Si Maky Lavender œuvre sur la scène du rap montréalais depuis trois ans, c’est grâce à sa participation à l’excellente Drumz des Louanges qu’il a véritablement attiré l’attention. Un an plus tard, après avoir notamment lancé un monoplage avec FouKi, il publie son deuxième projet d’envergure : …At Least My Mom Loves Me. Cet opus de 27 minutes témoigne d’une évolution remarquable, les textes sont plus réfléchis et la production beaucoup plus travaillée. Pigeant dans le funk, dans l’électro, il nous rappelle par moments l’esthétique de son homologue montréalais Kaytranada. Soyez rassuré, le jeune rappeur ne perd toutefois pas son attitude frondeuse et il nous sert sa sauce trap sur la moitié de l’album, notamment sur l’excellente Dancin’,collaboration avec le protégé de 7ème Ciel, Zach Zoya. Sur Funkds (Life’s a beach), Maky nous donne envie de prendre un bain de soleil alors qu’il surfe sur une prod annonciatrice de l’été. L’album atteint cependant son point culminant avec l’introspective Bloom, qui s’est d’ailleurs méritée un vidéoclip vintage début avril. …At Least My Mom Loves Me aurait peut-être bénéficié d’être écourté et réduit à un EP, certains morceaux brisant l’homogénéité de l’album, mais ceux-ci ne font pas ombrage pour autant au style captivant de Maky Lavender, îlot de fraîcheur dans l’océan musical du rap québécois. Chose certaine, cet album confirme qu’il est l’un des artistes les plus prometteurs du 514.
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