Festival Classica: Paris sous les étoiles, ou redécouvrir les étoiles avec Marianne Lambert

Entrevue réalisée par Elena Mandolini
Genres et styles : Chanson francophone / chant lyrique

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Marianne Lambert, jeune soprano très appréciée du public et bien connue dans le monde de l’opéra et du chant lyrique, reprend cette semaine son concert Paris sous les étoiles. Dans le cadre du festival Classica, le public pourra entendre un agencement de chansons en français, tirées du répertoire classique, de la chanson française et des incontournables québécois. Se joindront également Julien Leblanc au piano et Amélie Lamontagne au violon. 

À quelques jours du concert, Marianne Lambert a répondu aux questions de PAN M 360. 

PAN M 360 : Comment le projet de Paris sous les étoiles a-t-il vu le jour?

Marianne Lambert : Il a vu le jour l’année passée, alors que je venais de sortir l’album Canzone di notte avec la harpiste Valérie Milot. On travaillait à vendre le show, et le Festival en chanson de Petite Vallée était intéressé à nous avoir.  Sa direction artistique cherchait un concert qui se voulait un peu plus grand public. Le festival avait besoin d’une réponse rapide, et j’ai créé le programme en une journée, avec l’aide et l’approbation du pianiste Julien Leblanc. Je lui ai lancé l’idée de faire un concert de mélodies françaises, de chansons françaises et de chansons québécoises. Et c’est là que nous avons trouvé le titre, Paris sous les étoiles.

PAN M 360 : Il devait y avoir une quantité impressionnante de pièces que vous vouliez présenter. Comment êtes-vous arrivée au programme que vous présenterez cette semaine?

Marianne Lambert : Au début on a fait un brainstorming, on avait deux ou trois pages de répertoire, pour qu’on s’arrête finalement sur les pièces qui me font le plus vibrer, c’est ça qui est important pour moi. Puis il a aussi fallu trouver une suite logique, pour que les pièces coulent. Je suis une personne très intuitive, je suis allée avec mon intuition en choisissant le répertoire, et, heureusement, mes collègues ont approuvé mon choix! C’est un programme qui vient du cœur, et j’espère qu’il saura faire vibrer le public aussi.

PAN M 360 : On vous connaît surtout pour votre travail en opéra et en chant lyrique. Vous proposez pourtant ici un répertoire classique et populaire.

Marianne Lambert : Oui. Pour moi, Paris sous les étoiles, ça touche une fibre particulière, parce qu’avant d’être chanteuse classique, j’étais chanteuse pop. Donc, souvent, comme nos premières amours, on ne les oublie jamais. Donc ça touche cette fibre-là, c’est ma première étincelle comme chanteuse, ma première étoile. 

PAN M 360 : Le concert comporte aussi une part théâtrale. Avez-vous fait appel à quelqu’un pour la mise en scène?

Marianne Lambert : Oui, j’ai demandé au metteur en scène et chanteur Isabeau Proulx-Lemire. J’avais déjà fait appel à ses services pour monter des spectacles. J’aimais beaucoup ce qu’il m’avait déjà écrit, j’aime aussi beaucoup son approche. Je lui ai demandé s’il pouvait nous créer un autre beau spectacle. Il m’a écrit un superbe texte d’une grande poésie pour introduire chacune des pièces. Nous avons fait une tournée avec ce spectacle l’été dernier, et quand je réétudiais les textes, je savourais de nouveau les mots d’Isabeau Proulx-Lemire.

PAN M 360 : Quels mots pourraient donc décrire le mieux le spectacle ?

Marianne Lambert : Il y a beaucoup de délicatesse, beaucoup d’intelligence dans la ligne directrice bien ficelée d’Isabeau Proulx-Lemire. C’est aussi avec beaucoup d’amour, d’humour et de plaisir qu’on a monté ce spectacle.

PAN M 360 : Justement, quelle est cette ligne directrice, la trame narrative du spectacle?

Marianne Lambert : En fait, la trame dramatique est basée sur mon expérience personnelle. À travers tous les voyages que j’ai faits à Paris, et forcément par mon travail. Et aussi toute l’affection que j’ai pour Paris, mais plus largement pour la France. Vous allez voir à travers les textes toute la trame narrative qui mène à la finale, qui est très touchante et très personnelle. 

PAN M 360 : Parlez-nous un peu de la collaboration avec Amélie Lamontagne et Julien Leblanc.

Marianne Lambert : Je connais Amélie Lamontagne depuis mes études à l’Université de Montréal, donc ça fait des années que nous jouons ensemble. J’avais envie de rejouer avec elle, puisque c’est une violoniste exceptionnelle, formidable, et qui est habituée à faire de la variété. Elle a une belle présence sur scène, c’est une grande communicatrice. Julien Leblanc est très inspirant et sensible. Il a fait beaucoup, beaucoup de mélodies françaises, et pour ça, il faut avoir une grande délicatesse au niveau du doigté, une grande écoute et une grande sensibilité. Tous les trois, on travaille dans le même sens et pour moi, c’est un rêve et un réel plaisir de travailler avec eux. 

PAN M 360 : À quoi peut s’attendre le public en venant voir Paris sous les étoiles?

Marianne Lambert : Je pense que le concert va rappeler des souvenirs aux gens. Souvent, durant le concert, on entend les gens dire « Ah! ». C’est vraiment un concert qui est teinté de ma couleur, les gens vont voir Marianne qui joue et qui aime raconter des histoires. Finalement, le public va aussi réaliser qui sont les étoiles, ou quelles sont les étoiles. Mais ça, c’est un petit punch que je ne dévoilerai pas tout de suite!


Paris sous les étoiles sera présenté le 1er juin 2023 à 19h, à l’Église Notre-Dame de Bonsecours à Brossard. Avec Marianne Lambert (soprano), Julien Leblanc (piano) et Amélie Lamontagne (violon), dans le cadre du Festival Classica. Infos et billets ICI

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