Le groupe avec lequel j’étais aux Francos ce week-end dernier cherchait quelque chose d’un peu plus entraînant que le « dad rock » psychédélique des Breastfeeders ; nous nous sommes donc dirigés vers la scène principale des Francos pour voir Zélie, une star montante de la pop parisienne. Des lèvres et des dents géantes et ensanglantées pendaient de la toile de fond tandis que Zélie, vêtue d’un t-shirt noir à franges et de genouillères, courait et bondissait sur scène.
Je ne savais pas du tout qui était Zélie, mais au bout de 15 minutes de concert, j’étais captivé par son athlétisme, mis en valeur par des pas de danse chorégraphiés pendant les passages instrumentaux, et par sa voix puissante. Sa maîtrise vocale est impressionnante : elle passe avec aisance d’un murmure haletant au falsetto, en passant par le rap français et un cri hymne teinté d’un léger effet de delay. Elle a conquis le public en quelques minutes à peine avec CE CORPS.
Après quelques recherches, j’ai appris que Zélie était en tournée pour promouvoir son dernier album, LE CŒUR ET SA DICTATURE, et qu’elle avait suivi une formation classique rigoureuse en danse au Conservatoire de Paris. Cela s’explique parfaitement, car ses mouvements de danse sont un véritable spectacle, mais, accompagnée d’un groupe soudé composé d’une guitare, d’un piano, d’une basse et d’une batterie, cette auteure-compositrice-interprète de 25 ans est tout simplement exceptionnelle.
Photo Benoît Rousseau























