chant lyrique / classique occidental

OSL | Un Noël enchanteur

par Alexandre Villemaire

L’ambiance était à la fête pour la représentation du concert de Noël de l’Orchestre symphonique de Laval dont la direction avait été confiée pour l’occasion au jeune chef trentenaire Thomas Le Duc-Moreau.

Même s’il n’y a pas de neige à l’extérieur, le programme de la soirée nous entraînait tout de même sur des sentiers enneigés, avec une première partie, plus classique, dédiée aux deux suites de L’Arlésienne de Georges Bizet et une seconde partie dédiée au monde musical familier des célébrations de décembre.

L’Arlésienne n’est pas une œuvre qu’on associe nécessairement dans son ensemble au temps de Noël. La Suite no 1 a été composée pour servir de musique de scène à une pièce de théâtre d’Alphonse Daudet. La pièce en elle-même fut jugée comme étant un échec, mais la musique de Bizet suffisamment intéressante pour passer à l’histoire. De la première suite, nous connaissons tous la fameuse Marche des rois dont la mélodie enrobe l’essentielle du « Prélude » qui ouvre l’œuvre. Dans une attaque déterminée, les cordes ont entonné la mélodie à l’unisson dans une sonorité métallique. Les multiples variations dans ce mouvement de dynamique ont été amenées avec assurance par Le Duc-Moreau, notamment dans le passage marqué animé, auquel il a insufflé une grande vigueur. Dans le passage suivant, le solo du basson mené par Michel Bettez manquait cependant d’éclat, probablement dû à une prise de tempo un peu trop allante pour l’indication andantino. Le reste de la suite a été marqué par un « Menuet » au rythme sautillant et à l’orchestration lumineuse, un délicat « Adagietto » et une finale en « Carillon ». Malgré le caractère obstiné que commande la nature de mouvement qui imite une série de cloches, la balance entre les vents et les cordes était déséquilibrée. La Suite no 2, moins jouée, a eu son lot de beaux moments, notamment le « Menuet » qui tresse un duo entre la harpe et les vents auquel le grand orchestre vient apporter un élément de contraste ainsi que la « Farandole » qui réintroduit le thème de la Marche des rois pour se conclure dans une fanfare éclatante.

Au retour de l’entracte, nous avons eu droit à la portion que nous pourrions qualifier de populaire du concert avec un défilé d’œuvres orchestrales et vocales de Noël. Après une interprétation par l’OSL de la « Sicilienne » tirée de Pélléas et Mélisande de Fauré, le baryton Olivier Bergeron a chanté le classique Petit papa Noël d’Henri Martinet dans un très bel arrangement idiomatique d’Éric Lagacé. L’orchestre a par la suite enchainé avec A Christmas Festival de Leroy Anderson, un des classiques par excellence du répertoire orchestral du temps des fêtes.  Le défi dans ce pot-pourri de plusieurs airs et cantiques de Noël connus réside dans les différentes transitions et les changements de caractères et de dynamique propres à chaque pièce. Thomas Le Duc-Moreau a dirigé cette pièce avec précision et élégance, passant à travers chacun des airs comme Joy to the WorldDeck the HallsGod Rest Ye Merry GentlemenVive le vent et bien d’autres avec aisance.

Un des moments forts de la soirée a été l’interprétation du Minuit, chrétiens par la soprano Magali Simard-Galdès. Elle possède un timbre clair, perçant, envoûtant et puissant qui sied parfaitement au caractère solennel de ce chant d’Adolphe Adam. Les deux jeunes chanteurs de la soirée se sont alors retrouvés pour interpréter The Twelve Days of Christmas dans un arrangement de Simon Leclerc. Orchestralement diversifié, l’enrobage musical dirigé de manière délicate par le chef, a laissé place aux chanteurs qui racontaient avec plaisir ces paroles saugrenues.

Simard-Galdès était tout à fait pétillante à la fois dans ses interventions et entre celles-ci. Notons cependant que le dosage entre la masse sonore de l’effectif orchestral et les chanteurs que vers la fin de la pièce, rendait compte de l’acoustique sèche et peu amicale de la salle André-Mathieu envers les chanteurs, dont nous perdions le texte dans les fortissimos de l’orchestre. Le concert s’est conclu avec exubérance par l’interprétation de Réjouissances de Gilles Bellemare, une fantaisie orchestrale truffée d’airs de Noël et d’airs québécois familiers.

Dans l’ensemble, l’Orchestre symphonique de Laval a livré une performance solide, chaleureuse, menée par un chef à la gestique ample, précis dans ses indications et calculé en ce qui a trait aux caractères et dynamiques. Immanquablement, le public est sorti du concert avec un excellent aperçu du temps des fêtes, avec des mélodies plein la tête.

crédit photo : Gabriel Fournier

violoncelle

HAUSER à la Place Bell

par Rédaction PAN M 360

À la suite de la première tournée nord-américaine à guichets fermés de HAUSER, la superstar internationale du violoncelle annonce aujourd’hui sa deuxième tournée nord-américaine en solo, THE REBEL IS BACK! au printemps 2025. Reconnu pour ses performances scéniques captivantes, HAUSER entamera sa tournée le 15 mai au Hard Rock Live de Hollywood, FL, puis effectuera des arrêts au Radio City Music Hall de New York (24 juin), au Colosseum at Caesars Palace de Las Vegas (25 mai), au Budweiser Stage de Toronto (17 juin), et au Greek Theatre de Los Angeles (30 mai), entre autres.

Following HAUSER’s first sold-out North American tour, the international cello superstar today announces his second solo North American tour, THE REBEL IS BACK! in spring 2025. Renowned for his captivating stage performances, HAUSER will kick off his tour on May 15 at Hard Rock Live in Hollywood, FL, followed by stops at New York’s Radio City Music Hall (June 24), The Colosseum at Caesars Palace in Las Vegas (May 25), Toronto’s Budweiser Stage (June 17), and the Greek Theatre in Los Angeles (May 30), among others.

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metalcore

Killswitch Engage à la Place Bell

par Rédaction PAN M 360

Le groupe Killswitch Engage reprend la route cet hiver et ce printemps. Il s’agit de leur première tournée en Amérique du Nord depuis la fin de l’année 2022, le groupe étant occupé à travailler sur de nouveaux morceaux. « Dire que je suis enthousiaste pour cette tournée serait peu dire », déclare Leach. « Nous allons jouer un grand nombre de nouvelles chansons, ainsi que d’anciennes. Rien que pour cela, je suis très enthousiaste. En plus de tout cela, le lineup que nous avons choisi est un mélange puissant et éclectique de hardcore et de metal avec Kublai Khan TX, Fit For a King, et Frozen Soul. Cela va offrir une expérience live vraiment géniale pour tous ceux qui viendront voir cette tournée. J’ai l’impression que le groupe tourne à plein régime, et le moment pour cette tournée ne pourrait pas être mieux choisi. Ce sera une tournée dont on se souviendra… croyez-moi. »

« Killswitch Engage are back on the road this winter and spring. This will be their first North American tour since the end of 2022, with the band busy working on new material. “To say I’m excited about this tour would be an understatement,” says Leach. “We’ll be playing a lot of new songs, as well as old ones. For that alone, I’m very excited. On top of all that, the lineup we’ve chosen is a powerful and eclectic mix of hardcore and metal with Kublai Khan TX, Fit For a King, and Frozen Soul. It’s going to be a really great live experience for everyone who comes to see this tour. I feel like the band is firing on all cylinders, and the timing for this tour couldn’t be better. It’s going to be a tour to remember… believe me.” « 

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haïtien / pop

Medjy à la Place Bell

par Rédaction PAN M 360

Chanteur et compositeur surtout connu pour être membre du duo de musique haïtien Enposib. En 2020, le groupe a sorti son deuxième album Kamasootra, qui a été écouté plus d’1 million de fois sur Spotify. Il est un artiste signé chez Carmination publishing et ENPOSIB music records.

Singer and composer best known for being a member of the Haitian music duo Enposib. In 2020, the group released its second album Kamasootra, which has been listened to over 1 million times on Spotify. He is an artist signed to Carmination publishing and ENPOSIB music records.

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alt-rock / punk pop

Sum 41 à la Place Bell

par Rédaction PAN M 360

Le groupe nommé aux prix Grammy Sum 41 a annoncé la portion canadienne officielle de sa toute dernière tournée mondiale en tant que tête d’affiche, « Tour Of The Setting Sum », qui célébrera la parution imminente de l’album final de la formation, Heaven :x: Hell. Sur l’album le plus ambitieux de Sum 41 à ce jour, Heaven inclut 10 chansons pop punk dynamiques et défiantes, tandis que Hell réunit 10 hymnes heavy metal avec des solos incendiaires, des riffs brutaux et des mélodies accrocheuses. Le groupe s’est maintenu en équilibre sur la ligne entre la pop punk et le metal durant toute sa carrière, et Heaven :x: Hell témoigne du son innovateur et des aptitudes inégalées des musiciens, qui s’imposent comme des pionniers 27 ans après la formation de Sum 41.

Grammy-nominated band Sum 41 has announced the official Canadian leg of its latest headlining world tour, « Tour Of The Setting Sum », which will celebrate the imminent release of the band’s final album, Heaven :x: Hell. On Sum 41’s most ambitious album to date, Heaven includes 10 dynamic, defiant pop punk songs, while Hell brings together 10 heavy metal anthems with incendiary solos, brutal riffs and catchy melodies. The band has balanced on the line between pop punk and metal throughout its career, and Heaven :x: Hell is a testament to the musicians’ innovative sound and unrivalled skills, establishing themselves as pioneers 27 years after the formation of Sum 41.

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pop-opéra

Il Volo à la Place Bell

par Rédaction PAN M 360

Il Volo est l’un des trios italiens les plus célèbres au monde. Les voix extraordinaires de Piero Barone, Ignazio Boschetto et Gianluca Ginoble ont captivé le public sur tous les continents. Avec une carrière pleine de succès, ils ont collaboré avec les plus grandes stars internationales et rempli des arènes dans le monde entier, publiant un total de 13 albums – le dernier, « Ad Astra », sorti le 29 mars par Epic Records/Sony Music Italy. 2024 est une année importante pour le trio. Célébrant leur 15e anniversaire, ils participent au festival de Sanremo avec Capolavoro, une chanson du disque d’or figurant sur l’album Ad Astra. Après avoir débuté à guichets fermés au Theatre Royal Drury Lane de Londres le 6 octobre, Gianluca, Ignazio et Piero ont entamé leur tournée d’automne dans les principales capitales européennes, enregistrant également plusieurs dates à guichets fermés. En 2025, ils reprendront leur musique à l’échelle mondiale avec une tournée mondiale à travers les États-Unis, le Canada et l’Amérique latine.

Il Volo is one of the most famous Italian trios in the world, having captivated audiences on every continent with the extraordinary voices of Piero Barone, Ignazio Boschetto and Gianluca Ginoble. With a career full of successes, they have collaborated with the biggest international stars and filled arenas worldwide, releasing a total of 13 albums – the latest, “Ad Astra,” released March 29 by Epic Records/Sony Music Italy. 2024 marks a significant year for the trio. Celebrating their 15th anniversary, they partecipated in Sanremo Festival with Capolavoro, a Golden Disc song featured on the album Ad Astra. With a sold-out start at the Theatre Royal Drury Lane in London on October 6, Gianluca, Ignazio, and Piero began their fall tour across major European capitals, also recording several sold-out dates. In 2025, they will take their music worldwide again with a World Tour across the USA, Canada, and Latin America.

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alt-rock / art-rock / post-grunge

Our Lady Peace à la Place Bell

par Rédaction PAN M 360

Afin de célébrer ses 30 ans de carrière, l’emblématique groupe rock canadien Our Lady Peace (OLP) a annoncé sa très attendue tournée OLP30, qui débutera en février 2025 avec des concerts à travers le Canada. Arrivant après la parution de OLP30 Vol. One — qui inclut le nouvel extrait « Sound The Alarm » — cette tournée sera un puissant hommage à l’héritage de trois décennies de la formation et une expérience inoubliable pour les fans de longue date et les plus jeunes.

To celebrate their 30-year career, iconic Canadian rock band Our Lady Peace (OLP) have announced their highly anticipated OLP30 tour, which kicks off in February 2025 with concerts across Canada. Coming on the heels of the release of OLP30 Vol. One – which includes the new single “Sound The Alarm” – this tour will be a powerful tribute to the band’s three-decade legacy and an unforgettable experience for long-time fans and younger alike.

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alt-rock / Indie

Mother Mother à la Place Bell

par Rédaction PAN M 360

Le groupe rock alternatif canadien Mother Mother a annoncé qu’il retournera sur la route en 2025 et effectuera de nouveaux arrêts à travers le Canada afin de faire la promotion de son plus récent album, Grief Chapter. Grief Chapter marque le début d’un nouveau chapitre de l’histoire en constante évolution de Mother Mother, qui peut compter sur un bassin de jeunes admirateurs passionnés qui ont naturellement créé une communauté inspirée par les chansons du groupe. Musicalement, les 12 chansons de Grief Chapter sont parmi les plus dynamiques de la formation.

Canadian alternative rock band Mother Mother has announced that it will return to the road in 2025, making further stops across Canada to promote its latest album, Grief Chapter. Grief Chapter marks the beginning of a new chapter in the ever-evolving story of Mother Mother, who can count on a pool of passionate young fans who have naturally created a community inspired by the band’s songs. Musically, the 12 songs on Grief Chapter are among the band’s most dynamic.

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classique

Orchestre symphonique de Laval: Fêtes – Fauré et célébrations

par Rédaction PAN M 360

L’Orchestre symphonique de Laval vous invite à sa série de Grands concerts, comprenant quatre soirées thématiques captivantes. Rencontrez notre premier violon, Antoine Bareil, en tant que soliste interprétant le Deuxième concerto pour violon de Felix Mendelssohn. Pour les fêtes de fin d’année, plongez-vous dans le Requiem de Gabriel Fauré et dans d’autres airs populaires religieux et folkloriques. Vivez une soirée unique de jazz symphonique en compagnie de Yannick Rieu et Lionel Belmondo. Enfin, laissez-vous emporter par la découverte du violoncelliste Bryan Cheng, qui interprétera une composition de la méconnue Marie Jaëll.

The Orchestre symphonique de Laval invites you to its Grands concerts series, featuring four captivating thematic evenings. Meet our concertmaster, Antoine Bareil, as soloist performing Felix Mendelssohn’s Second Violin Concerto. For the festive season, immerse yourself in Gabriel Fauré’s Requiem and other popular religious and folk tunes. Experience a unique evening of symphonic jazz with Yannick Rieu and Lionel Belmondo. Finally, let yourself be carried away by the discovery of cellist Bryan Cheng, who will perform a composition by the little-known Marie Jaëll.

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classique occidental / période romantique

OSL | Rencontre(s) au sommet avec Antoine Bareil et Adam Johnson

par Alexandre Villemaire

La thématique de la rencontre rythmait le premier concert de la saison 2024-2025 de l’Orchestre symphonique de Laval qui s’est donné le 30 octobre.

Le rendez-vous annoncé en tête d’affiche était celui entre Antoine Bareil, violon solo de l’OSL et le magistral Concerto pour violon no 2 en mi mineur de Felix Mendelssohn. Mais, de manière plus large, ce qui s’est dessiné tout au long de la soirée était des rencontres : la rencontre entre la sœur et le frère Mendelssohn, la rencontre entre le chef invité Adam Johnson et l’orchestre, des rencontres au grès de promenades entre différents tableaux musicaux, mais surtout une rencontre entre l’orchestre et son public. Un public fidèle et au rendez-vous qui s’était déplacé en grand nombre pour remplir la quasi-totalité de la Salle André-Mathieu. Un peu plus de 500 personnes, nous a-t-on dit.

Programmer en première partie les deux enfants prodiges de la famille Mendelssohn a donné l’occasion à Adam Johnson – dont les interventions pour présenter chacune des œuvres de la soirée étaient pertinentes – de mettre de l’avant le talent certain de Fanny et de Félix, lié par le sang, mais séparé par les conventions de leur époque. Le concert a commencé avec l’Ouverture en do majeur de Fanny Hensel Mendelssohn. Œuvre rarement interprétée et seule pièce pour orchestre de la compositrice, elle présente une structure conventionnelle et une écriture claire et riche en vitalité divisées en trois parties : une introduction au caractère noble soutenu par une basse de vents au-dessus de laquelle les cordes tissent de délicats motifs ; une deuxième section plus animée où une interaction entre deux thèmes contrastants se dessine entre les bois et les cordes et une finale festive et claironnante. Dans chacun de ces passages, le chef Johnson amène les changements de dynamiques et de textures avec fluidité et précision. Les bois étaient particulièrement solides en complémentarité avec les lignes virtuoses des cordes de la partie rapide.

Le Concerto pour violon no 2 de Felix Mendelssohn, un des plus connus et importants du répertoire, nous plonge dans un tout autre caractère, entre drame et lyrisme. Antoine Bareil, premier violon de l’orchestre, en était à sa première interprétation de l’œuvre et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a relevé le défi avec brio. Dès l’énonciation du thème appassionato, du premier mouvement, Bareil donne le ton avec une entrée en matière énergique et incarnée. Dans la cadence, le soliste fait chanter son instrument et met en valeur l’étendue de celui-ci. Il effectue un véritable travail d’orfèvre, sculptant chaque son de manière méticuleuse avec une précision d’attaque et une grande agilité. Le deuxième mouvement, enchaîné attacca, offre un thème lyrique et langoureux dans lequel Johsnon met en valeur le timbre de l’orchestre tout en laissant l’espace nécessaire à Antoine Bareil pour déployer son jeu. La communication était visible et symbiotique entre les deux comparses, malgré certains moments où l’on avait l’impression que le tempo pressait un peu. Se concluant par un troisième mouvement aux traits virtuoses teintés d’un vernis presque humoristique, cette performance a été captivante et a maintenu le public en haleine jusqu’à la dernière note.

La deuxième partie de la soirée présentait les Tableaux d’une exposition de Modest Moussorgski, œuvre composée à l’origine pour le piano, mais fréquemment interprétée par des grands ensembles avec l’orchestration de Maurice Ravel. Typique de la musique à programme, l’œuvre présente une succession de pièces inspirées de différentes peintures où des interludes musicaux (promenades) servent de liant entre les tableaux. Contrairement à des interprétations qui font jouer le thème de la « Promenade » de manière très liée, notamment lorsqu’il est repris par les cordes, Adam Johnson conserve le caractère de marche instauré par les cuivres dans cette section, ce qui accentue le caractère de déambulation entre les différents tableaux. Ceux-ci ont par ailleurs tous été exécutés avec un engagement et une précision dynamique qui faisait ressortir toute la richesse de l’orchestration. Mentionnons pour en nommer quelques, Gnomus, avec son caractère insolite, Il vecchio castello, où le duo entre le saxophone alto (Ludovik Hinse-Lesage) et le basson (Michel Bettez) était d’un grand lyrisme, Bydlo avec ses grondements de contrebasses et de violoncelles qui encadrent le grognement de l’euphonium (Sébastien Côté) et la Grande porte de Kiev qui a conclu l’œuvre dans une marche majestueuse et triomphale. 

En grande forme, l’Orchestre symphonique de Laval a fait forte impression pour cette ouverture de saison. L’énergie, la vigueur et la musicalité qui ont enveloppé la Salle André-Mathieu annoncent de belles choses pour la suite de celle-ci.

crédit photos: Gabriel Fournier

indie rock / Musiques du Monde / pop baroque / psychédélique

Vampire Weekend à la Place Bell | Aguerris et généreux

par Sami Rixhon

Ezra Koenig et sa bande de vampires foulaient le sol québécois pour la première fois depuis cinq ans ce mercredi alors que le groupe présentait au public de la Place Bell son fantastique nouvel album, Only God Was Above Us. Vampire Weekend a parfaitement pioché pendant plus de deux heures dans ses différentes époques pour démontrer l’immense palette musicale qu’il est capable de concevoir.

Quatre jours après avoir reçu la mythique PJ Harvey, le public de la Place Bell a été gâté de nouveau par de talentueux artistes alternatifs américains, j’ai nommé le trio new-yorkais Vampire Weekend.

Le set commence aux alentours de 20h20 d’une manière assez classique avec Campus, Boston (Ladies of Cambridge) et One (Blake’s Got a New Face), toutes tirées de leurs années 2007/2008. Le trio se trouve devant un rideau sur lequel on peut lire le nom du groupe sobrement écrit blanc sur noir, jusqu’à ce que… eh bien jusqu’à ce que le rideau tombe sur l’apothéose du morceau Ice Cream Piano et dévoile quatre autres musiciens, un décor rappelant le réacteur d’un avion à l’arrière de la scène et une autre série de projecteurs. On se doutait un peu au fond de nous que la performance n’allait pas être aussi conventionnelle pendant l’entièreté du spectacle. Un tel effet en concert, c’est toujours un grand oui.

Vampire Weekend présente des succès de ses quatre premiers albums (Vampire Weekend, Contra, l’excellent Modern Vampires of the City et Father of the Bride), mais s’attarde naturellement à sa dernière offrande, Only God Was Above Us, sortie il y a un peu plus de cinq mois. Au total, neuf des 10 chansons de l’opus seront interprétées. Parlons de l’album, d’ailleurs : après un virage un peu plus pop « classique » avec Father of the Bride en 2019, les Vampires s’offraient cette année un retour aux sources à base d’indie rock, de pop baroque, de shoegaze, de rythmes latin et caraïbéens… name it. Un bijou qui s’écoute d’une traite, et mon album de l’année, personnellement.

Koenig est un excellent frontman, pas le plus expressif dans ses mouvements ou son attitude, mais il fait exactement ce qu’on lui demande dans le cas de Vampire Weekend : exceller dans tous les styles. D’abord sentimental sur Unbearably White, mais aussi réfléchi sur Mary Boone ou encore puissant sur Capricorn. Pour proposer toute la richesse musicale des morceaux sur scène, les musiciens se déplacent d’instrument en instrument, dont Ezra Koenig qui se paiera un solo de saxophone sur la déjanté New Dorp. New York. Des multi-instrumentistes comme on en voit de moins en moins aujourd’hui. À mon humble avis, Vampire Weekend est certainement l’un des groupes les plus talentueux et novateurs de la scène alternative depuis 2008, année de leurs débuts discographiques.

Entre deux morceaux, le meneur de Vampire Weekend s’adresse à une fan du groupe de 9 ans dans le parterre en apprenant que c’est son premier concert, lui remerciant d’être venue. Il profite également de l’occasion pour saluer les gens de Laval, mais surtout ceux de Montréal, sachant que la Place Bell n’est pas particulièrement remplie d’habitants de la Rive Nord (sachant aussi qu’ils ne se trouvent pas à Montréal en ce moment, simplement). Ce sont des petites attentions, des petits détails comme ça qui confirment que le groupe ne passe pas complètement sur le pilote automatique pendant une tournée.

Après deux heures de concert, Vampire Weekend clôt la partie régulière de son spectacle sur Hope. Les membres quittent un à un la scène, jusqu’à ce que le bassiste du groupe, Chris Baio, joue les dernières notes, seul face au public.

En rappel, Vampire Weekend propose un exercice pour le moins original et périlleux : prendre n’importe quelle requête de chansons qui n’ont pas été écrites par Vampire Weekend. Ça passe de Don’t Look Back in Anger à Chop Suey!, sans oublier So Long Marianne, Man! I Feel Like a Woman! ou encore I’m Still Standing. Les interprétations sont chaque fois hasardeuses, Koenig avouant une chanson sur deux que la moitié du groupe n’en connaît pas les accords. Une clôture amusante et pleine de bonne volonté.

À la prochaine, chers Vampires.

LISTE DES CHANSONS AU PROGRAMME

1. Campus
2. Boston (Ladies of Cambridge)
3. One (Blake’s Got a New Face)
4. Ice Cream Piano
5. Classical
6. Connect
7. White Sky
8. Step
9. This Life
10. Sympathy
11. New Dorp. New York (reprise de SBTRKT)
12. The Surfer
13. Unbearably White
14. Oxford Comma
15. Capricorn
16. Gen-X Cops
17. Diane Young
18. Cousins
19. A-Punk
20. Prep-School Gangsters
21. Mary Boone
22. Obvious Bicycle
23. Harmony Hall
24. Hope

RAPPEL

1. Tempted (reprise de Squeeze)
2. Don’t Look Back in Anger (reprise d’Oasis)
3. So Long Marianne (reprise de Leonard Cohen)
4. Here Comes Your Man (reprise des Pixies)
5. Chop Suey! (reprise de System of a Down)
6. How You Remind Me (reprise de Nickelback)
7. Dangerous Night (reprise de The Night Is a Knife)
8. The Boys Are Back in Town (reprise de Thin Lizzy)
9. Man! I Feel Like a Woman! (reprise de Shania Twain)
10. You’re Still the One (reprise de Shania Twain)
11. I’m Still Standing (reprise d’Elton John)
12. This Must Be the Place (Naive Melody) (reprise de Talking Heads)
13. Walcott

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classique

Carte blanche à Marie-Josée Arpin à l’Église Saint-Pie-X

par Rédaction PAN M 360

Marie-Josée est violon-solo associé à l’Orchestre symphonique de Laval depuis 1999. Diplômée du Conservatoire de musique de Montréal dans la classe de Raymond Dessaints, elle poursuit des études à la Longy School of Music de Cambridge au Massachusetts. De retour au pays, elle devient rapidement une pigiste très en demande dans différents orchestres de la région montréalaise et obtient en 2015 le poste de violon-solo à l’Orchestre de Trois-Rivières. Marie-Josée a été second violon du Quatuor Claudel-Canimex de 1989 à 2009 et continue activement à faire de la musique de chambre avec ses collègues de l’Orchestre. Pour clôturer la série des Chambristes de la saison, Marie-Josée nous propose un large répertoire d’œuvres de compositeurs allant de Handel à John Lennon en passant par Mozart et Scott Joplin.

Marie-Josée has been associate concertmaster of the Orchestre symphonique de Laval since 1999. A graduate of the Conservatoire de musique de Montréal in Raymond Dessaints’ class, she went on to study at the Longy School of Music in Cambridge, Massachusetts. Upon her return to Canada, she quickly became an in-demand freelancer with various orchestras in the Montreal region, and in 2015 was awarded the position of violin soloist with the Orchestre de Trois-Rivières. Marie-Josée was second violin with the Quatuor Claudel-Canimex from 1989 to 2009, and continues to perform chamber music with her Orchestra colleagues. To close the season’s Chamber Players series, Marie-Josée offers a wide repertoire of works by composers ranging from Handel and John Lennon to Mozart and Scott Joplin.


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Ce contenu provient de l’Orchestre symphonique de Laval et est adapté par PAN M 360

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