visuels sont invités à créer dans un contexte de comprovisation et exprimer dans un langage pictural ce que la musique inscrit en eux.   

Par ailleurs, le premier grand concert de la SMCQ  Exercices d’étrangeté , est présenté collaboration avec le Centre culturel vietnamien du Canada avec cette idée en trame de fond :  «écoute: étrange que / trop proches les choses nous assourdissent… et pourtant, de loin, elles resonnent si clairement…» Voici la libre adaptation d’un texte du poète vietnamien Nguyễn Duy, écrit alors qu’il avait une pensée pour ses compatriotes à l’étranger

Ainsi, cette œuvre de Sandeep Bhagwati s’inspire des notions de proximité et de distance, de rapprochement et d’éloignement, de familiarité et d’étrangeté. L’œuvre renvoie aux sons, il va sans dire, mais aussi aux mots et aux images. Des musiciens issus d’horizons différents (Vietnam, Suède, Canada, Québec) y « comprovisent » avec leur  bagage respectif (pop, baroque, jazz, expérimental, etc.) dans une interaction optimale  et souscrivent aux consignes du compositeur. Plus précisément, de courts segments sonores s’alignent et se superposent dans ce parcours singulier.

Sandeep Bhagwati est né à Bombay, d’une mère allemande et d’un père indien. Dès l’âge de 5 ans, il grandit en Allemagne, il est inscrit de 1984 à 1987 à l’université Mozarteum de Salzbourg, puis il étudie la composition à la Hochschule für Musik und Theater München à Munich, sans compter diverses classes de maître avec notamment Killmayer et Hans-Jürgen von Bose ou Edison Denisov. De plus, il a approfondi ses connaissances en informatique musicale à l’IRCAM (Paris), il a travaillé avec entre autres Brian Ferneyhough et Tristan Murail.

Il est cofondateur, avec Moritz Eggert, du festival A*Devantgarde en 1991. De 1990 à 1992, il a été, codirecteur artistique de l’atelier de compositeurs « AmateurKomponistenWerkstatt » de la Biennale de Munich, où eut lieu la création de son opéra et de son propre livret en cinq actes, Ramanujan, sur la vie du mathématicien indien Srinivasa Ramanujan (1887-1920).

De 1995 à 1998, il a travaillé à l’IRCAM, puis il  compositeur invité au Center for Art and Media Karlsruhe et travaille au « Zentrum für Kunst und Medientechnologie » (Institut de musique électronique et d’acoustique) à Graz, sans compter sa collaboration avec le Beethoven Orchester Bonn.

De 2000 à 2003, il sera professeur de composition à la Musikhochschule Karlsruhe. Depuis 2006, Sandeep Bhagwati est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la pratique et la théorie de l’art Inter-X à la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia à Montréal.

PAN M 360 vous suggère un entretien audiovisuel avec Sandeep Bhagwati, en amont de cette Série Hommage.

POUR PLUS D’INFOS SUR CES PROGRAMMES , C’EST ICI:

« Comprovisations » pour Sandeep Bhagwati, Hall de la Salle Pierre-Mercure, du 24 septembre au 28 septembre

Amitiés et étrangetés, Salle Pierre-Mercure, dimanche 24 septembre, 15h

musique contemporaine

Cameron Crozman – Quasi Cadenza (Alexina Louie)

par Rédaction PAN M 360

Sous étiquette Atma Classique, le violoncelliste canadien Cameron Crozman présente Ricercari, un album fort original pour violoncelle seul. Les Ricercari de Gabrielli sont sortis de l’ombre en 1689, annonçant le début de la musique pour violoncelle non accompagné.  Ils servent d’inspiration à six nouvelles œuvres de compositeurs canadiens, français, colombiens et américains commandées par Crozman, dont la propre exploration est incluse dans la septième pièce de ce programme unique.
 
« Jouer les Ricercari, c’est chaque fois pour moi comme entrer dans un labyrinthe, » écrit Crozman. « Le compositeur n’aurait d’ailleurs pas pu trouver meilleur titre pour ses pièces que le mot signifiant « rechercher » en italien ! Ces morceaux offrent à l’interprète comme à l’auditeur un voyage dans le temps, une occasion de retourner à l’époque où l’écriture pour violoncelle seul était toute nouvelle. »
 
Cameron est fasciné par l’interprétation historiquement informée et par l’exploration d’œuvres moins connues. Il s’intéresse à la musique contemporaine en collaborant avec des compositeurs de renommée mondiale tels que Kaija Saariaho et Peteris Vasks.
 
Il a créé plusieurs nouvelles œuvres qui lui sont dédiées, allant du solo au concerto, et commande volontiers de la musique nouvelle à des compositeurs canadiens tels qu’Alexina Louie et Kelly-Marie Murphy. Il a travaillé avec un certain nombre d’ensembles de musique contemporaine et d’institutions, dont l’Ensemble intercontemporain, l’IRCAM et l’Ensemble Court-Circuit.

  • Ce contenu est fourni par ATMA Classique et adapté par PAN M 360

Ricercari est envente depuis le 15 septembre. Pour vous le procurer, c’est ici

classique

PAN M 360 mène une conversation entre Wynton Marsalis, Rafael Payare et Paul Merkelo

par Rédaction PAN M 360

L’OSM a demandé à PAN M 360 de modérer une conversation entre le grand trompettiste et compositeur Wynton Marsalis, le directeur musical et chef principal de l’Orchestre Rafael Payare et le trompettiste solo Paul Merkelo au sujet de cette première canadienne prévue ce samedi à la maison symphonique. Commande commune de l’OSM, de l’Orchestre symphonique de Londres, de l’Orchestre de Cleveland et de l’Orchestre de la radio suédoise, ce Concerto pour trompette de Wynton Marsalis est un jalon important de l’évolution du langage symphonique, plus ouvert que jamais il ne l’a été au jazz contemporain et à d’autres voies musicales empruntées par les musiciens d’aujourd’hui. Qui d’autre que Wynton Marsalis incarne le mieux cette rencontre?

Pour vous en rendre compte, rendez-vous ce samedi, 13h15, à la Maison symphonique !

Pour le réaliser davantage, visionnez cette conversation des plus sympathiques réalisée à la veille de l’événement, animée par Alain Brunet

baroque / classique / période classique

L’Ensemble ArtChoral chante Mozart, Haydn, Gasparini…

par Rédaction PAN M 360

PAN M 360 relaie les productions audiovisuelles d’Atma Classique, partenaire important de la plateforme.

classique moderne

François Dompierre et Louise Bessette

par Rédaction PAN M 360

PAN M 360 relaie les productions audiovisuelles d’Atma Classique, partenaire important de la plateforme.

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