Avec en moyenne un album par année depuis 2013, des EP et des cassettes par ci par là, le projet DIY de Paul Jacobs a démarré telle une bête furieuse de garage punk en solitaire pour ensuite évoluer, avec le temps, sur scène, en sorte d’orchestre psychédélique déglingué à sept musiciens. Sorti de la grotte de Mothland, Paul Jacobs est devenu l’un des génies du bidouillage lo-fi préférés de l’underground montréalais. Également membre du groupe post-punk DEVO-esque Pottery, l’artiste fait paraître son nouvel album Pink Dogs on the Green Grass sur le label indépendant montréalais Blow The Fuse (Jesuslesfilles, Les Breastfeeders, Ponctuation). En conservant son esprit indépendant et nonchalant, il crée tout un univers psychédélique décalé mais cohérent où l’on croirait entendre les Sgt. Pepper’s jammer avec les Velvet et CAN. Si certains albums de Paul avaient un côté très prenant et cérébral à la Thee Oh Sees (il suffit d’écouter son classique morceau de garage Waiting For The Grave), il se la joue ici plus serein et laid-back comme un Kurt Vile en train d’écrire un air folk dans son jardin en été (Day To Day) ou parfois plus déviant comme Sebastian Murphy des Viagra Boys (Dancing with the Devil). Derrière ce côté ludique, enjoué, presque parfois innocent, se cache des « compositions inspirées par des moments de vie non-désirés qui continuent de nous habiter » et qui semblent en fait avoir toujours hanté la discographie de Paul. Cet album est une véritable madeleine de Proust psychédélique où toute la magie de Paul, de ses dessins, de ses chansons et de ses amitiés, prend vie.
Tout le contenu 360
Interview jazz/soul/R&B
Franky Freedom: et de deux pour la gloire du néo jazz fusion québécois
Par Alain Brunet
Interview classique occidental/classique
Esteban la Rotta : retour aux sources lointaines du luth
Par Frédéric Cardin
Interview jazz
On parle avec John Sweenie de Mysticism for Intellectuals, un album qui fera la liste des ‘’Meilleurs of’’ 2026
Par Frédéric Cardin
Interview classique occidental/classique
Beethoven et Brahms : premiers et derniers feux de passion musicale au 9e étage
Par Frédéric Cardin
Interview classique/pop
OSM | Tout sur la saison 2026-2027, les mots de la direction artistique et musicale
Par Alain Brunet
Interview americana/chanson française/pop
La Zarra de nouveau sur la ligne de départ
Par Alain Brunet
Critique de concert danse/classique occidental/classique
Stephanie Lake Company : symbiose de la frappe et du mouvement
Par Frédéric Cardin
Interview Chanson francophone/americana
Éric Dion, « L’origine du vent »… et de ses chansons gaspésiennes
Par Alain Brunet
Critique de concert latino/pop/rock/Europe de l'Ouest
Maruja Limón, arme de construction massive!
Par Alain Brunet
Critique de concert jazz
Hilario Durán et le Big Band de l’UdeM: caliente à la salle Claude-Champagne !
Par Michel Labrecque
Interview reggae
David Cairol et Taïro dévoilent “Ticket pour Mars”, un single reggae engagé
Par Sandra Gasana
Critique d'album classique occidental/classique 2026
Esteban La Rotta – Orbus Ille Germanus : L’art du luth allemand au XVe siècle
Par Frédéric Cardin
Critique d'album électronique/classique occidental/classique/expérimental / contemporain/musique de film 2026
Colin Stetson – Something Very Bad Is Going to Happen
Par Frédéric Cardin
Critique d'album classique occidental/classique/jazz 2026
Vision String Quartet – In the Fields
Par Frédéric Cardin
Critique d'album classique occidental/classique 2026






















