Dirty Projectors est un projet de pop expérimentale aux multiples facettes mené par David Longstreth, qui a changé autant de styles que de collaborateurs à chacun de ses dix disques depuis 2002. Qu’il compose un album-concept d’opéra moderne (The Getty Address), une ode engagée pour l’environnement avec Björk (Mount Wittenberg Orca) ou une mélodie à l’orgue sur le morceau collaboratif FourFiveSeconds réunissant Rihanna, Kanye West et Paul McCartney, l’artiste énigmatique n’a pas peur de prendre des risques et sait saisir librement les occasions qui se présentent plutôt que de chercher l’inspiration. Illustrant son côté touche-à-tout, chaque album comporte des arrangements éclectiques de classique, jazz, R&B, pop, folk ou rock et des harmonies vocales rappelant celles des années 1960, toujours avec une subtile excentricité dissonante. Pour ce nouvel EP, David Longstreth continue de travailler avec l’équipe de tournée de son précédent album Lamp Lit Prose sorti en 2018 sur le label Domino. On a le plaisir d’y découvrir la guitariste Maia Friedman au chant, accompagnée de délicieuses mélodies folk-pop épurées et ensoleillées à la Joni Mitchell. Jovial et accrocheur, Overlord se révéle être en fait une critique de la surveillance de plus en plus présente dans les grandes villes. Sur On The Breeze, on se laisse agréablement surprendre par les légères aspérités semées çà et là, comme les claquements de mains. L’EP ne dure que dix petites minutes, ce qui nous laisse un peu sur notre faim, mais elles pourraient bien annoncer une direction plus intimiste du groupe sur un éventuel nouvel album. À écouter absolument lors de votre prochaine sortie au soleil sur le balcon.
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