électronique / funk / house / jazz / techno

Marc Rebillet : mettre le feu dans la neige sans la faire fondre!

par Alain Brunet

Jusqu’à 21h l’aire de jeu d’Igloofest s’est lentement peuplée. Jeudi soir, on renouait avec ces lieux garnis à l’aide de conteneurs devenus structures à usages multiples (terrasses, écrans, bars etc. ). Quatre week-ends consécutifs s’amorcent donc ce jeudi 18 janvier, les DJ producteurs.trices se succédaient sans se distinguer clairement et puis…

À celles et ceux qui pensent qu’Igloofest est devenu un événement dont la programmation est définitivement formatée, voici un contre-exemple frappant… ou encore un exemple probant de l’audace encore frétillante de sa direction artistique : l’heure passée avec Marc Rebillet ne se compare à aucun des (milliers) de sets présentés à Igloofest depuis sa fondation en 2007.

Légèrement vêtu, le mec ouvre les hostilités par un tonitruant « Why the fuck is it so hot here! »  On était au-dessous des – 10 degrés sur le plancher des vaches mais sur scène, c’était visiblement très chaud !

Né d’un père français et d’une mère américaine, l’artiste amerloque est l’une des rares créatures de la mouvance électronique à offrir une telle heure d’improvisation. 

Marc Rebillet se présente devant les milliers de one-pieces et leurs occupants avec sa dégaine provocatrice mais aussi avec des capacités peu communes à improviser en temps réel : avec ses équipements électroniques, il va sans dire mais aussi avec des claviers et sa propre voix, puissante voix de chanteur pop.

Il déclenche un beat house ou un beat techno, ou encore un autre plus tribal, avec lequel il sait juxtaposer des voix en temps réel. Il peut hurler à la lune ou improviser une ligne mélodique, il peut mettre en boucle une série d’accords posés sur une charpente rythmique, il peut balancer des grondements de moteurs, il peut haranguer la foule et la provoquer par un humour absurde, notamment lorsqu’il scande dans un français impeccable (assorti d’un accent charmant) qu’il ne parle pas français. 

Ses influx harmoniques de jazz ou de funk aux claviers confèrent encore plus de profondeur à son show clairement atypique dans le contexte d’Igloofest. Rares sont les artistes du genre capables de capter l’attention en stoppant les machines pendant de longues minutes et y glisser de très simples mélodies vocales ou autres borborygmes pour ensuite relancer la fête au plus grand plaisir des festivaliers. 

Toute une bête! Voilà qui promet pour la suite des choses, car il reste encore 11 soirées d’Igloofest, là où le feu peut prendre dans la glace.

crédit photo: Madeleine Plamondon

Tout le contenu 360

MUTEK 2026 | Danny Tenaglia, artiste mutékien surprise au Piknic Electronik

MUTEK 2026 | Danny Tenaglia, artiste mutékien surprise au Piknic Electronik

MUTEK 2026 | Le « rough kuduro » de Nazar

MUTEK 2026 | Le « rough kuduro » de Nazar

MUTEK 2026 | Poirier… Il n’y a (toujours) pas de Sud, 25 ans plus tard

MUTEK 2026 | Poirier… Il n’y a (toujours) pas de Sud, 25 ans plus tard

MUTEK 2026 | Purelink et Mika Oki, toile d’une grande richesse

MUTEK 2026 | Purelink et Mika Oki, toile d’une grande richesse

Souk du Sud 2026 | Carrefour des cultures selon Patrice Agbokou

Souk du Sud 2026 | Carrefour des cultures selon Patrice Agbokou

MUTEK 2026 | COCKPIT, habiter l’interface

MUTEK 2026 | COCKPIT, habiter l’interface

MUTEK 2026 | dreamachine, hypnose et thérapie

MUTEK 2026 | dreamachine, hypnose et thérapie

MUTEK 2026 |  Super Galaxy Meow Meow, quand la lumière répond

MUTEK 2026 | Super Galaxy Meow Meow, quand la lumière répond

Alabama Shakes – I Must Be Dreaming

Alabama Shakes – I Must Be Dreaming

MUTEK 2026 | Pliq suggère Fixate: tension entre les niveaux de lisibilité

MUTEK 2026 | Pliq suggère Fixate: tension entre les niveaux de lisibilité

MUTEK 2026 | Improvisation libre Herbert X Sartorius, le meilleur des mondes

MUTEK 2026 | Improvisation libre Herbert X Sartorius, le meilleur des mondes

Fête de la musique 2026 | La programmation racontée par Angèle Dubeau

Fête de la musique 2026 | La programmation racontée par Angèle Dubeau

MUTEK 2026 | Ben UFO et la gestion du dancefloor

MUTEK 2026 | Ben UFO et la gestion du dancefloor

MUTEK 2026 | Facta… et puis s’en va

MUTEK 2026 | Facta… et puis s’en va

MUTEK 2026 | Cuerpos rallie tous les suffrages à Métropolis 2

MUTEK 2026 | Cuerpos rallie tous les suffrages à Métropolis 2

MUTEK 2026 | Rival Consoles sur scène, le cœur de la soirée commence à battre

MUTEK 2026 | Rival Consoles sur scène, le cœur de la soirée commence à battre

MUTEK 2026 | Voices From The Lake… il n’y a pas le feu au lac

MUTEK 2026 | Voices From The Lake… il n’y a pas le feu au lac

MUTEK 2026 | Cry, une offensive sans concession

MUTEK 2026 | Cry, une offensive sans concession

Chris Potter – Alive With Ghosts Today

Chris Potter – Alive With Ghosts Today

Cheryl Duvall – Linda Catlin Smith : The Complete Piano Solos (1989-2023), Volume II: The Underfolding & Early Works

Cheryl Duvall – Linda Catlin Smith : The Complete Piano Solos (1989-2023), Volume II: The Underfolding & Early Works

MUTEK 2026 | Ah! Kosmos & Hainbach, quand les machines deviennent musique

MUTEK 2026 | Ah! Kosmos & Hainbach, quand les machines deviennent musique

MUTEK 2026 | Violent Magic Orchestra, la baffe annoncée

MUTEK 2026 | Violent Magic Orchestra, la baffe annoncée

MUTEK 2026 | Infinity Gradient ? Exceptionnel

MUTEK 2026 | Infinity Gradient ? Exceptionnel

MUTEK 2026 | La douce entropie de Endless Summer

MUTEK 2026 | La douce entropie de Endless Summer

Inscrivez-vous à l'infolettre

Inscription
Infolettre

« * » indique les champs nécessaires

Type d'abonné