Déjà 10 ans que l’ensemble Constantinople fait partie du paysage musical québécois et qu’il nous fait voyager, autant dans le temps qu’à travers les cultures. De retour d’une tournée au Sénégal, en Mauritanie, en Algérie et en France, Kiya Tabassian et sa bande nous présentent Souffles, où les chants et prières des Mi’kmaqs et les chants de gorge des Innus se mêleront aux chants diphoniques de Touva, république de la Russie orientale voisine de la Mongolie. Se joindront au dialogue les instruments signature de l’ensemble – sétar, tambours sur cadre et viole de gambe –, mais aussi l’instrument le plus ancien et emblématique des Soufis et des chants persans, la flûte en roseau appelée ney. (Michel Rondeau)
Originaire de Seattle, Aaron Parks a une impressionnante feuille de route. Le pianiste new-yorkais témoigne d’une technique supérieure et d’une ouverture d’esprit le menant aux projets les plus créatif du nouveau jazz américain. Habitué des scènes montréalaises et proche de sa communauté de musiciens, cet excellent instrumentiste s’amène cette fois avec le contrebassiste Ben Street et le batteur Damion Reid. La matière au programme pourrait être en partie celle de son plus récent album paru chez Ropadope, Little Big, enregistré avec un personnel différent de celui au programme de la salle Bourgie.
Avec ses intrigues de palais, ses attaques de pirates, ses trépidantes courses de chars et l’apparition du Christ lui-même, la version tournée en 1925 de Ben-Hur offrira aux musiciens de quoi s’amuser. Zoé Dumais au violon, Guillaume Bourque à la clarinette, Joanie Labelle aux percussions et Guillaume Martineau, leader du collectif allumé Lucioles et pianiste aussi à l’aise en jazz qu’en classique, accompagneront la projection d’une copie 16 mm top niveau (gracieuseté du Cinéclub de Montréal/The Film Society) de l’épique Ben-Hur du réalisateur Fred Niblo. Attachez bien vos sandales, cette soirée s’annonce mémorable et digne du Circus Maximus romain.