afro-antillais / jazz / konpa / reggae

Nuits d’Afrique 2026 | Chris Combette : l’élégance groovy du troubadour guyanais

par Frédéric Cardin

Fort de près de cinquante ans de carrière musicale, le chanteur et compositeur Chris Combette était de passage au Festival international Nuits d’Afrique 2026. Il était sur la scène du Balattou le 15 juillet dernier, avec ses ‘’Angels’’, Patrick Plénet à la basse, Aymeric Létard aux claviers et Éric Valérius à la batterie. 

INTERVIEW DE CHRIS COMBETTE AVEC ALAIN BRUNET

C’est un savoir faire et un savoir vivre complet, authentique et expérimenté que Combette présente dès les premières notes. On entend un panorama pas mal complet des titres qui ont fait son succès d’un demi-siècle, de La Danse de Flore à Maroni en passant par Salambô, Lè siel si ba, Lévanjil dan bouch (critique acerbe de la colonisation religieuse, sur des ruthmes chaloupés – ‘’ils nous ont laissé la bible, et sont reparti avec l’or’’), Les Enfants de Gorée, et plein d’autres. Un programme très généreux sur deux sets de plus d’une heure chacun. 

Des chansons qui parlent de la vie, de l’amour, du quotidien en Guadeloupe, en Guyane ou ailleurs dans les Antilles, des histoires qu’on y raconte, un peu comme un troubadour provençal le faisait dans la France médiévale. Tout cela sur des rythmes afrodescendants du 20e siècle, reggae, cumbia, folk créole, un peu de zouk. 

L’homme présente ses chansons avec un humour tranquille et une classe que l’on remarque chez tous ces artistes d’une génération de gentlemen qui savaient s’exprimer avec retenue et beaucoup d’honnêteté. En le voyant et en l’écoutant, j’ai pensé au grand Henri Salvador, qui avait ce genre de charme éduqué. 

Si vous avez envie d’avoir une (très) bonne idée du concert, écoutez son album Chris Combette & Angels – le Live paru en janvier dernier. C’est presque exactement ce qu’on a eu mercredi soir. 

Afrique / afro-électro / percussions

Nuits d’Afrique 2026 | Guiss Guiss Bou Bess électrise le sabar sénégalais

par Sandra Gasana

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant découvrir le groupe franco-sénégalais Guiss Guiss Bou Bess. Composé de trois membres, ce groupe mélange les percussions du Sénégal, notamment le sabar, avec des rythmes électroniques éclectiques.

Mara Seck est chanteur et percussionniste, Assane Samba maitrise le sabar, un tambour traditionnel sénégalais, et ils sont accompagnés par Stéphane Costantini, un beatmaker français. Ensemble, ils créent ce que l’on appelle l’électro-sabar.

Amenés à voyager autour du monde grâce à leur musique, ils ont partagé un morceau né à la suite d’un voyage au Brésil. Mara est également un excellent danseur, il intègre des pas de salsa par moments, quand il n’est pas en train de danser le mbalax.

On a assisté à des moments percussifs durant lesquels les trois membres se mettaient au sabar de manière tout à fait synchronisée, notamment sur la chanson « Tik Tik », qui est aussi le nom de leur plus récent album.

Avec des tenues vestimentaires mêlant vintage et motifs d’inspiration africaine, cela vient rajouter à leur aspect intemporel.

« Nous allons faire un voyage dans le nord du Sénégal », nous annonce Mara avant de poursuivre avec un morceau mettant à l’honneur les femmes.

Assane jouait principalement sur 4 sabars, alors que Mara alternait entre le chant, la danse et les percussions sur 2 autres sabars. Pendant ce temps, Stéphane passait du beatmaking au sabar, venant ainsi rajouter sa couleur à l’ensemble percussif. Le reste du temps, il partait d’instrumentaux qui sortaient de son ordinateur, auxquels il rajoutait des beats à l’aide de son pad beat, intégrant parfois des effets sur la voix de Mara.

Plus la soirée avançait, plus les spectateurs embarquaient dans la danse et c’est surtout durant la deuxième partie du spectacle que le party a pogné. Toute la salle s’est mise à danser et l’a fait jusqu’à la fin du spectacle. Par moment, les bruits d’ambiance contribuaient à l’aspect festif mais rajoutaient aussi un côté mystique au groupe, surtout lorsque la voix de Mara s’apparentait aux chants sanskrits du yoga.

Le public a également servi de chorale puisqu’ils ont embarqué en force sur le morceau « Insh’Allah ». Des amis des musiciens étaient dans la salle et ces derniers ont pu contribuer au succès de la soirée à travers leur danse ou encore leur talent au tama, aussi appelé talking drum, joué par Pape Ndiaye. Ce dernier est resté sur scène jusqu’à la fin du spectacle, le groupe ne voulant pas qu’il quitte la scène.

« Sur le prochain morceau, on va être fous », prévient Mara, « alors soyez fous avec nous » ! En effet, on avait l’impression d’être en transe, transportés vers le Sénégal à travers ses rythmes traditionnels sublimés avec des sonorités électroniques et mystiques.

À la fin du spectacle, je ne pouvais m’empêcher de faire le parallèle avec le spectacle de Soul of Zoo quelques jours plus tôt, qui combine également électro et rythmes traditionnels afros et latins. Guiss Guiss Bou Bess devrait rencontrer Soul of Zoo. Ils auraient sûrement beaucoup de choses à partager.

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Afrique / blues / folk / Océan Indien

Nuits d’Afrique 2026 | De duo à quatuor, The Two enrichit son blues créole

par Sandra Gasana

Ils s’appellent peut-être The Two, mais c’est à quatre qu’ils se sont illustrés lundi soir au Club Balattou dans le cadre de la 40ème édition du Festival international Nuits d’Afrique. En effet, Yannick et Thierry sont à l’origine de ce duo mais en cours de route, Loris Martenet s’est joint au duo, puis tout récemment un nouveau membre a embarqué dans l’aventure. Ce dernier est un ami de longue date de Yannick et après 20 ans sans nouvelles, ils ont repris contact via Facebook il y a quelques années, and … the rest is history.

Contrairement à leur première performance au Balattou il y a plusieurs mois, l’ajout du clavier était une excellente idée et permet d’insuffler de nouvelles couleurs à leur répertoire.

Yannick vient de l’Ile Maurice, Thierre de Suisse et ensemble, ils nous emmènent dans un univers de « blues qui vient du sud, de l’océan indien », comme l’a si bien décrit Yannick. Faisant allusion aux différents types de créoles à travers le monde, incluant le québécois selon eux, plusieurs morceaux avaient des titres à consonnance française mais dans une version dérivée. Par exemple, le titre « Tiombo » veut en fait dire « Tiens bon ».

Plusieurs dialogues entre les nombreuses guitares de Yannick et Thierry, des rythmes presque spirituels inspirés de sonorités venant de l’Ile Maurice et la région, avec des percussions qui nous emmènent dans toutes les directions. Un banjo qui vient rajouter la touche folk au blues, avec un triangle par moments pour aggrémenter le tout.

Nous célébrions également les 44 ans de Yannick lors de cette soirée et d’ailleurs, la famille du fêté était présente dans la salle. La sœur de Yannick est même montée sur scène pour chanter un refrain avec son frère, moment de douceur fort apprécié par l’audience.

La chanson « Fam Couma Ou » qui signifie « femme comme toi » a aussi plu au public qui se retenait de danser. The Two passe de la douceur à l’intensité sans transition, nous transportant à leur guise dans leur univers. Les percussions contribuent à créer du relief, l’harmonica jouée par Yannick trouve sa place dans tout cela, alors que le public se transforme en véritable chorale à plusieurs reprises durant la soirée.

Un autre instrument traditionnel, le kayamb, une sorte de planche en bois comme celle que l’on joue à l’Ile de la Réunion a aussi été incluse dans le spectacle.

Mes voisines d’origine haïtienne m’ont dit qu’elles comprenaient quasiment toutes les paroles chantées en créole mauricien. Par moments, on sentait une transe sur scène, surtout pendant les solos intenses de Thierry, avant de poursuivre avec des moments de douceur. « Mo ale » ou encore « Lao », un hommage aux disparus, étaient mes coups de cœur de la soirée.

« Tu as 44 ans aujourd’hui mais je me souviens de tes 33 ans lors de notre participation au festival de Montreux : c’est toujours autant un plaisir de travailler avec toi », se confie Thierry sous les applaudissements du public.

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Afrique / jazz-fusion / kora

Festival international Nuits d’Afrique : Zal Sissokho et Laurent Perrault-Jolicoeur au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

Vibrations croisées entre les cordes de la kora et celles de la contrebasse, Racines est l’histoire intime d’une rencontre lumineuse entre le griot sénégalais Zal Sissokho et le jazzman montréalais Laurent Perreault-Jolicoeur. À fleur de peau et empreintes de complicité, leurs compositions forment « une conversation vivante entre l’Afrique de l’Ouest et l’Amérique du Nord » (RFI, 2025), un happening atmosphérique, captivant et hors du temps, où la mémoire mandingue et l’instantanéité du jazz se répondent avec poésie et élégance. Racines est un album de 11 morceaux, paru en 2025 sous l’étiquette Disques Nuits d’Afrique.

Resonating vibrations between the kora’s strings and those of the double bass, Racines is the sweet fruit of a magical encounter between griot Zal Sissokho and jazz musician Laurent Perreault-Jolicoeur. Intimate and imbued with a sense of complicity, their collaboration forms “a lively exchange between West Africa and North America,” (RFI, 2025), creating an evocative experience where Mandinka tradition and the spontaneity of jazz come together with poetry and elegance. Released in 2025 under the Nuits d’Afriques label, Racines contains 11 spellbinding and timeless tracks.

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Afrique / reggae

Festival international Nuits d’Afrique : TONTON IDRISS & ses révélations JDTJ et Emma au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

Avec son charisme et son petit côté entertainer, à la manière d’un animateur enthousiaste de radio-crochet, Idriss le Viking Noir était la personne toute indiquée pour accueillir cette série qui applaudit la grande influence, le modernisme et la versatilité des musiques mandingues, que Nuits d’Afrique n’a eu de cesse de mettre de l’avant ces 40 dernières années. Sur des grooves du feu de Dieu, tel un sage un peu frondeur, Idriss, conquérant sympathique et décomplexé, distille ses conseils et conte la vie, de sa voix qui porte et de laquelle pointent des accents reggae.
Pour terminer le Festival en apothéose, Idriss le Viking Noir, qu’on surnomme affectueusement Tonton pour souligner son rôle auprès de la relève, invite ses « petits » du Togo et de Côte d’Ivoire à se mêler à la fête.

A born showman with the ebullience of a radio talent show host, the charismatic Idriss le Viking Noir was the obvious choice to host this series, which celebrates the versatility, contemporary appeal and undeniable influence of Mandinka music, which Nuits d’Afrique has proudly promoted for the past 40 years. Set to groovy beats, like a slightly rebellious sage, the charming and fun-loving Idriss shares his wisdom and recounts stories about life in his resonant voice with its subtle reggae inflections.
For an uplifting close to the Festival, Idriss le Viking Noir—affectionately known as Tonton (Uncle) because of his commitment to emerging talent—invites his “young’uns” from Togo and Côte d’Ivoire to join in the festivities.

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afro-colombien / latino / samba

Festival international Nuits d’Afrique : Raíz Viva au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

« Brut, aux rythmiques élaborées, le jeu de Raíz Viva invitait à une sorte de transe » (Le Devoir, 2025). Récipiendaire du Syli d’argent 2025 de la musique du monde, ce quintette dont le nom signifie « racines vivantes » donne dans une diversité des rythmes, qui tous ramènent à leur cumbia originelle! Misant sur les instruments à vent et les percussions, leur musique du terroir, profondément inscrite dans les traditions afro-colombiennes, dans l’esprit de fête, la célébration de la nature et le partage communautaire, rallie chalupa, bullerengue, tambora et même samba brésilienne et trad québécoise.

“Primal, with intricate rhythms, Raíz Viva performance invited the audience into a kind of trance,” (Le Devoir, 2025). Winner of Silver at the 2025 Syli d’Or de la musique du monde, this quintet, whose name means “living roots,” performs a wide variety of rhythms, all of which trace back to the origins of cumbia. Featuring wind and percussion instruments, the music of their homeland—deeply rooted in Afro-Colombian traditions, a festive spirit, and the celebration of nature and community—brings together Chalupa, Bullerengue and Tambora, not to mention Brazilian samba and Quebec folk music.

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cumbia / latino / salsa

Festival international Nuits d’Afrique : Sabor 19 au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

L’objectif ultime de cette bande de passionnés de musique latine est de faire danser les foules ! Impossible de résister à leurs salsa et cumbia endiablées qu’on croirait directement sorties d’un cabaret de La Havane. Volant adroitement de reprises en compositions originales, les cuivres rugissent à qui mieux mieux tandis que les percussions leurs répondent en s’emballant. Sabor 19 offre une véritable expérience immersive, celle d’une fête de rue gaie et divertissante. Caliente !

The main goal of this passionate Latin orchestra is to get people dancing! It’s impossible to resist their steaming-hot salsa and cumbia that sounds like it’s straight out of a Havana cabaret. Moving seamlessly between covers and original compositions, the brass section gives its all while the percussionists respond with wild enthusiasm. Sabor 19 delivers a truly immersive experience, it’s like a joyful and lively street party. ¡ Muy caliente!

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Afrique / rumba congolaise

Festival international Nuits d’Afrique : Myster Jay au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

Les nuits de Kinshasa n’ont qu’à bien se tenir! Jeremie Langi, alias Myster Jay, héritier de Papa Wemba et de Koffi Olomidé, promet un spectacle chic et classe, plein de joie et de musique, où l’ambiance et la sape seront au rendez-vous! De sa voix claire et haut perchée, parfaitement adaptée à ce qu’il fait, l’auteur, chanteur, compositeur et interprète décline son héritage congolais, aux couleurs du soukous et de la rumba. Préparez vos chorégraphies ndombolo, elles vous seront bien utiles pour le « bouger bouger »!

With his clear, high-pitched voice, perfectly suited to his art, the singer, songwriter and performer showcases his Congolese heritage, infused with soukous and rumba rhythms. So, it’s time to brush up on your ndombolo dance moves — you’re going to need them to “Bouger Bouger”!

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maloya / Océan Indien

Festival international Nuits d’Afrique : Kozé au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

En créole réunionnais, kozé signifie « parler, communiquer ». L’ambition du groupe est de partager le folklore de son île. 100 % Maloya, avec ses roulèr, kayamb, pikèr et sati qui donnent le tempo, la musique de Kozé, Syli de bronze de la musique du monde 2025, est aussi sauvage et rafraîchissante que l’océan, aussi dense et précieuse que la forêt, aussi rugueuse et impétueuse que le volcan. Inscrit sur la liste du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité depuis 2009, mémoire métissée des esclaves du passé, devenu hymne contestataire, le Maloya, dont l’aura est quasi sacrée, est un chant, une musique, une danse… une identité.

In Réunion Creole, “kozé” means “to chat, to communicate.” The group’s aim is to share their island’s folk traditions. With rouleur, kayamb, piqueur and sati instruments setting the tempo, the music of Kozé—winners of Syli Bronze de la musique du monde in 2025—is as wild and refreshing as the ocean, as dense and precious as the forest, as rugged and impetuous as a volcano and 100% Maloya. Listed on UNESCO’s Representative List of the Intangible Cultural Heritage of Humanity since 2009, Mayola, with its almost sacred aura, harks back to the time of slavery and later became a kind of protest anthem: a song, a music, a dance… an identity.

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haïtien / reggae

Festival international Nuits d’Afrique : WESLI présente B.I.C au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

Ses débuts, Wesli les a fait il y a plus de 20 ans sur la scène du Balattou, à Nuits d’Afrique. Depuis, sa carrière s’est envolée, ici comme ailleurs, faisant la fierté de tous. Sa présence pour ce 40e anniversaire est une inspiration pour tous les artistes de la relève. Au sujet de son récent album, Makaya (2025), classé parmi les meilleurs albums musiques du monde, La Presse a dit: « Wesli voyage beaucoup sur le plan des sonorités, passant des pulsations électroniques à des styles plus dépouillés, empruntant ici des inflexions de reggae, dansant là sur des rythmes konpa, c’est une entraînante mosaïque musicale qu’il construit morceau par morceau pour former un ensemble convaincant et évocateur ». Lauréat d’un Juno, d’un Félix et du Prix Charles-Cros, figure de proue de la musique haïtienne, ce chanteur et multi-instrumentiste hisse bien haut les couleurs des traditions rasin et twoubadou, orchestrant ses rythmiques banda, rara, petro, nago tantôt de manière acoustique, tantôt de manière électrique, avec des intonations afrobeat et reggae. Pour cette série, il s’invite sur scène avec des artistes emblématiques de la Perle des Antilles.
Maître des mots, BIC Tizon Dife pose avec délice et emphase ses phrasés hip hop sur des beats issus tout droit de son pays. Depuis plus de 25 ans, ce guitariste, chanteur et compositeur prend un ton parfois léger, parfois conscientisé, toujours sans langue de bois, pour parler du quotidien.

It’s been over 20 years since Wesli made his Nuits d’Afrique debut on the Club Balattou stage. Since then, his career has soared at home and abroad, making us all very proud. His presence at the 40th anniversary will definitely serve as an inspiration to up-and-coming artists. Regarding his latest album, Makaya (2025), rated among the Top 10 World Music Albums, La Presse noted that “Wesli explores a wide range of sounds, shifting from electronic beats to more stripped-down styles, drawing on reggae influences here, dancing to konpa rhythms there; the result is a lively musical mosaic that he builds piece by piece to create a compelling and evocative whole.” Winner of a Juno, a Félix, and the Prix Charles-Cros, and a leading light in Haitian music, this singer and multi-instrumentalist proudly carries the torch for rasin and twoubadou traditions, combining their banda, rara, petro and nago rhythms, both acoustically and electrically, with Afrobeat and reggae elements. For this series, he invites some of the most iconic artists from the Pearl of the Antilles to join him on stage.
A master wordsmith, BIC Tizon Dife delightfully and eloquently sets his hip-hop lyrics to the rhythms of his homeland. For over 25 years, this guitarist, singer and songwriter has adopted a tone that is sometimes lighthearted, other times thought-provoking, but always candid, to sing about everyday life.

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afro-latin / salsa

Festival international Nuits d’Afrique : Team Salsa Sextet au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

Team Salsa Sextet balance un groove irrésistible, en provenance directe des rues de La Havane, avec un détour assumé par le hood latino-new-yorkais. Racontant l’exil, la fête et la résistance culturelle, leur salsa del barrio, dense et authentique, vibrante et indomptable, émancipe les sonorités afro-descendantes en y insufflant une bonne dose d’impro et de swing. Percussions en ébullition, cuivres qui sculptent le rythme: chaque morceau est une invitation à danser sans retenue. C’est fiévreux, c’est contagieux.

Team Salsa Sextet delivers an irresistible groove, straight from the streets of Havana, with a deliberate detour through the Latino hoods of New York. Relating stories of exile, celebration and cultural resistance, their salsa del barrio—rich, authentic, vibrant and unshakeable—celebrates Afro-rhythms passed down through the generations by infusing them with a healthy dose of improvisation and swing. Sizzling percussions with a brass section driving the rhythm, every track is an invitation to dance to your heart’s content. It’s feverish and it’s contagious!

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bossa nova / calypso / jazz

Festival international Nuits d’Afrique : Chris Combette au Club Balattou

par Rédaction PAN M 360

C’est lui qui le dit: ses chansons sont « du ciselage, comme un bijoutier dans son atelier » (France Info Guyane, 2026). Depuis plus de trente ans, guitare en bandoulière, Chris Combette swingue, avec l’intelligence du coeur, les reggae, biguine, calypso, bossa nova et jazz, façonnant une musique d’une rare finesse, attentive aux mots, aux rythmes et aux silences. Cet été à Montréal, il retrouve un public qu’il chérit depuis sa première prestation à Nuits d’Afrique en 2004 pour partager une soirée douce et généreuse, teintée d’humanité, de mémoire et d’espoir à préserver.

He says it himself: when he fine-tunes his songs, he is like “a jeweller in his workshop,” (France Info Guyane, 2026). For over thirty years, with his guitar in tow, Chris Combette has been infusing reggae, biguine, calypso, bossa nova and jazz with a lively energy, crafting a sound of a rare finesse that pays close attention to lyrics, rhythms, and silences. This summer in Montreal, he will reunite with an audience he has cherished since his first Nuits d’Afrique concert in 2004, to share in a tender and generous moment, imbued with humanity, memory and hope. An evening to be treasured.

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