Ça y est ! Nous connaissons enfin la cohorte 2026 de MUZ : il s’agit de LYDOL, Zalam Kao et Galamba.
Et c’est lors de la soirée de clôture du dimanche 4 octobre que cette passation de flambeau entre la cohorte de 2025 et celle de 2026 s’est déroulée. Et ce, devant une salle remplie de partenaires, d’artistes et leur famille, ainsi que de mélomanes qui ont, pour certains, assisté aux trois soirées de concerts.
« L’année dernière, j’étais assise ici tous les soirs, j’ai vu tous les spectacles. Et il y a quelques jours, je me suis retrouvée de l’autre côté » nous confiait LYDOL, lorsqu’elle a reçu son enveloppe. Cette slameuse montréalaise d’origine camerounaise est installée depuis peu à Montréal, mais elle a clairement fait ses marques dans la métropole et se retrouve sur plusieurs scènes. Cette reconnaissance ne vient que confirmer son talent hors pair et l’emmener encore plus loin. « J’ai su ce que c’est, ce qu’on ressent quand on est sur le podium de la scène de MUZ », ajoute-t-elle.
Le deuxième membre de la cohorte est nul autre que le groupe Zalam Kao, cette formation composée de six membres, tous originaires d’une région différente du monde, allant du Maroc à l’Amérique du Sud en passant par Haïti, chantant en plusieurs langues et jouant plusieurs instruments. Projet très montréalais, cette formation cosmopolite fait de la musique positive, ensoleillée. Trois des six membres étaient présents lors de la soirée de clôture. « Nous sommes des personnes de divers horizons qui avons décidé de nous rassembler pour une même raison, qui est la musique », mentionne l’un des membres dans son discours de remerciement.
Après un moment de suspense de la part de Hendry Massamba, de la cohorte 2025, le nom de Galamba figurait également dans la liste. Lors de mon entrevue avec lui, il me disait que dans « ce genre de vitrines, au moins les gens sont là pour voir une partie de ton spectacle. On vit dans un moment où il y a tellement de bruits, c’est difficile d’avoir l’attention des gens. Donc MUZ sera une bonne opportunité pour que les gens voient ce que je fais ». Eh bien, non seulement son travail a pu être vu par de nombreux professionnels du secteur, mais il est même sorti du lot au point de figurer dans le top 3. « J’ai participé à MUZ au moins 35 fois en tant qu’accompagnateur de pleins d’artistes », nous partage-t-il à la blague. « Je ne m’attendais pas à ça mais je suis tellement fier et content », dit-il visiblement ému.
Avant cette remise de prix, nous avons eu droit à un spectacle complet de Djely Tapa, avec ses deux invités : Iba Diabaté, un compatriote malien et Dominik, une sœur artiste de la Côte d’Ivoire. Accompagnée de ses fidèles musiciens, elle nous a offert une prestation riche en musique, en danse, en percussions, en partage et en animation. Pendant l’heure et demie de spectacles, on ne s’ennuyait jamais. Aucune monotonie, elle passait des morceaux rythmés et très percussifs, à des chansons plus douces et envoûtantes. Elle interagissait beaucoup avec son public entre les chansons, soit pour en raconter le contexte ou tout simplement pour nous faire rire. D’ailleurs, j’ai découvert son talent d’humoriste ce soir-là.
Mais durant ses interventions, un élément est revenu à plusieurs reprises : son envie de montrer le chemin à d’autres, elle qui se considère marraine pour plusieurs artistes à Montréal. C’est ce qu’elle fait en nous présentant Iba Diabaté, un artiste qui est de retour en ville après une absence de plusieurs années. Sa voix puissante résonnait dans tout le Studio TD, donnant la chair de poule à un ami qui découvrait l’artiste pour la première fois. Elle fait de même avec Dominik, cette artiste engagée ivoirienne nouvellement basée à Montréal. Djely a également chanté avec chacun d’eux, avant de les inviter tous les deux pour le bouquet final.
Elle a joué plusieurs chansons de son album Dankoroba, paru en 2024, ainsi que Barokan, paru en 2019 tout en nous partageant ses plus récents titres tels que « Mon Ami » sur lequel elle a collaboré avec la Brésilienne Fabiana Cozza. Bref, une femme aux multiples talents, qui a su nous transporter le temps d’une soirée, en nous faisant chanter, danser sur nos chaises et rigoler.
Crédit photo: Béatrice Labbé























