L’excellent duo de pop noir hongrois Black Nail Cabaret nous offre un clip pastoral pour la pièce My Casual God tirée de son plus récent disque, Gods Verging On Sanity, sorti en mai dernier.
Comme à l’habitude, on est charmé par le mélange de voix puissante et feutrée de la chanteuse Emese Árvai-Illés ainsi que par la musique sombre de Krisztián Árvai. Or, cette fois, c’est du côté de l’esthétisme que le groupe nous surprend. Le duo nous a habitués à des vidéos flamboyantes, faites d’histoires disjonctées et de costumes excentriques. Avec My Casual God, on retrouve plutôt une sobriété rurale, en noir et blanc, contrastant avec tout ce qu’il a produit visuellement auparavant.
Le charme opère une fois de plus, ici en version champêtre, néanmoins empreinte de gravité.
Mork n Mindy, c’est le son du chauffage central et le reste des odeurs du dîner du dimanche dans une maison d’un quartier résidentiel en 1982.
Le tandem Sleaford Mods vient d’annoncer la sortie de son 6e album studio intitulé Spare Ribs. Le nouveau simple, Mork n Mindy, avec Billy Nomates, vient souligner cette annonce, bonifiée d’un tout nouveau clip. La vidéo officielle, qui a été réalisée par Ben Wheatley (dont la dernière réalisation, Rebecca, est actuellement diffusée sur Netflix et met en scène Jason Williamson des Mods), a été filmée à Nottingham dans une réplique de la maison où Jason a grandi. Selon le duo, « Mork n Mindy est le son du chauffage central et le reste des odeurs du dîner du dimanche dans une maison d’un quartier résidentiel en 1982. Du béton, des garages poussiéreux, de la nicotine, où la beauté existe surtout dans les petites fissures de la carapace de votre imagination ». Spare Ribs, disque sur lequel on retrouvera aussi la sulfureuse Amy Taylor d’Amyl and the Sniffers, paraîtra le 15 janvier 2021 sous étiquette Rough Trade.
Un vidéoclip d’animation simple mais efficace pour Respect Yourself, énorme succès, musclé et politiquement chargé, de la famille par excellence de la soul gospel en 1971.
À leur apogée au tournant des années 70, Roebuck « Pops » Staples et ses enfants, dont la formidable Mavis, étaient la famille par excellence de la soul gospel; celle-ci avait fait descendre dans la rue sa puissante musique religieuse. Go With Me: The Stax Collection, qui présente son œuvre discographique sur sept CD, paraîtra le 13 novembre sous étiquette Craft Recordings. En attendant (et juste avant les élections présidentielles américaines), le label vient de rendre public un vidéoclip d’animation simple mais efficace de Respect Yourself, énorme succès, musclé et politiquement chargé de 1971. Juxtaposant des images et des slogans de manifestations d’hier et d’aujourd’hui, ce clip montre que bien qu’ils soient nécessaires, certains changements sociaux se font hélas toujours attendre, mais que la soul music socialement responsable du label Stax n’a rien perdu de sa vigueur.
Mirwais revient avec un vidéo-clip au cours duquel tous les codes de la culture pop se heurtent à 100 km/h.
Vingt ans après son album emblématique Production, l’artiste français Mirwais revient enfin. C’est avec le titre 2016 : My Generation qu’il introduit son prochain album, The Retrofuture, lequel verra le jour début 2021. L’artiste a collaboré avec Ludovic Houplain (alias H5) pour la production et la réalisation de ce court métrage futuriste passionnant de dix minutes dont il a tiré parti pour son vidéo-clip. Tous deux ont d’ailleurs présenté ce dernier dans plusieurs festivals et y ont remporté divers prix. Il s’agit là d’un voyage dans le temps à l’envers, au cours duquel tous les codes de la culture pop se heurtent à 100 km/h : le sexe, l’internet, la politique, l’art, le sport, la bourse, le porno, un discours d’Hitler et un autre de Trump… Ce sont les six dernières minutes qui ont servi à Mirwais pour illustrer son titre, 2016 – My Generation, dont la sortie est prévue durant les prochaines élections américaines.
Une nouvelle interprétation d’un chef-d’œuvre de la musique post-industrielle.
Ne reculant devant aucun acte grandiloquent, Laibach nous revient avec une nouvelle interprétation d’un classique de son répertoire : Smrt za Smrt (« La mort pour la mort » en slovène).
D’abord parue en 1984 sur Rekapitulacija 1980-84, cette pièce a été modifiée à loisir par le groupe au fil des tournées. Cette réinterprétation reste fidèle à l’originale, mais s’avère incroyablement prenante, témoignant d’une maturité musicale qui faisait défaut à la version originale. Le clip, saturé d’images fortes, y contribue également.
Des dominos, représentant chacun des visages des damnés (à l’effigie, comble d’ironie, des 64 membres et collaborateurs, passés et présents, du groupe), s’écroulent et se fracassent dans une ronde diabolique et parfaitement symétrique. L’image de la Terre pressurée achève de glacer le sang. Avec cette dénonciation d’un manège industrialisé, source de perdition, le groupe atteint sa cible de plein fouet. Jamais grotesque, malgré son caractère emphatique, il se fait ici sauveur d’une humanité meurtrie et décimée.
Un chef-d’œuvre musical et visuel dans la plus pure tradition de la musique post-industrielle, réalisé par Jean Valnoir Simoulin et Metastazis.
Fiction est altéré par des voix déformées et une instrumentation lourde et inquiétante, au tempo lent.
Les SUUNS sortiront leur nouvel EP, Fiction, le 30 octobre prochain. En attendant, ils partagent la vidéo de la chanson-titre. Troisième extrait du mini-album de 6 titres, Fiction est altéré par des voix déformées et une instrumentation lourde et inquiétante, au tempo lent. Le morceau a été inspiré par le travail de BJ Burton avec Low et concerne le temps qui passe, à la fois rapidement et lentement. La vidéo, réalisée par Dr Cool (Jordan Minkoff), est entièrement animée. Vu le temps limité et l’impossibilité de filmer quoi que ce soit en période de zone rouge à Montréal, Minkoff a demandé au groupe de lui envoyer des vidéos de leurs prestations. Il a ensuite tenté de rendre les images visibles en les rotoscopant et en les transformant en un truc de science-fiction un peu rayonnant. Connu pour son style coloré et farfelu, le vidéaste a fourni un peu de lumière à l’obscurité des SUUNS.
Une batterie qui martèle et de puissants riffs de guitare, c’est du FUZZ pur jus qu’on retrouve sur le nouvel extrait Mirror.
Le trio de Los Angeles composé de Ty Segall (batterie, chant), Charles Moothart (guitare, chant) et Chad Ubovich (basse, chant) sortira III ce vendredi 23 octobre sous étiquette In The Red Recordings, cinq ans après le double album II. En attendant, il en présente un extrait, Mirror, après une vidéo en stop motion hallucinante pour Spit et le simple Returning. Mirror reprend l’énergie des titres précédents, avec une batterie qui martèle et de puissants riffs de guitare. C’est du FUZZ pur jus. Ici, le groupe utilise l’approche de l’ensemble de III qui consiste à prendre les ingrédients essentiels de la « musique de guitares » et du « rock and roll power trio » et à les mettre sur le billot. Le clip, réalisé par Joshua Erkman et tourné avec des moyens très limités vu les restrictions actuelles, est un véritable freak fest, avec quelques bizarreries corporelles en boni.
Une ode à ce gobelin spécial qui se retrouve souvent dans les concerts de Quintron & Miss Pussycat et qui s’imprègne de l’extravagance de leurs performances.
Quintron & Miss Pussycat reviennent avec Goblin Alert, leur nouvel album qui vient de paraître sur Goner Records. L’expérience Q & P est un chaos électronique à peine contrôlé, un amalgame de rythmes « Swamp-Tech », de petites explosions, de vêtements incroyables et d’histoires de marionnettes. Pour souligner la sortie de ce 17e effort, l’ineffable duo louisianais présente un clip pour la chanson-titre de l’album. Goblin Alert est une ode à ce gobelin spécial qui se retrouve souvent dans les concerts de Quintron & Miss Pussycat et qui s’imprègne de l’extravagance de leurs performances. La freak au béret rose, qui fume deux cigarettes à la fois et qui invente sa propre danse, le type à la table de marchandise qui renverse toutes ses boissons dans la boîte à t-shirts mais qui connaît les paroles de chaque chanson… Vous voyez le portrait. Cette vidéo a été tournée par le brillant cinéaste louisianais Drew Stubbs lors du tout dernier spectacle de Q & P avant l’Armageddon, le Lundi gras au One Eyed Jacks dans le quartier français de La Nouvelle-Orléans. En regardant attentivement dans la foule, vous pourriez apercevoir Seth Rogan avec des paillettes sur le visage tentant de s’échapper, et aussi les fous de Jésus qui arrivent chaque année en bus pour protester contre les rituels annuels du duo. Un fun petit clip sans prétention qui va vous coller un sourire au visage.
Rob Mazurek : «The First Kid in Space» (volets 1, 2 et 3)
par Steve Naud
Suivez les aventures interstellaires d’une petite fille au son des trois premiers extraits du nouvel album de Rob Mazurek.
Le 20 novembre prochain, le trompettiste et compositeur Rob Mazurek lancera Dimensional Stardust, le prochain album de son Exploding Star Orchestra sous étiquette International Anthem, un label de plus en plus essentiel sur la scène jazz mondiale. Pour ce nouveau disque, le vétéran du jazz libre a fait appel à la crème de la crème des musiciens de jazz de Chicago : Nicole Mitchell, Jeff Parker, Tomeka Reid, Damon Locks et Jaimie Branch, parmi tant d’autres. Les vidéoclips accompagnant les trois premiers extraits de Dimensional Stardust ont été réalisés par l’artiste Mikel Patrick Avery qui a choisi de mettre en scène les péripéties intergalactiques de sa propre fille, la très chouette Olivia Avery-Velez. Attachez vos ceintures !
Un autre clip absurde et délirant des Viagra Boys qui laisse présager de bien belles choses pour l’album qui va suivre.
Avec la ravageuse pièce Ain’t Nice et le délirant vidéo qui l’accompagne, la formation post-punk de Stockholm Viagra Boys annonce son nouvel album Welfare Jazz, qui sera disponible le 8 janvier via YEAR0001. L’album est produit par Matt Sweeney (Bonnie « Prince » Billy, Run the Jewels), Justin et Jeremiah Raisen (Yves Tumor, Kim Gordon, Sky Ferreira) ainsi que les anciens collaborateurs Pelle Gunnerfeldt et Daniel Fagerström (The Hives, The Knife). Toujours aussi satiriques, les membres du groupe reviennent à leur post-punk saxophonisé pour mettre adroitement à mal la normalisation par la société de la masculinité toxique, du racisme, de la misogynie, du classisme et de l’obsession de soi. Le chanteur, Sebastian Murphy, qui s’est créé – sans difficulté – une image d’ivrogne ou de toxico chancelant dans les vidéos précédentes, reprend le rôle pour la nouvelle vidéo Ain’t Nice, mais cette fois en foutant le bordel en cours de route. Volant des scooters, des vestes, perturbant des pique-niques, Murphy ne laisse aucun spectateur innocent indifférent, jusqu’à ce qu’un gamin ne le mette K.-O. Il se réveille ensuite dans un luxueux domaine, tout ce qu’il y a de plus « nice », entouré de serviteurs portant des perruques poudrées, comme au XVIIIe siècle… Un autre clip absurde et bien fou des Viagra Boys qui laisse présager de bien belles choses après le plutôt décevant EP Common Sense, paru en mars dernier.
LeeNalchi et l’Ambiguous Dance Company : «Feel the Rhythm of Korea»
par Rupert Bottenberg
Un aperçu vibrant de quelques villes sud-coréennes avec le pansori nouvelle vague de LeeNalchi et la frénésie de l’Ambiguous Dance Company.
Pendant que la pandémie fait obstacle aux voyages, l’Organisation coréenne du tourisme (KTO) cherche à égayer le monde avec les cartes postales pittoresques du pays sous forme de vidéos musicales entraînantes de sa série Feel the Rhythm of Korea. Ces excursions trépidantes mettent en vedette la musique de la formidable troupe funk-punk pansori LeeNalchi, tirée de leur excellent album Suggunga, et les chorégraphies délirantes de leurs inséparables associés de l’Ambiguous Dance Company. Les trois premiers clips – qui explorent les grandes villes de Séoul, Busan et Jeonju – ont été diffusés sur le web à la fin du mois de juillet et ont depuis été vus par quelque 25 millions de téléspectateurs chacun. La KTO vient d’en lancer trois autres montrant des temples, des marchés, des parcs et divers autres centres d’intérêt des villes d’Andong, de Mokpo et de Gangneung. C’est presque aussi bien que d’y être…
En ces temps difficiles pour l’Arménie, le célèbre pianiste de jazz Tigran Hamasyan ravive l’espoir grâce à une splendide vidéo et une façon d’aider.
En rendant hommage aux héros arméniens des événements tragiques d’il y a cent ans, alors que l’histoire se répète, le musicien Tigran Hamasyan, qui a su allier folk et jazz, n’a pas fait que poser un geste de compassion envers son pays avec la splendide vidéo de 37 Newlyweds, pièce tirée de son album The Call Within sorti fin août, il a également participé à la mise sur pied d’une campagne de financement, Tigran Hamasyan & Friends for Artsakh, afin d’apporter de l’aide aux civils qui en ont un urgent besoin dans les territoires assiégés. Si vous voulez bien lui donner un coup de main…
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