A Love Supreme Electric : A Love Supreme and Meditations, la parution jazz par excellence de ce vendredi 13, sinon de tout le mois de novembre, a été réalisée en Californie du Nord et endisquée sous étiquette Cuneiform par Henry Kaiser à la guitare, Vinny Golia aux saxophones ténor, soprano et baryton, John Hanrahan à la batterie, Wayne Peet aux orgues Hammond B3 et Yamaha YC-45D et Mike Watt à la basse. Depuis quelques années déjà, John Hanrahan et Henry Kaiser réinterprètent les grands mantras de John Coltrane, particulièrement ceux de l’album culte A Love Supreme et de Meditations, parus respectivement en 1965 et en 1966 sous le label Impulse! Le premier est archi-connu et son impact sur la culture musicale moderne historique, même si l’opus My Favourite Things a été le plus grand succès commercial de John Coltrane. Le second, Meditations, l’est beaucoup moins. Cet enregistrement est plus free, plus atonal, moins ponctué de ces incantations mélodiques intégrées par les humains depuis des siècles. John Coltrane plongeait alors dans la musique contemporaine improvisée et se rapprochait des esthétiques free de Cecil Taylor, Steve Lacy et autres Albert Ayler. Cette même année, il lançait d’ailleurs le fameux album Ascension, coupure encore plus radicale dont on aurait aimé observer le développement brusquement stoppé par la mort prématurée du saxophoniste en 1967. On se souvient que Carlos Santana et John McLaughlin avaient enregistré le mouvement Acknowledgement en 1973. Plusieurs autres jazzmen, dont le saxophoniste québécois Yannick Rieu, ont aussi offert des relectures. Qu’en font Henry Kaiser et ses collègues ? L’instrumentation électrique ici mise de l’avant en transforme considérablement le son d’ensemble, pendant que le saxophone et le fameux mantra« a love supreme, a love supreme » nous ramènent à l’enregistrement originel. Côté vocabulaire, l’improvisation libre témoigne ici de six décennies de raffinement et de sophistication. Henry Kaiser est un grand maître en la matière, de surcroît un guide, formidable directeur musical en parfaite symbiose avec ses collègues virtuoses.
Tout le contenu 360
Interview classique
Domaine Forget 2026 | Henry Kramer et Celimène Daudet, le piano transatlantique
Par Pietro Freiburger
Interview classique/classique occidental
Domaine Forget 2026 | Hochelaga Trio, une puissance de la musique de chambre
Par Pietro Freiburger
Interview
Lanaudière 2026 | William Christie: la musique ancienne comme mission de vie
Par Pietro Freiburger
Critique d'album folk/americana/rock 2026
Truck Violence – The weathervane is my body
Par Harry Skinner
Interview Afrique/électronique/Moyen-Orient / Levant / Maghreb/soul/R&B/jazz/trance
Nuits d’Afrique 2026 | Adil Smaâli, groove, transe, Maroc, France, monde
Par Alain Brunet
Critique de concert Afrique/cirque
Nuits d’Afrique 2026 | Senny Camara et Yamoussa Bangoura unissent leurs cordes
Par Sandra Gasana
Critique de concert
Nuits d’Afrique 2026 | Une voix de référence en ouverture du 40e anniversaire
Par Alain Brunet
Critique de concert rock/microtonal
La Noce 2026 | Le jour où j’ai découvert Angine de Poitrine
Par Fabio Pregnolato
Interview classique occidental/classique
Concerts Lyriques de l’ICAV | Nathalie Deschamps enseigne la mise en scène d’opéra et la pratique
Par Alain Brunet
Critique de concert Afrique/blues/americana
La Noce 2026 | Etran de L’Aïr lights Up La Noce
Par Fabio Pregnolato
Interview classique occidental/classique
Concerts Lyriques de l’ICAV | Premières impressions d’une stagiaire australienne: Cassandra Doyle
Par Alain Brunet
Interview classique occidental/classique
Concerts Lyriques de l’ICAV | Un Gala d’opéra expliqué par maestro Simon Charette
Par Alain Brunet
Interview classique occidental/classique
Concerts Lyriques et formations de l’ICAV | Marc Antoine d’Aragon à la barre
Par Alain Brunet
Interview Afrique
Échanges franco-béninois, en concert aux Nuits d’Afrique, en ITV à PAN M
Par Alain Brunet
Interview Afrique
Nuits d’Afrique 2026 | Senny Camara et Yamoussa Bangoura au sommet de l’art de la kora
Par Sandra Gasana
Critique de concert jazz
FIJM 2026 | Solarium : plein soleil sur du bon jazz Keb
Par Frédéric Cardin
Critique de concert
Lanaudière 2026 | Immersion dans la nature au Gala de la Terre
Par Chloé Rouffignac
Critique de concert rock/punk
La Noce 2026 | Enfants Sauvages éclairs chauds chauds
Par Florence Cantin
Critique de concert jazz
FIJM 2026 | McBride / Lage, quelle façon de conclure le FIJM !
Par Vitta Morales
Interview jazz























