darkwave / latino / rock psychédélique

Suoni per il Popolo : Ces Cadáveres + Un Hombre Solo + CUERPOS + Bad Faith Actor + Dj Uñas à La Sala Rossa

par Rédaction PAN M 360

Préparez-vous pour une soirée où les frontières du son ne sont pas seulement repoussées, mais pulvérisées ! Noise Not Borders et Suoni Per Il Popolo sont ravis de vous présenter une collision électrisante d’énergie pure et de rythmes captivants. Les sons purificateurs de BAD FAITH ACTOR promettent une expérience intense, tandis que CUERPOS déchaîne une fusion psychédélique de rythmes latins, caribéens et électroniques. Suivra la darkwave brute et EBM d’Un Hombre Solo. Enfin, Ces Cadáveres enflammera la scène avec leur ferveur punk-électronique. Uñas apportera son set DJ contagieux et innovant pour maintenir l’énergie au maximum et le plancher de danse en mouvement.

Prepare yourself for an evening where the boundaries of sound are not just pushed, but shattered! Noise Not Borders and Suoni Per Il Popolo are thrilled to present an electrifying collision of pure energy and captivating rhythms. The purging sounds of BAD FAITH ACTOR promise an intense experience, while CUERPOS unleashes a psychedelic fusion of Latin, Caribbean, and electronic beats. Followed by the raw, EBM-driven darkwave of Un Hombre Solo. Finally, Ces Cadáveres will ignite the stage with their punk-meets-electronic ferocity. Uñas brings their infectious, genre-bending DJ set to keep the energy high and the dancefloor moving.

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art visuel / avant-garde / jazz

Suoni per il Popolo : Jessica Ackerley + Ky Brooks & Robyn Gray+ Ianna Book + chik white à la Casa Del Popolo

par Rédaction PAN M 360

Laissez-vous transporter par les explorations guitaristiques transcendantes de la tête d’affiche Jessica Ackerley, une visionnaire brouillant les frontières entre le jazz d’avant-garde, le classique éthéré et les textures ambiantes immersives. Préparez-vous à l’alchimie sonore singulière de chik white (Darcy Spidle), un improvisateur hors pair de Nouvelle-Écosse.
Ajoutant une flamme bien locale à la soirée, retrouvez les talents montréalais de Ky Brooks, dont les explorations vocales expérimentales défieront vos perceptions, ainsi que Robyn Gray (de KY band et Power Drop), qui manie la guitare avec une approche résolument singulière. Plongez également dans l’univers évocateur de l’artiste multidisciplinaire Ianna Book, où l’art visuel, la performance et le son expérimental entrent en collision pour créer une expérience sensorielle percutante.

Witness the transcendent guitar explorations of headliner Jessica Ackerley, a visionary blurring the lines between avant-garde jazz, ethereal classical, and immersive ambient textures. Prepare for the singular sound alchemy of chik white (Darcy Spidle), an improvisational maverick from Nova Scotia.
Adding local fire to the night are Montreal’s own Ky Brooks, whose experimental vocals will challenge your perceptions, and Robyn Gray (of KY band and Power Drop), wielding a guitar like no other. Immerse yourself further in the evocative world of Montreal’s multidisciplinary artist Ianna Book, where visual art, performance, and experimental sound collide.

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musique contemporaine / période romantique

Ensemble Obiora : âmes soeurs musicales

par Frédéric Cardin

Concert féminin et féministe, doublé d’un exemple de diversité culturelle en musique contemporaine, Sororité de l’ensemble Obiora a rassemblé un public nombreux à la salle Pierre-Mercure hier après-midi. Un programme dirigé avec vivacité par Janna Sailor et au cours duquel nous avons pu entendre pour une trop rare fois à Montréal la musique de Reena Ismaïl, une des voix les plus réjouissantes en musique d’aujourd’hui. Après une composition assez scolaire qui tenait lieu d’ouverture (When Enchantment Comes de Rachel McFarlane, inspirée d’Oscar Peterson mais assez peu représentative), c’est en effet l’univers de fusion indo-occidentale de Ismaïl, une compositrice d’origine indienne vivant aux États-Unis, qui a offert le moment le plus coloré de l’après-midi. Meri Sakhi ki Avaaz (My Sister’s Voice), pour orchestre de chambre, soprano et chanteuse hindoustanie (le style vocal classique de l’Inde du Nord) a offert une envoûtante rencontre entre deux styles vocaux très différents, sur fond d’orchestre romantico-impressionniste (debussyste pour être précis, mais avec d’évidentes couleurs indiennes) sans aspérités harmoniques contemporaines, mais expertement détaillé. L’oeuvre qui s’amorce sur un extrait sur bande du fameux duo des fleurs de l’opéra Lakmé de Léo Delibes (dont le synopsis se situe en Inde) enchaîne une version plus ‘’authentique’’ de cette mélodie, entonnée par la soliste Anuja Panditrao (excellente). 

La soprano lyrique Suzanne Taffot se joint plus tard et les deux femmes se parlent d’amitié et de sororité dans un effet d’écho du plus que célèbre air d’opéra (repris tellement souvent dans des publicités). La rencontre entre les deux types de chant est très bien équilibrée et habilement construite par Ismaïl. La finale exige même une belle part de virtuosité de la part de Taffot, qui imite les envolées saccadées typiques du chant hindoustani avec une grande précision. Bravo.

La finale du concert était assurée par la Symphonie gaélique de Amy Beach, une œuvre longtemps négligée mais presque en passe de devenir un morceau de répertoire. La lecture de Sailor invitait une grande précision, généralement offerte par Obiora, si ce n’est quelques imprécisions rythmiques occasionnelles. L’orchestre a surtout offert une belle et ample sonorité d’ensemble, transcendant son caractère de ‘’grand orchestre de chambre’’ plutôt que véritable orchestre symphonique. 

L’ensemble Obiora s’avère être un ajout d’importance dans le paysage musical montréalais et québécois, car si l’on se fie au public présent, nombreux, très diversifié, familial et surtout très attentif, il réussit à fidéliser un nouveau public à qui il fait découvrir du répertoire méconnu et inspirant. Un succès signé ‘’diversité’’ qu’il faut célébrer!

dance / DJ set / house

SAT : Dômesicle x Ferias — Alina b2b Guthrie (all night long)

par Rédaction PAN M 360

Pour fêter le solstice d’été, le crew Ferias prend possession du Dôme pour une soirée complète en mode dance et house. Torride!

To celebrate the summer solstice, the Ferias crew takes over the Dome for a full evening of dance and house music. Hot!

Alina b2b Guthrie

Ferias est profondément ancré dans la communauté dance montréalaise, avec ses résidents Guthrie & Alina qui explorent des sons venus de tous horizons. Le collectif s’est construit autour de l’effervescence musicale montréalaise, avec des résidences au Sans Soleil, au Datcha et au Système, et des apparitions régulières aux Piknic Électronik, à la SAT, Igloofest et au Festival de Jazz de Montréal, sans oublier les célèbres Wills Block Parties et leurs légendaires « Space Jams ».

Ferias is deeply rooted in the Montreal dance community, with residents Guthrie & Alina flowing through sounds from all corners. Holding down residencies at local haunts such as Sans Soleil, Datcha, and Systeme alongside regular appearances at Piknic Electronic, SAT, Igloofest, MTL Jazzfest – not to mention their famed Wills Block Parties and their infamous ’Space Jams’ – the collective was built around Montreal’s ever-present musical buzz.

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chant lyrique / classique

Concours musical international de Montréal : Première épreuve du CMIM | Étape 1 – Aria

par Rédaction PAN M 360

Dans cette étape libre de 18 minutes de musique, les 24 concurrents internationaux doivent chanter trois œuvres dans au moins deux langues différentes et intégrer un air contemporain à leur programme.
À tour de rôle lors des cinq séances, ces jeunes chanteurs et chanteuses de la nouvelle génération font résonner leur virtuosité vocale, leur musicalité et les nuances uniques de leur personnalité dans l’acoustique exceptionnelle de la Salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal pour le plus grand plaisir du public et du grand jury international.
Vivez une expérience musicale et humaine inoubliable en compagnie de chanteurs et chanteuses d’exception.

In a free program of 18 minutes of music, the 24 international competitors must sing three arias in at least two different languages, including one contemporary aria.
In turn, these brilliant young singers of the new generation will display their vocal virtuosity, musicality, and unique personalities in the exceptional acoustics of the Salle Bourgie at the Montreal Museum of Fine Arts, to the delight of audiences and before the international grand jury.
Enjoy an unforgettable musical and emotional experience in the company of exceptional singers.

POUR ACHETER VOTRE BILLET, C’EST ICI! (25 MAI, À 13H30)

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DJ set / dubstep

Level Up au MTelus

par Rédaction PAN M 360

LEVEL UP, alias Sonya Broner, se sent le plus à l’aise derrière les platines. Ancienne DJ de battle formée par la légende Rob Swift, elle s’est tournée vers la production musicale après avoir découvert le dubstep. Façonner continuellement son son est ce qui la rend la plus heureuse, une forme d’expression authentique. Bien qu’elle soit encore au début de sa carrière, elle a déjà sorti de la musique sur les labels Deadbeats, GRVDNCR et Buygore, avec de nombreux projets en préparation.
Ancienne actrice de théâtre dans sa jeunesse, sa capacité de narration transparaît dans sa musique : des wubs et wobbles d’une lourdeur inouïe, ainsi que des doubles tricks dynamiques qui électrisent le public. LEVEL UP a accompagné Subtronics lors d’une tournée nationale et s’est produite sur des scènes prestigieuses comme Red Rocks, Lost Lands, Beyond Wonderland, Electric Forest et Bass Canyon.

LEVEL UP aka Sonya Broner feels most at home behind the decks. Originally a battle DJ studying under the legendary Rob Swift, LEVEL UP dove into music production after discovering dubstep. Continuously crafting her sound is what makes her feel the happiest and is her truest form of self expression. While at the beginning of her journey, she has already gone on to release music on Deadbeats, GRVDNCR, and Buygore, with much more in the pipeline.
A theatre actress in her youth, her storytelling ability is evident through her music: unfathomably heavy wubs and wobbles, and tricky doubles leave the audience energized and ready for more. She has since gone on a national tour with Subtronics, and graced the stages of Red Rocks, Lost Lands, Beyond Wonderland, Electric Forest, Bass Canyon, and more.

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électronique

Dômesicle à la Satosphère : Laurel Halo, une des plus grandes

par Rédaction PAN M 360

Ce vendredi 28 février nous n’aurons pas droit à un live set de Laurel Halo, originaire de la ville universitaire de Ann Arbour, Michigan. Elle est une des plus brillantes de la planète électronique, elle investit des mondes orchestraux qui vont de la musique moderne symphonique au jazz contemporain en passant par les musiques de création, donc un univers riche, innovant, puisant à la fois dans le corpus instrumental que dans le corpus électronique. Elle sera à la Satosphère dans le contexte des événements Dômesicle. Les artistes locaux kiju, très actifs sur notre scène électronique underground, et Evita des Sunday Service montréalais, partageront le programme avec l’Américaine.Tout amateur de DJisme top niveau a intérêt à s’y pointer !

PLUS D’INFOS SUR LA SOIRÉE ICI

This Friday, February 28, we won’t be treated to a live set from Laurel Halo, who hails from the university town of Ann Arbour, Michigan. She’s one of the brightest talents on the electronic planet, and her orchestral worlds range from symphonic modern music to contemporary jazz and creative music, creating a rich, innovative universe that draws on both instrumental and electronic corpus. She’ll be at the Satosphère in the context of Domesicle. Local artists kiju, very active on our underground electronic scene, and Evita from Montreal’s Sunday Service, will share the program with the American. fan of top-level DJism had better show up!

expérimental / contemporain / improvisation libre / musique contemporaine

M/NM | DigiScores : un éclectisme visuel et sonore

par Alexandre Villemaire

Le cadre bétonné et semi-industriel de l’Agora Hydro-Québec du Cœur des sciences de l’UQAM s’est rempli de couleurs, de formes et de sons dimanche dernier dans ce neuvième concert de la programmation 2025 du Festival Montréal/Nouvelles Musiques qui arrive à la mi-parcours de sa douzième édition.

On ne peut faire autrement que de parler de couleurs, de sons et de formes pour ce concert, car ces éléments étaient à la base du matériel musical du concert, dont le programme s’articulait autour de partitions graphiques animées. Ces dernières étaient projetées sur un grand écran placé derrière les musiciens de l’Ensemble SuperMusique (Olivier St-Pierre, piano ; Jean Derome, saxophones, flûtes, objets, voix ; Corinne René percussions ; Jean René, alto ; Vergil Sharkya’, synthétiseur) qui assuraient la réalisation de ces œuvres. Ainsi, plutôt que des partitions entendues au sens traditionnel du terme, la majorité des pièces présentées étaient des tableaux sonores et des œuvres d’arts visuels, plutôt que des œuvres sur partitions traditionnelles. Pour paraphraser les propos d’ouverture de Simon Bertrand, directeur artistique de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ), la partition écrite est une œuvre d’art en soi, mais il y a bien d’autres manières de la concevoir.

La première œuvre présentée était de la compositrice Linda Bouchard, intitulée Pandémonium. L’œuvre explore trois concepts traditionnels de la musique avec des éléments visuels qui interagissent avec le jeu des instrumentistes : une voix principale dessinée en blanc, une partie d’accompagnement, dessinée en bleu, et des solos, duos et trios libres, dessinés en rouge. Les musiciens possèdent une partition fixe ainsi que des indications précises concernant le jeu qu’ils doivent exécuter. C’est le résultat du jeu des musiciens qui est projeté sur l’écran. Il en ressort une mosaïque sonore vivante où les formes qui apparaissent, tantôt anguleuses, tantôt linéaires, tantôt éclatées, peignent une toile sous forme de chaos organisé. La pièce de Linda Bouchard devient presque méditative.

La pièce Zero Waste du compositeur Nick Didkovsky utilisait un médium graphique plus traditionnel, avec une partition classique en notation occidentale. La particularité de la pièce réside dans la manière dont celle-ci est construite et évolue dans le temps. Il s’agit d’un duo entre le pianiste Olivier St-Pierre et un ordinateur qui met au défi l’interprète de créer et de lire à vue une nouvelle pièce en direct. Après un faux départ occasionné par un brusque arrêt de la projection, le musicien a pu aller au but de sa performance. S’ensuit un jeu de relai de style « téléphone » où après avoir joué les deux mesures créées par le logiciel, ce dernier en affiche deux nouvelles, interprétées et générées de nouveau, prenant en compte les différentes variations de l’interprétation, de même que les erreurs effectuées par Olivier St-Pierre. À ce mouvement perpétuel instauré au piano dont la partition se dévoile sous nos yeux, les instrumentistes se greffent à la matière musicale pour la complémenter. Il en ressort un caractère obsessif comme un mantra musical.

La vie de l’esprit de Joane Hétu, composé en collaboration avec l’artiste visuelle Manon De Pauw, est une allégorie sur le fonctionnement de l’esprit, des idées et de l’imaginaire. S’ouvrant sur une mélodie originale, on navigue à travers des moments de grandes tensions et d’effervescences chaotiques et des instants de calme. La partition/œuvre d’art de Manon De Pauw qui accompagne la musique sur laquelle Hétu a superposé la musique épouse les coups de pinceaux d’aquarelles, les effacements et les formes aqueuses créées sous nos yeux et qui prennent la forme de cellules ou de synapses.

L’œuvre de Terri Hron Mouth of a River fait également appel à l’eau dans sa constitution thématique et sonore, mais présentée dans un cadre plus stable. Inspiré par un séjour dans l’estuaire du Saint-Laurent, Hron explore ces eaux, ces rochers et ces marées par le biais de montages de photos et de vidéos. Le plan fixe tourné depuis une arche (ou une grotte) donnant sur le fleuve donne d’une bouche ouverte. C’est dans cette embouchure que différentes images et vidéos se superposent, se transforment avec une musique texturée.

Tiroirs bonbon pastels de Nour Symon est venu conclure la soirée avec une explosion de couleurs vives. Le langage de Nour Symon est dense, chargé et chaotique demandant une nécessaire acclimatation avant que l’auditeur et les interprètes trouvent leur vitesse de croisière. Nous en avions fait l’expérience dans un précédent concert avec son œuvre J’ai perdu le désert, un peu plus longue, mais qui s’inscrit dans la même lignée thématique. L’œuvre fait appel à une intensité de jeu marquante de la part des instrumentistes, notamment de Corinne René aux percussions et de Jean Derome. Ce dernier changeait d’instruments pratiquement à chaque seconde, alternant entre saxophones, flûtes, embouchures et divers objets, autant d’éléments qui influaient sur le timbre de la musique.

Ce concert a offert au public, cinq voyages visuels et auditifs qui nous amènent sur des chemins hors de notre zone de confort et de nos habitudes d’écoute en venant brasser notre conception, peut-être statique et conventionnelle de la partition écrite et de la manière de faire de la musique. L’éclectisme du concert a donné un vaste aperçu des formes que peut prendre ce type de composition, allant du plus expérimental au plus accessible. Si un des objectifs de ce concert était de présenter la variété de ce type d’écriture, il a été réussi.

chanson keb franco / indie rock / Pop indé

La Marche de l’empereur au Club Soda : Thierry Larose, blesse, Lysandre, P’tit Belliveau et invités

par Rédaction PAN M 360

La Marche de l’empereur, ayoye. Festival d’un soir seulement au Club Soda orchestré par Maison Pingouin. Des chansons sélectionnées HABILEMENT présentées par les artistes eux-mêmes : Thierry Larose, blesse, Lysandre et P’tit Belliveau en plus de plusieurs invités surprises. La cerise sur le sundae : Marianne Boucher à la direction artistique ; capitaine des transitions pour enchaîner les artistes pingouins / artistes invités. DJ Pingouin en ouverture blastera-très-fort du hip-hop approuvé par la vraie culture. Ayoye!

La Marche de l’empereur, ayoye. A one-night-only festival at Club Soda orchestrated by Maison Pingouin. Selected songs HABIALLY presented by the artists themselves: Thierry Larose, blesse, Lysandre and P’tit Belliveau, plus several surprise guests. The icing on the sundae: Marianne Boucher as artistic director; master of transitions to link Penguin artists / guest artists. DJ Pingouin opens with a blaster of hip-hop approved by real culture. Ayoye!

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classique moderne / classique occidental

OSM et Khachatryan | Musique, politique et condition humaine

par Hélène Archambault

Il y a des moments où on se sent privilégiés d’être là où on est. C’était le cas mercredi soir à la Maison symphonique. Je crois que c’était un sentiment partagé, du moins si je me fie au rappel qu’a eu le violoniste Sergey Khachatryan qui a formidablement interprété le Concerto pour violon en ré majeur, op. 35 de Tchaïkovski. 

L’orchestre lui a fourni un écrin dans lequel il a pu exprimer sa sincérité, comme lorsque les flûtes reprennent à la fin de sa cadence, toute personnelle, ou encore, dès les premières mesures, alors que les cordes introduisent le violon solo. 

Le rappel est une pièce de Grigor Narekatsi, poète mystique arménien du 10e siècle, saint de l’Église apostolique arménienne. En 2015, en commémoration du 100e anniversaire du génocide arménien, le pape François a déclaré saint Grégoire de Narek (nom francisé), docteur de l’Église, le 36e, pour ses écrits intemporels. Intemporelle, Havoun, havoun l’est. À plus de 1000 ans d’écart, sa pièce résonne. 

Après l’entracte, Payare et l’OSM attaquent la Symphonie no 11, op. 103 « L’année 1905 » de Chostakovitch. 11 jeunes instrumentistes des écoles de musique de Montréal, Conservatoire, McGill, Université de Montréal, font partie de l’orchestre pour l’occasion. Connaître l’histoire de cette symphonie donne des clés pour l’apprécier pleinement, car ce n’est pas le genre de pièce que l’on écoute en préparant une salade de pois chiches le lundi matin avant d’aller attraper le métro. Les notes de programme sont éclairantes. La Symphonie no 11 est intimement liée à l’histoire de la Russie, puis de l’Union soviétique, tant dans son écriture que dans sa réception par le régime. L’URSS au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ayant décrété la musique de Chostakovitch ennemie des travailleurs, il faut attendre les années 1950 pour de nouvelles compositions. Composée début 1957, Chostakovitch y raconte en musique l’insurrection populaire de 1905 contre l’Empire russe. Le premier mouvement, « La place du palais », s’ouvre sur un tableau hivernal et hostile où se déroule bientôt une répression sanglante. Caisse claire militaire, clairon et illustrations de chants folkloriques sont autant de manifestations sonores de la violence de la répression. Le second mouvement évoque le Dimanche rouge et encore ici, Chostakovitch utilise le matériau musical pour dépeindre l’horreur du massacre et la désolation de la mort. Le troisième mouvement « Mémoire éternelle » rappelle la Marche funèbre des Révolutionnaires. Quant au Finale, « Tocsin », c’est la ferveur révolutionnaire, caractérisée par trompettes et cordes basses, interrompue par une mélodie au cor anglais, et qui se termine aux sons des cymbales et des cloches. Quand la musique cesse, on se demande ce qu’on vient de vivre. J’étais émue, dérangée, jetée à terre. 

Ce concert incarne la condition humaine dans toute sa fragilité.

crédit photo: Antoine Saito 

chanson française / jazz vocal

David Marino | Entre jazz et chanson à la salle Claude-Léveillée

par Rédaction PAN M 360

Entre jazz et chanson, un nouveau concert où David Marino nous fait découvrir ses coups de cœur musicaux, du répertoire jazz traditionnel à la grande chanson française. Accompagné d’un trio jazz, c’est l’époque des grands crooners comme Sinatra ou Ella Fitzgerald qu’il fera revivre, mais aussi ses influences françaises comme Brel ou Michel Legrand, qu’il aura le plaisir de vous chanter. David Marino est un jeune vocaliste en pleine ascension sur la scène internationale. Sa voix envoûtante et son charisme lui permettent de briller dans les clubs de jazz les plus prestigieux d’Amérique du Nord, notamment au légendaire Birdland de New York, où il se produit aux côtés du pianiste Billy Stritch, le directeur musical de Liza Minnelli et Tony Bennett.

David Marino is excited to present his new concert Entre jazz et chanson where he will sing his favourite songs from the jazz standards in the ‘Great American Songbook’ all the way to french chanson. Accompanied by a jazz trio, Marino will take you back to the era of the great crooners like Frank Sinatra, and will also dive into some of his greatest French influences like Jacques Brel or Michel Legrand, which he has the pleasure of singing for you. David Marino is a young vocalist and rising star making headway internationally, performing at prestigious theatres and jazz clubs across the world. Fresh off releasing his debut EP, “The Debut Sessions”, Marino has made himself a home at the iconic Birdland Jazz Club in New York, alongside musical director Billy Stritch, and has recently completed tour dates in California, Florida, Germany, France, Italy and the UK.

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musique contemporaine

M/NM | Musique à l’âme et à l’encre de Chine

par Frédéric Cardin

Le Festival Montréal Nouvelles Musiques présentait hier un programme inusité, Le son de l’encre, au centre duquel se manifestait la démarche à la fois mécanique et symbolique du trait, du dessin et de l’écriture. Cinq œuvres pour flûtes et diverses additions (vidéo, interface sonore animée par la gestuelle, calligraphie en direct) étaient jouées. L’esprit de la calligraphie asiatique est associé à l’élégance, à l’harmonie et à la minutie. C’est également dans cet état sonore, du moins en général, que la musique proposée s’est épanouie. Bien que ‘’contemporaines’’, les pièces au programme, pour la plupart, étaient enveloppées d’échos plus ou moins explicites de musiques asiatiques, grâce aux harmonies sur gammes pentatoniques. Signées par François Dery, Claire-Melanie Sinnhuber, Tao Yu, Gualtiero Dazzi et François Daudin Clavaud, les oeuvres aux titres évocateurs (Bambous, Fleurs de prunes tombantes, Le son de l’encre, Vent léger, etc.) ont dressé un décor à la fois moderne et intemporel, baigné dans une atmosphère souvent contemplative, voire ritualiste. Quelques pièces étaient plus poignantes que d’autres, comme par exemple La demeure du rêve de Gualtiero Dazzi, superbe construction sonore sur des dessins du Sud-Coréen Kim Yung Gi, l’un des grands illustrateurs de notre époque, décédé à 47 ans en 2022. Les dessins de Gi, quatre au total et admirables de naturel mais aussi de complexité symbolique, se déclinaient en une série de portraits familiaux mis en abîme les uns par rapport aux autres. Un moment profondément touchant. 

La présence du calligraphe de renommée Shanshan Sun était nécessaire pour accompagner quelques œuvres comme Feu, neige, cendres de François Déry. Je n’ai pas été aussi convaincu par la cohérence de la relation entre les gestes live de Sun et la musique. D’autant plus que dans la dernière pièce de la soirée, la coordination a semblé faire défaut, Sun terminant son écriture sur grand papier, pendant que les musiciens avaient fini de jouer. Je dirais que presque une minute s’est déroulée lors de laquelle un simple regard de l’un des flûtistes trahissait sn interrogation, à savoir s’il devait rester encore longtemps avec son instrument levé… 

Quoi qu’il en soit, j’ai beaucoup aimé la polyvalence du Trio d’argent, formé de Michel Boizot, Xavier Saint-Bonnet et François Daudin Clavaud. Trois flûtes ensemble, certains vous diront que c’est du suicide. Les Français ont démontré que cela pouvait très bien se faire, et en plus, sonner magnifiquement bien. La variété des types de flûtes utilisées y était aussi pour beaucoup. Occidentales, orientales, flûtes basses (j’adore!), etc., les couleurs déployées étaient nombreuses et bellement appliquées, dans une perspective contemporaine, certes, mais pas expérimentale. 

Une soirée parfois envoûtante, souvent apaisante, toujours agréable et surprenante. Une fort jolie proposition du Festival Montréal Nouvelles Musiques, dont ce n’est encore que le début. 

Entrevue d’Alain Brunet avec le flûtiste Michel Boizot :

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